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in Revue de l'OFCE Publication date 2000-04
HOUIZOT Corinne
BAUDCHON Hélène
SERRANITO Francisco
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La forte hausse des cours boursiers, observée dans la seconde moitié des années 1990, est fréquemment évoquée pour expliquer le dynamisme, au cours de cette période, de la consommation des ménages américains et britanniques, et son corollaire, la baisse du taux d'épargne. Cet article analyse les déterminants de la consommation des ménages dans ces deux pays, et en particulier l'importance de l'effet richesse. Il comporte trois parties : un survol des évolutions de la consommation, de l'épargne et de la richesse des ménages au cours des quarante dernières années ; un rappel de la théorie et des modèles à tester ; enfin la présentation des résultats économétriques. Aux États-Unis, d'après nos estimations, une augmentation d'un dollar de la richesse des ménages conduit à un accroissement de la consommation de l'ordre de 5,5 cents, soit des résultats proches de ceux publiés depuis Ando et Modigliani (1963). La forte baisse du taux d'épargne dans la période récente proviendrait essentiellement de la hausse de la Bourse. Au Royaume- Uni, une livre de richesse financière ou immobilière supplémentaire serait consommée à hauteur de 5 pence environ. Les fluctuations de la richesse immobilière résultant de la bulle immobilière de la fin des années 1980 et de son éclatement auraient fortement influencé le taux d'épargne. L'augmentation de la richesse financière aurait contribué positivement à la baisse du taux d'épargne au cours des dernières années.

in Revue de l'OFCE Publication date 2003-04
BAUDCHON Hélène
CHAUVIN Valerie
CHEVILLON Guillaume
DUPONT Gaël
FALAH Amel
VERONI Paola
STANCANELLI Elena
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L’OFCE prévoit une lente accélération du PIB mondial en 2003 (2,9 %), qui se consoliderait en 2004 (3,4 %). L’incertitude créée par le conflit en Irak a favorisé un certain attentisme, mais les difficultés économiques de l’Europe de l’Ouest et des États-Unis ne lui sont pas directement imputables. Certes, les cours boursiers sont fortement indexés sur le déroulement des opérations militaires, et le prix du pétrole a augmenté à 34 dollars en moyenne en février et mars 2003, à l’approche de la guerre. Mais le comportement de l’OPEP, qui a joué le jeu de la stabilisation des cours, et la perspective d’une fin rapide du conflit ont permis de réduire le cours du baril à 25 dollars. Depuis le retournement de la mi-2000, la croissance en Europe et aux États-Unis n’a pas retrouvé son rythme de la fin des années 1990. Cela tient à la correction de la bulle technologique. Mais le processus en cours va au-delà de la correction d’un excès de capacités. La nécessité de rétablir les bilans et de diminuer l’endettement des entreprises pèse sur l’investissement et dégrade la situation des ménages par la hausse du chômage et la diminution de leur patrimoine. À leur tour, les ménages contractent leurs dépenses, ce qui réduit les perspectives de débouchés pour les entreprises et ne les incite pas à investir. Ce cercle vicieux a été en partie compensé en 2002 par le commerce extérieur du fait du dynamisme économique de l’Asie et des pays d’Europe centrale et orientale, deux zones engagées dans un processus de rattrapage. L’écart de croissance important entre les États-Unis et la zone euro en 2002 est essentiellement imputable à la politique économique, et dans une moindre mesure à l’appréciation de l’euro. Les autorités budgétaire et monétaire américaines ont rapidement et de manière déterminée mis en place une politique économique expansionniste. En 2002, l’impulsion budgétaire aux États-Unis a été de 2,7 points de PIB et les taux d’intérêt réels ont été négatifs. En revanche, les pays de la zone euro ont fait preuve d’un attentisme imprudent. La politique monétaire ne s’est ajustée qu’avec retard aux flux de mauvaises nouvelles et la politique budgétaire n’a été que faiblement expansionniste (de 0,4 point de PIB). Début 2003, les perspectives de rentabilité des entreprises sont loin d’avoir retrouvé des niveaux susceptibles d’enclencher une amélioration franche de l’investissement. Aux États-Unis, le taux de chômage continue d’augmenter en 2003, quoique modérément. Les destructions d’emplois se poursuivent dans la zone euro, où le taux de chômage continue de progresser en 2003, avant de se stabiliser en 2004. La contraction de l’emploi, qui a déjà eu lieu en Allemagne, s’étend à la France et aux Pays-Bas en 2003, tandis que l’Italie et l’Espagne continuent de créer des emplois. Cet ajustement de l’emploi et, dans certains pays européens, celui des salaires individuels pèsent sur le revenu des ménages. Dans la zone euro, cet impact est doublé d’une politique budgétaire restrictive. La montée du chômage favorise également l’épargne de précaution. Ces deux éléments amputent la consommation, dont le seul soutien est le pouvoir d’achat libéré par la baisse de prix du pétrole, et, aux États-Unis, par la baisse des impôts. La croissance de la zone euro redémarrera lentement à partir de la seconde moitié de 2003. En 2003, elle est à peine supérieure à celle de 2002 (0,9 %) et, en 2004, elle restera en deçà de la croissance potentielle (1,8 %, contre 2,2 %). Aux États-Unis, la reprise est plus nette, mais limitée par la prudence des consommateurs et des entrepreneurs. Si la croissance de 2003 (2,1 %) s’annonce en retrait par rapport à celle de 2002, 2004 renouera presque avec la croissance potentielle (estimée à 3 %). Compte tenu du différentiel de croissance, le taux de change euro-dollar reviendra progressivement au niveau de la parité. La croissance britannique, toujours impulsée par les dépenses publiques, se situera à mi-chemin entre les croissances américaine et européenne. Au Japon, la demande intérieure restera faible et la croissance (1,1 % en 2003 et 0,9 % en 2004) sera tirée par les exportations, particulièrement à destination du reste de l’Asie.

