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in Humanités numériques Publié en 2020-06
BERRA Aurélien
CHÂTEAU-DUTIER Emmanuel
MORLOCK Emmanuelle
POUBLANC Sébastien
THÉLY Nicolas
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Un texte introductif peut se donner pour ambition de placer les articles recueillis dans une perspective particulière, parfois en les résumant. Si nous en croyons notre expérience de lecteurs, cette formule traditionnelle est souvent peu stimulante. Nous aimerions plutôt que les éditoriaux de la revue soient les traces d’un moment dans la vie d’une communauté, de ce qui fait bruisser les réseaux sociaux et anime les séminaires, voire de ce qui tisse ou transforme la toile de fond des travaux savants.

Depuis le début de l’épidémie, nous sommes collectivement pris dans une double avalanche : un flot ininterrompu de chiffres (décompte quotidien des morts, tentatives de mesure de la surmortalité liée au Covid-19, projections et estimations sur l’évolution pandémique par des modèles divers, élaboration d’indicateurs permettant de comprendre la diversité des réactions et réactivités nationales, etc.), mais aussi de tribunes, billets, tweets et autres publications rapides émanant non seulement des éditorialistes rompus à l’exercice du commentaire d’actualité mais aussi de chercheuses et chercheurs en sciences sociales. Ces deux flux se rencontrent parfois autour d’une question dont nous avons fait, depuis quelques années, avec d’autres collègues, un objet de recherches : celle des liens entre nombres et gouvernement. En quoi est-il nécessaire de quantifier pour décrire, comprendre, prévoir et faire face à l’épidémie ? Sous quelles conditions et jusqu’à quel point les opérations de quantification peuvent-elles constituer un danger pour les populations ? Peut-on y voir un simple instrument de manipulation et de coercition aux mains du pouvoir ? Le temps des sciences sociales, et de l’histoire en particulier, n’est pas celui de la médecine d’urgence ou de l’épidémiologie de crise. Il nous semble scientifiquement et déontologiquement prématuré de développer des analyses définitives sur la crise que traverse actuellement la planète, notamment en prétendant porter un regard péremptoire sur la valeur des “chiffres du Covid-19” et le rôle qu’ils jouent dans la mise en place de politiques publiques et la gestion des populations qu’elles engagent. Pourtant, cela n’interdit pas de montrer en quoi certaines assertions qui circulent dans l’espace public paraissent particulièrement problématiques sur les plans intellectuel, politique, voire pratique sur la double question de la construction et de l’usage de données quantitatives. Si nous réservons nos analyses empiriques pour un temps plus apaisé, après avoir pris le recul qui s’impose pour une enquête systématique, nous souhaitons à travers cette contribution rappeler qu’il existe un vaste champ de recherches en histoire sociale et sociologie de la quantification, et qu’il n’est pas possible de s’en tenir à l’indignation, ni de clore la réflexion par des formules catégoriques, des amalgames ou des sophismes. En partant de quelques publications récentes de natures diverses (tribunes, entretiens…), principalement en langues anglaise et française (mais aussi espagnole et italienne), nous défendrons une approche de la quantification par l’histoire et les sciences sociales qui ne saurait se limiter à une association automatique entre des nombres, jugés forcément faux, et la décision publique, dénoncée comme forcément liberticide.

in Le Mouvement social Publié en 2020-06
BRODIEZ-DOLINO Axelle
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De la naissance de l’histoire comme discipline jusqu’à ces dernières décennies, la question de l’écriture a déjà fait couler beaucoup d’encre. Elle a cependant surtout été envisagée sous l’angle des rapports entre histoire et littérature, et plus spécifiquement même entre histoire et roman. Dans cet article introductif du numéro "Écrire autrement ? L'histoire sociale en quête de publics", nous abordons des transformations récentes qui permettent de situer la question de l'écriture dans un contexte bien plus large. De la tentation de la bande dessinée aux potentialités du Web, en passant par le désir de théâtre, les balades sonores offrant une histoire à ciel ouvert... il s'agit de donner à voir un champ en labour, de montrer comment les historiennes et historiens choisissent de (ou font face aux injonction à) "faite de l'histoire hors les murs". Si les modalités d’écriture constituent un enjeu méthodologique, voire épistémologique, elles sont inséparables d’interrogations qui peuvent sembler plus prosaïques mais sont fréquemment décisives dans le choix des modes de diffusion de la recherche. Au-delà des expérimentations formelles ou esthétiques, c’est bien le rôle, dans la Cité, des professions intellectuelles qui est en jeu, et la question du public auquel s’adresse la profession historienne et de la façon dont nous aspirons à l’atteindre est éminemment politique. Les transformations de ces dernières décennies se trouvent ainsi au coeur d'interrogations concernant à la fois le rôle des intellectuels dans la Cité (et le terrain laissé à des figures médiatiques qui travestissent l'histoire à des fins idéologiques) et la place occupée par l'histoire et des sciences sociales dans un monde "en crise", celui de l'édition.

