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Figure du développement de la sociologie du travail en France, Jean-Daniel Reynaud fut l’un des quatre fondateurs, en 1959, de la revue Sociologie du travail — avec Michel Crozier, Alain Touraine et Jean-René Tréanton. La rédaction de la revue a souhaité lui rendre hommage suite à sa disparition le 27 janvier dernier. À notre demande, Denis Segrestin a préparé le texte qu’on lira ci-après, dans lequel il retrace en détail l’itinéraire scientifique de Jean-Daniel Reynaud. Denis Segrestin fut enseignant au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) de 1971 à 1990 et l’un des collaborateurs de J.-D. Reynaud dans le Laboratoire de sociologie du travail et des relations professionnelles, créé par celui-ci en 1969. Il l’a relayé à la direction du Laboratoire de 1986 à 1989. Devenu, en 1990, professeur à l’Université Pierre Mendès France de Grenoble, il y a créé et codirigé le Centre de recherche Innovation sociotechnique et organisations industrielles (CRISTO), rapidement agréé par le CNRS. De retour à Paris en 2003, il a été nommé professeur à Sciences Po et a rejoint le Centre de sociologie des organisations ; il y est aujourd’hui professeur émérite. Au fil de son texte, nos lecteurs pourront découvrir les conceptions de la recherche sociologique que Jean-Daniel Reynaud a mises en œuvre et défendues, ainsi que le rôle éminent qu’il a joué dans le développement de la discipline.

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Dans quelles conditions les entreprises ont-elle frayé leur chemin dans les programmes du Groupe puis du Centre de Sociologie des Organisations, après des débuts qui leur valurent d'être incorporées au modèle de la bureaucratie publique ? Quels glissements se sont opérés au fil des quatre périodes ici distinguées ? Quelles relations se sont établies dans ce domaine avec d'autres laboratoires français et étrangers ? Une étude des 20 rapports d'activité remis au CNRS permet de comprendre les contributions successives de ses équipes à l’appréhension des transformations des entreprises et leur volonté persistante de ne pas tracer de frontière étanche entre l’action publique et l'activité économique.

in Entreprises et histoire Sous la direction de ROT Gwenaële, SEGRESTIN Denis Publié en 2016-09
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Il est malaisé de définir le champ exact de la sociologie des organisations ; de même quant au point d'origine des travaux de recherche sur le sujet. La théorie des organisations est multiple, partagée depuis un siècle entre les psychologues, les sociologues, les économistes et les sciences de gestion. La place qu'y occupe exactement la sociologie des organisation ferait l'objet d'un débat académique sur lequel on ne s'attardera pas ici. Quelle que soit la définition exacte qu'on en retienne, il est en tous cas difficile d'affirmer que les racines de la sociologie des organisations seraient essentiellement françaises : elles furent plutôt américaines. Ici cependant, il sera bien question de l'histoire de la sociologie des organisations en France, sous un angle restrictif. De surcroît, le propos se centrera en grande part sur une branche particulière de cette histoire : celle qui s'est incarnée dans le parcours d'un homme, Michel Crozier, et dans le développement d'un laboratoire, le Centre de Sociologie des Organisations (CSO), qu'il avait créé. [Premières ligne de l'éditorial]

in Faire la concurrence Sous la direction de CASTEL Patrick, HENAUT Leonie, MARCHAL Emmanuelle Publié en 2016
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Sur une question telle que la concurrence, comment échapper tout à fait à l'emprise de l'économie ? De prime abord, le phénomène de la concurrence nous renvoie à l'image idéal-typique - au demeurant suggestive et belle - de la "place de marché". Fernand Braudel voyait dans la place de marché l'espace initial d'une "économie de marché" émergeant peu à peu d'une "économie de survie" dans laquelle les producteurs ne se souciaient pas encore de doter ce qu'ils produisaient d'une valeur d'échange. La place de marché, c'est par essence le lieu de l'échange et de la concurrence,où celui qui garnit son étal se prête à la confrontation directe de ce qu'il exhibe avec ce qu'exhibent ses voisins. (premières lignes)

in Entreprises et histoire Publié en 2016
PAVIS Fabienne
RAMANANTSOA Bernard
THOENIG Jean-Claude
TIRMARCHE Olivier
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Quand et comment l’enseignement de la sociologie des organisations a-t-il débuté en France dans les universités, les écoles, les autres établissements, en formation initiale et en formation des adultes ? Quelles ont été les expériences d’enseignement dans les années 1970 ? Où en est cet enseignement aujourd’hui ? Quels sont les apports de la sociologie des organisations ?

Les problèmes relatifs à la gouvernance de l’entreprise sont à l’ordre du jour, alimentés par le soupçon selon lequel les « acteurs réels » des firmes (dirigeants, cadres, salariés) seraient de plus en plus nombreux à subir l’emprise de puissances financières lointaines et ne visant que le rendement immédiat des capitaux investis. En retour, ces excès sont propices aux débats sur la « responsabilité sociale de l’entreprise », faisant valoir la nécessité d’asservir « l’économie globale » du XXIe siècle à la sauvegarde du bien commun. Tel est le contexte polémique dans lequel les auteurs, deux chercheurs chevronnés, affiliés respectivement à des Business Schools française et danoise, nous livrent cette très opportune synthèse sur la Stakeholder Theory, théorie dont ils soulignent à la fois la portée critique et le très fort ancrage dans les convulsions contemporaines du capitalisme. (premières lignes)

in Les sociologies françaises Publié en 2015
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La thèse interroge les transformations du capitalisme français à partir d’une technique d’acquisition de sociétés par endettement nommée Leveraged Buy-Out (LBO). Grâce au recueil de matériaux quantitatifs et qualitatifs, la thèse examine les conditions dans lesquelles les banquiers, les investisseurs et les dirigeants d’entreprise mobilisent cette « arme organisationnelle » et elle pénètre jusque dans l’entreprise pour en évaluer les effets. Le LBO révèle une transformation à la fois étendue et limitée du capitalisme français durant les dernières décennies. L’étendue du changement peut se mesurer à la croissance spectaculaire de ces opérations et à la diversité des acteurs qui participent au champ. Elles produisent de la valeur disponible qui permet aux investisseurs et aux dirigeants de constituer des fortunes considérables. Elles accélèrent le processus de destruction créatrice, le processus de rationalisation productive et recomposent le pouvoir dans l’entreprise. Mais l’arme organisationnelle a fait l’objet d’une traduction dans le langage du capitalisme français et a due être appropriée par les banquiers et les dirigeants. Le LBO est en quelque sorte auto-limité : sa mécanique comporte une fragilité intrinsèque qui peut déboucher sur des faillites d’entreprise et sur des bulles de crédit. Enfin, les plans de création de valeur peuvent manquer leur objectif car ils s’affrontent à la déstabilisation de l’ordre social d’entreprise due au changement de propriétaire et à l’incertitude sur son attitude future. Au final, le LBO tient son pouvoir paradoxal du fait qu’il contribue à faire bifurquer le capitalisme français loin du « compromis d’après-guerre » tout en conservant les aspects traditionnels de sa structure institutionnelle.

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