in Revue de l'OFCE Publication date 2002-04
BAUDCHON Hélène
CHAUVIN Valerie
DUPONT Gaël
LATREILLE Thierry
PELGRIN Florian
VERONI Paola
JESTAZ David
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La fin de la bulle technologique et financière des années 1996-2000 a conduit à un net ralentissement de la croissance mondiale en 2001 (2,3 % après 4,4 % en 2000). Le repli de l’activité est avant tout industriel et commun à de nombreuses régions du monde : la mondialisation n’est pas un vain mot. Les attentats du 11 septembre 2001 ont eu un impact limité sur l’activité à la fois dans le temps et à certains secteurs. Les politiques économiques ont réagi pour soutenir la croissance et l’OPEP a accepté momentanément un prix du pétrole inférieur à son objectif. Les prix du Brent sont restés proches de 20 dollars jusqu’au début de mois de mars. L’économie américaine est officiellement en récession depuis un an mais de façon inhabituelle : la consommation des ménages résiste grâce au dynamisme du revenu ; les destructions d’emplois et la baisse de la durée du travail sont compensées par une inflation modérée et par la hausse du salaire horaire nominal. Le Japon a de nouveau plongé dans la récession et ne parvient pas à résoudre sa crise financière. La zone euro n’a pas trouvé les ressorts internes qui lui auraient permis d’échapper au ralentissement de ses partenaires commerciaux. L’activité est atone depuis le deuxième trimestre 2001, la consommation des ménages s’étant nettement infléchie au second semestre, les effets des allègements fiscaux passés s’estompant et le marché du travail se dégradant à nouveau, alors que le taux de chômage reste élevé. Le Royaume-Uni a mieux résisté que les autres pays du G7 du fait d’une demande intérieure plus soutenue. La crise financière argentine n’a que peu affecté le reste de l’Amérique latine. Les pays pétroliers, et notamment la Russie, ont été relativement épargnés par le ralentissement mondial, du fait de la hausse des prix du pétrole en 1999-2000. La plupart des économies d’Europe centrale ont, à l’exception notable de la Pologne, résisté au ralentissement mondial grâce au dynamisme de leur demande interne. La Chine n’a aussi été que peu affectée grâce à la taille de son marché intérieur. A la fin du premier trimestre 2002, la reprise économique paraît inscrite dans les indicateurs conjoncturels des grands pays industrialisés, à l’exception du Japon. Aux États-Unis, le policy-mix est particulièrement expansionniste. Le taux objectif des fonds fédéraux n’est que de 1,75 % depuis la fin 2001 (soit une baisse de 4,75 points en un an). La croissance devrait cependant repartir sur des rythmes plus modérés que dans la seconde moitié des années 1990, du fait des niveaux atteints par l’endettement privé. Fin 2002, la croissance serait de 2,9 % en glissement et n’accélèrerait pas en 2003. La Réserve fédérale procèderait à un premier resserrement monétaire au début de l’été et les taux courts seraient de 3,7 % fin 2003. Le policy-mix est moins expansionniste dans la zone euro. La BCE a abaissé son taux directeur à 3,25 % (soit une baisse de 1,5 point entre mai et novembre 2001). Les gouvernements et les autorités européennes se sont mis d’accord pour laisser jouer les stabilisateurs automatiques lors du ralentissement de 2001. Les objectifs des programmes de stabilité limitent les marges de manœuvre des politiques budgétaires. En 2002 et 2003, les politiques budgétaires seraient pratiquement neutres dans la zone. La BCE déciderait une première hausse de ses taux directeurs au troisième trimestre, et porterait les taux courts à 4,4 % à la fin 2003. La reprise se ferait à des rythmes similaires dans la zone euro et aux États-Unis. L’arrêt du déstockage permettrait une reprise technique au premier trimestre. L’investissement progresserait de nouveau dès la mi-2002, mais le bas niveau des taux d’utilisation des capacités de production ne suggère pas de reprise forte avant 2003. La consommation des ménages bénéficierait de la désinflation résultant de la baisse du prix du pétrole en 2002 par rapport à 2001. La parité euro/dollar resterait voisine de 0,87 d’ici la fin 2002 et remonterait légèrement au cours de 2003, lorsque la croissance se consoliderait dans la zone euro. Le Japon resterait à l’écart de la reprise, la dépréciation du yen et la progression de ses marchés extérieurs ne permettant pas de compenser la faiblesse de la demande interne. Les taux d’intérêt nominaux resteraient proches de zéro. Les marges de manœuvre de la politique budgétaire sont faibles vu le niveau actuel du déficit et de la dette publics. Le commerce mondial de marchandises retrouverait un rythme de croissance de l’ordre de 8 % à l’horizon 2003 (– 6 % en glissement annuel à la fin 2001), la reprise de l’activité industrielle se diffusant aux pays en développement. La croissance mondiale serait de 2,4 % en 2002 et de 3,6 % en 2003. Le scénario de reprise repose sur un accompagnement des politiques économiques et sur des prix du Brent stables autour de 23 dollars à l’horizon 2003. Sa réalisation est conditionnée à l’évolution de la situation au Proche-Orient, où la montée des tensions en mars a fait remonter le prix du baril de Brent à 25 dollars à la fin du mois. Le scénario suppose aussi que les marchés boursiers, qui font preuve d’une grande volatilité au gré des bonnes nouvelles de conjoncture et des mauvaises nouvelles de scandale financier ou de pertes des entreprises depuis plusieurs mois, ne connaîtront pas de rechute dans les mois qui viennent.

