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in La déconnexion électorale Sous la direction de GOUGOU Florent, TIBERJ Vincent Publié en 2017-04
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Les élections régionales des 6 et 13 décembre 2015 interviennent peu après le troisième anniversaire du collectif de La Manif pour tous dont la première manifestation en opposition au projet de loi Taubira sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe se tenait le 17 novembre 2012. Quatre ans et demi après sa fondation et quatre ans après l’adoption définitive de la loi à l’Assemblée nationale le 23 avril 2013, le collectif est toujours mobilisé. L’abrogation de la loi Taubira reste au cœur des revendications du mouvement mais il s’est saisi de nouveaux enjeux. De même, ses répertoires d’action ont évolué et se sont diversifiés. La dernière manifestation de rue organisée à Paris remonte au 16 octobre 2016. Par ailleurs, plusieurs groupes affiliés au mouvement investissent l’espace public avec leurs actions. Le collectif a aussi développé ses activités de lobbying et s’est saisi de toutes les échéances électorales pour interpeller les candidats et les inviter à se prononcer sur ses revendications. Dans le cadre des élections régionales, huit meetings ont été organisés, intitulés « Questions pour un président de région », durant lesquels des têtes de liste des Républicains, de l’UDI, du MoDem, du FN et de Debout la France ont accepté de répondre aux questions axées sur les compétences des régions concernant la « vie quotidienne des familles ». (Premier paragraphe)

Dans un contexte de diversification des configurations familiales, cette thèse analyse d’abord l’impact des bifurcations familiales sur la socialisation politique secondaire des femmes. Elle permet ensuite de comprendre comment ces bifurcations influent sur la façon dont les femmes conçoivent leur rôle d’agent socialisateur auprès de leurs (beaux-) enfants. L’enquête s’appuie sur une double comparaison, d’une part entre trois structures familiales - nucléaires, monoparentales et recomposées - et d’autre part entre des contextes associatifs et non associatifs. Une analyse quantitative des données ÉRFI de l’INED vient compléter le recours à des méthodes qualitatives plurielles : une enquête ethnographique dans trois associations et une enquête par entretiens auprès de 88 femmes, mères en famille nucléaire ou monoparentale et belles-mères en famille recomposée. Les résultats montrent que les configurations familiales influent sur le processus de socialisation politique. Les expériences de recomposition, et encore plus de séparation, suscitent chez les femmes des socialisations de transformation ; celles-ci sont marquées par une modification de leurs valeurs à l’égard de la famille et des rôles de genre, de leur perception de la justice, des politiques de la famille et des politiques sociales. Ces transformations influent in fine sur le rapport des femmes à l’offre politique. La trajectoire familiale affecte ensuite la façon dont les femmes conçoivent leur rôle d’agent socialisateur. L’analyse montre que le contenu qu’elles souhaitent diffuser à leurs (beaux-) enfants ainsi que les mécanismes et l’intentionnalité à agir qu’elles décrivent varient selon la structure familiale.

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in Les Inaudibles. Sociologie politique des précaires Publié en 2015-03
BOZEC Géraldine
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La lutte contre la précarité féminine a représenté un des chantiers centraux du ministère des Droits des femmes créé en 2012. Aujourd’hui, 53 % des pauvres en France sont des femmes, parmi lesquelles les mères célibataires sont particulièrement vulnérables : on compte 50 % de pauvres parmi les mères seules inactives et près de 16 % parmi celles qui travaillent. Si le phénomène n’est pas nouveau, les chercheurs en sciences sociales ne s’y sont intéressés que récemment. Nombre de travaux pionniers sur l’exclusion et la pauvreté n’abordaient pas ou peu la question du genre. Les recherches dans ce domaine, qui se développent surtout à partir des années 2000, mettent l’accent sur les ressorts et les spécificités de la précarité féminine à partir d’approches essentiellement statistiques. La dimension subjective de la précarité des femmes et des hommes a été quant à elle plus rarement explorée. Il en est de même du rapport aux institutions et au politique des femmes précaires : les enquêtes politiques tiennent généralement peu compte des populations les plus marginalisées et les travaux qui s’intéressent spécifiquement aux effets du genre, eux aussi principalement fondés sur des données quantitatives, ne permettent pas de saisir comment la politisation des femmes se fabrique au quotidien. Ce chapitre reprend le fil de ce double questionnement : le vécu de la précarité diffère-t-il pour les femmes et pour les hommes ? Si tel est le cas, quelles en sont les conséquences politiques ? Une définition large du politique qui privilégie son ancrage dans la vie ordinaire sera retenue ici. Si l’enquête prend place dans une conjoncture spécifique de campagne électorale, seront surtout examinées les relations quotidiennes avec les administrations et les services publics, ainsi que les solidarités et les clivages d’ordre collectif qui sont mobilisés dans les discours des enquêtés et qui peuvent faire apparaître ou non la dimension du genre. Autrement dit, les femmes enquêtées s’expriment-elles politiquement en tant que « femmes », mettent-elles en avant une identité féminine associée à des intérêts et des valeurs spécifiques ? [Premiers paragraphes du chapitre]