Les revues en ligne et en libre accès connaissent depuis dix ans un réel dynamisme, qui se manifeste tant par la hausse du nombre de revues et d’articles consultés que par leur inventivité et leur attractivité – et ce, auprès des chercheurs comme du grand public. Pour mieux comprendre ce phénomène, qui implique une adaptation des écritures académiques, démultiplie l’audience potentielle des chercheurs et interroge les modèles économiques classiques de l’édition des revues scientifiques, trois publications pluridisciplinaires et en libre accès ont répondu à notre invitation : La Vie des idées, Métropolitiques et Mondes sociaux. Elles atteignent un lectorat sans commune mesure avec les tirages papier (par ailleurs en baisse) des revues classiques : plus de 450 000 visiteurs uniques par mois pour La Vie des idées et 20 000 à 30 000 pour Mondes sociaux ; 4 500 par jour en moyenne pour Métropolitiques. Quels sont leurs objectifs et leur modèle économique ? Quelle place y représente l’histoire, en particulier l’histoire sociale contemporaine ? Quel est leur lectorat – et celui-ci est-il en accord avec les visées initiales ? Quelles sont les clés d’un article à succès ? Est-ce valorisant pour un chercheur d’y publier ? Ont-elles recours à une écriture si différente des revues académiques classiques ? Comment élargir le public des sciences humaines et sociales tout en conservant ce qui fait leur spécificité en termes de démonstration, de rigueur et d’investigation empirique ? Autant de questions auxquelles cet entretien croisé vise à répondre.

S’il fallut plus de deux décennies pour que l’ouvrage d’Howard Zinn, People’s History of the United States (Harper Collins, 1980), fût traduit en français sous le titre Une histoire populaire des États-Unis (Agone, 2002), les années 2010 ont vu se multiplier les histoires dites « populaires ». Il s’agit, pour partie, de traductions de people’s history of… qui offrent ainsi au lectorat francophone des histoires populaires de l’humanité, des sciences ou encore du sport. Mais depuis trois ou quatre ans, l’historiographie française s’est aussi enrichie de multiples « histoires populaires », qu’il s’agisse, par exemple, de Nantes, du football ou, bien entendu, de la France avec les parutions successives, en 2016 et 2018, des sommes de Michelle Zancarini-Fournel et Gérard Noiriel. Cette multiplication interroge : relève-t-elle d’une simple labellisation éditoriale ? Le succès commercial des travaux d’Howard Zinn et de ses déclinaisons (en BD, documentaires, versions abrégées, pour enfants, etc.) aurait ainsi conduit des éditeurs à tenter, sinon de reproduire le phénomène, de profiter de « la marque » que représente le titre. À moins que la lecture des ouvrages ainsi publiés nous conduise à observer l’émergence d’une nouvelle forme d’écriture du social ? Fruit de renouvellements historiographiques conduisant à renoncer à des formulations plus classiques, au premier rang desquelles « une histoire sociale de… ».