in Revue de l'OFCE Publication date 1998-10
BAUDCHON Hélène
COQUET Bruno
LE BIHAN Hervé
PASSET Olivier
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Fin septembre 1998, le ralentissement s'amorce aux Etats-Unis et au Royaume-Uni ; le Japon s'enfonce dans la récession ; l'Europe continentale est en phase de nette reprise. L'extension de la crise financière se traduit par la baisse des Bourses et des taux obligataires dans les pays développés et par la contagion de la crise asiatique à d'autres pays émergents, frappés aussi par la baisse du prix des matières premières. La finance mondiale connaît depuis vingt ans un développement exubérant entrecoupé de crises récurrentes. La croissance mondiale pourrait être durablement affectée par le refus des capitaux d'investir de nouveau dans les pays émergents, par l'instabilité résultant de la globalisation financière et par la surabondance de capitaux demandant des taux de rentabilité trop élevés. Le ralentissement provoquerait une nette détente des taux courts américains. Le yen resterait à un bas niveau. Un certain attentisme monétaire paraît probable en Europe. Le dollar diminuerait jusqu 'à 1,55 DM à la fin de 1999. Une baisse supplémentaire de 5 % réduirait de 0,5 % l'activité en Europe en 1999. La chute des importations des pays émergents pèserait fortement sur la croissance du commerce mondial en 1998-1999. Selon une variante du modèle MIMOSA, la crise asiatique coûterait au total 2,4 % d'activité au Japon en 1999, 1,1 % aux Etats-Unis et 1,4 % en Europe. L'Asie en développement connaîtrait une stagnation de son activité en 1998 suivie d'une croissance de 3 % en 1999. En attendant les effets des plans structurels, la situation conjoncturelle ne cesse de se dégrader et la situation sociale reste extrêmement tendue. L'Amérique latine est fortement secouée par l'amplification de la crise. Les taux d'intérêt ont dû être fortement augmentés et les perspectives de croissance ont été encore revues à la baisse. En Russie, la chute du prix du pétrole a réduit à néant l'excédent commercial et a augmenté encore le déficit public. La chute du rouble provoque le retour d'une inflation galopante. Le PIB devrait se contracter de 5 % en 1998. La plupart des PECO connaissent une croissance vigoureuse, dont les déséquilibres semblent encore soutenables. La récession japonaise s'est encore aggravée depuis le début de l'année, malgré la mobilisation intensive des instruments traditionnels de politique économique. Les autorités n'ont pas su traiter efficacement les problèmes financiers hérités du précédent cycle de croissance. Aux Etats-Unis, la croissance était soutenue par la hausse de la Bourse, la baisse du taux d'épargne et le dynamisme de l'investissement ; ces facteurs se retournant en raison de la baisse du profit des entreprises et de la crise financière. Les exportations continuerait à se contracter. Le retournement resterait néanmoins limité grâce à une politique monétaire plus accommodante. Le taux de croissance du PIB serait ramené de 4 % en 1997 à 3,2 % en 1998 et 0,5 % en 1999. L'Europe peut-elle bâtir sa croissance sur son seul dynamisme interne ? Au premier semestre 1998 la contribution externe à sa croissance s'est affaibli mais la demande intérieure a gagné en vigueur. Les assainissements budgétaires sont achevés ; l'inflation ne constitue plus une menace ; les prix de l'énergie et des matières premières et les taux d'intérêt de long terme sont bas. Mais l'Europe souffrirait de la rechute du dollar. Dans la zone euro, la croissance serait de 2,8 % en 1998 et en 1999, ce qui est peu en période de reprise. Avec une reprise de la demande intérieure encore mal affermie, les performances allemandes resterait en retrait. L'Italie souffre de l'importance des ajustements budgétaires récents et d'une contribution particulièrement négative du commerce extérieur. L'économie britannique est soumise à des niveaux élevés de taux d'intérêt et de taux de change. La croissance ralentirait nettement en 1998 et 1999. Le refus du Royaume-Uni d'entrer dans la zone euro avant 2002 trouverait une justification a posteriori dans la persistance de son décalage conjoncturel.

