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The results of the June 2016 referendum in favour of the UK leaving the EU opened a period of huge economic and political uncertainty in the UK, and in the EU27. A large number of official and academic analyses have been published that address the economic impact of different modalities of Brexit. Section 1 analyses possible models for the future UK-EU relationship, from remaining in the single market and in the customs union, to a Free Trade Agreement (FTA) or world trade organization (WTO) rules. Section 1 also discusses the future of UK trade regulations (tariff and non-tariff barriers, trade agreements) and the various channels through which Brexit could have an impact on the UK economy (trade, foreign direct investment (FDI), migration, productivity, fiscal policy). The UK must make a trade-off between ensuring access to the EU market and increasing its regulatory autonomy. Section 2 surveys studies released on the impacts of Brexit, over short-and long-term horizons, under different scenarios, from a soft Brexit to a hard Brexit and a no deal scenario. These studies provide very different results depending on the methods they use and the assumptions they adopt on the future relationship between the UK and the EU27, mainly on how they view the effects of trade openness and regulations on productivity, in level as in growth rate. Studies usinggravity models and computable general equilibrium models generally find negative but small effects on UK GDP. Some studies increase these effects by adding the negative impact of a less open UK economy on labour productivity growth, even if Brexiteers want to open the UK to non-EU economies. Others believe that a liberalisation shock could boost output growth, but the UK is already a very liberal economy. The impact of Brexit on the GDP of the EU27 countries is on average 4 to 5 times smaller than on UK GDP, although some countries (Ireland in particular) are more affected. In the shorter term, uncertainty about Brexit has a negative effecton investment and exports, which is partly offset by lower interest rates and exchange rates.

Publié en 2019-12 Collection ETUI Working paper : 13
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The fi scal governance of the EMU is in dire need of reform. Its current arrangements suff er from several shortcomings, most notably, the limitations they impose on national fi scal policies, steering them towards too restrictive or pro-cyclical stances; the absence of an unconditional lender of last resort for governments and the consequent doubts over the ‘safe asset’ status of national government bonds that this absence creates; the underdevelopment of an economic (policy) union, resulting in the dominance of public defi cit and debt considerations over considerations of well-being, full employment and broader economic objectives in guiding the conduct of fi scal policies; and last but not least, the fact that, under the EMU institutional architecture, there are fewer opportunities for democratic participation and scrutiny of the conduct of fi scal policies. Starting from the view that the crises in the euro zone were basically triggered by fi nancial markets and reinforced by a lack of instruments for eff ective economic policy at the EMU level, we contribute to the ongoing debate on how to reform the Eurozone. We propose a focus on general principles for fi scal governance reform aiming at a better economic, social and environmental performance on the part of EMU. As the main principles for progressive governance, we identify a need for: – a much more active and prominent role for fi scal policy; – ‘safer’ government bonds; – more and better coordination between fi scal and other economic, social and environmental policies, as well as between member states, to foster sustainable well-being; and – more democratic participation and scrutiny.

Après un pic de croissance en 2017, l'activité économique mondiale donne des signes d'essoufflement. En 2018, le PIB mondial a progressé de 3,3 % contre 3,5 % un an plus tôt. Les nuages ont continué à s'accumuler au cours du premier semestre 2019 en lien avec des tensions géopolitiques accrues. En Europe, les conditions du Brexit restent incertaines et la situation politique en Italie connaît de nouveaux rebondissements. La guerre commerciale sino-américaine se poursuit et un nouveau front entre les États-Unis et l'Europe s'ouvre, élevant le degré d'incertitude. Les enquêtes de confiance se sont dégradées, en particulier dans l'industrie, touchée également par une crise du secteur automobile. Dans un contexte marqué par la poursuite du changement de modèle de croissance chinois et la perspective de fin du cycle d'expansion en Allemagne ou aux États-Unis, ces différents signaux laissent entrevoir la poursuite et l'amplification du ralentissement en 2019 et 2020. La croissance a déjà perdu 1,8 point dans la zone euro entre la fin de l'année 2017 et mi-2019 avec une forte chute de la croissance allemande. Aux États-Unis, l'évolution récente reflète un atterrissage de la croissance mais à un niveau qui reste supérieur à celui de la zone euro. La croissance a été plus volatile au Royaume-Uni, alors que les conditions du Brexit ne sont toujours pas éclaircies. Après un bon premier trimestre, le PIB a reculé au deuxième trimestre. Parmi les pays émergents, l'Inde et la Chine voient leur croissance diminuer. La situation sur le marché du travail ne reflète pas encore cette dégradation du climat conjoncturel. Les taux de chômage ont baissé dans la plupart des pays, atteignant des points historiquement bas comme aux États-Unis ou en Allemagne ou retrouvant le niveau d'avant la Grande récession comme dans la zone euro. L'évolution de la croissance mondiale est donc suspendue à des accords politiques et commerciaux qui n'ont pu être finalisés jusqu'ici. Le risque de négociations rompues sur le commerce ou d'un Brexit précipité provoquerait une récession au Royaume-Uni et entraînerait la croissance mondiale dans une zone de turbulences bien plus fortes avec un risque de récession. Dans ce contexte se pose la question de la capacité des autorités monétaires et budgétaires à amortir le ralentissement et une éventuelle récession. La baisse des taux redonne de fait des marges de manœuvre aux pays européens pour mener des politiques de soutien à la croissance.

