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La politisation et la dépolitisation des politiques européennes telles que les aides d’État sont des facteurs clés de légitimation et de contestation de l’Union européenne. La littérature tend à analyser ces processus soit sous l’angle de la politisation soit sous celui de la dépolitisation. Il est rare qu’elle les appréhende simultanément. Cette thèse considère au contraire que ces deux phénomènes présentent une certaine fluidité au sein de structures de gouvernance multiniveau (GMN) telles que l’UE, dans lesquelles les agents jouent un rôle essentiel. La thèse étudie d’abord 266 affaires d’aides d’État jugées « illicites avec obligation de récupération » afin d’identifier lesquelles ont été portées en appel et d’évaluer le niveau de couverture médiatique de chaque affaire. À partir de ces 266 dossiers, la thèse a sélectionné ceux d’Apple, en Irlande, et Ilva, en Italie, pour une analyse approfondie et détaillée. Ce travail explore la manière dont les acteurs ont cherché à politiser et dépolitiser les affaires d’aide d’État dans les médias nationaux. Une analyse de claim-making est réalisée afin de comprendre comment les acteurs tentent de légitimer ou délégitimer leurs propres actions ou celles des autres acteurs en présence (la Commission, Apple, Ilva et les gouvernements irlandais et italien). Un corpus de 100 journaux a été constitué à partir de la base de données Factiva, dont deux journaux de référence (de centre gauche et centre droit) pour chacun des pays concernés : The Irish Times et The Irish Independent pour l’Irlande ; Il Sole 24 Ore et La Repubblica pour l’Italie. Les résultats font apparaître que l’appel porté par un État membre constitue un moment majeur dans la trajectoire de politisation comme de dépolitisation d’une affaire d’aide d’État. Plus précisément, dans l’affaire Apple, le TINA (There is no Alternative) a été utilisé comme stratégie de dépolitisation discursive de l’acte d’appel. Or, il est intéressant de noter que l’appel contribuait à la politisation générale de l’affaire d’aide d’État. D’autres stratégies de dépolitisation (prises de position – claims – dites d’« apaisement »), visant à calmer les tensions du passé entre le gouvernement italien et la Commission, ont en revanche été mises en œuvre avec succès. Du point de vue de la politisation, on observe ainsi deux schémas différents : dans l’affaire Apple, c’est la « voie d’un conflit international » (le gouvernement irlandais opposé à la Commission) qui a été suivie ; quant au dossier Ilva, il a soulevé des interrogations sur le gouvernement italien et la gestion de l’entreprise.

in Comunicazione Politica Publication date 2018-04
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The aim of this study is to examine how and when Hugo Chávez chose to appeal to certain emotions in his discourse as a strategy. When did he decide to use positive emotional appeals such as enthusiasm, pride, amusement or sympathy and when did he resort to negative appeals such as anger or anxiety? This research attempts to answer these questions by using theories and frameworks of emotional appeals (Brader, 2006) and affective intelligence (Marcus, Neumann and Mackuen, 2000). The study uses a classical content analysis to identify words that appeal to either negative (fear, anger and anxiety) or positive emotions (enthusiasm, pride, amusement and sympathy). The results show that Chávez was more likely to attack his opponents and to use anger appeals when inflation rates were high. The results also indicate that Chávez used sympathy appeals when his popularity ratings were high, and anger and anxiety appeals when they were low. The study concludes that Chávez was able to collectivise emotions across millions of people in Venezuela who felt connected, first emotionally and then ideologically, with his Bolivarian revolution.