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En France, chaque campagne présidentielle charrie son lot de promesses de réductions massives du nombre de fonctionnaires. En avril 2021, la presse préparait ainsi le terrain de la prochaine course à l’Élysée. Le Figaro s’interrogeait : « Pourquoi le nombre de fonctionnaires ne baisse-t-il pas ? » et Acteurs publics s’alarmait d’une « explosion des créations d’emplois à l’État » car la Cour des comptes constatait une hausse de… 0,1 % des effectifs en 2020 ! Cette préoccupation n’est pas neuve. De Saint-Just à Macron, en passant par Charles Maurras ou Jacques Duclos, tout le spectre politique a affirmé un jour que l’État emploie trop de fonctionnaires. Au fil de l’enquête historique, Émilien Ruiz examine les ressorts de cet unanimisme : le flou de la notion de « fonctionnaire », les conditions du développement de l’État, les idées reçues sur le statut, les obstacles à la féminisation et l’échec des politiques de baisse des effectifs. Derrière les débats sur le nombre des fonctionnaires, cette histoire d’une obsession française révèle finalement un enjeu moins comptable que démocratique : celui du rôle que nous entendons, collectivement, assigner à l’État.

in Histoire et mesure Publication date 2021-06
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Le caractère pléthorique du nombre des fonctionnaires occupe une place de choix parmi les idées reçues sur les administrations. Dans le même temps, l’absence de réelle convention sur ce qu’est un « fonctionnaire » complique considérablement toute velléité de mesure empirique du phénomène. Le déséquilibre est alors frappant entre, d’un côté, la multiplication des arguments comparatifs dans les champs médiatiques et politiques, et, de l’autre, la faiblesse de leur traitement par les sciences sociales et historiques. Les contributions réunies dans ce dossier proposent quelques jalons pour étudier, dans différents contextes (nationaux, coloniaux, impériaux ou supranationaux), les mesures de la fonction publique comme autant de fenêtres sur l’histoire et la sociologie des États. [numéro XXV-2, 2020, paru en juin 2021]

Si quantifier c’est « convenir puis mesurer », une difficulté majeure se pose à qui s’intéresse au volume de la fonction publique dans un pays : il n’existe pas toujours de réelles conventions sur ce que serait un « fonctionnaire ». Ajouter une perspective de longue durée complique encore la tâche puisque, selon les configurations politiques et les moyens dont disposent les organismes statistiques, les conventions comme les modalités de mesure varient avec le temps. À tel point qu’il est possible d’affirmer aujourd’hui l’incapacité des historiennes et historiens à quantifier avec précision l’évolution du « nombre des fonctionnaires » dans un pays. Comment, dès lors, envisager une approche comparative des variations de ce nombre dans plusieurs pays ? L’objet de cette note de recherche est de proposer un contournement de cette difficulté à travers la quantification d’une abstraction : celle de la perception de l’évolution du « nombre des fonctionnaires » aux États-Unis, en France et au Royaume-Uni. [numéro XXXV-2, 2020, paru en juin 2021]

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Introduction du dossier "Inquantifiables fonctions publiques ?". « Mesure » et « fonction publique » : pour qui lit régulièrement la presse généraliste ou les arguments de campagnes électorales, voilà deux termes qui semblent faits l’un pour l’autre. Cela procède notamment du fait que, parmi les nombreuses idées reçues sur le fonctionnement des États et de leurs administrations, le caractère forcément pléthorique du nombre des fonctionnaires occupe une place de choix dans les champs médiatique et politique. Le contraste est frappant entre, d’un côté, la multiplication d'arguments comparatifs (qu’ils soient simplement péremptoires ou véritablement manipulatoires) et, de l’autre, le faible nombre de travaux empiriques et comparatifs consacrés à l’histoire du développement des fonctions publiques. Cette introduction propose quelques hypothèses historiographiques pour expliquer ce décalage et expose quelques pistes pour tenter de le combler. [numéro XXXV-2, 2020, paru en juin 2021]

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Cet article revient sur le cycle de publications nées du cinquantenaire du Centre de sociologie des organisations (CSO) que le dossier "naissance de la sociologie administrative" vient clore. Depuis le colloque organisé pour les 50 ans du laboratoire en 2014, plusieurs dossiers ont été publiés : dans Entreprises et histoire (n°86, 2016), dans la Revue française de science politique (n°70-1, 2020) et à présent dans cette livraison du Mouvement social. L'ensemble vise à présenter et susciter de nouvelles réflexions critiques sur les transformations de la sociologie de l'administration depuis les travaux fondateurs de Michel Crozier et de ses équipes. En situant les contributions du dossier dans les renouvellements récents de l'histoire des sciences sociales, cet article est aussi un plaidoyer pour des réformes un peu moins oublieuses de l'histoire et de la sociologie de l'État, de l'administration et de la fonction publique.

in Le Mouvement Social Publication date 2020-12
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Ce dossier vient clore un cycle de publications qui, depuis 2014, ont engagé une discussion critique sur les apports et angles morts des recherches menées au sein d'un laboratoire de recherche : le Centre de sociologie des organisations (CSO). Il s'inscrit ainsi dans la continuité d'un numéro de la Revue française de science politique ("Saisir l'État par son administration", 70-1, 2020) qui traite de la question du rapport entre les travaux fondateurs du CSO et le développement de la sociologie administrative. La perspective y est plus sociologique qu’historique, avec des contributions centrées sur une relecture contemporaine et critique de quelques concepts développés dans le programme "l'administration face au problème du changement" lancé par Michel Crozier et ses équipes en 1964 (phénomène bureaucratique, pouvoir périphérique et système corporatiste notamment). Les articles réunis ici sous l'intitulé "naissance de la sociologie administrative" visent à offrir une perspective historique aux réflexions critiques, non seulement sur les travaux du CSO mais, plus généralement, sur la période de fondation d’une certaine forme de sociologie administrative pratiquée dans les années 1950 à 1970.

