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En période de confinement, les uns sont-ils “plus égaux que les autres” ? La Chaire pour l’Entrepreneuriat des Femmes à Sciences Po, en coopération avec Ipsos, a mené l’enquête auprès de 1000 actifs constituant un échantillon national représentatif de la population active âgée de 18 ans et plus en France. Cette enquête nous livre une image contrastée : si les femmes ont été plus durement touchées par l’inactivité professionnelle que les hommes, elles sont aussi 30% dans les couples hétérosexuels à avoir constaté une meilleure répartition des tâches domestiques, et 24% à avoir ressenti une hausse de leur satisfaction générale (contre 19% des hommes). Quelles perspectives cela dessine-t-il pour l’avenir ? Quelques jours avant la publication d’un document de travail portant sur l’analyse des données de l’enquête, Anne Boring, directrice de la chaire, nous livre ses premières conclusions.

in Le monde d’aujourd’hui. Sous la direction de LAZAR Marc, PLANTIN Guillaume Publié en 2020
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Malgré les progrès réalisés durant le XXe20ème siècle, les inégalités entre les sexes restent importantes en France. Depuis les années 1990, les inégalités professionnelles ne se réduisent plus et les tâches familiales et domestiques sont toujours majoritairement réalisées par les femmes. Ces inégalités s’articulent avec d’autres formes d’inégalités et de discriminations, en particulier sociales, territoriales et ethniques. La crise sanitaire de la Covid-19 et les mesures qui l’ont accompagnée ont révélé, et parfois renforcé, ces inégalités structurelles. Par exemple, la mortalité due à la Covid-19 aurait été deux fois plus élevée dans les municipalités pauvres relativement aux autres, ce qui tient en partie aux conditions de logement dégradées dans ces zones territoriales (Brandily et al 2020). Par ailleurs, les mesures de confinement ont également exacerbé les violences intrafamiliales qui ont fortement augmenté durant cette phase de la crise période. Ce chapitre s’appuie sur un socle disciplinaire large, économie, sociologie, science politique et droit, pour dresser un premier bilan partiel de la période de confinement sur les inégalités entre femmes et hommes qu’elles soient professionnelles ou familiales. Une analyse critique des discours sur la gestion différenciée de la crise en fonction du sexe des dirigeant.e.s met au jour un « sexisme bienveillant » qui justifie l’inclusion des femmes dans les lieux de pouvoir au nom de la « plus-value » que constitueraient les qualités prétendument féminines comme par exemple l’aversion au risque et la priorité donnée au soin des plus faibles.

Publié en 2015-04 Collection Working paper de l'OFCE
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This paper uses a unique database from a French university to analyze gender biases in student evaluations of teachers (SETs). The results of generalized ordered logit regressions and fixed-effects models suggest that male teachers tend to receive higher SET scores because of students' gender biases. Male students in particular express a strong bias in their favor: male students are approximately 30% more likely to give an excellent overall satisfaction score to male teachers compared to female teachers. The different teaching dimensions that students value in men and women tend to correspond to gender stereotypes. The teaching dimensions for which students perceive a comparative advantage for women (such as course preparation and organization) tend to be more time-consuming for the teacher, compared to the teaching dimensions that students value more in men (such as class leadership skills). Men are perceived as being more knowledgeable (male gender stereotype) and obtain higher SET scores than women, but students appear to learn as much from women as from men, suggesting that female teachers are as knowledgeable as men. Finally, I find that if women increased students' continuous assessment grades by 7.5% compared to the grades given by their male colleagues, they could obtain similar overall satisfaction scores as men. Yet, women do not act on this incentive (men and women give similar continuous assessment grades), suggesting that female teachers are unaware of students' gender biases. These biases have strong negative consequences for female academics, who may spend more time on teaching to try to obtain high SET scores, reducing time available for research. The results suggest that better teaching is not necessarily measured by SETs.