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On 25 September 2015, 193 UN Member States adopted the Sustainable Development Goals (SDGs) for 2030. The SDGs define multiple aims: well-being, poverty, health, education, gender equality, decent work, economic growth, reduction of inequalities, innovation, infrastructure investment, inclusive cities, clean water, clean energy, preserving biodiversity, climate change, peace, justice and strong institutions. For their advocates, the SDGs represent a major shift from the Millennium Development Goals adopted in 2000, in terms of ambition, elaboration and policy making. However, with such a long list of objectives it's hard to identify priorities, trade-offs and synergies among different goals. Well-designed policies can build synergies to simultaneously achieve better social protection, lower unemployment and better working conditions. The Nordic model is an example of success in this regard. The unemployment rate has returned to its pre-crisis level in the EU but significant differences persist between countries. In particular, the unemployment rate remains well above its pre-crisis level in Greece, Spain and Italy. Moreover, the material well-being of the poorest 10 percent did not improve between 2008 and 2018, even in countries where unemployment has not increased. Beyond the recovery of employment, there is a need for justice and social sustainability. Inequalities can be reduced through social transfers. Social transfers are not necessarily bad for growth and jobs. In addition, equal access to high-quality public goods at low cost is an important way of promoting social cohesion and reducing inequalities. In particular, spending on social investment (education, health, housing) is linked to lower unemployment rates. Social investment reduces income inequality without damaging employment. It is also necessary to mitigate primary inequalities. Higher wages and a lower dispersion of primary income are also elements for reducing poverty and income inequality. Governments and the EU should promote stronger forms of coordinated wage-setting rather than implementing policies that limit the coverage of collective bargaining. In the end, the SDGs have too many goals to be able to be efficiently tracked. It is important to highlight the trade-offs between the different goals and their interrelationship. Policy makers should implement policies that reduce poverty, inequality and unemployment simultaneously. In the short run, social transfers may play that role while social investments would reduce inequalities without adverse effects on employment in the long run.

in OFCE Briefing Paper Publié en 2013-07
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In a forthcoming article in the Journal of Economic Perspectives1, Harvard Professor and bestselling textbook author Greg Mankiw defends the income earned by the richest 1%, as opposed to the movement of the 99% that attacks the explosion of inequality and the concentration of income and wealth. Mankiw cites the study by Thomas Piketty and Emmanuel Saez (2003, updated 2011)2, which shows that in the United States the share of income earned by the richest 1% rose from 7.7% in 1973 to17.4% in 2010. Mankiw argues that the income received by the 1% is fair and denounces the idea of taxing them at what he considers confiscatory rates. He criticizes in particular the proposal of French President François Hollande to tax high income at a marginal rate of 75%, in the following terms: “using the force of government to seize such a large share of the fruits of someone else’s labor is unjust, even if the taking is sanctioned by a majority of the citizenry”. To defend this position, Mankiw uses a theory of justice based on “just deserts”. According to this perspective, people should receive compensation in proportion to their contributions. If the economy were described by a classical competitive equilibrium without externalities or public goods, then every individual would earn the value of his or her own marginal product, and there would be no need for government to redistribute. In this perspective, equity isperfectly aligned with the right incentives.

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A la suite de la remise des 125 000 signatures réunies par des organisations défendant l’introduction d’un revenu de base, les citoyens suisses se prononceront lors d’un référendum d’initiative populaire sur l’inscription du principe du revenu de base dans la constitution fédérale helvétique. Si le revenu de base, défendu par Vanderborght et Van Parijs (2005) sous le terme allocation universelle, peut prendre plusieurs formes, son principe est d’être versé (1) de manière universelle, d’un montant égal pour tous3, sans contrôle des ressources ou des besoins ; (2) sur une base individuelle et non aux foyers ou ménages ; (3) de façon inconditionnelle, sans exigence de contrepartie (...).

