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in Migration, Urbanity and Cosmopolitanism in a Globalized World Sous la direction de LEJEUNE Catherine, PAGÈS-EL KAROUI Delphine, SCHMOLL Camille, THIOLLET Hélène Publié en 2021-05-25
LIEBER Marylène
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Since 2016, hundreds of Chinese migrants selling sexual services in Paris have been the target of systematic control operations by the police, whose clear objective is to “sweep” prostitution out of some neighbourhoods. In reaction to these measures, a group of Chinese women organized their own collective, The Steel Roses (Les Roses d’Acier) , and asked the local government to better prevent violence against sex workers, rather than fight sex workers themselves. By doing so, they tried to embody political agency, and asked for the local government to include them as part of the “local diversity” and as legitimate city users. In a context of local gentrification, where diversity is presented as an important characteristic of these multicultural neighborhoods, such a mobilization by migrant sex workers underlines the ongoing controversy around the definition of diversity, as well as controversy in terms of who is legitimate to embody urban imaging. This chapter proposes to describe the controversy launched by the Chinese sex workers in some districts of Paris as another case study of the ways political power relations contribute to the definition of what is diversity and who belongs to a city defined in terms of cosmopolitanism.

in Migrations société Sous la direction de DU Juan, LE BAIL Hélène, LÉVY Florence, ZHIPENG Li Publié en 2021-04-20
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Ce dossier vise à questionner le paradoxe de la visibilité et de l’invisibilité des migrants chinois et de leurs descendants en France. Si la visibilité de la population issue de l’immigration chinoise en France ne peut être niée dans le paysage urbain de certains quartiers de concentration commerciale, entrepreneuriale ou de résidence, ou lors d’évènements culturels comme les défilés du Nouvel An lunaire, on parle pourtant souvent de « minorité invisible » ou « discrète ». Cela fait moins référence à son imperceptibilité dans la ville que, d'une part, à une forme d'invisibilité de l'histoire et de la diversité de cette population, et, d'autre part, à sa marginalité sociale et politique. Dans quelle mesure les perceptions extérieures et les lieux communs assignent-ils ces personnes d’origine chinoise à des formes de visibilité et d’invisibilité ? Jusqu’à quel point les processus de visibilisation et d’invisibilisation résultent-ils de stratégies volontaires de la part de ces migrants et de leurs descendants ? C’est pour avancer sur ces questions que ce dossier rassemble les travaux issus de terrains de recherche émergents, en particulier ceux réalisés par de jeunes chercheurs ou des acteurs de la société civile. Les articles publiés sont le fruit de trois ans d’un travail collectif réalisé dans le cadre du projet « Chinois.es en Île-de-France » financé par la Ville de Paris.

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Plan de l'article : - Une histoire migratoire et une diversité des parcours méconnues ; - Des migrants invisibles ou invisibilisés ? ; - Présentation du dossier

L’épidémie de Covid-19 a été une nouvelle étape dans l’avènement d’une cause, celle de la mise en évidence et de la dénonciation d’actes et de discours racistes en France à l’égard des personnes d’origine chinoise, et plus largement d’origine asiatique. L’on ne peut comprendre la rapide circulation du hashtag #JeNeSuisPasUnVirus et la multiplication des interviews de Français d’origine asiatique dans la presse, fin janvier 2020, sans revenir sur une décennie de mobilisations collectives en faveur de cette cause. À partir des mobilisations des immigrés chinois depuis 2010, déjà bien documentées, cet article propose de se focaliser sur le rôle des descendants d’immigrés chinois et du Sud-Est asiatique, qui ont multiplié les espaces d’échange et les supports de communication, tout au long de la dernière décennie, pour mettre en place des actions collectives de lutte contre les « stéréotypes qui tuent » et pour faire reconnaître l’existence d’un « racisme anti-asiatique ».

Plan de l'article : - Une approche de l’intimité des immigrées chinoises par la sociologie clinique ; - Conflit de loyautés chez Ruguo, épouse et amante, mère dévouée et femme amoureuse ; - Interroger le passé pour mieux appréhender le présent ; - Le poids des surdéterminations sociales et psychiques au cours de la migration ; - Vivre pour les autres avant de penser à soi, singularité d’une génération de Chinois

This paper is a comparative summary of the three evaluation reports available to date7 on the new Prostitution Act. It briefly presents the main points of the Act—client criminalization, sup-port for exiting prostitution, combating sexual exploitation, and preventive measures for mi-nors—then compares the main elements of the three reports’ assessments and highlights con-vergences and divergences. The conclusion of this paper highlights the reports’ diametrically opposite explanations for the Act’s failure to “combat the prostitution system.”

in Global dialogue Publié en 2021-03-01
CHUANG Ya-Han
TRAN Emilie
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Comme dans d’autres pays d’Europe occidentale comme le Royaume-Uni ou les Pays-Bas, la présence de communautés chinoises en France remonte au début du XXe siècle. Cette présence précoce est essentiellement liée à trois facteurs : la colonisation, le recrutement de travailleurs chinois pendant la Première Guerre mondiale, et les séjours d’étudiants pendant l’entre-deux-guerres. Cette mobilité précoce a eu des répercussions sur les vagues plus récentes de migration en France : du fait du renouvellement après 1978 des premiers réseaux migratoires, Wenzhou dans la province du Zhejiang est aujourd’hui le principal lieu d’origine des migrants chinois et de leurs descendants.

Ce document est une synthèse comparée des trois rapports d’évaluation disponibles à ce jour7 de cette nouvelle loi sur la prostitution. Ce document reprend les principaux points de cette loi – pénalisation des clients, soutien à l’arrêt de la prostitution, lutte contre l’exploitation sexuelle, prévention auprès des mineur-e-s – en les présentant brièvement pour ensuite confronter les principaux éléments d’évaluation apportés par les trois rapports et mettre en évidence les convergences et divergences. La conclusion de ce document met en avant des arguments diamétralement divergents pour expliquer l’échec de cette loi de « lutte contre le système prostitutionnel ».

L’épidémie de Covid-19 a vu, en France, le regain d’actes et de discours racistes à l’égard des personnes d’origine chinoise, et plus largement asiatique, aussitôt dénoncés dans les réseaux sociaux et les médias par la jeune génération des Français d’origine asiatique. On ne peut comprendre cette réactivité sans revenir sur une décennie de mobilisation et de lutte contre les « stéréotypes qui tuent » et le « racisme anti-asiatique », durant laquelle les outils de communication ont joué un rôle important.

in Mobilités et mobilisations chinoises en France Sous la direction de CHUANG Ya-Han, TRÉMON Anne-Christine Publié en 2020-12
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Plan du chapitre : - Quand la marginalité et les violences amènent à revendiquer son droit de cité ; - Une (vaine) tentative de redéfinition de la diversité locale : être reconnues comme usagères légitimes de l’espace public ; - Une (vaine) tentative de redéfinition des violences : victimes de l’insécurité plutôt que de la prostitution ; - Pour conclure

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