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Interview with Pauline Brücker, Daniel Veron and Youri Lou Vertogen, coeditors of Critique Internationale, no. 84, "La cause des migrants." Interview by Catherine Burucoa. Translation from the French by Katharine Throssell.

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Entretien avec Pauline Brücker, Daniel Veron et Youri Lou Vertongen, coordinateurs du dossier "La cause des migrants" du numéro 84 de Critique internationale.

in Critique internationale Sous la direction de BRUCKER Pauline, VERON Daniel, VERTONGEN Youri Lou Publié en 2019-09-20
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Depuis 2015, la « crise » migratoire a entraîné une politisation croissante, parfois outrancière, du phénomène des migrations. Dès lors, la multiplication des mobilisations, qu'il s’agisse des migrants, de leurs soutiens, voire d’« anti-migrants », a contribué à la reconfiguration de la « cause des migrants ». À partir de terrains situés en France, en Israël, en Allemagne, au Canada, en Italie et aux États-Unis, les contributions réunies ici interrogent les figures légitimes de l’étranger, la variété des grammaires de l’action, les répertoires de mobilisations privilégiés et les ressorts de l’engagement. À la croisée de la sociologie des mobilisations et de celle des migrations, les auteurs invitent à réinscrire l’action collective dans l’expérience de vie des personnes concernées et, ce faisant, à être particulièrement attentif à la capacité des migrants à se constituer en sujets politiques.

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Depuis l'été 2015, et tandis que les arrivées de migrants sur le sol européen se heurtent à la réponse exclusivement sécuritaire et restrictive des États de l'Union européenne, la question migratoire et les drames humanitaires qui l'accompagnent sont devenus omniprésents dans l'actualité politique et médiatique. Dans ce contexte de "crise" - qui est bien davantage une "crise de l'accueil" qu'une "crise des migrants" - les tentatives de mobilité de ces personnes alimentent une activité sociale intense : d'un côté, rejet, absence de prise en charge des migrants, volonté d'invisibiliser leur présence, brutalités, de l'autre, bricolage de stratégies de survie, contestations des politiques à l’œuvre, formes concrètes de soutien malgré leur criminalisation...

in Critique internationale Publié en 2019-09-20
CALOZ-TSCHOPP Marie-Claire
VERON Daniel
VERTONGEN Youri Lou
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Entretien avec Marie-Claire Caloz-Tschopp réalisé par Pauline Brücker, Daniel Veron et Youri Lou Vertongen.

Violences of Exile, Memory of Past Struggles and Plasticity of Engament: The Case of Sudanese Asylum Seekers in Israel - This article draws upon three case studies to examine the differentiated consequences of migration and violence for activist trajectories. Indeed, the "bottom up" approach adopted here to address asylum seeking in Israel leads one to consider the role played by the violences of the exile and, in particular indefinite detention, on representations and practices of engagement among migrants. The notion of experience, rather than the one of ressources, allows one to understand how engagement and disengagement may develop over time and affect one's mobilization. Addressing the memory of past struggles for asylum-seekers' rights appears as another essential component of individual experience that explains the reasoning leading one to particular types of engagement. Comparing different migration, repression, and mobilization experiences reveals three types of engagement: a mobilization against injustice, a mobilization to demand respect for one's rights and renunciation of the struggle.