in Revue de l'OFCE Sous la direction de ALLEGRE Guillaume Publié en 2017-03
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Le revenu universel est passé en quelques années du statut d’idée utopique à l’objet d’expérimentations. En France, Benoît Hamon en a fait sa mesure phare lors de l’élection présidentielle de 2017. En amont de l’élection, de nombreux ouvrages sont parus sur le sujet (notamment Basquiat et Koenig, 2017 ; Dourgnon, 2017 ; Ferry, 2016 ; MFRB, 2017) et il a fait l’objet d’un rapport d’information du Sénat (2016). En Suisse, le revenu universel a été soumis à référendum et la Finlande a mis en place une expérimentation depuis janvier dernier. La Gironde souhaite également lancer une expérimentation. [Premier paragraphe de l'introduction]

in Lettre de l'OFCE Publié en 2007-03-27
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La question du patrimoine a fait son entrée de façon remarquée dans le débat présidentiel. Il existe sur la fiscalité de la transmission à titre gratuit du patrimoine un net clivage droite-gauche : le projet UMP prévoit de supprimer « les droits de donations et de successions pour tous les patrimoines petits et moyens » alors que le PS dénonce régulièrement l’allégement de cette fiscalité au nom de la justice sociale. Dans les faits, la France se caractérise au sein des pays de l’OCDE par une imposition sur les successions élevée (tableau 1). Des économistes prônent toutefois une augmentation des droits de succession qui servirait à financer une dotation en capital universelle versée à chaque individu à l’âge de la majorité1. Deux logiques s’affrontent entre d’une part une vision familiale voire dynastique de la transmission du capital et d’autre part une vision universelle redistributive2 (...).

in Les notes du blog Publié en 2013-07-05
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Dans un article à paraître dans le Journal of Economic Perspectives, Greg Mankiw, professeur à l’Université Harvard et auteur reconnu de manuels universitaires, défend les revenus perçus par les 1 % les plus aisés (en opposition au mouvement 99 % qui dénonce l’explosion des inégalités et la concentration des revenus et du patrimoine). Mankiw cite ainsi l’étude de Thomas Piketty et Emmanuel Saez (2003, mise à jour 2011)2, montrant qu’aux États-Unis, la part du revenu gagnée par les 1 % les plus aisés est passée de 7,7 % en 1973 à 17,4 % en 2010 (...).

Les économistes ne sont pas d’accord entre eux. Ils ne sont pas d’accord sur cette absence de consensus et ils ne sont pas d’accord sur les raisons de ce désaccord. Certains pensent que leur désaccord provient principalement de différences sur les valeurs, mais des études montrent également une absence de consensus sur les faits. Les économistes apparaissent excessivement confiants dans leurs estimations, un biais classique d’expertise. En s’appuyant sur l’exemple de la fiscalité, l’article souligne que la distinction faits/valeurs est trop réductrice. Concernant les questions distributives, il n’y a pas de mesures neutres du point de vue des valeurs. Ce qui est mesuré dépend souvent de l’écart à une norme. La mesure est ainsi la différence entre les faits et les valeurs. Elle n’est donc ni entièrement normative, ni simplement descriptive. De plus, les paramètres estimés par les économistes n’ont de sens qu’au sein d’un modèle donné. Or, le désaccord porte non pas seulement sur les paramètres mais sur le modèle lui-même, ou le paradigme, c’est-à-dire sur le choix d’hypothèses simplificatrices pertinentes. Il existe aussi un enchevêtrement de questions normatives et positives dans le choix d’un modèle.

Le discours sur les « trappes à inactivité » a mis en avant un dilemme des politiques sociales : les effets pervers de certains minima sociaux sur l’offre de travail obligeraient les pouvoirs publics à arbitrer entre réduction de la pauvreté et incitation à l’emploi. Ce raisonnement a rendu populaire le workfare, consistant à réserver les dispositifs de lutte contre la pauvreté aux personnes en activité. Guillaume Allègre fait le point sur les instruments fiscaux et sociaux de lutte contre la pauvreté en France et leurs évolutions récentes. Si les mesures de soutien aux faibles revenus d’activité rendent a priori l’emploi plus attractif, elles entraînent aussi des effets pervers, notamment en termes d’égalité hommes-femmes. Les allègements de charges patronales présentent quant à eux l’inconvénient de créer des « trappes à bas salaires ». De façon plus générale, l’auteur pointe du doigt le risque de laisser pour compte les exclus du marché du travail, et la nécessité de consacrer plus de moyens aux politiques sociales.