in Idées économiques et sociales Publié en 2015
BRACONNIER Céline
JARDIN Antoine
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Le 27 mai 2015, des chercheurs en science politique ont donné une conférence au lycée Janson-de-Sailly à Paris devant des élèves de 1re et terminale ES et de CPGE B/L et ECE. Ils venaient présenter l’ouvrage collectif Les Inaudibles, sociologie politique des précaires, publié en mars 2015. Celui-ci présente les résultats d’une enquête réalisée pendant la campagne présidentielle de 2012 sur le rapport à la politique de populations faisant l’expérience de la précarité.

Publié en 2015-01 Nom de la conférence VIème Congrès des associations francophones de Science Politique
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1ères lignes : S’inscrivant pleinement dans une perspective sociologique, cet ouvrage propose une synthèse bienvenue des nombreux travaux ayant questionné les notions d’âge et de génération. Il rompt avec des conceptions biologiques pour préférer une explication du social par le social. 207 Le premier chapitre présente de façon claire et exhaustive les usages ordinaires, étatiques et savants, des notions d’âges, de générations et les enjeux de classification qui les traversent. Après avoir clarifié les controverses autour des définitions savantes de ces notions, qui opposent notamment démographes, psychologues, biologistes et sociologues, Gérard Mauger souligne, dans une filiation bourdieusienne explicite, leur caractère socialement et historiquement situé et met en doute l’idée que l’âge puisse être un principe de construction de groupes sociaux. En suivant cette perspective sociologique, G. Mauger distingue et investit séparément, dans les deux chapitres suivants, générations familiales et sociales. Les héritages économiques et culturels sont étudiés pour analyser les rapports entre générations familiales. La transmission intergénérationnelle tend néanmoins à être réduite à sa dimension descendante sans considérer les dynamiques simultanées de transmission ascendante des jeunes vers les anciennes générations. De surcroît, on peut regretter l’absence de discussion autour de la notion de famille dans un contexte de diversification croissante des configurations familiales. Comment, par exemple, penser la transmission intergénérationnelle dans les familles monoparentales ou recomposées ?

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Publié en 2014-01 Nom de la conférence Journée(s) d’Etudes Questionner la Notion de Socialisation Politique : définitions, usages et repérages
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Sous la direction de TIBERJ Vincent Publié en 2013-09
DENNI Bernard
JARDIN Antoine
LE HAY Viviane
MARTIN Antoine
PERSICO Simon
PEUGNY Camille
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Baisse de la participation électorale dans l’Hexagone en général, et dans les quartiers dits sensibles en particulier, désaffection lignement des catégories populaires vis-à-vis des partis de gauche, montée des votes protestataires, inscription durable du Front national dans le paysage politique : sont les symptômes les plus évidents d’une société et d’un lien électoral et politique tous deux sous tension. Pourtant, on assiste dans le même tempss faits à une modification en profondeur du rapport au politique, entraînant dans son sillage avec à la fois des aspects négatifs, bien connus, mais aussi des conséquences positives. Ainsi, si les citoyens sont plus critiques et défiants, mais c’est parce qu’ils sont plus également plus exigeants et mieux informés. Ils votent moins par sentiment de « devoir », mais peuvent en revanche s’impliquer davantageparticiper plus d’autres manières et par via d’autres canaux. L’objectif de ce livre collectif est de présenter proposer un portrait de cette nouvelle France politique à la lumière des élections de 2012, mais pas seulement : il analyse les données actuelles à la lumière aussi au miroir des évolutions constatées depuis 25 ans tant en termes de nouveaux clivages sociaux que des évolutions majeures sur le plan des en valeurs. Il fait le point sur des sujets aussi importants que le rapport des catégories populaires au vote et l’émergence politique des nouvelles inégalités, notamment la question de la diversité, les recompositions de la citoyenneté, les ressorts des votes FN, les transformations de la gauche et de la droite, notamment. Se dessine ici le portrait d’une nouvelle démocratie française. Vincent Tiberj (sous la dir.), chargé de recherche FNSP au Centre d’études européennes de Sciences Po Paris et maître de conférences à Sciences Po Paris, est spécialiste de sociologie électorale. Il a notamment publié La crispation hexagonale : France fermée contre France « ouverte » chez Plon (2008).

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