in Stabilising an unequal economy? Publication date 2011
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Catherine Mathieu and Henri Sterdyniak look more specifically at "EU public finances in the crisis". They remind us that the 2007?09 crisis is primarily a banking and financial crisis caused by risky innovations in a context of uncontrolled liberalisation and globalisation, and by unsustainable macroeconomic strategies relying either on export-oriented growth or on credit-financed consumption growth in a context of stagnating wages and social benefits. In any case, the authors claim, the crisis was not due to excessive public debts and deficits. Rather, the financial crisis has shown that fiscal policy, public intervention and regulation remain necessary. However, in Mathieu and Sterdyniak?s view, the debate on fiscal exit strategies raises four fears. The first is that public finance problems are used as a pretext for reducing the welfare system. This would be socially and economically dangerous and could undermine the European social model which has just shown its effectiveness during the crisis. The second fear is that fiscal austerity leads to a reduction of growth-enhancing public expenditure such as research and development, education, support for innovative industries and for the green economy. The third fear is that governments under the threat of rating agencies and financial markets implement restrictive policies too strongly and too quickly, which would weigh on the recovery and lead to a failure to reduce unemployment. Finally, a strengthening of the Stability and Growth Pact and the introduction of restrictive fiscal rules in national legislations and the absence of public debt guarantees in the euro area would make active fiscal policy more difficult to implement in the future. Against these fears, Mathieu and Sterdyniak present their alternative policy recommendations for a stronger and more social Europe.

