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Depuis l'été 2015, et tandis que les arrivées de migrants sur le sol européen se heurtent à la réponse exclusivement sécuritaire et restrictive des États de l'Union européenne, la question migratoire et les drames humanitaires qui l'accompagnent sont devenus omniprésents dans l'actualité politique et médiatique. Dans ce contexte de "crise" - qui est bien davantage une "crise de l'accueil" qu'une "crise des migrants" - les tentatives de mobilité de ces personnes alimentent une activité sociale intense : d'un côté, rejet, absence de prise en charge des migrants, volonté d'invisibiliser leur présence, brutalités, de l'autre, bricolage de stratégies de survie, contestations des politiques à l’œuvre, formes concrètes de soutien malgré leur criminalisation...

in Migrants, migrations. 50 questions pour vous faire votre opinion Publication date 2016-09
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La démocratie est un système politique dans lequel le peuple dispose du pouvoir souverain. Son fonctionnement dépend de la cohésion sociale et du respect des libertés individuelles, notamment celles de pensée et de culte. [Premières lignes]

Si jusqu’à récemment, les migrant·es soudanais·es étaient peu visibles en France, leur nombre a aujourd’hui augmenté dans le quartier de la Chapelle ou encore à Calais. Cette situation est notamment due aux changements des politiques d’accueil dans des pays tiers, tels qu’Israël ou l’Egypte. Cet article met en lumière les mécanismes de construction de la « désirablité » des exilé·e·s en fonction de leur pays d’origine, et la façon dont les Soudanais·es sont ainsi tributaires, dans leur quête d’asile, de l’évolution de la représentation du Soudan sur la scène internationale. Cette fluctuation de leur (in)désirabilité conditionne alors leurs parcours migratoires et les contraint à une « mise en mobilité » permanente et souvent circulaire, que facilitent notamment des politiques d’expulsion.

in Moyen-Orient. Chaos et recompositions Sous la direction de PAUTET Arnaud Publication date 2015-06
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Fiche géopolitique

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Environmental migration is often presented as one of the gravest consequences of environmental disruptions – climate change in particular, and is already a reality in many parts of the world. Yet the protection of these migrants is not adequately addressed in the international normative frameworks on migration. As a result, a growing number of scholars and advocacy groups have sought to create a special convention and/or an ad hoc status for these migrants, while others have contended that such a legal status is not the answer. As a result, the protection of environmental migrants is currently the subject of vigorous debates amongst scholars and policy-makers, and no clear solution is yet in sight. Research however has little considered the debates that surrounded the protection of those displaced within their countries (IDPs) in the 1990s. Both phenomena have sometimes overlapped, especially as environmental displacement is often internal. Yet, the debate on IDPs has had some significant success, in particular, the adoption of the Guiding Principles on Internal Displacement in 1998, and the signature of the Organization for African Unity’s Kampala Convention in 2009. This article argues that important lessons can be drawn from the protection of IDPs in order to inform the current debates on the protection of environmental migrants, as the political contexts and policy challenges associated with both crises of the migration regime are often similar. The article identifies such lessons and assesses the opportunities and caveats of applying a similar approach of soft law to environmental migration – and what would be needed to achieve it.

in Critique internationale Sous la direction de BRUCKER Pauline, VERON Daniel, VERTONGEN Youri Lou Publication date 2019-09-20
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Depuis 2015, la « crise » migratoire a entraîné une politisation croissante, parfois outrancière, du phénomène des migrations. Dès lors, la multiplication des mobilisations, qu'il s’agisse des migrants, de leurs soutiens, voire d’« anti-migrants », a contribué à la reconfiguration de la « cause des migrants ». À partir de terrains situés en France, en Israël, en Allemagne, au Canada, en Italie et aux États-Unis, les contributions réunies ici interrogent les figures légitimes de l’étranger, la variété des grammaires de l’action, les répertoires de mobilisations privilégiés et les ressorts de l’engagement. À la croisée de la sociologie des mobilisations et de celle des migrations, les auteurs invitent à réinscrire l’action collective dans l’expérience de vie des personnes concernées et, ce faisant, à être particulièrement attentif à la capacité des migrants à se constituer en sujets politiques.

