Co-auteur
  • VON BUSEKIST Astrid (1)
Type de Document
  • Thèse de doctorat (1)
Dans cette thèse, l’auteur prolonge une intuition présente dans la conception arendtienne du jugement politique et selon laquelle « quand on juge, on juge en tant que membre d’une communauté ». A rebours d’une certaine image de la communauté, les réflexions d’Arendt sur le jugement invitaient non seulement à envisager du commun là où il n’y en avait a priori pas mais surtout à concevoir la notion de communauté comme un concept aspectuel et comme une pratique politique perspectiviste. Aussi, cette thèse cherche-t-elle à déployer une représentation synoptique de la notion de communauté, c’est-à-dire à faire l’expérience du concept de communauté sous différents aspects. Pour ce faire, l’auteur s’intéresse, dans une première partie, aux sens en usage de la notion de communauté dans des travaux théoriques aussi différents que ceux de John Rawls, Alasdair MacIntyre, Chantal Mouffe et Jacques Rancière. La seconde partie de ce travail vise quant à elle d’une part, à prolonger la tentative de clarification du concept de communauté et, d’autre part, à éprouver l’hypothèse selon laquelle activité et participation commune au jugement sont créatrices de communauté. Les topoï retenus, des topoï juridiques, se focalisent précisément sur ces moments où l’image de la communauté, où l’idée même d’une chose commune en partage, devient problématique. Situations de krisis, au double sens du terme c’est-à-dire de crise et de décision, situations à la frontière du droit et de la politique, situations limites au point d’intersection entre communauté et extranéité, ils sont autant d’exemples de la possibilité de conjuguer ensemble division et communalité.