in Economie et statistique Publié en 2015-10
VERSPAGEN Bart
CASTELL Laura
LIPPMANN Quentin
MARTIN Henri
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Selon la mesure traditionnelle du niveau de vie, deux couples ayant le même revenu sont supposés avoir le même niveau de vie, que les deux membres du couple occupent un emploi rémunéré ou que l'un occupe un emploi et l'autre reste au foyer. Pourtant, chez les couples mono-actifs, le conjoint au foyer pourra prendre en charge certains services (garde d'enfants, courses, cuisine, ménage…) que le couple bi-actif devra payer ou ne pas assurer. Cette étude propose de quantifier le surplus de travail domestique des couples mono-actifs par rapport aux couples bi-actifs à partir des données de l'enquête Emploi du temps 2009-2010. Ce surplus de travail quotidien est en moyenne de 2h05 dans une acception restreinte des tâches domestiques. Cet écart est amplifié en présence d'enfants à charge. Toutefois, les ménages mono-actifs présentent des caractéristiques différentes des ménages bi-actifs : ils ont notamment plus d'enfants et plus souvent des enfants en bas âge, caractéristiques qui sont corrélées à un surcroît de travail domestique. Nous montrons à l'aide d'une décomposition de Blinder-Oaxaca que, contrôlé de ces caractéristiques, les couples mono-actifs consacrent 1h13 quotidienne supplémentaire aux tâches domestiques par rapport à leurs homologues bi-actifs. Les 2h05 observés avant correction sont à comparer aux 4h30 de temps disponible quotidien que donne, en moyenne, le fait d'être inactif. L'écart correspond principalement à du temps de loisir (1h15), à du temps physiologique (41mn) et à du travail domestique « étendu » (24mn). Nous montrons par ailleurs que les couples mono-actifs ont, toutes choses égales par ailleurs, plus de 3 fois moins souvent recours à une aide rémunérée pour les tâches ménagères. L'arbitrage entre « faire », « faire faire » et « ne pas faire » semble donc pencher plutôt vers le « faire » pour les couples mono-actifs. Mais l'ensemble de ces constats varient en fonction de la situation sociale du couple.

L’expérimentation du revenu de solidarité active conduite dans 34 départements volontaires sur une période allant de novembre 2007 à juin 2009 est sans doute la plus importante expérimentation sociale menée jusqu’à ce jour en France. Le RSA tel qu’il a été généralisé poursuit un double objectif : combattre la pauvreté des travailleurs à bas salaires et créer un écart entre revenus d’activité et minima sociaux afin d’inciter à l’emploi. L’instrument consiste à remplacer les minima sociaux (RMI, API) et leur système d’intéressement par une prestation dégressive qui, contrairement au système antérieur d’aide aux bas salaires, est pérenne et familialisée. Les questions empiriques concernant ce type d’instrument sont nombreuses et peuvent justifier l’approche expérimentale. Malheureusement, l’expérimentation a finalement apporté relativement peu d’enseignements sur l’efficacité d’un tel mécanisme. La durée de l’expérimentation n’a pas permis de comparer le caractère pérenne du dispositif par rapport aux dispositifs transitoires en place dans les territoires de contrôle. L’éligibilité restreinte au RSA expérimental par rapport au dispositif généralisé n’a pas permis d’évaluer les effets potentiellement négatifs de la familialisation sur l’incitation à l’emploi. Nous montrons que le protocole mis en place n’a pas permis de résoudre les difficultés méthodologiques posées par l’expérimentation des incitations financières. La puissance statistique de l’expérimentation est faible, les biais liés aux effets de mobilisation ont été négligés et le contexte économique particulièrement défavorable est peu propice aux généralisations. En conclusion, nous émettons l’hypothèse que l’échec relatif de l’expérimentation s’explique en partie par l’hétérogénéité des objectifs poursuivis par les acteurs, scientifiques et politiques, qui l’ont mise en place.

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