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À la fin de l’année 2009, la quasi-totalité des pays de l’OCDE connaîtront des déficits publics élevés et de fortes hausses de leurs dettes publiques. Faut-il rapidement réduire les dépenses publiques et augmenter les impôts pour restaurer une situation soutenable des finances publiques, au risque de freiner la reprise ? Faut-il compter sur la reprise pour réduire les déficits publics ? Même si les perspectives de croissance se sont améliorées, le niveau d’activité reste nettement en dessous de la production potentielle et la croissance prévue pour 2010 est en-dessous de la croissance potentielle, les politiques budgétaires comme la politique monétaire doivent rester expansionnistes. Ce sont d’ailleurs les engagements pris au G20 de septembre 2009 comme au Conseil européen d’octobre 2009. Les organisations internationales ont cependant commencé à engager la réflexion sur la « stratégie budgétaire de sortie de crise ». Mais elles se refusent à tirer toutes les leçons de la crise. Le premier risque est que le fort gonflement des déficits et des dettes pendant la crise n’amène certains gouvernements à pratiquer trop rapidement des politiques restrictives, qui pèseraient lourdement sur la reprise. Le deuxième est que les difficultés des finances publiques ne servent de prétexte pour réduire les dépenses publiques (et en particulier les dépenses sociales).

At mid-2008, France is the only large country in the euro area keeping a government deficit still close to 3% of GDP and looks hence as the only ‘sinner’. In Germany and Italy, government deficits have been substantially reduced in recent years (...).

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Le Royaume-Uni a connu depuis 1992 une croissance soutenue (en moyenne de 2,9 % l’an contre 1,8 % pour les pays de la zone euro), qui a contribué à maintenir une inflation relativement élevée, un certain déficit commercial et, depuis 1997, une livre surévaluée. Au printemps 1999, la croissance cherche un nouveau souffle. Les exportations se sont repliées sous l’effet du ralentissement du commerce mondial et de l’appréciation passée de la livre. L’activité s’est contractée dans l’industrie et s’est infléchie dans les services (...).

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Le 23 juin 2016, les Britanniques ont décidé (par 52 % contre 48 %) de sortir de l’Union européenne (UE). Après avoir longtemps critiqué le fonctionnement de l’UE et les contraintes qu’il faisait porter sur le Royaume-Uni, David Cameron avait obtenu, le 19 février 2016, un accord censé permettre le maintien du Royaume-Uni dans l’UE, mais cela n’a pas suffi à convaincre les électeurs. Plus que des arguments économiques, c’est le souci des Britanniques de préserver (ou de retrouver) leur souveraineté politique qui a compté. La sortie de l’UE est, pour reprendre l’expression de David Cameron, « un saut dans l’inconnu », et l’on ne peut qu’élaborer des scénarios sur la base d’hypothèses quant à l’issue des négociations qui vont s’engager avec l’Union européenne : scénario rose où les deux parties voudront maintenir au maximum les liens existants, scénario noir où l’UE voudrait faire un exemple et le Royaume-Uni deviendrait un paradis fiscal et réglementaire. À la mi juillet, force est de constater que le Royaume-Uni n’a pas encore décidé de sortir formellement de l’UE (en activant l’article 50), et ne le fera vraisemblablement pas avant septembre. Les démissions des leaders du camp du Brexit et l’évolution de la situation politique entretiennent un grand flou sur la mise en place de négociations : la livre a chuté de plus de 10 % par rapport à l’euro, et de 12 % par rapport au dollar et risque de ne pas se stabiliser avant la clarification de la position britannique. Il semble que l’on entre dans un scénario gris dont on ne connaît pas à ce jour les nuances. À court terme, selon les hypothèses retenues, l’impact d’un Brexit pourrait être légèrement négatif pour l’économie britannique de l’ordre, de -0,2 point de PIB en 2016 selon le NIESR (2016a), mais pourrait atteindre plusieurs points de PIB à l’horizon de deux ans selon les scénarios, le Trésor britannique (2016a) ayant envisagé les scénarios les plus noirs (-3,6 % à -6 %). À long terme, l’impact économique d’une sortie du Royaume-Uni serait franchement négatif (notamment selon le Trésor britannique), mais les hypothèses de forte baisse du commerce britannique sont sans doute exagérées.

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