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in European Review of International Studies Sous la direction de COLONOMOS Ariel, BEARDSWORTH Richard Publié en 2020-12-17
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This special issue argues in favor of a new approach to the study of norms of warfare, which combines a normative analysis of ethical problems arising in war with an explanatory analysis of the use of force. Norms of warfare go as far back as Antiquity, and their study has followed a long historical path. In recent years, the ethics of war, mostly grounded in philosophy, has considerably expanded as a field. Notwithstanding such efforts to refine our normative knowledge of what should be just norms for the use of force, we argue that a more interdisciplinary approach is required to orient the study of the laws of war. In this Special Issue, proposals are made that, along with normative analysis, bring to the discussion not only disciplines such as political science and international relations, but also social theory, psychology and the neurosciences. We argue from a non-ideal perspective, that in order for norms to be just, they need to be ‘plausible’ for those who should abide by them. They also need to make sense in the context of democratic societies that favor a pluralistic debate on justice and ethics. Epistemically, we argue that, in order to understand if norms are plausible and just, reducing the gap between the normative and the empirical is required.

in European Review of International Studies Publié en 2020-12-17
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This paper argues that, for both sociological and epistemic reasons, the ethics of war needs the social sciences and, accordingly, sets an alternative to the two prevailing approaches in the literature in the ethics of war field, i.e. the just war tradition model and the ethics of war theory. Given what we learn from the factual description of war and its interpretation in the social sciences, and given what their epistemic premises are, both models - and more particularly the second one – fail to address important normative issues that arise in the course of warfare. Based on the discussion of two case studies – states’ policy in the face of hostage-taking and the rule of proportionality – I argue it is important to move beyond the divide between a state-centric approach (the just war tradition) and an individualistic one (the ethics of war theory): it is indispensable to take into consideration other social spheres where norms emerge and find, between those spheres, some ‘overlapping normative ground’. I argue, both sociologically and normatively, that norms rely upon interlocking sets of expectations. I also argue that these social expectations need to be thoroughly examined in order to ascertain the plausibility of norms in warfare. As a conclusion, for reasons that are both sociological and normative, I stress the political importance, within a liberal and knowledge-oriented society, of the access to facts that always need to be interpreted when making normative claims.

in European Review of International Studies Publié en 2020-12-17
BEARDSWORTH Richard
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This special issue argues in favor of a new approach to the study of norms of warfare, which combines a normative analysis of ethical problems arising in war with an explanatory analysis of the use of force. Norms of warfare go as far back as Antiquity, and their study has followed a long historical path. In recent years, the ethics of war, mostly grounded in philosophy, has considerably expanded as a field. Notwithstanding such efforts to refine our normative knowledge of what should be just norms for the use of force, we argue that a more interdisciplinary approach is required to orient the study of the laws of war. In this Special Issue, proposals are made that, along with normative analysis, bring to the discussion not only disciplines such as political science and international relations, but also social theory, psychology and the neurosciences. We argue from a non-ideal perspective, that in order for norms to be just, they need to be ‘plausible’ for those who should abide by them. They also need to make sense in the context of democratic societies that favor a pluralistic debate on justice and ethics. Epistemically, we argue that, in order to understand if norms are plausible and just, reducing the gap between the normative and the empirical is required.

Quel est le prix d’une vie ? Bien loin de n'être qu'une métaphore, cette expression renvoie à des questions qui sont au cœur de notre conception du politique. Le prix d’une vie correspond à son équivalent matériel, qu’il soit monétaire ou constitué par d’autres biens, des intérêts économiques ou politiques, des conquêtes militaires. Tout se paie et s’échange, et la conversion se fait dans les deux sens : des vies sont rapportées à des biens matériels et des biens matériels sont obtenus au prix de nombreuses vies. L’État n’est pas le seul à attribuer une valeur aux vies humaines. C’est également le cas du marché, mais aussi, en raison de la solidarité entre ses membres, de toutes les communautés auxquelles les individus appartiennent. Cet ouvrage décrit avec minutie les équivalences matérielles des vies humaines en ayant pour ligne de mire une réflexion sur leur caractère juste ou injuste. Poser la question du juste prix de la vie, c’est encourager la préservation des existences, mais c’est aussi risquer de trouver certains compromis trop coûteux. L’égalité en droit des vies humaines ne signifie pas que les moyens pour les sauver ou les protéger soient et doivent être identiques. La tension est profonde entre les exigences de l’humanisme et les contraintes du matérialisme. Quelles contreparties céder pour sauver ou protéger des vies, et combien faut-il de vies pour gagner une guerre ?

