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in Revue de l'OFCE Publié en 2008-10
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Depuis la panique qui s’est déclenchée à l’été 2007 sur les marchés financiers et face aux risques de récession qui pèsent sur les économies, les grandes banques centrales n’ont pas ménagé leurs efforts. La Réserve fédérale, et dans une moindre mesure la Banque d’Angleterre, ont mené jusqu’en mai 2008 un round de baisse de taux d’intérêt directeur tandis que la BCE, dans un sursaut d’inquiétude face au risque d’une hausse de l’inflation, relevait une dernière fois le sien le 8 juillet. Mais la faillite de Lehman Brother le 15 septembre a contraint les autorités monétaires à une nouvelle action coordonnée et forte de baisse des taux, action facilitée par le repli des prix du pétrole et les signes croissants d’affaiblissement des économies. Le mouvement devrait s’achever aux États-Unis fin octobre avec la baisse à 1 % des Fed funds. La BCE pourrait réduire son taux à 3,25 % d’ici le début 2009 et la Banque d’Angleterre, à 3,75 % dans le courant du deuxième semestre 2009. Mais surtout, en l’absence de transmission de la politique monétaire aux marchés, du fait de la défiance des banques à se prêter entre elles et des primes de risque demandées sur les faibles volumes échangés, les banques centrales ont dû intervenir massivement sur le marché interbancaire. D’importantes injections de liquidités ont été faites en même temps que se multipliaient les facilités de paiements auprès de l’ensemble des banques. Mais ces politiques monétaires pourraient se retrouver piégées dans une trappe à liquidité si la confiance ne revenait pas rapidement sur les marchés. D’une part, la chute des taux sur les obligations publiques témoigne de la fuite de l’épargne vers les actifs les moins risqués. Alors que les taux sur les prêts interbancaires demeurent très élevés, les taux sur les titres publics sont quasiment nuls. D’autre part, la rapide dégradation des bilans des banques menace de conduire à un apurement par restriction des conditions de crédits. Cette crainte est visible dans les réponses aux enquêtes auprès des banques mais n’est pas validée par les données de prêts. Seul le secteur hypothécaire des États-Unis semble véritablement en situation de credit crunch. Dans l’hypothèse où les banques ne voudraient plus prêter aux ménages ni aux entreprises, une relance budgétaire pourrait s’avérer alors nécessaire.Depuis la panique qui s’est déclenchée à l’été 2007 sur les marchés financiers et face aux risques de récession qui pèsent sur les économies, les grandes banques centrales n’ont pas ménagé leurs efforts. La Réserve fédérale, et dans une moindre mesure la Banque d’Angleterre, ont mené jusqu’en mai 2008 un round de baisse de taux d’intérêt directeur tandis que la BCE, dans un sursaut d’inquiétude face au risque d’une hausse de l’inflation, relevait une dernière fois le sien le 8 juillet. Mais la faillite de Lehman Brother le 15 septembre a contraint les autorités monétaires à une nouvelle action coordonnée et forte de baisse des taux, action facilitée par le repli des prix du pétrole et les signes croissants d’affaiblissement des économies. Le mouvement devrait s’achever aux États-Unis fin octobre avec la baisse à 1 % des Fed funds. La BCE pourrait réduire son taux à 3,25 % d’ici le début 2009 et la Banque d’Angleterre, à 3,75 % dans le courant du deuxième semestre 2009. Mais surtout, en l’absence de transmission de la politique monétaire aux marchés, du fait de la défiance des banques à se prêter entre elles et des primes de risque demandées sur les faibles volumes échangés, les banques centrales ont dû intervenir massivement sur le marché interbancaire. D’importantes injections de liquidités ont été faites en même temps que se multipliaient les facilités de paiements auprès de l’ensemble des banques. Mais ces politiques monétaires pourraient se retrouver piégées dans une trappe à liquidité si la confiance ne revenait pas rapidement sur les marchés. D’une part, la chute des taux sur les obligations publiques témoigne de la fuite de l’épargne vers les actifs les moins risqués. Alors que les taux sur les prêts interbancaires demeurent très élevés, les taux sur les titres publics sont quasiment nuls. D’autre part, la rapide dégradation des bilans des banques menace de conduire à un apurement par restriction des conditions de crédits. Cette crainte est visible dans les réponses aux enquêtes auprès des banques mais n’est pas validée par les données de prêts. Seul le secteur hypothécaire des États-Unis semble véritablement en situation de credit crunch. Dans l’hypothèse où les banques ne voudraient plus prêter aux ménages ni aux entreprises, une relance budgétaire pourrait s’avérer alors nécessaire.

La question des retraites se pose avec une acuité particulière en Europe en 2010. Avant la crise financière, le vieillissement de la population dans tous les pays européens qui devait s’accentuer dans les années 2005-2035 mettait déjà cette question au centre des problématiques des politiques budgétaires, des politiques sociales et des politiques de l’emploi (...).

