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in Site du CERI Publié en 2021-06-02
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Camille Escudé-Joffres (PhD, Sciences Po) a research associate of the CERI, was awarded the IHEDN prize for her PhD, "Political Cooperation and Regional Integration in the Arctic (1996-2019): Building a Region". A specialist of regional integration in the Arctic, Camille has agreed to answer our questions on her research, past and present. Interview by Miriam Périer.

in Site du CERI Publié en 2021-06-02
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Camille Escudé-Joffres (PhD, Sciences Po) a research associate of the CERI, was awarded the IHEDN prize for her PhD, "Political Cooperation and Regional Integration in the Arctic (1996-2019): Building a Region". A specialist of regional integration in the Arctic, Camille has agreed to answer our questions on her research, past and present. Interview by Miriam Périer.

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Les régions polaires sont engagées dans un processus de changements climatiques majeurs qui font redouter une cristallisation des rivalités pour l’accès aux richesses minières et énergétiques, ainsi qu’aux nouvelles routes maritimes dégagées par la fonte de la banquise. Ainsi, serions-nous à l’aube d’une nouvelle Guerre froide, voire d’un conflit armé. Or, une analyse précise de la situation et des acteurs en présence montre que ces scénarios-catastrophes sont grandement exagérés. Plutôt que l’affirmation de la souveraineté individuelle des États, on assiste en effet à la mise en place d’une coopération au travers de traités internationaux spécifiques et d’instances de dialogue. Car l’enjeu est avant tout de gérer les impacts dévastateurs des changements climatiques au regard desquels la question de savoir à qui appartiennent les pôles semble bien dérisoire…

Dans cet article, nous montrons que la coopération politique instituée « par le haut » en Arctique à la fin de la Guerre froide a mené à une intégration régionale institutionnelle. Cette dernière s’est centrée autour de la protection de l’environnement, qui paraît cependant être avant tout un prétexte politique. Nous comprenons en effet la région comme un outil politique, utilisé par les États circumpolaires pour restreindre de plus en plus le périmètre de décision régional. En retour, ce modèle de gouvernance fermée est remis en cause par de nouveaux acteurs, en particulier fédéraux (Québec) mais aussi étatiques internationaux ou autochtones, qui tentent d’élargir les limites de la région avec de nouvelles formes de gouvernance plus ouvertes. Les stratégies des acteurs qui dessinent une gouvernance multiniveau et enchevêtrée forment une région par intersection aux limites floues et contestées.

En l’espace de trente ans, la construction de la gouvernance politique régionale s’est faite en Arctique grâce à l’interaction de différentes échelles d’action politique correspondant à divers acteurs : États, société civile, organisations autochtones, gouvernements fédéraux et locaux, ONG, entreprises. L’Arctique est à présent impliquée dans divers mécanismes qui tendent vers une intégration, définie comme processus par lequel la régularité et l’intensité des interactions entre les sociétés s’accroissent. Il s’agit donc ici d’analyser la manière dont la gouvernance politique à toutes les échelles a construit l’espace arctique comme une région. La coopération politique impulsée « par le haut » dans l’après-Guerre froide a conduit à l’intégration régionale institutionnelle visible en Arctique. Cette intégration institutionnelle est issue de la volonté étatique de protection de l’environnement comme prétexte à la coopération politique, mais également de réseaux transnationaux informels, en particulier scientifiques et autochtones. Il apparaît alors que dans un contexte de politisation accrue de la région due en particulier aux conséquences du changement climatique, la construction de la région arctiques devient pour les États arctiques un moyen d’exclure certains acteurs, progressivement poussés hors des instances décisionnelles. En retour, ces derniers élargissent les limites de la région à travers de nouvelles formes de gouvernance politique (forums informels, diplomatie de club), montrant bien que la région est une réalité politique et sociale toujours mouvante dans l’espace comme dans le temps, revendiquée, et contestée.

Sous la direction de ESCUDÉ Camille Publié en 2020-01 Collection Clefs Concours Khagnes
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Traitant du sujet 2020 de Géographie des classes de khâgnes AL Lyon, l'ouvrage fait le point sur une région déterminante pour le futur de l'humanité. Comme tous les clefs-concours, l'ouvrage est structuré en trois parties : - Repères : le cadre géographique - Thèmes : comprendre les enjeux du programme - Outils : pour retrouver rapidement une définition, une date, une référence

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Puissance arctique longtemps réticente, les États-Unis s’étaient peu à peu impliqués dans la coopération régionale, jusqu’à ce que l’administration Trump adopte, à partir de 2019, des discours beaucoup plus agressifs.

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Compte rendu de l'ouvrage "Organizational Perspectives on Environmental Migration", de Kerstin Rosenow-Williams et François Gemenne (dir.), 2016, Londres, Routledge, 242 p.

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Explorant les interactions entre la spatialité et le processus de gouvernance à l’oeuvre en Arctique, cet article avance l’hypothèse selon laquelle la gouvernance politique a construit l’espace arctique comme une région internationale. Dans un premier temps, nous analysons la manière dont de multiples initiatives de coopération à toutes les échelles participent à la construction de la région en convergeant pour renforcer la dimension régionale. Dans une deuxième partie, nous nous appuyons sur la littérature constructiviste pour souligner les interactions entre le système de gouvernance et la consolidation d’une échelle régionale arctique. La gouvernance organise et construit politiquement l’échelle Arctique comme espace pertinent pour l’action politique, bien qu’elle demeure un espace politique incomplet et controversé en raison même de sa nature construite.

in Prolifération des territoires et représentations de l'Union européenne Sous la direction de BRUNET Sylvia , LEBON Lydia, RICHARD Yann Publié en 2019-10
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Résumé de l'ouvrage : Si, entre mondialisation et fragmentation, l'État comme unité territoriale d’espace souverain est concurrencé par d’autres producteurs de normes, le principe territorial résiste et tend même à se renouveler. Ce renouvellement se concrétise par la prolifération de périmètres et de réseaux plus ou moins institutionnalisés et formalisés, à toutes les échelles, sub-, trans- ou supra-nationales. Mais cette prolifération et cet enchevêtrement ne permettent pas toujours de légitimer leurs représentants ni de construire socialement des identités vécues. Beaucoup de territoires ne deviennent ni des objets de représentation ni des référents identitaires. Il existe dès lors une crise de légitimité politique qui touche aussi, voire surtout, l’idée européenne.

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