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L’organisation ce vendredi 12 juin par Ogilvy d’une nouvelle édition de Nudgestock, autoproclamé « festival mondial du marketing comportemental et de la créativité », offre l’occasion de se demander si l’on peut vraiment prendre au sérieux ces approches comportementalistes. Réponse aussi solide qu’argumentée de deux sociologues à travers l’analyse d’une vidéo à succès publiée sur YouTube par Olivier Sibony, professeur associé à HEC, et titrée « Biais cognitifs et crise du Covid-19 »…

in Dossier du CSO "Sciences sociales en temps de crise" Publié en 2020-05
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D’une certaine manière, la crise du Covid-19 a arrêté le temps en même temps que l’économie. L’information économique se concentre donc sur le moment présent, mais quels éléments de comparaison mobiliser afin de le rendre intelligible ? Comment mesurer une activité qui, précisément, n’a pas lieu ? Après avoir mis en évidence en quoi l’originalité de la crise actuelle empêche d’établir des scénarios quant à ses futurs développements, nous examinerons la manière dont les économistes et les statisticiens improvisent et innovent pour décrire l’état paradoxal d’une économie à l’arrêt. Nous verrons, enfin, quelles procédures permettent de pallier l’absence de précédent historique pour garantir la fiabilité des estimations produites selon ces méthodes originales.

En prenant pour objet une mesure de politique publique de lutte contre l'obésité, cet article met l'accent sur les conditions de construction de la confiance dans un dispositif d'action publique. Celles-ci sont d'autant plus exigeantes quand, comme dans le cas étudié des chartes d'engagements volontaires de progrès nutritionnels, un instrument d'action publique a vocation à initier des dynamiques marchandes. Loin d'être garantie par le seul soutien des pouvoirs publics, l'efficacité d'un tel outil dépend aussi, de façon décisive, de sa capacité à assurer l'alignement des intérêts des parties qu'il met aux prises (pouvoirs publics, mais aussi acteurs économiques industriels). Cet alignement des intérêts est néanmoins mis à mal par un travail de gestion du dispositif qui, guidé par le souci de préserver sa réputation, mine son efficacité en contribuant régulièrement au désalignement des intérêts des parties.

in Dossier du CSO "Sciences sociales en temps de crise" Publié en 2020-04
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La crise actuelle n’est pas seulement sanitaire, elle est également économique : le confinement est un obstacle à certaines pratiques de consommation mais aussi à une part importante de l’activité productive. La situation suscite la comparaison avec les grandes récessions ou dépressions du passé : certains indicateurs rappellent la crise de 2008, d’autres, celle débutée en 1929… Mais de tels parallèles laissent beaucoup de questions en suspens : jusqu’à quels abîmes la crise sanitaire va-t-elle précipiter les économies mondiales, et l’économie française en particulier ? La récession annoncée sera-t-elle de courte durée ou, au contraire, durable ? L’épidémie de Covid-19 inaugure une période de fortes incertitudes qui exige la production de prévisions, qu’elle rend paradoxalement plus ardue.

in Dossier du CSO "Sciences sociales en temps de crise" Publié en 2020-04
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The current crisis is not only a health crisis but also an economic one: confinement is certainly a barrier to certain consumer practices, but it is also an obstacle for a large portion of productive activity. The situation calls for comparison with the great recessions and depressions of the past: certain indicators bring to mind the 2008 crisis, and others 1929… But such parallels leave us with many unanswered questions: to what depths will the health crisis plunge world economies, and the French economy in particular? Will the anticipated recession be short-lived or long-lasting? The COVID-19 epidemic inaugurates a period of great uncertainty that calls for forecasts that it paradoxically makes more difficult to produce

in La règle et le rapporteur Sous la direction de BRUNIER Sylvain, PILMIS Olivier Publié en 2020-04
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Inspecter, pour quoi faire ? Au cours des dernières années, chaque scandale a fait ressurgir cette question. Qu’il s’agisse de lasagnes frauduleusement farcies à la viande de cheval, du maintien sur le marché du Mediator par les autorités sanitaires, de l’usage d’une grenade offensive par les forces de l’ordre ayant causé la mort de Rémi Fraisse, l’inspection est systématiquement convoquée pour faire la lumière sur les événements, leurs causes, les défaillances des services voire les fautes des personnes, les éventuelles responsabilités et les conclusions à en tirer. Sa mission est de collecter des informations nouvelles permettant de révéler les causes d’un dysfonctionnement grave à l’intérieur d’un domaine d’action publique. Dans ce contexte de crise, les critiques adressées à l’inspection se concentrent sur sa probité et dénoncent sa partialité, en remettant en cause la capacité des inspecteurs à émettre une parole indépendante de leur autorité de tutelle et/ou de ceux qu’ils inspectent. Ainsi, à l’été 2019, la noyade de Steve Maia Caniço après une intervention de la police le jour de la fête de la musique à Nantes entraîne la saisine de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), afin d’enquêter sur le déroulement des évènements et de déterminer si des violences policières ont eu lieu. Publiées dans la presse, les conclusions du rapport de l’IGPN suscitent de vives critiques au motif que l’institution policière étant juge et partie, il n’est guère étonnant qu’elles exonèrent en bloc les forces de l’ordre de toute responsabilité. Pour répondre aux mobilisations, le Premier ministre, revendiquant sa « volonté de transparence totale » missionne l’Inspection générale de l’administration (IGA) pour conduire une nouvelle enquête, dont le périmètre est étendu aux pouvoirs publics et aux organisateurs de l’événement. Pour exceptionnelle qu’elle soit, cette situation montre que la critique d’un service d’inspection n’équivaut pas à délégitimer le recours à l’inspection en tant que telle. [Premier paragraphe]