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À la fin de l’année 2009, la quasi-totalité des pays de l’OCDE connaîtront des déficits publics élevés et de fortes hausses de leurs dettes publiques. Faut-il rapidement réduire les dépenses publiques et augmenter les impôts pour restaurer une situation soutenable des finances publiques, au risque de freiner la reprise ? Faut-il compter sur la reprise pour réduire les déficits publics ? Même si les perspectives de croissance se sont améliorées, le niveau d’activité reste nettement en dessous de la production potentielle et la croissance prévue pour 2010 est en-dessous de la croissance potentielle, les politiques budgétaires comme la politique monétaire doivent rester expansionnistes. Ce sont d’ailleurs les engagements pris au G20 de septembre 2009 comme au Conseil européen d’octobre 2009. Les organisations internationales ont cependant commencé à engager la réflexion sur la « stratégie budgétaire de sortie de crise ». Mais elles se refusent à tirer toutes les leçons de la crise. Le premier risque est que le fort gonflement des déficits et des dettes pendant la crise n’amène certains gouvernements à pratiquer trop rapidement des politiques restrictives, qui pèseraient lourdement sur la reprise. Le deuxième est que les difficultés des finances publiques ne servent de prétexte pour réduire les dépenses publiques (et en particulier les dépenses sociales).

in Budget Perspectives 2005 Sous la direction de DORIS A., MCCOY D. Publié en 2004-10
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in Stabilising an unequal economy? Publié en 2011
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Catherine Mathieu and Henri Sterdyniak look more specifically at "EU public finances in the crisis". They remind us that the 2007?09 crisis is primarily a banking and financial crisis caused by risky innovations in a context of uncontrolled liberalisation and globalisation, and by unsustainable macroeconomic strategies relying either on export-oriented growth or on credit-financed consumption growth in a context of stagnating wages and social benefits. In any case, the authors claim, the crisis was not due to excessive public debts and deficits. Rather, the financial crisis has shown that fiscal policy, public intervention and regulation remain necessary. However, in Mathieu and Sterdyniak?s view, the debate on fiscal exit strategies raises four fears. The first is that public finance problems are used as a pretext for reducing the welfare system. This would be socially and economically dangerous and could undermine the European social model which has just shown its effectiveness during the crisis. The second fear is that fiscal austerity leads to a reduction of growth-enhancing public expenditure such as research and development, education, support for innovative industries and for the green economy. The third fear is that governments under the threat of rating agencies and financial markets implement restrictive policies too strongly and too quickly, which would weigh on the recovery and lead to a failure to reduce unemployment. Finally, a strengthening of the Stability and Growth Pact and the introduction of restrictive fiscal rules in national legislations and the absence of public debt guarantees in the euro area would make active fiscal policy more difficult to implement in the future. Against these fears, Mathieu and Sterdyniak present their alternative policy recommendations for a stronger and more social Europe.

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La réforme du Pacte de stabilité a été débattue par l’Eurogroupe et le Conseil ECOFIN des 17-18 janvier ; elle figure à l’ordre du jour des Conseils des 17 février et 8 mars ; elle devrait être décidée au Conseil européen des 22-23 mars 2005. D’ici là, le projet ne sera pas rendu public, ne sera pas discuté devant les opinions publiques et ne fera pas l’objet de débats au Parlement européen et dans les parlements nationaux. Le risque est grand que les chefs de gouvernement avalisent un texte préparé sans débat démocratique, sans discussion scientifique, quitte à ne pas respecter, dans leurs décisions nationales, les accords signés à Bruxelles. L’Europe est-elle condamnée à ce mode de fonctionnement, qui a abouti à un Pacte de stabilité mal conçu et inapplicable ? (...).

« Politique économique et économie politique dans l’UE après la crise ». Tel était le thème du 15e Colloque EUROFRAME sur les questions de politique économique dans l’Union européenne, qui s’est tenu le 8 juin 2018 à Milan. EUROFRAME est un réseau d’instituts économiques européens qui regroupe : DIW et IFW (Allemagne), WIFO (Autriche), ETLA (Finlande), OFCE (France), ESRI (Irlande), PROMETEIA (Italie), CPB (Pays-Bas), CASE (Pologne) et NIESR (Royaume-Uni). Depuis 2004, EUROFRAME organise chaque année un colloque sur un sujet important pour les économies européennes. Cette année, 25 contributions de chercheurs ont été présentées, dont la plupart sont disponibles sur la page web du colloque. Cette note fournit un résumé des travaux présentés et discutés lors du colloque. [Premier paragraphe]

This paper presents a critical assessment of the Stability and Growth Pact (SGP). Section 2 recalls the fiscal policy framework in the euro area. Section 3 provides an assessment of the first five years of the SGP. Section 4 addresses the weaknesses of the procedures: arbitrary criteria, insufficient economic policy co-ordination. Section 5 discusses European Commission’s recent proposals: strengthening its influence on national fiscal policies; considering ‘close-to-balance or in surplus’ underlying budgetary positions. Section 6 discusses recent academic proposals: budgetary federalism, golden rule, permanent balance rule, public expenditure rule, fiscal policy committees, public debt surveillance... In section 7 we suggest that national budgetary policies should be responsible for managing the inflationproduction trade-off, under a medium term inflation objective, while monetary policy would target interest rates. This policy mix would give better outcomes in terms of economic stabilisation than the existing framework.

« Croissance et inégalités : défis pour les économies de l’Union européenne » : tel était le thème du 14e Colloque EUROFRAME sur les questions de politique économique dans l’Union européenne, qui s’est tenu le 9 juin 2017 à Berlin. EUROFRAME est un réseau d’instituts économiques européens qui regroupe : DIW et IFW (Allemagne), WIFO (Autriche), ETLA (Finlande), OFCE (France), ESRI (Irlande), PROMETEIA (Italie), CPB (Pays-Bas), CASE (Pologne) et NIESR (Royaume-Uni). Depuis 2004, EUROFRAME organise chaque année un colloque sur un sujet important pour les économies européennes. Cette année, 27 contributions de chercheurs, retenues par un comité scientifique, ont été présentées au colloque dont la plupart sont disponibles sur la page web de la conférence. Ce texte fournit un résumé des travaux présentés et discutés lors du colloque. [Premiers paragraphes]

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