in Le Mouvement social Publié en 2020-06
BRODIEZ-DOLINO Axelle
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La question des écritures historiennes a pris ces dernières années des formes renouvelées qui lui donnent une triple acuité. D'une part, le rapport à l'écriture romanesque et, au-delà, à la littérature, a largement monopolisé le débat depuis dix ans, permettant de réelles avancées épistémologiques. D'autre part, le hiatus entre les baisses des ventes d'ouvrages historiens d'un côté, et l'appétit conservé du public pour l'histoire de l'autre, ménage un espace pour des travaux n'ayant rien de scientifique mais qui sont, eux, des succès de librairie et qui ne peuvent, à ce titre, qu'interroger les professionnels de la discipline. Enfin, encore peu visibles et étudiées, quantité d'initiatives fleurissent sous des formes autres que le roman ou même la littérature, en partie portées par les potentialités ouvertes depuis une large décennies par le web et le multimédia. C'est à donner à voir ce champ dynamique, et à maints égards encore exploratoire, que ce numéro est consacré. Comment écrire l'histoire autrement ? Comment reconquérir du public ? Comment, dans ces entreprises de médiation, ne pas renoncer aux pairs ? Jusqu'où peut aller le travail de transmission ? Autant de questions que ce numéro abordera en quatre axes : "Incursions littéraires" (contributions de Sylvain Lesage, Odile Macchi et Sylvain Pattieu) ; "Explorations audiovisuelles" (contributions de Marion Fontaine, Isabelle Backouche et Sarah Gensburger) ; "Expérimentations numériques" (contributions de Malika Rahal, Nicolas Delalande, Emmanuel Bellanger, Charlotte Vorms et Sébastien Poublanc) ; et "Innovations académiques ?" (contributions d'Antoine Prost et Émilien Ruiz). Un cahier de compte rendu, "l'histoire sociale autrement", ajoute aux notes de lectures traditionnelles, celles de chercheuses et de chercheurs ayant rencontré des oeuvres littéraires, dessinées, filmiques, etc. dans leurs travaux.

in Revue française de science politique Sous la direction de RUIZ Emilien, BORRAZ Olivier Publié en 2020-03
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Pour une sociologie des rouages de l'action publique-Le gouvernement par la performance entre bureaucratisation, marché et politique-Une sociologie comparée des marchés du travail administratifs-Les collectivités françaises entre autonomie et régulations étatiques-Ressaisir la centralisation à partir de la périphérie Etudier les rouages administratifs de l'action publique pour mieux comprendre l’État : c’est ce que propose le dossier thématique de ce numéro, qui rend compte d’un colloque organisé par le Centre de sociologie des organisations (CSO) à l’occasion de son cinquantenaire. Loin d’une simple visée commémorative, ses contributions offrent un regard transversal sur les métamorphoses contemporaines de l’État. Une troisième édition de la chronique bibliographique sur l’ethnographie politique vient enrichir cette livraison.

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Reprenant l’ambition du programme lancé en 1964 par le Centre de sociologie des organisations (CSO) pour étudier empiriquement l’administration française, le présent numéro entend démontrer tout l’intérêt que revêt aujourd’hui une étude de l’État par son administration, en complément d’une entrée par la sociologie de l’action publique. En revenant sur les flux et reflux de cette approche en France depuis le milieu des années 1960, en pointant les apports et les limites des travaux menés dans le cadre du programme « L’administration face au changement », cet article introductif plaide ainsi pour une sociologie des rouages de l’action publique. C’est par une approche transversale et transsectorielle, tant au niveau central qu’à l’échelle territoriale, qu’il est possible de saisir les questions de permanence et de changement, mais également de répondre à la question : qu’est-ce qui fait tenir l’État ?

in Humanités numériques Publié en 2020-01
BERRA Aurélien
CHÂTEAU-DUTIER Emmanuel
MORLOCK Emmanuelle
POUBLANC Sébastien
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La création d’Humanités numériques s’inscrit dans un moment particulier des sciences humaines et sociales. Les révolutions proclamées et les transitions programmées font place à des évolutions collectives, qu’il nous appartient d’influencer pour qu’elles soient intelligentes et heuristiques. À l’heure où paraissent ses deux premiers numéros, la présentation générale de la revue sur OpenEdition Journals s’achève sur ces mots : « Nous publions des auteurs et acteurs prêts à objectiver, chroniquer et critiquer, au sens le plus riche du terme, l’évolution de leurs pratiques et de leur pensée. » Ce premier éditorial vise à expliciter succinctement ces intentions, l’historique du projet et les soutiens qui lui donnent les moyens de ses ambitions, tandis que l’éditorial suivant commentera le contenu de ces numéros.

Publié en 2014-03 Nom de la conférence Séminaire de l'enquête Handicap Santé Ménages
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