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Conséquence de la récession, la crise des dettes souveraines est commune à l'ensemble des pays développés. Son ampleur varie toutefois d'un pays à l'autre, selon la situation budgétaire antérieure. Surtout, les marges de manoeuvre diffèrent en fonction des contextes nationaux : ainsi, le Japon et les Etats-Unis sont moins touchés par la crise que les pays de la zone euro, malgré des finances publiques encore plus dégradées. Cela s'explique, selon Céline Antonin, par le fait qu'ils disposent d'instruments plus efficaces pour redresser la situation : ils peuvent s'appuyer sur des politiques budgétaires et monétaires expansionnistes et coordonnées, alors que les institutions de l'Union économique et monétaire condamnent la zone euro à l'austérité.

in Revue de l'OFCE - Analyse et prévisions Publié en 2014-04
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Après neuf trimestres consécutifs de baisse du PIB, le dernier trimestre de 2013 apporte une lueur d’espoir à l’Italie. Le pays, qui a réussi à ramener son déficit budgétaire à 3 % du PIB en 2012, s’était en effet astreint à une purge budgétaire au prix d’une forte récession. La crise et l’austérité ont laissé des stigmates préoccupantes, parmi lesquelles la destruction de capacités de production, la montée de l’endettement public et privé, et la fragilisation des banques avec la montée des créances douteuses. À cela s’ajoute l’instabilité politique qui s’est intensifiée, et qui a conduit au départ précipité d’Enrico Letta et à l’investiture de Matteo Renzi (du Parti démocrate) le 24 février 2014.

in Revue de l'OFCE - Analyse et prévisions Publié en 2012-05
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Après un premier semestre plutôt encourageant et un acquis de croissance de 0,5 %, l’Italie est entrée en récession fin 2011, avec deux trimestres consécutifs de baisse du PIB. La baisse a été particulièrement marquée au dernier trimestre, avec une chute du PIB de 0,7 %, l’une des plus mauvaises performances de la zone. Le recul du PIB au troisième trimestre était resté contenu, la contribution positive du commerce extérieur ayant permis de limiter l’effet négatif du fort déstockage (contribution de -0,7 point à la croissance) et de la baisse de la demande interne (contribution négative de -0,5 point). Au dernier trimestre, en revanche, la baisse considérable des importations (-2,5 %) n’a pas permis de compenser la baisse de la consommation privée et publique, et surtout n’a pas réussi à enrayer la chute de la FBCF. Cette situation s’explique surtout par le fort resserrement budgétaire et la remontée du coût de financement pour les entreprises et les particuliers. (Premier paragraphe)

La compréhension des liens entre taux d’épargne et revenu des ménages est cruciale dans de nombreux débats de finances publiques (arbitrage entre taxation du travail ou de la consommation, progressivité de l’impôt sur le revenu, baisse de la taxation du capital,...). L’objectif de cet article est d’étudier, à partir des données de l’enquête Budget de famille 2010-2011 de l’INSEE, les liens entre le taux d’épargne des ménages français et leur revenu. Il s’agit d’abord de tester l’homogénéité des comportements en étudiant les liens entre taux d’épargne et revenu (courant et permanent) des ménages français. On met ensuite empiriquement en évidence l’existence d’un comportement d’épargne de précaution lié au risque sur le revenu, différencié selon le niveau de revenu. On montre d’abord que le taux d’épargne des ménages les plus riches croît avec le revenu permanent : ces derniers épargnent donc davantage sur le cycle de vie. En outre, l’étude empirique permet de mettre en évidence et de quantifier un motif de précaution lié au risque de chômage : le motif de précaution entraîne un surplus de flux d’épargne d’environ 7 % pour les ménages actifs. Par ailleurs, la part du patrimoine de précaution liée à l’incertitude sur le revenu futur se situe autour de 7 % de la richesse globale, ce qui confirme le résultat obtenu sur données françaises par d’autres auteurs (Arrondel et Calvo-Pardo, 2008). Enfin, l’importance du motif de précaution dépend du niveau de revenu selon une courbe en U inversé : il est deux fois plus fort pour les ménages aux revenus intermédiaires que pour les quintiles extrêmes de revenu..

in Note d’actualité de l’OFCE Publié en 2014-11
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L'union bancaire, qui va être progressivement mise en place à partir de novembre 2014, s'inscrit dans un lent processus européen d'intégration financière

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La crise financière de 2008 a constitué un choc considérable pour le système bancaire européen. Celle-ci en a en effet révélé toutes les fragilités. A la suite du sommet européen de juin 2012 est né le projet d'Union bancaire. Cette dernière, qui est mise en place progressivement à partir de l'automne 2014, s'inscrit dans un processus d'intégration financière dont les prémices figuraient déjà dans le traité de Rome en 1957. L'objectif de l'Union est de rompre le lien entre crise bancaire et dette souveraine en permettant une recapitalisation directe des banques en difficulté par le Mécanisme européen de stabilité, de prévenir les paniques bancaires et d'éviter la fragmentation des marchés bancaires dans la zone euro. Elle s'organise autour de trois piliers : le Mécanisme de supervision unique (MSU) - nouvelle mission assurée par la Banque centrale européenne (BCE) -, le Mécanisme de résolution unique (MRU), qui doit permettre la résolution des défaillances bancaires, et le Système unique de garantie des dépôts, dispositif qui réaffirme la protection des dépôts jusqu'à 100 000 euros.