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) est devenu ces dernières années un des acteurs les plus importants des procédures de détermination du statut de réfugié (DSR). Face à la recrudescence de cette action de catégorisation, l’organisation tente d’harmoniser les pratiques de ses agents dans ses 70 bureaux impliqués dans des activités de DSR. En dépit de ces manoeuvres de systématisation des procédures administratives, effectuées à partir de Genève en coopération avec les bureaux locaux, les pratiques de DSR, telles qu’observées depuis le bureau du HCR-Caire, se caractérisent par leur impossible standardisation. D’une part, les contextes politiques, économiques et sociaux dans lesquels elles prennent place et au sein desquels les politiques des gouvernements des pays hôtes jouent un rôle conséquent, contraignent à amender les règles établies à Genève dans un sens politiquement conforme aux configurations locales. D’autre part, les agents d’éligibilité du HCR – théoriquement engagés dans une mission « humanitaire » mais astreints à un travail très administratif – jouent souvent de leur pouvoir discrétionnaire pour rendre leur travail de DSR plus conforme à leur engagement particulier. Ainsi, après avoir souligné les enjeux propres à l’ethnographie d’une pratique administrative au sein d’une bureaucratie transnationale, il s’agira de discuter des moyens utilisés par le HCR pour normaliser ses procédures administratives, dans la perspective d’améliorer à la fois l’efficacité et la rapidité du traitement des demandes d’asile. Ces tentatives de rationalisation seront enfin analysées à l’aune du pouvoir discrétionnaire inhérent au « guichet de l’asile », relatif aux enjeux globaux et locaux auxquels le HCR doit faire face simultanément, tout comme à l’engagement humanitaire de ses agents.

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Depuis le 19 décembre 2018, la population soudanaise se mobilise pour un changement de régime, qui a résulté en la destitution d’Omar el-Béchir le 11 avril dernier. La mise en place d’un Conseil de transition par les militaires continue de mobiliser les manifestants qui réclament la démocratie. Quelles sont les perspectives politiques du Soudan ? Quelles répercussions régionales ? Éclairage par Pauline Brücker, doctorante au CERI et au CEDEJ.

Si jusqu’à récemment, les migrant·es soudanais·es étaient peu visibles en France, leur nombre a aujourd’hui augmenté dans le quartier de la Chapelle ou encore à Calais. Cette situation est notamment due aux changements des politiques d’accueil dans des pays tiers, tels qu’Israël ou l’Egypte. Cet article met en lumière les mécanismes de construction de la « désirablité » des exilé·e·s en fonction de leur pays d’origine, et la façon dont les Soudanais·es sont ainsi tributaires, dans leur quête d’asile, de l’évolution de la représentation du Soudan sur la scène internationale. Cette fluctuation de leur (in)désirabilité conditionne alors leurs parcours migratoires et les contraint à une « mise en mobilité » permanente et souvent circulaire, que facilitent notamment des politiques d’expulsion.

in Mouvements Sous la direction de ALBENGA Viviane, ANDRO Armelle, BINCTIN Barnabé, BRUCKER Pauline, GRISONI Anahita, LAGNEAU Antoine, MAZOUZ Sarah, SIMON Patrick, VERON Daniel, VERTONGEN Youri Lou Publié en 2018-03
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La crise dite « des réfugié·e·s » qui a pris l’Europe de court à l’été 2015 est en fait une crise de la gouvernance des migrations. Incapables de décider politiquement un plan d’urgence face à l’afflux de plus d’un million de migrant·e·s fuyant la Syrie, l’Irak, l’Afghanistan, l’Erythrée, la Somalie ou le Pakistan, les gouvernements européens ont délibérément évité leur prise en charge matérielle et humaine. Cette incurie criminelle relève avant tout de sombres calculs politiques : en se montrant intransigeants face à la détresse des migrant·e·s, la plupart de ces gouvernements croient pouvoir décourager les candidat·e·s à l’exil et espèrent que les flux se reporteront vers les rares pays ayant pris leurs responsabilités (l’Allemagne et la Suède) ou s’arrêteront dans les pays de transit. La stratégie est destructrice. Pour les vies de celles et ceux qui tentent de rejoindre l’Europe pour se protéger des guerres et des exactions ou trouver une vie meilleure. Pour le système du droit d’asile dont les principes sont consciencieusement bafoués par les innombrables obstacles posés au simple dépôt d’une demande et par les discours officiels qui prétendent que ces entraves se font pour le respect des droits humains. Pour les relations entre les États traversés par les migrants : l’utilisation cynique des pays de première entrée comme tampons où les migrant·e·s se concentrent dans des camps devenus de véritables prisons, en Grèce ou en Italie, et la transformation des pays de la périphérie de l’Europe en souricières – Turquie, Pays baltes, Libye, Balkans – vers où celles et ceux qui auront réussi à prendre pied en Europe seront expulsé·e·s sans état d’âme...

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