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While it took over two decades for Howard Zinn’s People’s History of the United States (Harper Collins, 1980) to be published in French as Une histoire populaire des États-Unis (Agone, 2002), the 2010s saw an increased number of other histoires populaires in France. Some of these are translations of books entitled A People’s History of. . . , offering French readers people’s histories of humanity, the sciences, or sport. However, over the past three or four years, French historiography has been enriched with many people’s histories of its own, such as those of Nantes, football, or of course France, with the successive publications by Michelle Zancarini-Fournel and Gérard Noiriel in 2016 and 2018. This growing trend raises the following question: Are “histoires populaires” just a trendy branding strategy? The commercial success of Howard Zinn’s book and its many variants (such as comic books, documentaries, abridged versions, or versions for children) may have prompted publishers to attempt to copy this phenomenon, or at least to take advantage of the “brand” represented by the title. Or rather, might the reading of these books prompt us to identify the emergence of a new way of writing about society? That is, a product of renewed historiographic approaches whereby more classic formulations—such as “a social history of . . .”—are set aside.

in Le Mouvement Social Publication date 2020-06
BRODIEZ-DOLINO Axelle
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De la naissance de l’histoire comme discipline jusqu’à ces dernières décennies, la question de l’écriture a déjà fait couler beaucoup d’encre. Elle a cependant surtout été envisagée sous l’angle des rapports entre histoire et littérature, et plus spécifiquement même entre histoire et roman. Dans cet article introductif du numéro "Écrire autrement ? L'histoire sociale en quête de publics", nous abordons des transformations récentes qui permettent de situer la question de l'écriture dans un contexte bien plus large. De la tentation de la bande dessinée aux potentialités du Web, en passant par le désir de théâtre, les balades sonores offrant une histoire à ciel ouvert... il s'agit de donner à voir un champ en labour, de montrer comment les historiennes et historiens choisissent de (ou font face aux injonction à) "faite de l'histoire hors les murs". Si les modalités d’écriture constituent un enjeu méthodologique, voire épistémologique, elles sont inséparables d’interrogations qui peuvent sembler plus prosaïques mais sont fréquemment décisives dans le choix des modes de diffusion de la recherche. Au-delà des expérimentations formelles ou esthétiques, c’est bien le rôle, dans la Cité, des professions intellectuelles qui est en jeu, et la question du public auquel s’adresse la profession historienne et de la façon dont nous aspirons à l’atteindre est éminemment politique. Les transformations de ces dernières décennies se trouvent ainsi au coeur d'interrogations concernant à la fois le rôle des intellectuels dans la Cité (et le terrain laissé à des figures médiatiques qui travestissent l'histoire à des fins idéologiques) et la place occupée par l'histoire et des sciences sociales dans un monde "en crise", celui de l'édition.

Les revues en ligne et en libre accès connaissent depuis dix ans un réel dynamisme, qui se manifeste tant par la hausse du nombre de revues et d’articles consultés que par leur inventivité et leur attractivité – et ce, auprès des chercheurs comme du grand public. Pour mieux comprendre ce phénomène, qui implique une adaptation des écritures académiques, démultiplie l’audience potentielle des chercheurs et interroge les modèles économiques classiques de l’édition des revues scientifiques, trois publications pluridisciplinaires et en libre accès ont répondu à notre invitation : La Vie des idées, Métropolitiques et Mondes sociaux. Elles atteignent un lectorat sans commune mesure avec les tirages papier (par ailleurs en baisse) des revues classiques : plus de 450 000 visiteurs uniques par mois pour La Vie des idées et 20 000 à 30 000 pour Mondes sociaux ; 4 500 par jour en moyenne pour Métropolitiques. Quels sont leurs objectifs et leur modèle économique ? Quelle place y représente l’histoire, en particulier l’histoire sociale contemporaine ? Quel est leur lectorat – et celui-ci est-il en accord avec les visées initiales ? Quelles sont les clés d’un article à succès ? Est-ce valorisant pour un chercheur d’y publier ? Ont-elles recours à une écriture si différente des revues académiques classiques ? Comment élargir le public des sciences humaines et sociales tout en conservant ce qui fait leur spécificité en termes de démonstration, de rigueur et d’investigation empirique ? Autant de questions auxquelles cet entretien croisé vise à répondre.

in Humanités numériques Publication date 2020-06
BERRA Aurélien
CHÂTEAU-DUTIER Emmanuel
MORLOCK Emmanuelle
POUBLANC Sébastien
THÉLY Nicolas
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Un texte introductif peut se donner pour ambition de placer les articles recueillis dans une perspective particulière, parfois en les résumant. Si nous en croyons notre expérience de lecteurs, cette formule traditionnelle est souvent peu stimulante. Nous aimerions plutôt que les éditoriaux de la revue soient les traces d’un moment dans la vie d’une communauté, de ce qui fait bruisser les réseaux sociaux et anime les séminaires, voire de ce qui tisse ou transforme la toile de fond des travaux savants.

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