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La chute du prix du Brent de 50 % en six mois ouvre des perspectives favo- rables aux économies importatrices de pé trole, à la condition toutefois qu’elle soit durable. À l’horizon 2016, la situ ation d’excès d’offre sur le marché, alimentée par le développement de la production de pétrole de schiste aux États-Unis et l’ absence de réaction de l‘OPEP po ur contrecarrer cet essor, va dans ce sens. La production non-conven tionnelle américaine, dont la rentabi- lité n’est plus assurée en deçà du seui l de 60 dollars le ba ril, subit certes le contrecoup de la baisse des prix, mais l’ ajustement de la production d’ici à deux ans ne ferait pas remonter le prix à son niveau d’avant-choc. Les outils de modélisation opératio nnels de l’OFCE, les modèles macro- économétriques pour l’économie française e-mod.fr et ThreeMe permettent d’évaluer les répercussions globales de ce choc sur l’économie, mais aussi les transferts d’activité d’un secteur à un autre ainsi que l’im pact environnemental d’une consommation d’hydrocarbures ac crue. En adaptant l’architecture de e-mod.fr aux caractéristiques de consommation, d’importation et de produc- tion d’hydrocarbures, les simulations ont été étendues au x grandes économies développées. À l’exception des États-Unis, l’impact posi tif est significatif et assez similaire pour tous les pays. L’économie américai ne bénéficie, comme ses consœurs, des mêmes effets positifs, mais la chute du pr ix du pétrole, qui frappe de plein fouet l’activité de production de pétrole non- conventionnel, pèse sur la croissance et tempère l’effet final du contrechoc. Les variantes présentées ici produisent des résultats comparables à ceux issus des modèles utilisés par les grandes institu- tions internationales. Il en ressort que la baisse du prix du pétrole s’avère bien être un choc positif pour la croiss ance mondiale, mais malheureusement pas pour l’environnement.

Depuis un an, l’économie mondiale s’est engagée sur la voie du redressement, après un choc récessif d’une ampleur sans précédent dans la période contemporaine. Les difficultés budgétaires de certains pays en zone euro ont déclenché une nouvelle crise financière au printemps mais ces inquiétudes n’ont, jusqu’à présent, pas eu de répercussions sur la région dans son ensemble, dopée par la vigueur de la reprise allemande. Et si l’économie américaine paraît s’essouffler, le volontarisme réaffirmé de la FED rassure. Les pays émergents quant à eux, emmenés par l’Asie, ont retrouvé ou dépassé le précédent pic d’activité. Pourtant le ver est dans le fruit. Les économies développées sont prises dans une trappe à liquidité. En engageant la consolidation budgétaire trop tôt, elles courent le risque d’entrer en déflation. La hausse des taux réels qui en résulterait aggraverait la récession. Les multiplicateurs budgétaires et l’absence de relais de la politique monétaire commandent, pour pouvoir maîtriser la trajectoire de la dette publique, de procéder à une relance budgétaire globale, en tout cas à l’échelle européenne, accompagnée d’une réduction de l’incertitude financière et des changes. Les prévisions de croissance présentées ici écartent pour l’instant le scénario déflationniste mais sa probabilité est élevée à une échéance un peu plus longue.

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Le paroxysme de la crise des dettes souveraines est passé. La dette publique grecque est restructurée et diminuera, au prix d’un défaut, de 160 à 120 % du PIB. De plus cette restructuration autorise le déblocage du soutien financier de la troïka à la Grèce et résout pour l’instant le problème de financement du renouvellement de la dette publique grecque. La contagion qui avait frappé la plupart des pays de la zone euro, et qui s’était traduite par une hausse des taux souverains, est interrompue. La politique monétaire, en particulier de la BCE, a contribué à détendre la situation par rapport au début de l’année 2012. Le risque d’un éclatement de la zone euro est largement réduit, du moins dans le court terme. Pour autant le processus qui alimente le passage de la Grande Récession, amorcée en 2008, à la très Grande Récession n’est pas interrompu par le soulagement temporaire apporté à la crise grecque. D’une part, l’économie mondiale, et singulièrement la zone euro restent dans la zone de risque où à nouveau une crise systémique menace et d’autre part, la stratégie choisie par l’Europe, à savoir la réduction rapide de la dette publique (qui suppose la réduction des déficits publics et leur maintien en deçà des déficits qui stabilisent la dette) compromet l’objectif annoncé. Or, puisque la crédibilité de la stratégie est posée comme une étape indispensable en zone euro pour rassurer les marchés financiers, c’est-à-dire assurer un financement à un taux acceptable des besoins de financement de la dette publique (entre 10 et 20 % de cette dette étant refinancés chaque année), la difficulté à atteindre l’objectif oblige à une rigueur toujours plus grande. La zone euro apparaît comme courant après une stratégie dont elle ne maîtrise pas les leviers, ce qui ne peut qu’alimenter la spéculation et l’incertitude...

