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Publié en 2020-10-01 Collection Sciences politiques et relations internationales
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De Paris à Téhéran, d'Alger à Santiago ou de Bagdad à Port-au-Prince : tout au long de l'année 2019, ces villes ont été le théâtre de manifestations populaires qui ont toutes replacé le social au centre du jeu international, laissant la politique dans l'impuissance. En 2020, la circulation d'un virus mortifère, transmis par des millions d'interactions sociales, défiait tous les gouvernements de la planète. Alors que le social semblait naguère régi par le politique, les deux instances semblent avoir aujourd'hui échangé leurs attributs. Les relations internationales sont devenues inter-sociales. L'arène internationale ne se limite plus à une simple juxtaposition d'États mais est sous l'emprise d'un tissu social qui conditionne de plus en plus l'action des dirigeants. C'est l'analyse de cette conquête sociale de l'international qui est au centre de ce livre. Car les conflits actuels ne sont plus dominés par le choc des armées, mais alimentés par des phénomènes de souffrance sociale comme la pauvreté, l'insécurité alimentaire, les rivalités communautaires. Et derrière ces mouvements populaires, les entrepreneurs d'opinion, médias, réseaux sociaux, lanceurs d'alertes, acteurs privés en tous genres remodèlent les relations internationales à leur gré... Les relations inter-sociales conduisent à une nouvelle lecture du monde et de ses enjeux, elles inspirent l'urgence de nouvelles politiques étrangères et de nouvelles diplomaties.

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Les relations internationales ne se limitent plus à des manettes gouvernementales, rodées à la force et à la ruse. Désormais, elles dépendent prioritairement des dynamiques sociales signant la dévaluation du politique.

in Le Moyen-Orient et le monde. L’état du monde 2021 Sous la direction de BADIE Bertrand, VIDAL Dominique Publié en 2020-09-16
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La pandémie de Covid-19 a touché le Moyen-Orient de manière globalement moins brutale qu'ailleurs. Mais ses conséquences économiques, sociales et politiques seront probablement lourdes dans une région sensible à tous les soubresauts internationaux : à défaut d'avoir été au centre du monde - sauf peut-être durant l'antiquité -, le Moyen-Orient n'a cessé d'être au coeur de son agenda...

Sous la direction de BADIE Bertrand, VIDAL Dominique Publié en 2020-09 Collection État du Monde
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Entre le « Proche-Orient » qu’il tend à intégrer et l’« Extrême-Orient »,potentiel adversaire d’un Occident dominant, le Moyen-Orient apparaît comme un trait d’union rebelle, une marge et un espace d’affrontement permanent. Certes, cette région hors normes a une histoire propre, une dynamique forte liée à sa densité sociale et à son passé, mais elle n’a cessé d’être l’otage d’un jeu international qui la harcèle depuis des siècles, au nom de la foi, de l’ambition des conquérants, du pétrole ou tout simplement des stratégies qui opposèrent les vieilles puissances. Ces interactions renouvellent le regard, conduisant à une analyse internationale du Moyen-Orient. Si l’actualité traduit le désarroi et l’impuissance des imitateurs de sir Mark Sykes et François Georges-Picot, elle montre aussi que l’actuelle réinvention du Moyen-Orient reflète celle du monde. Après avoir retracé la formation de ce « cratère », du XIXe siècle à aujourd’hui, en passant notamment par la création d’Israël, la crise pétrolière et la révolution iranienne, les auteurs mettent en évidence les principaux acteurs – sans oublier la pandémie de Covid-19 – des grands conflits qui endeuillent le Moyen-Orient contemporain et rejaillissent sur le monde entier (de l’interminable tragédie palestinienne aux terribles guerres syrienne, irakienne, afghane et yéménite), les embarras des puissances internationales et régionales, ainsi que le curieux bras de fer saoudo-iranien et ses conséquences dans le Golfe et dans toute la région.

in Les Dossiers du CERI Publié en 2020-05-20
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La crise du coronavirus nous place d’emblée devant une série de contradictions brutales dont la résolution, incertaine pour le moment, annonce probablement des années d’atermoiement et de paralysie du jeu international. La première d’entre ces contradictions a trait au positionnement des vieilles puissances, aujourd’hui davantage affectées par la pandémie que ne le sont les pays en développement : cet ancien monde de la puissance et de la modernité découvre, soudainement et dans la peur, la tragédie du « risque global », un phénomène pourtant entré depuis longtemps dans la banalité des chroniques internationales mais qu’on avait tendance à négliger ou à traiter avec indifférence et distance. Il faut rappeler, à ce propos, que la faim dans le monde affecte, de façon sévère ou modérée, 825 millions d’humains et en tue chaque année 9 millions. Il convient aussi de garder en tête qu’une maladie parasitaire, le paludisme, touche de nos jours, comme depuis un certain temps, 220 millions de personnes entraînant annuellement dans la mort plus de 450 000 d’entre elles, sans compter l’irréversibilité des dégâts physiques et intellectuels dont bien d’autres, notamment les plus jeunes, sont victimes. Ajoutons les risques environnementaux, plus ou moins conscients, qui animent les rhétoriques tout en ne pesant encore que très marginalement sur les politiques publiques...