Notre thèse explore deux anomalies quant aux théories sur les interactions hydriques transfrontalières. Le lac Victoria, où toutes les conditions matérielles, économiques et environnementales sont données pour les conflits, et pourtant la coopération s’impose. Et le fleuve Uruguay, où un régime institutionnel solide existait et les conditions environnementales étaient optimales, et pourtant la coopération fût brisée et le conflit éclata. Pour élucider l’énigme de ces cas, au lieu de sonder les aspects politiques et institutionnels des bassins, comme font certaines approches, ou ceux physiques, comme en font d’autres, nous proposons une autre voie. Notre démarche consiste à porter le regard vers ce qui donne naissance aux actions des agents en interaction avec leur milieu, à savoir la nature humaine et le fonctionnement du cerveau. Afin de conduire cette enquête, nous nous appuyions sur trois axes. Le premier est celui des entretiens que nous avons réalisés dans les bassins étudiés. Le deuxième est la sociologie de Gabriel Tarde, laquelle invite à une continuation actualisée d’un projet de recherche du social permettant l’intégration des développements scientifiques biologiques, évolutifs et cognitifs. Le troisième axe est celui des neurosciences, lesquelles confirment plusieurs intuitions tardiennes, et permettent de mieux cerner les aspects référant à la nature humaine dans son interaction avec la société et l’environnement. Notre enquête montre alors comment les dynamiques du conflit et de la coopération convergent dans la conscience, en tant que la clé qui, par-delà toute situation environnementale donnée, permet aux humains d’actualiser d’innombrables potentialités.

in Global Policy Publié en 2020-05-04
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Ariel Colonomos explores the difficult choices facing states tackling the COVID-19 pandemic.

in Les Dossiers du CERI Publié en 2020-04-15
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Peut-être, sur le plan éthique, n’y-a-t-il pas de différence entre sauver 10 000 personnes et en sauver une seule (le nombre, ici, ne doit pas être un critère de choix) ? Peut-être qu’en sauvant une personne, on sauve le monde. Peut-être, d’un point de vue métaphysique, la valeur d’une vie est-elle infinie ? Ou bien encore, simplement, c’est une question de principe, la vie n’a pas de prix. Il n’en demeure pas moins que, d’un point de vue politique, penser et dire que les nombres ne comptent pas constitue une erreur. C’est particulièrement le cas dans le contexte d’une épidémie et d’une pandémie, où, précisément, le politique est sommé de « rendre des comptes »...

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Fariba Adelkhah et Roland Marchal, chercheurs au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po, ont été arrêtés en Iran au début du mois de juin 2019. Incarcérés depuis lors, ils sont retenus dans la prison d'Evin, au nord de Téhéran. Leurs collègues se mobilisent pour leur libération. Dans cet ouvrage de combat, ils utilisent les outils de la recherche pour analyser de telles situations de crise politique et diplomatique, rappellent la fragilité de l’indépendance scientifique et les périls qu’encourent quotidiennement des centaines d’universitaires sur de nombreux terrains internationaux pour faire avancer la connaissance.

in Pour Fariba Adelkhah et Roland Marchal. Chercheurs en périls Sous la direction de COLONOMOS Ariel, FAVAREL-GARRIGUES Gilles Publié en 2020-03-19
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À l’heure où les détentions de Fariba Adelkhah et de Roland Marchal se prolongent, il est important de comprendre quels sont les termes du terrible problème, souvent traité comme un dilemme, auquel sont confrontés, dans une telle situation, les États dont les ressortissants sont ainsi injustement traités. Nommer les choses est déjà une gageure, et on peut ici distinguer au moins deux possibilités. Si les protestations émanant des injustes accusations formulées contre Fariba Adelkhah et Roland Marchal parviennent à convaincre leurs geôliers de les libérer, si les accusations sont levées après un procès équitable, nos deux collègues sont des prisonniers qui rentrent dans leur pays à la suite de soupçons infondés reconnus par l’Iran. Si, à l’inverse, la libération des captifs dépend de contreparties et si l’obtention de ces contreparties motive leur maintien en détention par l’État qui les détient, les prisonniers deviennent des otages...

in Pour Fariba Adelkhah et Roland Marchal. Chercheurs en périls Sous la direction de COLONOMOS Ariel Publié en 2020-03-19
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Ce livre offre une trace écrite à un événement qui assumait d’emblée de ne pas être un colloque comme les autres, mais de contribuer à la mobilisation en faveur de la libération de Fariba Adelkhah et de Roland Marchal en proposant, le 31 janvier 2020 à Sciences Po, une journée de débats destinés à un large public. Les participants étaient invités à réfléchir aux diverses questions – politiques, juridiques, éthiques – que la détention injuste de nos deux collègues soulève : les chercheurs captifs sont-ils des prisonniers scientifiques ou politiques ? Quel droit et quelle justice pour ce genre d’otages ? Quelles sont les expériences dont peut se nourrir la communauté académique pour faire face à de telles atteintes ?

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