in L'économie française 2009 Sous la direction de HEYER Eric Publication date 2008
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Les chiffres du chômage du mois de décembre 2016, publiés par Pôle emploi, font apparaître une hausse du nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) en catégorie A (+26 100 personnes en France métropolitaine) qui fait suite à une séquence de trois mois consécutifs de baisse. Si l’on ajoute aux inscrits en catégorie A[1] ceux ayant réalisé une activité réduite au cours du mois (catégories B et C), l’évolution mensuelle est stable (-100 personnes). [Premier paragraphe]

in L’Economie française 2007 Publication date 2006
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Depuis l’été 2007, quatre chocs violents (financier, immobilier, de change et de pouvoir d’achat) affectent l’économie mondiale. La conjonction de ces chocs a cassé l’élan de croissance amorcé en 2006 en zone euro et hypothèque tout espoir de reprise en France en 2008 et 2009 En 2008, l’économie française souffrira principalement de l’envolée du prix des matières premières, responsable du regain d’inflation qu’ont connu les économies occidentales. Absorbé principalement par les ménages, ce choc inflationniste, couplé à une détérioration du marché du travail avec notamment de très fortes destructions d’emplois aidés dans le secteur non marchand, contractera leur pouvoir d’achat et par là leurs dépenses. En 2009, le retour à la normale de l’évolution des prix des matières premières alimentaire et énergétique sera compensé par l’aggravation des crises financière et immobilière : l’immobilier européen donne à son tour des signes inquiétants. C’est le cas bien sûr en Espagne et au Royaume-Uni mais aussi, dans une moindre mesure, en France. Le prix de l’immobilier dans l’hexagone devrait connaître une correction significative d’ici à la fin 2009 (–15 %). Par ailleurs, si nous ne retenons pas, à ce stade, l’hypothèse selon laquelle la crise financière dégénèrera en crise systémique ou en « credit crunch », la grande lenteur dans la normalisation du marché interbancaire rendra toutefois plus difficile le financement des banques qui devraient durcir à nouveau les conditions d’accès aux crédits, incitant alors au désendettement des agents privés. Ce nouveau durcissement, dans un contexte de dégradation des profits anticipés et d’un fort endettement des entreprises, devrait inciter ces dernières à freiner leurs projets d’investissement. En moyenne annuelle, l’économie française devrait croître de 0,9 % en 2008 et de 0,7 % en 2009, après 2 ,1 % en 2007. Le taux de chômage devrait repartir à la hausse et atteindre 7,8 % à la fin de 2009. De son côté, le déficit public devrait dépasser la barre des 3 % du PIB en s’établissant respectivement à 3,1 et 3,5 % en 2008 et 2009.

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En 2010, malgré l’arrêt du stimulus budgétaire, l’économie française a connu une croissance modeste (1,5 %) qui lui a permis de créer à nouveau des emplois dans le secteur marchand, après deux années de fortes destructions. Ces résultats encourageants ne doivent pas pour autant être interprétés comme un gage de solidité de cette amorce de reprise en France, l’année 2010 portant encore les stigmates de la crise économique (forte dégradation des finances publiques, taux de chômage à un niveau très élevé, baisse du taux d’activité, persistance d’un surplus des capacités de production des entreprises). Les années 2011 et 2012 porteront les séquelles d’un double choc. Le premier est de nature budgétaire : à partir de 2011, l’ensemble des grands pays développés va mettre en place des politiques de restrictions budgétaires alors que leurs économies restent convalescentes. La généralisation de cette stratégie portera un sérieux coup de frein à la croissance économique en l’amputant de 2,8 points de PIB au cours des années 2011-2012. Le second choc est inflationniste et lié à l’envolée des prix des matières premières : absorbé principalement par les ménages, ce choc pèsera sur leur pouvoir d’achat et limitera leurs dépenses. Ce mécanisme, également à l’œuvre dans les autres pays occidentaux, provoquera un ralentissement de leur économie et donc de leur demande adressée à la France. Au total et en cumulé, le choc inflationniste coûtera 1 point de croissance à l’économie française au cours de la période 2011-2012. Au total, l’économie française devrait croître, en moyenne annuelle, de 1,4 % en 2011 et de 1,7 % en 2012. En s’établissant à un rythme proche de son potentiel, la croissance attendue ne permettra pas à l’économie française de combler le retard de production accumulé depuis 2008. Le taux de chômage progressera légèrement et atteindra 9,5 % fin 2012. Le déficit des administrations publiques devrait s’établir à 5,2 % en 2012.