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La crise des dettes souveraines au début de l'année 2010 a pour l'instant eu un impact limité sur la croissance de la zone euro. Cette dernière a en particulier été forte au deuxième trimestre avec un rebond à 1 % (après 0,3 % au premier trimestre). L'activité a d'abord été tirée par des facteurs techniques puis par le redressement de l'investissement. La performance de l'Allemagne a été impressionnante (+2,2 % de croissance au deuxième trimestre 2010). Les facteurs qui ont soutenu la croissance au premier semestre 2010 continueraient d'être actifs en fin d'année. De ce fait, le PIB de la zone euro progresserait de 1,7 % en moyenne en 2010. Mais les interrogations liées aux dettes publiques ont laissé des traces, puisque les primes de risques sur les taux publics restent élevées dans plusieurs pays jugés fragiles par les marchés financiers (Grèce, Portugal, Espagne, Italie et Irlande) et que des plans de rigueur très forts ont été adoptés dans plusieurs pays, ce qui pèsera sur leur demande intérieure et donc sur les débouchés des autres pays. En 2011, la croissance du PIB de la zone euro resterait de 1,7 %, moins forte que ce que la dynamique entrevue en 2010 aurait pu laisser supposer. En effet, la restriction budgétaire deviendra générale dans la zone, intervenant alors même que le PIB par tête est inférieur de 4,2 % à son niveau du début 2008, que le taux de chômage reste élevé (9,9 % en 2011) et que le financement des entreprises reste problématique.

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À la suite de quatre trimestres consécutifs de forte baisse du PIB, le second trimestre 2009, avec une contraction du PIB de – 0,1 % seulement, apporte l’espoir d’une stabilisation au sein de la zone euro, au moment où la croissance repart aux États-Unis. Cette timide amélioration se produit après le trimestre le plus noir de la crise, au cours duquel le taux de croissance a atteint – 2,5 %. La récession prolongée s’explique par une contraction de toutes les composantes du PIB : la consommation privée a baissé, non compensée par la consommation publique, et le recul de l’investissement, en particulier de l’investissement productif, a été d’une ampleur sans précédent par rapport au début des années 1990, avec un recul de – 5,3 % au premier trimestre 2009. Dans l’ensemble de la zone, le chômage a crû de plus de deux points depuis le premier trimestre 2008, pour atteindre 9,3 % au second trimestre 2009. En outre, la crise touchant symétriquement les pays développés et en développement, le commerce extérieur n’a pas compensé l’atonie de la demande interne. Selon nos prévisions, la zone euro devrait néanmoins renouer avec une croissance positive dès le troisième trimestre 2009. Pourtant, il serait prématuré de parler de reprise. La dégradation de l’emploi se poursuivrait encore tout au long de l’année 2010, témoignant de l’emprise de la crise sur les évolutions conjoncturelles à venir. Surtout, les pertes passées des banques et le désendettement probable des agents non financiers pèseront sur le financement de nouveaux projets et entraveront la demande à court et moyen terme. Ainsi, quand bien même le niveau de vie par habitant dans la zone euro repartirait à la hausse, il ne récupérera pas avant des années le niveau qui prévalait avant la crise, restant marqué par la chute historique qu’il vient de subir. En dépit d’une consommation privée déprimée, l’investissement productif devrait augmenter dès le troisième trimestre. La situation de reprise s’amorçant dans tous les pays, le commerce extérieur devrait à nouveau contribuer à la croissance. En outre, après une période de déstockage massif, les stocks devraient se reconstituer. Après deux trimestres de rattrapage en 2009, la croissance en 2010 s’établirait à 0,8 % en moyenne annuelle, la consommation privée restant faible, et la consommation publique ralentissant dans une perspective de maîtrise des déficits publics. L’investissement devrait croître faiblement (0,2 % en 2010), et le commerce extérieur devrait se rétablir, mais sans retrouver son niveau d’avant la crise. En comparaison, les États-Unis renoueraient avec la croissance dès le troisième trimestre 2009, croissance qui devrait se poursuivre à un rythme plus modéré en 2010.

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Le 1er janvier 2011, l'Estonie deviendra le 17e membre de la zone euro. Voilà qui devrait faire réfléchir ceux qui envisagent l'éclatement de la zone. En Estonie, l'euro est en effet perçu comme une consécration de la politique pro-européenne menée depuis l'effondrement de l'ex-URSS. Depuis près de vingt ans, l'Estonie s'est ancrée à l'Europe en matière monétaire - via le currency board -, en matière commerciale - les deux tiers de ses exportations ayant pour destination l'Union européenne (UE) -, et enfin en matière budgétaire par le biais d'une politique budgétaire rigoureuse. Cet effort a permis au pays de remplir les critères de Maastricht. Pourtant, ces critères ne permettent pas de rendre compte pleinement des enjeux de l'intégration de l'Estonie à la zone euro. Après treize années de croissance (1994-2007), l'Estonie a subi la crise de plein fouet, enregistrant une récession record de -13,9% en 2009. Cette forte dégradation conjoncturelle se double de faiblesses structurelles - faible compétitivité, fort endettement privé, pressions inflationnistes - qui risquent d'en faire un nouveau maillon faible de la zone euro, au moment même où cette dernière cherche à se redéfinir.

À ce jour, la mise en place du troisième pilier de l’Union bancaire, à savoir la création d’une assurance européenne des dépôts, est bloquée. Certains pays – à l’instar de l’Allemagne ou des Pays-Bas – arguent en effet que le risque de défaut bancaire est encore trop hétérogène en zone euro pour permettre une mutualisation des garanties de dépôts. (Premier paragraphe)

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