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The revival of madrasas in the 1980s coincided with the rise of political Islam and soon became associated with the "clash of civilizations" between Islam and the West. This volume examines the rapid expansion of madrasas across Asia and the Middle East and analyses their role in society within their local, national and global context. Based on anthropological investigations in Afghanistan, Bangladesh, China, Iran, and Pakistan, the chapters take a new approach to the issue, examining the recent phenomenon of women in madrasas; Hui Muslims in China; relations between the Iran’s Shia seminary after the 1979-Islamic revolution and Shia in Pakistan and Afghanistan; and South Asian madrasas. Emphasis is placed on the increased presence of women in these institutions, and the reciprocal interactions between secular and religious schools in those countries. Taking into account social, political and demographic changes within the region, the authors show how madrasas have been successful in responding to the educational demand of the people and how they have been modernized their style to cope with a changing environment. A timely contribution to a subject with great international appeal, this book will be of great interest to students and scholars of international politics, political Islam, Middle East and Asian studies and anthropology.

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La campagne de l’élection présidentielle du 19 mai 2017 en Iran a été à nouveau l’occasion de voir s’affronter les grands courants de l’échiquier politique, que l’on réduit, un peu abusivement tant ils sont composites, aux réformateurs, aux reconstructeurs et aux conservateurs. Pour la première fois depuis 1979, cette échéance importante de la vie politique se tient en l’absence d’Ali Akbar Hachemi Rafsandjani, homme clef de la République islamique depuis sa fondation, disparu au début de l’année. Symboliquement, une page a bien été tournée.

Dès la fin des années 1980, la situation des femmes iraniennes s'est améliorée. Nombre d'entre elles ont investi l'espace public et ont pu exercer une activité économique ou sociale. La politique de libéralisation menée par Rafsandjani a permis à cet investissement féminin de s'accroître et de prendre une tournure plus explicitement politique. Mais les femmes demeurent exclues de vastes secteurs de la société et continuent à être l'objet de discriminations juridiques et sociales. Les seules avancées possibles ont en effet été celles qui respectaient la pensée islamique traditionnelle de la question féminine, qui servaient l'« honneur du système » plutôt que de le subvertir. C'est ainsi paradoxalement le port du voile qui a favorisé l'inscription des femmes dans la sphère publique.

in Alternatives internationales. Hors-série Publié en 2008-12
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Les lentes transformations de la société iranienne ne parviennent pas à ébranler l'héritage de Khomeyni, qui reste la clé de voûte du pays.

in Juger la politique. Entreprises et entrepreneurs critiques de la politique Publié en 2002
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L’arrestation du maire de Téhéran, Gholamhossein Karbastchi, le 4 avril 1998, a sans doute ouvert l’une des crises politiques les plus importantes que la République islamique d’Iran ait dû affronter depuis sa création en 1979. Le premier magistrat de la capitale était contesté depuis plusieurs années, ne serait-ce que parce que sa politique d’urbanisme avait attaqué de solides intérêts fonciers et commerciaux...

in Critique internationale Publié en 2003-04
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Bien que l'Iran ne soit pas perçue comme un foyer important d'émigration, celle-ci a marqué son histoire au moins depuis le début du XXe siècle. La «diaspora» iranienne a édifié une véritable économie morale et politique du voyage, dans laquelle la relation au pays d'origine demeure centrale. Partir ne s'envisage pas sans l'expression d'un lien avec le lieu que l'on quitte, assuré par des envois réguliers d'argent, des retours fréquents «au pays», une circulation continue de récits, d'images et de marchandises. Mais l'imaginaire du départ ne concerne pas les seuls migrants : la grande majorité des Iraniens entretient une relation virtuelle avec l'étranger, qui contribue à aménager leur existence quotidienne et qui influe ainsi sur l'organisation de la société iranienne contemporaine.

in Critique internationale Publié en 2001-03
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Lorsque l’on voyage dans le Golfe, on est frappé par les appréciations louangeuses que suscitent les figures controversées d’un Ben Laden ou d’un mollah Omar. Il existe une réelle audience du talebanisme hors de l’Afghanistan, fût-ce sous forme d’une sympathie diffuse. Elle s’inscrit dans le contexte régional créé par les flux d’émigrés et de réfugiés afghans dans les pays voisins : le Pakistan, l’Iran et les États arabes du Golfe, et par certaines diasporas plus anciennement établies. Si l’on en croit une opinion courante, une telle popularité pourrait mettre en cause la stabilité des régimes en place, notamment celle des pétromonarchies arabes. Reste à savoir de quoi elle est faite (...).

L’orientalisme et l’idéologie nationaliste ont laissé dans l’ombre les relations pluriséculaires nouées par l’Iran avec le reste du Moyen-Orient, mais aussi et surtout avec le Caucase, l’Asie centrale, le sous-continent indien et l’Extrême-Orient. Il en est découlé une perception distordue de l’histoire du pays.

in Conceptualising Iranian Anthropology. Past and Present Perspectives Publié en 2010
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During recent years, attempts have been made to move beyond the Eurocentric perspective that characterized the social sciences, especially anthropology, for over 150 years. A debate on the “anthropology of anthropology” was needed, one that would consider other forms of knowledge, modalities of writing, and political and intellectual practices. This volume undertakes that challenge: it is the result of discussions held at the first organized encounter between Iranian, American, and European anthropologists since the Iranian Revolution of 1979. It is considered an important first step in overcoming the dichotomy between “peripheral anthropologies” versus “central anthropologies.” The contributors examine, from a critical perspective, the historical, cultural, and political field in which anthropological research emerged in Iran at the beginning of the twentieth century and in which it continues to develop today.

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La victoire électorale des réformateurs lors des élections du 18 février a été plus ample que prévue, et ce dès le premier tour. Sans entrer dans l'interprétation des résultats, ni dans l'analyse d'une campagne riche en rebondissements, notre dossier présente quelques aperçus du très riche matériel électoral qui a été le support d'une forte mobilisation des candidats et des électeurs. Cette iconographie confirme la vivacité des jouets politiques et factionnelles, mais aussi la capacité de reproduction d'un système attentif à la "défense de son honneur", l'unification de la société politique à l'échelle nationale ; la participation croissante des femmes au champ politique ; le renouveau du style politique et la complexité de l'imaginaire social auquel celle-ci renvoie

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