 Après un pic de croissance en 2017, l'activité économique mondiale donne des signes d'essoufflement. Nous anticipons que l'activité progresserait de 1,7 % dans les pays industrialisés et de 3,7 % dans les pays émergents contre 2,2 % et 4,2 % respectivement en 2018. La croissance mondiale se stabiliserait à 2,8 % puis 2,9 % en 2020 et 2021.  Dans le cas d'un Brexit sans accord, nous anticipons une récession de -1,1 % dès 2020 au Royaume-Uni. L'effet sur la croissance française serait modéré, avec une croissance annuelle amputée de 0,2 point la première année.  Pour la France, après une année de forte croissance (2,4 % en 2017), l'année 2018 a été marquée par un franc ralentissement (1,7 %). La croissance française, en glissement annuel, est ainsi passée en l'espace d'un an de 3 % à la fin 2017 à 1,2 % fin 2018.  Cependant, malgré le ralentissement de nos principaux partenaires commerciaux, Allemagne en tête, l'activité française résisterait en 2019 à 1,3 %, poussée par les mesures fiscales à destination des ménages, affichant pour la première fois depuis six ans une croissance supérieure à la moyenne de la zone euro hors France.  En 2020, tirée par une demande interne relativement dynamique grâce à une politique budgétaire encore en soutien, l'économie française maintiendrait un rythme de croissance de 1,3 %. En 2021, l'effort de consolidation budgétaire attendu conduirait la croissance française à revenir à son rythme potentiel de 1,2 %.  En 2019, soutenue par les mesures socio-fiscales (12 milliards, soit 0,9 point de RDB), le pouvoir d'achat des ménages augmenterait fortement (+2,4 %), sa plus forte hausse depuis 2007.  Cette nette amélioration du pouvoir d'achat n'a pas eu pour le moment les effets escomptés sur la consommation des ménages du fait d'une hausse du taux d'épargne qui s'apparente à une épargne de précaution, autre que celle liée au chômage.  Le taux de chômage passerait de 8,5 % actuellement à 8,3 % fin 2019, 8,2 % fin 2020 et 8,0 % fin 2021.  La trajectoire économique française se ferait au détriment du respect des règles budgétaires du Pacte de stabilité et de croissance, avec une réduction du déficit public structurel rapporté au PIB inférieure aux préconisations des traités européens. La dette publique, quant à elle, serait de 98,9 % du PIB en 2019 et 2020 (après 98,4 % en 2018), avant d'amorcer un début de réduction en 2021, année où elle atteindrait 98,5 % du PIB.

« Une plus grande cohésion dans un monde de plus en plus fracturé : où en est le projet européen ? ». Tel était le thème du 16e Colloque EUROFRAME sur les questions de politique économique dans l’Union européenne, qui s’est tenu le 7 juin 2019 à Dublin[1]. Cette note fournit un résumé des travaux présentés et discutés lors du colloque. Comme le souligne le titre du colloque, l’année 2019 est marquée par les risques de fractures de l’économie mondiale. Donald Trump a lancé une guerre commerciale contre la Chine et l’Europe. Il met en cause l’accord de Paris sur la lutte contre le changement climatique. L’Union européenne (UE) est sous la menace du Brexit alors que les questions migratoires comme les questions de fonctionnement démocratique opposent les pays de l’Ouest à ceux de l’Est de l’Europe. Les accords commerciaux bilatéraux peuvent être considérés comme un progrès ; en même temps, ils mettent en cause l’utilité de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Les négociations sur la fiscalité des entreprises multinationales ont été engagées, mais piétinent du fait des intérêts nationaux. Dans ce contexte, la zone euro a fait des progrès institutionnels, mais ceux-ci, difficiles à mettre en place, sont restés limités. L’Europe a un rôle crucial à jouer pour mettre en place les instruments indispensables de gestion de la mondialisation, en matière écologique, commerciale, fiscale, financière mais cela demanderait une unité et une impulsion politique qui font défaut aujourd’hui. Comment relancer le projet européen ?