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Cet article interroge les stratégies de mobilisations mises en place par les demandeurs d’asile et réfugiés statutaires pour contrer des politiques d’asile restrictives qui les privent de statut légal, et donc d’appartenance politique. Ce faisant, il étudie deux cas particuliers de mobilisations de demandeurs d’asile soudanais : la mobilisation dite de Mostapha Mahmoud au Caire, Egypte (2005) et la Marche pour la Liberté suivie de différentes manifestations en Israël (2013-2014). L’emploi du « voice » souligne clairement un choix de mise en visibilité du groupe allant à l’encontre des injonctions au silence voire à l’invisibilité par les pouvoirs en place. L’exclusion subie par la négation d’un droit à un statut de réfugié constitue une première ressource qui fédère les individus concernés et leur permet de se constituer en groupe social partageant des intérêts communs. La mobilisation cherche par la suite à retourner le stigmate construit par les politiques d’asile restrictives (migrants économiques usurpateurs du système dans le cas égyptien, et infiltrés dans le cas israélien). Ce retournement du stigmate passe par des stratégies discursives et par une mise en scène particulière de leur mobilisation, qui fait largement référence au système international de protection, au socle commun de droit international des réfugiés et des droits de l’homme, aux responsabilités du HCR et des Etats. La répression des deux mouvements par les forces de l’ordre respectivement égyptiennes et israéliennes, entraine le passage d’une stratégie de « voice » à celle d’« exit », où la mobilité semble incarner à la fois une voie de sortie d’une mobilisation avortée et une porte d’entrée vers un nouveau terrain possible d’appartenance politique. En ce sens, l’article interroge également la portée transnationale des luttes contestataires des demandeurs d’asile.

in Cahiers des IFRE : zoom sur la production scientifique des instituts français de recherche à l'étranger Publication date 2016-12
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Cet article s’interroge sur la façon dont la mobilité soudanaise entre l’Égypte et Israël modifie les structures politiques par le biais (i) des politiques migratoires et d’asile adoptées par les États hôtes en conséquence de ces flux migratoires, ainsi que des formes de coopération bilatérales qui se créent pour contrôler ces flux ; (ii) des mouvements de mobilisations issues des communautés migrantes, qui tentent d’influencer en leur faveur les politiques migratoires restrictives mises en place. La mobilité s’impose donc comme facteur transnational de recomposition politique, dans un triangle géopolitique peu étudié (Israël – Soudan – Égypte). Cela souligne également l’agency dont font preuve les migrants, par leur recours à la mobilité et à la mobilisation comme moyen d’action politique, tout en montrant la force de la raison d’État en matière de politique migratoire.

in Moyen-Orient. Chaos et recompositions Sous la direction de PAUTET Arnaud Publication date 2015-06
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Fiche géopolitique

in Mouvements Sous la direction de ALBENGA Viviane, ANDRO Armelle, BINCTIN Barnabé, BRUCKER Pauline, GRISONI Anahita, LAGNEAU Antoine, MAZOUZ Sarah, SIMON Patrick, VERON Daniel, VERTONGEN Youri Lou Publication date 2018-03
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La crise dite « des réfugié·e·s » qui a pris l’Europe de court à l’été 2015 est en fait une crise de la gouvernance des migrations. Incapables de décider politiquement un plan d’urgence face à l’afflux de plus d’un million de migrant·e·s fuyant la Syrie, l’Irak, l’Afghanistan, l’Erythrée, la Somalie ou le Pakistan, les gouvernements européens ont délibérément évité leur prise en charge matérielle et humaine. Cette incurie criminelle relève avant tout de sombres calculs politiques : en se montrant intransigeants face à la détresse des migrant·e·s, la plupart de ces gouvernements croient pouvoir décourager les candidat·e·s à l’exil et espèrent que les flux se reporteront vers les rares pays ayant pris leurs responsabilités (l’Allemagne et la Suède) ou s’arrêteront dans les pays de transit. La stratégie est destructrice. Pour les vies de celles et ceux qui tentent de rejoindre l’Europe pour se protéger des guerres et des exactions ou trouver une vie meilleure. Pour le système du droit d’asile dont les principes sont consciencieusement bafoués par les innombrables obstacles posés au simple dépôt d’une demande et par les discours officiels qui prétendent que ces entraves se font pour le respect des droits humains. Pour les relations entre les États traversés par les migrants : l’utilisation cynique des pays de première entrée comme tampons où les migrant·e·s se concentrent dans des camps devenus de véritables prisons, en Grèce ou en Italie, et la transformation des pays de la périphérie de l’Europe en souricières – Turquie, Pays baltes, Libye, Balkans – vers où celles et ceux qui auront réussi à prendre pied en Europe seront expulsé·e·s sans état d’âme...

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