in Revue de l'OFCE Publication date 2007-10
COCHARD Marion
LEMOINE Matthieu
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Les mauvaises nouvelles de cet été (crise financière, euro fort, croissance du deuxième trimestre décevante) ne seront pas suffisantes pour casser l’élan de croissance initié en 2006 en zone euro et par conséquent hypothéquer les perspectives de reprise en France à l’horizon 2008. Outre un changement de cap de la politique budgétaire, qui pour la première fois depuis 5 ans sera expansionniste, l’année 2008 s’annonce plutôt bien par ailleurs : les contraintes qui bridaient la croissance ces dernières années se desserrent, notamment celles liées aux effets de la politique de désinflation compétitive menée en Allemagne et de la forte augmentation du prix du pétrole. L’inflation est maîtrisée, les grandes économies de la zone euro se portent mieux, le taux d’épargne des ménages, élevé, laisse des marges de progression pour la consommation, d’autant que le pouvoir d’achat des ménages devrait être soutenu par la baisse du chômage et l’entrée en vigueur du « paquet fiscal ». Non contraint par une situation financière des entreprises en nette amélioration, illustrée par les bénéfices records des sociétés du CAC 40, et de bonnes conditions de financement, l’investissement productif des sociétés non financières devrait suivre la demande. En moyenne annuelle, l’économie française devrait croître de 2,6 % en 2008 après 1,9 % en 2007 et le taux de chômage continuerait sa décrue pour atteindre 7,8 % à la fin de 2008. Cependant, en allant à contre-courant des politiques budgétaires menées ailleurs en zone euro — qui seront neutres ou plus souvent restrictives dans les pays ayant des déficits publics —, la France s’isole. Cette « relance isolée » soutiendra sans aucun doute l’activité dans l’Hexagone mais pas suffisamment pour que les finances publiques s’améliorent. Le déficit public devrait se creuser et dépasser, pour la première fois depuis 2004, la barre des 3 % du PIB. Bien entendu, des risques existent qui pourraient conduire à une remise en cause de notre scénario. Pour l’essentiel, ils sont relatifs à l’environnement international et notamment à l’émergence d’une crise financière d’une plus grande ampleur.

in Revue de l'OFCE Publication date 2008-04
COCHARD Marion
LEMOINE Matthieu
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En ce début d’année 2008, le sentiment sur la situation économique de la France est ambigu. Certaines menaces, identifiées il y a neuf mois, se sont matérialisées et ont eu des conséquences plus importantes que prévues sur l’économie française (crise financière internationale initiée par l’éclatement de la bulle immobilière aux États-Unis, hausse du prix du Brent, appréciation de l’euro). D’autres en revanche ne se sont pas concrétisées (absence de « credit crunch ») ou seulement de façon transitoire (regain d’inflation ne dégénérant pas en spirale inflationniste). Certaines enfin ont fait leur apparition, comme l’éventualité de la mise en place d’un « plan de rigueur ». Plus précisément, la prise en compte d’un euro flirtant avec la barre des 1,60 dollar, d’un prix du pétrole qui s’installe au-dessus des 100 dollars le baril et d’un environnement international plus dégradé, nous a conduits à revoir significativement notre scénario de croissance pour l’économie française en 2008. En moyenne annuelle, elle devrait croître de 1,9 % en 2008 et de 2,3 % en 2009, après 1,9 % en 2007. Malgré un environnement international moins porteur, l’économie française semble résister comme l’illustrent les enquêtes auprès des chefs d’entreprises. Certaines contraintes qui bridaient la croissance ces dernières années se desserrent, notamment celles liées aux effets de la politique de désinflation compétitive menée en Allemagne. Le taux d’épargne des ménages, particulièrement élevé, laisse des marges de progression pour la consommation, d’autant que le pouvoir d’achat devrait être soutenu par la baisse du chômage et l’entrée en vigueur du « paquet fiscal ». Favorisé par une situation financière des entreprises en nette amélioration, ce qu’illustrent les bénéfices records des sociétés du CAC 40, et par des conditions de financement toujours intéressantes, l’investissement productif des sociétés non financières devrait suivre la demande. Cette résistance de l’économie française serait également due au soutien, délibéré, de la politique budgétaire et fiscale qui a pour contrepartie une augmentation des déficits publics au-delà des 3 points de PIB. Ce non respect des engagements français au niveau européen, au moment même où la France sera à la tête de l’Union européenne, renforce la menace de la mise en place d’un plan de rigueur. Ce changement de cap radical dans l’orientation budgétaire du gouvernement, après la mise en place du « paquet fiscal », fragiliserait davantage la croissance, au détriment de la baisse du chômage, cible jusqu’alors prioritaire de l’action gouvernementale.

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