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Pour Bertrand Badie, la vision classique des relations internationales se fonde sur un schéma éculé, qui oublie l'histoire et la diversité des cultures. Les politiques étrangères qui s'en inspirent agissent dans un monde "qui n'existe pas", et commettent des erreurs aux conséquences dramatiques sur le fragile équilibre mondial. Le Professeur émérite à Sciences Po, l'auteur de L'hégémonie contestée, et tout récemment de Rethinking International Relations, montre que d’autres logiques peuvent se montrer plus déterminantes que la puissance. [premier paragraphe]

in Site du CERI Publié en 2020-01-29
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Bertrand Badie is the author of Rethinking International Relations, a thought provoking book in which he argues that there has been a shift in the major IR paradigms and that ignorance of such transformation is a cause of conflict and instability. Professor Badie answers our questions on his understanding of the discipline, on its transformations, on issues of power and nostalgia... Interview by Miriam Périer, CERI

Depuis que l’Amérique de Trump a fait savoir qu’elle privilégierait ses propres intérêts (America first !), tous les regards se sont tournés vers la Chine : va-t-elle se substituer aux États-Unis et incarner une nouvelle forme d’hégémonie mondiale ? L’ordre international n’a-t-il pas besoin d’un leader, si possible bienveillant ?

Cette thèse analyse l’exercice de la puissance algérienne et libyenne à travers les médiations conduites au Sahara-Sahel entre 2006 et 2018 au Nord du Mali et du Niger. Il est fait l’hypothèse que la médiation reflète l’exercice de la puissance par les États car elle mobilise les mêmes ressources sociales, économiques, politiques dans leurs composantes formelles et informelles, ce qui leur permet de se démarquer sur la scène régionale et internationale au travers de leurs interactions avec les acteurs en conflit. En dépit des critiques envers les médiateurs algériens et libyens sous le régime du Colonel Kadhafi, leurs actions servent dans une certaine mesure à imposer leurs intérêts, à les maintenir ou du moins à les afficher publiquement. Cependant, au vu des transformations de la conflictualité au cours des années 2000, la puissance n’est plus l’apanage des seuls États algérien et libyen, elle a pu être acquise dans ses composantes informelles et illégales par les acteurs maliens et nigériens eux-mêmes qu’ils soient étatiques ou non. Le déploiement de puissance se heurte alors à des contestations, des résistances et même à des contournements. Ses registres diplomatiques et militaires d’expression sont même battus en brèche par les groupes contestataires pour des périodes plus ou moins prolongées. Si les développements au Nord du Mali, depuis 2012, tendent à contredire sa force, la puissance se maintient néanmoins aujourd’hui dans la capacité à produire un certain type de discours quant au modèle de résolution de conflit à privilégier dans la région, mettant ainsi en compétition les approches des acteurs pour la paix qu’ils soient locaux, régionaux ou internationaux.

Sous la direction de BADIE Bertrand, VIDAL Dominique Publié en 2019-08 Collection Poche / Essais : 507
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L’approfondissement de la crise des systèmes politiques, économiques et sociaux pose avec force la question de l’alternative. Si celle-ci suscite de grandes attentes, elle se heurte à de puissants blocages. Aspirations et déceptions se renforcent réciproquement, au point de donner au phénomène un accent dramatique, dont la vague populiste reste la manifestation essentielle. Parmi les facteurs et mécanismes générateurs se mêlent ravages de la « pensée unique », poids des structures économiques, usures politiques, aveuglement face à la mondialisation, obsessions identitaires, malformations institutionnelles, échec de la gouvernance mondiale. La description des tentatives plus ou moins malheureuses d’alternance révèle la diversité de ces blocages. Des essais de dépassement, encore très fragiles, peuvent-ils néanmoins laisser poindre des lueurs d’espoir ? Les chercheurs et journalistes réunis autour de Bertrand Badie et Dominique Vidal opposent l’analyse éclairée au constat fataliste, pour entrevoir l’avenir avec lucidité.

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