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Alors que la plupart des États occidentaux décident de prolonger le confinement pour contrer la propagation du coronavirus, certains s'interrogent sur les répercussions de cette crise sans précédent. En effet, les choix opérés pour gérer la pandémie seront déterminants, y compris pour nos systèmes politiques...

Il y a 10 ans, le site WikiLeaks divulguait une série de documents classifiés qui allaient propulser l’organisation au premier plan médiatique. Démarrée en avril 2010 par la publication de « collateral murder » – l’enregistrement vidéo d’une bavure américaine en Irak –, l’une des plus grandes fuites de secrets de l’Histoire se conclut en apothéose le 29 novembre de la même année. L’organisation, en collaboration avec cinq grands titres de la presse internationale, commence alors à diffuser au compte-gouttes plus de 250 000 câbles diplomatiques américains. Entre-temps, WikiLeaks a également rendu publics quelque 500 000 documents confidentiels sur les guerres d’Afghanistan et d’Irak. Les révélations de 2010 ont fait couler beaucoup d’encre. À l’instar de David Leigh et Luke Harding, de nombreux journalistes et commentateurs se sont empressés d’annoncer la fin du secret et le début d’une ère de la transparence, dont les outils du Web 2.0 seraient l’arme principale. Ce sont ces révélations, souvent qualifiées d’« affaire WikiLeaks » par les médias, qui valent à Julian Assange, leader médiatique de l’organisation, son procès en extradition qui a débuté le lundi 24 février à Londres. L’occasion de revenir sur un épisode fondamental de l’histoire de WikiLeaks et de tenter d’évaluer l’efficacité des méthodes de l’organisation de Julian Assange dans sa « guerre contre le secret ».

Les journalistes qui enquêtent sur le renseignement se trouvent au cœur des dynamiques de contestation et de légitimation de cette activité. Afin d’explorer ces dynamiques, nous avons interrogé deux journalistes français, Jean Guisnel et Jacques Follorou, sur leur rapport au secret dans leur travail d’investigation sur le renseignement. Si nos deux interlocuteurs ne remettent en cause ni l’activité des services en tant que telle, ni le fait que celle-ci se déroule en bonne partie sous le sceau de la confidentialité, ils critiquent la tendance des acteurs de ce milieu à faire un usage du secret qui dépasse les fins justifiant son existence.

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Deux informations surprenantes sont passées relativement inaperçues cet été. Le 15 août, des médias américains révélaient que les États-Unis ont organisé des entretiens secrets entre Israël et les Émirats arabes unis afin de renforcer les relations diplomatiques et militaires et le partage de renseignements entre Jérusalem et Abou Dhabi, face à la menace commune que représente l’Iran. Donald Trump est menacé de destitution suite aux révélations l'accusant d'avoir demandé l'aide d'un pays étranger pour son bénéfice personnel. Il lui est aussi reproché d'avoir divulgué des opérations américaines sensibles. Ici, à Washington DC, le 26 septembre 2019. Jim Watson/AFP Adresse électronique Twitter11 Facebook36 Linkedin Imprimer Deux informations surprenantes sont passées relativement inaperçues cet été. Le 15 août, des médias américains révélaient que les États-Unis ont organisé des entretiens secrets entre Israël et les Émirats arabes unis afin de renforcer les relations diplomatiques et militaires et le partage de renseignements entre Jérusalem et Abou Dhabi, face à la menace commune que représente l’Iran. Quelques jours plus tard, le 20 août, Donald Trump et Nicolas Maduro reconnaissaient que des discussions secrètes entre l’administration américaine et le régime vénézuélien avaient lieu depuis plusieurs mois, alors que toute communication semblait coupée entre les deux pays. Donald Trump est menacé de destitution suite aux révélations l'accusant d'avoir demandé l'aide d'un pays étranger pour son bénéfice personnel. Il lui est aussi reproché d'avoir divulgué des opérations américaines sensibles. Ici, à Washington DC, le 26 septembre 2019. Jim Watson/AFP Adresse électronique Twitter11 Facebook36 Linkedin Imprimer Deux informations surprenantes sont passées relativement inaperçues cet été. Le 15 août, des médias américains révélaient que les États-Unis ont organisé des entretiens secrets entre Israël et les Émirats arabes unis afin de renforcer les relations diplomatiques et militaires et le partage de renseignements entre Jérusalem et Abou Dhabi, face à la menace commune que représente l’Iran. Quelques jours plus tard, le 20 août, Donald Trump et Nicolas Maduro reconnaissaient que des discussions secrètes entre l’administration américaine et le régime vénézuélien avaient lieu depuis plusieurs mois, alors que toute communication semblait coupée entre les deux pays. Ces révélations viennent illustrer une caractéristique importante des relations internationales : quand il est question de diplomatie et, plus généralement, de politique étrangère, un voile de secret recouvre bien souvent les actions des États.

in Manuel de diplomatie Sous la direction de BALZACQ Thierry, CHARILLON Frédéric, RAMEL Frédéric Publié en 2018-08-16
TAKAM TALOM Renaud
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Diplomatie sub-étatique : définition, trajectoire et instruments Qu’est-ce que la diplomatie sub-étatique ? Diplomatie sub-étatique, paradiplomatie et protodiplomatie Diplomatie sub-étatique, diplomatie parallèle et diplomatie à paliers multiples Diplomatie sub-étatique : trajectoire historique et principaux catalyseurs Diplomatie sub-étatique et diplomatie classique : entre complémentarité, rivalité et résilience Entre rupture et conflit Résilience et coopération Les diplomaties sub-étatiques : une diversité d’acteurs et d’instruments La diplomatie des régions Principaux acteurs et intensité de la diplomatie des régions Les instruments La diplomatie parlementaire des régions Les canaux bilatéraux (groupes d’amitié, visites, rencontres) Les canaux multilatéraux La diplomatie des collectivités locales

Dans un texte publié en 1908 et intitulé Secret et sociétés secrètes, le sociologue allemand Georg Simmel met en évidence un double aspect des interactions sociales : d’un côté, celles-ci nécessitent toujours un savoir sur autrui, d’un autre côté, ce savoir est condamné à être imparfait. La relation que nous avons avec autrui est fonction de l’image que nous nous faisons de lui, reconstituée à partir de nos perceptions et des informations qu’il a bien voulu nous transmettre. Mais cette image ne peut jamais être parfaitement conforme à la réalité. Selon Simmel, cette imperfection, ce « non-savoir », permet à l’interaction de fonctionner. Le secret, l’ambiguïté, le mensonge, même s’ils peuvent être négatifs d’un point de vue moral, sont donc sociologiquement positifs en ce qu’ils sont indispensables au fonctionnement des interactions sociales...

This article develops an ‘economy of secrecy’ as a framework to understand how secrecy regulates interstate relations and to explicate why states react differently to breaches of secrecy. Drawing upon Simmel, the article argues that secrecy shapes interstate relations by tuning the ratio of ‘knowledge’ and ‘ignorance’. Furthermore, while the economy of secrecy acknowledges the existence of many types of secret, it emphasises their common underlying mechanisms, namely: secrecy as a field of power, secrecy as a field of performance, and secrecy as a normative terrain. Finally, the economy of secrecy is agnostic with regard to the moral character of promoting secrecy. In order to substantiate the argument, the article examines three recent iterations of how secrecy has disrupted EU‒US relations: extraordinary renditions, WikiLeaks, and Snowden’s revelations. In addition to showcasing how the economy of secrecy operates, these examples contribute to our understanding of how secrecy affects information flow and dissemination in world politics.