For almost 20 years, euro area countries have been sharing a single currency. The drawbacks of the euro area framework were highlighted by the widening of imbalances prior to the 2007 financial crisis, and thereafter by the huge impact of the financial crisis, the public debt crisis in Southern European countries, and the Great Recession. Prior to and after the crisis, EU institutions and Member States (MS) have not been able to implement either a common economic strategy or satisfactory economic policy coordination

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In 2019, 20 years after the launch of the single currency, the euro area policy framework remains highly debated among politicians, academics, and citizens. The need to improve this framework had been highlighted by the widening of imbalances prior to the 2007 financial crisis, and afterwards by the huge impact of the financial crisis, the sovereign debt crisis in Southern European countries, and the Great Recession. The issues under debate may be divided into four main axes.

in Revue de l'OFCE Publié en 2019-05
Observatoire français des conjonctures économiques
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Depuis la Grande Récession de 2009, l’économie mondiale a d’abord connu une phase de rebond – en 2010 et 2011 – puis a cru à un rythme annuel moyen de 3,3 % entre 2012 et 2017. L’accélération observée en 2017 avec une progression du PIB mondial de 3,5 %, notamment soutenue par la reprise plus tardive de la zone euro, a fait naître l’espoir d’un rythme de croissance plus soutenu qui aurait permis de résorber les déséquilibres – chômage et/ou dette publique – hérités de la crise. Le ralentissement de l’activité observé au premier semestre 2018 et qui s’est amplifié en fin d’année augure d’un scénario moins favorable. Les tensions commerciales, les difficiles négociations du Brexit, la baisse de croissance chinoise et l’application de nouvelles normes dans le secteur automobile ont cassé la dynamique de croissance qui est revenue à 3,3 % en 2018. De nombreuses enquêtes conjoncturelles laissent présager la poursuite de ce mouvement en début d’année 2019. Certains indicateurs, plus alarmistes comme l’évolution de la courbe des taux aux États-Unis, suggèrent une probabilité de récession plus élevée1

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Le 23 juin 2016, les Britanniques avaient choisi de quitter l’Union européenne (UE). Le vote pour sortir avait recueilli 51,9% des voix contre 48,1% pour rester dans l’UE. Près de trois ans après le référendum, la sortie ne s’est toujours pas faite ; ses modalités restent controversées au Royaume-Uni ; les remainers militent encore pour un second referendum, qui annulerait le premier. Le Royaume-Uni a choisi de respecter l’article 50 du Traité sur l’Union européenne, qui prévoit une sortie négociée de l’UE dans un délai de deux ans après l’activation de l’article, faite par le gouvernement britannique à la fin mars 2017. La négociation s’annonçait forcément difficile car les instances européennes voulaient éviter un accord avantageux pour le Royaume-Uni. Ainsi, le Conseil européen à 27 (article 50) du 27 avril 2017 [1] écrivait : « Un pays non membre de l’Union, qui n’a pas à respecter les mêmes obligations qu’un État membre, ne peut avoir les mêmes droits et bénéficier des mêmes avantages qu’un État membre ». Pour l’UE27, il s’agissait avant tout de préserver la construction européenne et les intérêts des États membres[2] afin que d’autres pays de l’UE ne soient tentés de suivre le chemin des Britanniques. La négociation avait abouti en novembre 2018 à un accord de retrait et à une déclaration politique commune sur les relations futures entre le Royaume-Uni et l’UE 27 (voir « Brexit : l’accord du 25 novembre »). La déclaration politique prévoit que de nouvelles négociations s’engageront immédiatement après la sortie pour préciser ces relations futures et que celles-ci mettront en place un « partenariat étroit, spécifique et équilibré ». Par ailleurs, compte-tenu de la nécessité reconnue par les deux parties de ne pas mettre en place de frontière physique entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, il a été acté qu’un filet de sécurité (le backstop) sera mis en place : le Royaume-Uni restera dans l’Union douanière et le Marché unique tant que n’aura pas été imaginé un dispositif permettant de concilier l’intégrité du Marché unique et l’absence de frontière. Cet accord n’a pas, jusqu’à présent, été ratifié par le Parlement britannique. Depuis cet accord, les Britanniques sont partagés entre quatre grandes positions, dont la première peut elle-même se diviser en deux sous-groupes : les remainers, qui veulent rester dans l’UE, certains dans une UE libérale, d’autres dans une UE plus sociale ; les hard brexiters, partisans d’une sortie sans accord ; les partisans d’un Brexit négocié, qui acceptent l’accord de novembre 2018 et enfin ceux qui veulent renégocier l’accord. Aucune de ces positions n’a la majorité au Parlement britannique et chacune a une majorité contre elle. La situation est bloquée. Theresa May, qui avait appelé à voter pour rester dans l’UE en juin 2016, essaie de respecter la démocratie, à la fois le résultat du référendum de juin 2016, mais aussi le programme sur lequel le parti conservateur s’est présenté aux élections législatives de juin 2017 : « Brexit means Brexit », la sortie du Royaume-Uni du Marché unique et de l’Union douanière ; le « Take back control », c’est-à-dire la reprise du contrôle des frontières et des lois, que le Royaume-Uni n’ait plus à obéir à des règles définies par les instances européennes et la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), qu’il puisse en particulier contrôler son immigration. Mais que peut faire Theresa May entre sa volonté de respecter le vote des Britanniques, la position ferme de l’UE (ainsi Michel Barnier écrivait en décembre 2016 [3]: « Le Marché unique, les quatre libertés forment un tout, le « cherry picking » n’est pas une option », ce qui impliquait que la mise en cause de la liberté d’installation des travailleurs impliquait la sortie du Marché unique) et un parlement britannique divisé

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