Créée en 1800 sous le Consulat, la Banque de France constitue dès lors un environnement institutionnel remarquablement stable, qu’il s’agisse des missions qui lui sont confiées (la distribution de crédits à l’économie et, rapidement, le monopole d’émission monétaire) ou de sa structure de gouvernance qui, fixée par ses statuts fondamentaux (décret impérial du 16 janvier 1808) n’évolue pas jusqu’aux réformes du Front Populaire en 1936 qui accroissent le contrôle des pouvoirs publics sur ses opérations [Asselain, 2011]. Parallèlement, le développement des activités de la Banque sur l’ensemble du territoire français l’amène à se doter d’un réseau de succursales. Débattue dès 1802 [Prunaux, 2009a], sa mise en place débute en 1808, et son organisation est réglée cette même année aux termes du décret impérial du 18 mai. Dans son article 40, celui-ci stipule que « la surveillance particulière du Gouvernement de la Banque sur les Comptoirs d’Escompte, sera exercée par un ou plusieurs inspecteurs nommés par le Gouverneur ». Toutefois, la modestie des bénéfices réalisés dans les comptoirs, puis leur disparition entre 1818 et 1836, justifie la suppression du poste d’inspecteur en 1812, un an à peine après sa création effective, et bientôt de la fonction elle-même. À partir du milieu du XIXe siècle, la Banque de France absorbe les banques départementales qui, couvrant le territoire, contribuait paradoxalement à son morcellement en en faisant une juxtaposition de marchés du crédit relativement étanches : ceci achève l’institution de la Banque de France comme banque centrale [Leclercq, 1999]. Cette unification monétaire et bancaire suppose la réapparition des succursales, puis leur multiplication. Rendant peu réaliste la pratique de visites inopinées et irrégulières par les membres du Conseil général, elle conduit au rétablissement de l’inspection en 1852. [Premier paragraphe]

Sous la direction de BRUNIER Sylvain, PILMIS Olivier Publié en 2020-04 Collection Sciences Sociales
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Scandales sanitaires, violences policières, pollution environnementale, manquements au Code du travail, évaluation de telle politique publique… tous suscitent la mobilisation de services d’inspection. Leur convocation régulière ne les exempt pas de critiques : tatillons, ils entraveraient la bonne marche de l’économie ; déconnectés du terrain, ils incarneraient un pouvoir bureaucratique sourd aux revendications ; soumis à l’autorité d’une tutelle, ils « blanchiraient » délibérément des inspectés fautifs. Les contributions réunies dans cet ouvrage montrent que les services d’inspection n’ont pas qu’un nom en commun mais que leur activité en fait des intermédiaires entre des inspectés et des donneurs d’ordre. Inspecter consiste aussi bien à faire la lumière sur le déroulement et les causes de certaines crises, qu’à contrôler, de manière plus routinisée, la conformité des pratiques d’acteurs et privés avec un ensemble de règlementations et de règles. L’inspecteur n’est pas seulement celui qui vérifie que les inspectés appliquent la règle, il se fait également le rapporteur de ce qu’ils lui ont donné à voir.

in Futures Past Sous la direction de FRITSCHE Ulrich, KÖSTER Roman, LENEL Laetitia Publié en 2020-04
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The chapter claims forecasting is a process during which forecasts are regularly updates and revised. Paying attention to the dynamics of expectations provides the opportunity to study changes in expectations formed by professionals, and thus give insights into how their labor unfolds. Drawing upon data from a purposelybuilt database of forecasts running from September 2006 to September 2017, linear and logistic regression models investigate the informational and organizational grounds of forecasts revisions. It suggests that similar forecasts form a consistent sequence, so that revisions mostly consist in the adjustments of ‘old’ forecasts with respect to newly available information. By and large, forecasting means updating former forecasts. Besides, data shows the core activity of forecasting organizations, and in turn their audience, matter to understand the extent to which they revise their forecasts: despite what forecasters claim in interviews, public institutions, among which the IMF or the OECD, tend to revise their forecasts on a wider scale than private banks or insurance companies. Eventually, scrutinizing how forecasts revisions distribute according to the years during which they are produced, stress that during major economic crises, such as the Great Recession, forecasters not only revise their former expectations downward but also upward. This hints at a Durkheim-inspired interpretation of economic crises as re-opening the future.

The popularity of labels as tools of government is growing in many policy areas. This chapter focuses on the creation and implementation of one specific kind of label, which we have defined as a “rewarding label”. These labels are granted by governments or public authorities and reward organizations for their contribution to public welfare. Governance by rewarding labels relies on the mechanisms of competition and social distinction at play within a given field, in order to orient actors towards options that governments consider to be in the public interest. Taking eco-labels and nutritional charters as case studies, this chapter shows the difficulties involved in governing through this tool. Rewarding labels are designed to satisfy a range of conflicting objectives and interests and their application has become a site of conflict among public authorities and private actors. Four limitations to this approach are highlighted: management of labels’ reputations, consumer enrolment, competition between companies, and competition between government labels and other market devices or actors.

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