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in Les circuits courts alimentaires. Bien manger dans les territoires Sous la direction de MARÉCHAL Gilles Publié en 2008
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L’argument que nous souhaitons défendre dans ce texte est qu’une pensée du « grand partage » entre les circuits longs-conventionnels, d’un côté, et les circuits courts-alternatifs, de l’autre, n’est pas totalement satisfaisante principalement parce qu’elle ne recouvre pas totalement la réalité des pratiques (Goodman, 2004). Il nous semble au contraire préférable d’interpréter les décalages, en termes de modalité de fonctionnement et de développement, apportés par les circuits courts, en spécifiant au contraire la manière dont ceux-ci s’articulent, dans la pratique, avec des dispositifs des filières longues. Autrement dit, on assiste bien moins à des formes de ruptures entre long et court qu’à des formes d’articulation très variées et spécifiques en fonction des différentes trajectoires des acteurs. Pour illustrer l’intérêt d’une telle approche, nous nous intéresserons précisément à deux aspects du fonctionnement des circuits courts : la façon dont les prix sont déterminés et la nature des relations établies entre producteurs et consommateurs. Pour ces deux points, il apparaîtra que les circuits courts relèvent bien souvent plus d’une alternative-hybridation que d’une alternative-rupture (Ilbery et Maye, 2006).

Contemporary alternative food movement implement various means of action, which were previously developed by movements that were striving to construct citizenship through consumption. Drawing on the results of in-depth ethnographic studies, this article analyses the main fields of action of three French organisations: consumer education, implementation of alternative forms of trade and consumer mobilisation in protest campaigns. It shows that these actions require the movement to build representations of consumers, highlight their potential power within the framework of regulations and provide them with various tools to make the right choice. The article also presents the difficulties these organisations face in articulating political action and economic engagement. Consumption remains an important means for recruiting and mobilising individuals. Yet neither individuals nor movements can entirely overlook certain consumerist modes of functioning that stem from the current features of the agro-food system and the irreducible nature of the freedom of choice