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Au cours des cinquante dernières années, des modèles successifs ont été élaborés pour rendre compte du comportement d’épargne des ménages. Ces modèles diffèrent principalement par la longueur de l’horizon décisionnel : après avoir supposé une vision de court terme, l’horizon s’est progressivement élargi à la durée de vie du ménage, avant de devenir illimité ; on est ainsi passé du modèle myope keynésien, au modèle de cycle de vie, puis au modèle dynastique. Ces modèles ne sont pas exclusifs, et les théories développées récemment montrent que différents horizons peuvent coexister, par exemple dans le cadre d’une épargne de précaution avec volonté de transmission intergénérationnelle. L’objectif principal de cette étude est de tester la pertinence de ces différents cadres de pensée, et de déterminer l’horizon pertinent d’épargne des ménages à partir des enquêtes INSEE Budget des Familles, sur la période 1979-2006. On montre d’abord que l’hypothèse de cycle de vie constitue un cadre un peu simpliste pour rendre compte du comportement d’épargne des ménages, car l’on observe pas de décroissance des taux d’épargne en fin de vie. Il s’agit ensuite de détailler les comportements par âge, en distinguant les ménages d’âge actif des ménages retraités : – Les ménages d’âge actif sont essentiellement sensibles au motif de précaution (assurance contre les chocs de revenu à court terme), et au motif cycle de vie (perspective de préparation de la retraite). Ils ont peu de considérations dynastiques, et épargnent davantage sur les revenus du travail que sur les revenus du capital. – Les ménages retraités ont un comportement dynastique quel que soit leur niveau de richesse, avec une désaccumulation de capital très limitée. Autrement dit, au cours de leur vie active, les ménages se soucient essentiellement du lendemain, et dans une certaine mesure de leur retraite ; la prise en compte des générations futures n’intervient qu’au moment de la retraite. Le second objectif de cette étude est d’analyser l’existence de taux d’épargne différents sur le capital et sur le travail, une question récurrente dans le débat économique. Le consensus des macroéconomistes, selon lequel on épargne davantage sur le capital que sur le travail, est aujourd’hui battu en brèche par les nouvelles théories de l’épargne, notamment les théories de l’épargne de précaution. L’étude empirique à partir des données Budget des Familles suggère, pour la population d’âge actif, l’existence de taux d’épargne plus élevés sur le travail que sur le capital, ce qui légitime le motif de précaution.

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Avec une progression de 0,4 % au troisième trimestre 2017 (tableau infra), la croissance italienne semble avoir retrouvé des couleurs et profite de la reprise généralisée en zone euro. L’amélioration de la croissance est liée à plusieurs facteurs : d’abord, la poursuite de la fermeture de l’écart de production (output gap) qui s’était fortement dégradé après la double récession (2008-2009 puis 2012-2013). En outre, la politique budgétaire expansionniste en 2017 (+0,3 point d’impulsion budgétaire), essentiellement ciblée sur les entreprises, et le dynamisme de la consommation portée par la croissance de l’emploi et la hausse des salaires expliquent cette bonne performance. Par ailleurs, l’emploi progresse, sous l’effet de la baisse de cotisations sociales amorcée en 2015 et d’une amélioration de la croissance en 2016 et 2017. [Premier paragraphe]

in Lettre de l'OFCE Publié en 2011-07
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Début 2011, les prix de l'essence affichent des records, dépassant même leur précédent pic de 2008. Cette situation s'explique essentiellement par la dépréciation de l'euro par rapport au dollar et par la hausse des cours du pétrole, sur fond d'instabilité au Moyen Orient. Selon les experts, les prix du pétrole sont structurellement orientés à la hausse: les prix du carburant devraient donc rester durablement élevés. Après avoir décomposé les prix du carburant, et étudié l'évolution de ses composantes, il est nécessaire de s'interroger sur les conséquences d'une hausse pérenne des prix sur les ménages. Il apparaît qu'une baisse généralisée des prix du carburant via une baisse des taxes est coûteuse économiquement et écologiquement et que la nécessité de concilier équité, efficacité et impératif écologique plaide plutôt pour des mesures transitoires comme la mise en place de "chèques transport", spécifiquement ciblées vers les ménages périurbains et ruraux.

in International Economics Publié en 2017-10
CORLAY Guillaume
DUPRAZ Stéphane
LABONNE Claire
MULLER Anne
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Jacks et al. (2011) offer a method to measure trade costs that relies exclusively on bilateral exports and GDP statistics. They argue that the reduction in trade costs was the main driving force of trade growth during the first globalization (1870–1913), whereas economic expansion was the main driving force during the second globalization (1950–2000). This potentially major result is driven by the use of an ad hoc aggregation method of bilateral trade costs at the country and at the global levels. What Jacks et al. (2011) capture is that some pairs of countries experienced faster trade growth in the first globalization than in the second globalization. More generally, we cast doubts on the possibility to reach conclusions on aggregate costs with a method that excludes a priori changes in non-trade costs determinants of openness rates and hence can only rephrase the information contained in them.

in Questions internationales Publié en 2015-11
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Présentation de l'union bancaire, organisée autour de trois piliers : le Mécanisme de surveillance unique (MSU), la directive sur le redressement et la résolution des crises bancaires, et la garantie des dépôts. Commentaires sur les rôles et les enjeux de l'union bancaire.

