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Quel est le prix d’une vie ? Bien loin de n'être qu'une métaphore, cette expression renvoie à des questions qui sont au cœur de notre conception du politique. Le prix d’une vie correspond à son équivalent matériel, qu’il soit monétaire ou constitué par d’autres biens, des intérêts économiques ou politiques, des conquêtes militaires. Tout se paie et s’échange, et la conversion se fait dans les deux sens : des vies sont rapportées à des biens matériels et des biens matériels sont obtenus au prix de nombreuses vies. L’État n’est pas le seul à attribuer une valeur aux vies humaines. C’est également le cas du marché, mais aussi, en raison de la solidarité entre ses membres, de toutes les communautés auxquelles les individus appartiennent. Cet ouvrage décrit avec minutie les équivalences matérielles des vies humaines en ayant pour ligne de mire une réflexion sur leur caractère juste ou injuste. Poser la question du juste prix de la vie, c’est encourager la préservation des existences, mais c’est aussi risquer de trouver certains compromis trop coûteux. L’égalité en droit des vies humaines ne signifie pas que les moyens pour les sauver ou les protéger soient et doivent être identiques. La tension est profonde entre les exigences de l’humanisme et les contraintes du matérialisme. Quelles contreparties céder pour sauver ou protéger des vies, et combien faut-il de vies pour gagner une guerre ?

in Global Policy Publié en 2020-05-04
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Ariel Colonomos explores the difficult choices facing states tackling the COVID-19 pandemic.

in Les Dossiers du CERI Publié en 2020-04-15
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Peut-être, sur le plan éthique, n’y-a-t-il pas de différence entre sauver 10 000 personnes et en sauver une seule (le nombre, ici, ne doit pas être un critère de choix) ? Peut-être qu’en sauvant une personne, on sauve le monde. Peut-être, d’un point de vue métaphysique, la valeur d’une vie est-elle infinie ? Ou bien encore, simplement, c’est une question de principe, la vie n’a pas de prix. Il n’en demeure pas moins que, d’un point de vue politique, penser et dire que les nombres ne comptent pas constitue une erreur. C’est particulièrement le cas dans le contexte d’une épidémie et d’une pandémie, où, précisément, le politique est sommé de « rendre des comptes »...

Publié en 2020-03-19
LEGUIL-BAYART Jean-François
HOURCADE Bernard
LABORIER Pascale
MION Frédéric
PÉCLARD Didier
PRENTICE Deborah
AUBENAS Florence
ROY Olivier
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Fariba Adelkhah et Roland Marchal, chercheurs au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po, ont été arrêtés en Iran au début du mois de juin 2019. Incarcérés depuis lors, ils sont retenus dans la prison d'Evin, au nord de Téhéran. Leurs collègues se mobilisent pour leur libération. Dans cet ouvrage de combat, ils utilisent les outils de la recherche pour analyser de telles situations de crise politique et diplomatique, rappellent la fragilité de l’indépendance scientifique et les périls qu’encourent quotidiennement des centaines d’universitaires sur de nombreux terrains internationaux pour faire avancer la connaissance.

in Pour Fariba Adelkhah et Roland Marchal. Chercheurs en périls Publié en 2020-03-19
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À l’heure où les détentions de Fariba Adelkhah et de Roland Marchal se prolongent, il est important de comprendre quels sont les termes du terrible problème, souvent traité comme un dilemme, auquel sont confrontés, dans une telle situation, les États dont les ressortissants sont ainsi injustement traités. Nommer les choses est déjà une gageure, et on peut ici distinguer au moins deux possibilités. Si les protestations émanant des injustes accusations formulées contre Fariba Adelkhah et Roland Marchal parviennent à convaincre leurs geôliers de les libérer, si les accusations sont levées après un procès équitable, nos deux collègues sont des prisonniers qui rentrent dans leur pays à la suite de soupçons infondés reconnus par l’Iran. Si, à l’inverse, la libération des captifs dépend de contreparties et si l’obtention de ces contreparties motive leur maintien en détention par l’État qui les détient, les prisonniers deviennent des otages...

in Pour Fariba Adelkhah et Roland Marchal. Chercheurs en périls Publié en 2020-03-19
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Ce livre offre une trace écrite à un événement qui assumait d’emblée de ne pas être un colloque comme les autres, mais de contribuer à la mobilisation en faveur de la libération de Fariba Adelkhah et de Roland Marchal en proposant, le 31 janvier 2020 à Sciences Po, une journée de débats destinés à un large public. Les participants étaient invités à réfléchir aux diverses questions – politiques, juridiques, éthiques – que la détention injuste de nos deux collègues soulève : les chercheurs captifs sont-ils des prisonniers scientifiques ou politiques ? Quel droit et quelle justice pour ce genre d’otages ? Quelles sont les expériences dont peut se nourrir la communauté académique pour faire face à de telles atteintes ?

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Prima facie, the pursuit of national interest stands in contradiction with the rules of global justice. Indeed, the former relies upon selfishness and the maximization of national utility, while the latter presupposes distributive measures at the global level that exercise some constrain on state behavior. However, these two notions are open to interpretation and, sometimes, even lack clarity. This paper will look for clarification and will ask whether it is possible to go beyond the radical difference between those two logics. I will start by underlining the reasons why the national interest and global justice are in contradiction with each other. Although they are not commensurable, the paper will then argue the two can be compatible in specific equilibriums of international politics, I will refer to as the “rationalist” and the “revolutionist” modes. Finally, the paper will discuss whether, in the best of all possible worlds, we should strive for this compatibility.

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Alors que l’on fait le décompte des personnes blessées par les forces de l’ordre au cours des dernières manifestations des « gilets jaunes », une question fait débat : l’usage de la force destinée à contrôler les manifestants, et également à éviter des débordements violents, est-il vraiment « proportionné » ? On n’en dit guère davantage, si ce n’est que – pour compléter la proportionnalité – on rajoute la notion de « gradation ».

in Un monde fragmenté. Autour de la sociologie des Relations internationales de Bertrand Badie Sous la direction de ALLÈS Delphine, MALEJACQ Romain, PAQUIN Stéphane Publié en 2019-01
CHARILLON Frédéric
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[...] Le souci d’éclairer les évolutions de l’espace mondial contemporain, des « Printemps » arabes à la valorisation de la déviance comme arme politique, forme [...] le fil conducteur de ce volume. Les 26 auteurs ici rassemblés, qui ont accompagné d’une façon ou d’une autre l’évolution de la pensée de Bertrand Badie, rendent ainsi hommage à ses travaux et à sa sociologie de l’international. [...]

in Journal of International Political Theory Publié en 2018
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Hostages have become an important political and security issue in the context of conflicts in the Middle East and in Africa. The work of Marcel Mauss helps us to shed a new light on this phenomenon, which today is portrayed in negative terms as a major violation of fundamental universal rights such as the right to liberty. In The Gift, however, Mauss refers to the granting of hostages as “acts of generosity.” In line with Mauss’ approach, I consider hostageship as a “total social phenomenon,” combining politics, law, and economics, in both domestic and global settings, which reveals structural political and social questions that need to be addressed. The article highlights the role that hostages fulfilled as “gifts” in premodern international relations when hostages were granted and not taken as they are today. I underline the role they notably performed as elements of proto-diplomacy. I show the reasons why the function of hostages has changed over time by underlining the importance of the later Middle Ages as a transitional moment. Finally, I discuss the issue of contemporary hostageship from a normative perspective, arguing along with Mauss, against an interest-based utilitarian vision of hostageship and in favor of a solidarist approach to hostage crises.

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