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Alors que les Caisses d’épargne célèbrent en 2018 le bicentenaire de leur création, le gouvernement a décidé de modifier la méthode de calcul du taux de rémunération du livret A. Cette mesure concerne un grand nombre d’épargnants : en effet, malgré un taux de détention en baisse[1] en 2016, essentiellement lié à l’application de la loi Eckert[2], le livret A reste populaire et son encours atteint le record historique de 249 milliards d’euros en février 2018. Ce n’est certes pas la première modification de cet ordre : ne serait-ce qu’au début des années 2000, le mode de calcul du taux de rémunération a été modifié à trois reprises[3]. Le projet de réforme présenté le 19 avril 2018 est clairement défavorable aux détenteurs du livret A. Il traduit notamment la volonté de détourner les ménages de l’épargne défiscalisée et de les inciter à investir dans des placements de long-terme dédiés à l’investissement productif ; en cela, il est cohérent avec la réforme de la fiscalité du capital et l’instauration d’une flat tax à 30 %. [Premier paragraphe]

La compréhension des liens entre taux d’épargne et revenu des ménages est cruciale dans de nombreux débats de finances publiques (arbitrage entre taxation du travail ou de la consommation, progressivité de l’impôt sur le revenu, baisse de la taxation du capital,...). L’objectif de cet article est d’étudier, à partir des données de l’enquête Budget de famille 2010-2011 de l’INSEE, les liens entre le taux d’épargne des ménages français et leur revenu. Il s’agit d’abord de tester l’homogénéité des comportements en étudiant les liens entre taux d’épargne et revenu (courant et permanent) des ménages français. On met ensuite empiriquement en évidence l’existence d’un comportement d’épargne de précaution lié au risque sur le revenu, différencié selon le niveau de revenu. On montre d’abord que le taux d’épargne des ménages les plus riches croît avec le revenu permanent : ces derniers épargnent donc davantage sur le cycle de vie. En outre, l’étude empirique permet de mettre en évidence et de quantifier un motif de précaution lié au risque de chômage : le motif de précaution entraîne un surplus de flux d’épargne d’environ 7 % pour les ménages actifs. Par ailleurs, la part du patrimoine de précaution liée à l’incertitude sur le revenu futur se situe autour de 7 % de la richesse globale, ce qui confirme le résultat obtenu sur données françaises par d’autres auteurs (Arrondel et Calvo-Pardo, 2008). Enfin, l’importance du motif de précaution dépend du niveau de revenu selon une courbe en U inversé : il est deux fois plus fort pour les ménages aux revenus intermédiaires que pour les quintiles extrêmes de revenu..

in Revue de l'OFCE - Analyse et prévisions Publié en 2012-05
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Après un premier semestre plutôt encourageant et un acquis de croissance de 0,5 %, l’Italie est entrée en récession fin 2011, avec deux trimestres consécutifs de baisse du PIB. La baisse a été particulièrement marquée au dernier trimestre, avec une chute du PIB de 0,7 %, l’une des plus mauvaises performances de la zone. Le recul du PIB au troisième trimestre était resté contenu, la contribution positive du commerce extérieur ayant permis de limiter l’effet négatif du fort déstockage (contribution de -0,7 point à la croissance) et de la baisse de la demande interne (contribution négative de -0,5 point). Au dernier trimestre, en revanche, la baisse considérable des importations (-2,5 %) n’a pas permis de compenser la baisse de la consommation privée et publique, et surtout n’a pas réussi à enrayer la chute de la FBCF. Cette situation s’explique surtout par le fort resserrement budgétaire et la remontée du coût de financement pour les entreprises et les particuliers. (Premier paragraphe)

in Revue de l'OFCE - Analyse et prévisions Publié en 2013-05
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Alors que le premier semestre 2012 avait été marqué par une grande volatilité des cours, les prix du Brent sont restés relativement stables au deuxième semestre avec une moyenne à 110 dollars. Le Brent est actuellement soumis à plusieurs forces antagonistes. D’une part, les cours restent élevés en raison de la concurrence croissante entre pays développés et pays émergents pour l’approvisionnement, de la politique monétaire expansionniste menée par les principales banques centrales et des troubles politiques en Afrique et au Moyen-Orient. Cependant la faiblesse de la demande en provenance des pays industriels, zone euro en tête, ainsi que la présence de capacités inutilisées au sein de l’OPEP jouent en sens contraire et empêchent le pétrole de repartir vers les sommets de 2008. (Premier paragraphe)

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Alors que l’élection de Matteo Renzi, en février 2014, avait fait naître une vague d’espoir, le premier bilan est décevant. Les réformes visant à transformer l’Italie passent mal alors même que le pays connaît sa troisième année consécutive de récession (-0,2 % de croissance prévue pour 2014) et qu’elle doit affronter les critiques de la Commission européenne sur son incapacité à réduire son déficit structure.l

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