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Selon l’indicateur avancé de l’OFCE pour la France, bâti sur les enquêtes de conjoncture publiées par l’INSEE le 24 avril, la croissance de l’économie française aurait été de +0,5 % au premier trimestre 2018, en repli de 0,2 point par rapport au quatrième trimestre 2017 (+0,7 %). Pour le deuxième trimestre, la croissance devrait revenir au voisinage de +0,4 %, révisée en baisse d’un peu moins de 0,1 point par rapport à l’évaluation du mois dernier. [Premier paragraphe]

La publication ce jour des indicateurs de confiance dans les différentes branches confirme l’optimisme des chefs d’entreprises interrogés par l’INSEE en décembre. Le climat général des affaires a rejoint son niveau de fin 2007, dépassant son pic de rebond de début 2011. [Premier paragraphe]

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La publication des comptes nationaux pour le quatrième trimestre 2011 a surpris. Alors que la plupart des observateurs attendaient un recul du PIB, l’INSEE, contre toute attente, a publié une croissance positive (+0,2 %), qui dénote à la fois avec le recul généralisé de l’activité en Europe et avec la dégradation de la situation conjoncturelle interne depuis l’été 2011. On peut dès lors s’interroger sur l’éventualité de révisions ultérieures de la croissance pour l’année 2011, qui ne seraient après tout que les étapes obligées pour une évaluation plus précise de l’activité au fil du temps, comme l’expérience passée, sur laquelle nous revenons, a pu l’illustrer (...).

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La chute du prix du Brent de 50 % en six mois ouvre des perspectives favo- rables aux économies importatrices de pé trole, à la condition toutefois qu’elle soit durable. À l’horizon 2016, la situ ation d’excès d’offre sur le marché, alimentée par le développement de la production de pétrole de schiste aux États-Unis et l’ absence de réaction de l‘OPEP po ur contrecarrer cet essor, va dans ce sens. La production non-conven tionnelle américaine, dont la rentabi- lité n’est plus assurée en deçà du seui l de 60 dollars le ba ril, subit certes le contrecoup de la baisse des prix, mais l’ ajustement de la production d’ici à deux ans ne ferait pas remonter le prix à son niveau d’avant-choc. Les outils de modélisation opératio nnels de l’OFCE, les modèles macro- économétriques pour l’économie française e-mod.fr et ThreeMe permettent d’évaluer les répercussions globales de ce choc sur l’économie, mais aussi les transferts d’activité d’un secteur à un autre ainsi que l’im pact environnemental d’une consommation d’hydrocarbures ac crue. En adaptant l’architecture de e-mod.fr aux caractéristiques de consommation, d’importation et de produc- tion d’hydrocarbures, les simulations ont été étendues au x grandes économies développées. À l’exception des États-Unis, l’impact posi tif est significatif et assez similaire pour tous les pays. L’économie américai ne bénéficie, comme ses consœurs, des mêmes effets positifs, mais la chute du pr ix du pétrole, qui frappe de plein fouet l’activité de production de pétrole non- conventionnel, pèse sur la croissance et tempère l’effet final du contrechoc. Les variantes présentées ici produisent des résultats comparables à ceux issus des modèles utilisés par les grandes institu- tions internationales. Il en ressort que la baisse du prix du pétrole s’avère bien être un choc positif pour la croiss ance mondiale, mais malheureusement pas pour l’environnement.

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L’économie mondiale a retrouvé son calme après la bourrasque financière de l’année 1998. Les taux de change des pays émergents se sont stabilisés, même si des doutes persistent sur la solidité des deux monnaies qui ont tenu ferme : le peso argentin et le yuan chinois. L’année 1999 a vu le retour de la croissance dans plusieurs des pays industrialisés d’Asie, alors que l’Amérique latine reste plongée dans la récession. Les PECO traversent une phase transitoire de résorption des déséquilibres issus d’une croissance rapide tandis que la Russie connaît un certain rebond. Le ciseau de croissance attendu entre les Etats-Unis et l’Europe ne s’est pas encore produit au premier semestre 1999, les Etats-Unis ayant continué de jouir d’une croissance forte tandis que l’Europe connaissait un passage à vide (...).

in Revue de l'OFCE Publié en 1998-04
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La situation conjoncturelle de l'économie française s'est améliorée au cours du dernier trimestre et la demande intérieure s'est nettement redressée pour constituer le moteur des évolutions prévisibles en 1998 La croissance devrait se poursuivre, sans à-coup important, au cours des deux ans à venir. Depuis la récession de 1993, la France a connu une année de reprise brutalement stoppée en 1995 par les perturbations monétaires, les augmentations impôts et les réductions de dépenses publiques. Concernant à la fois la France et l'ensemble de l'Europe continentale, ces réductions rapides des déficits publics visent assurer la crédibilité de adoption de euro en 1998. Il fallait attendre la fin des efforts d'ajuste ment budgétaire pour que la demande intérieure sorte de atonie. L'objectif de déficit ayant finalement été atteint, l'année 1998 devrait être celle de inversion entre la demande intérieure et la stimulation extérieure. L'impulsion, fournie en 1997 par la demande externe, devrait être suffisante pour modifier durablement la trajectoire de croissance de la demande des ménages. Les fortes créations emplois de la fin de 1997 et la hausse du revenu réel par tête devraient soutenir la consommation puis la reprise des dépenses investissement dans le logement. La désinflation devrait bénéficier de la baisse du prix du pétrole, massive au cours du premier trimestre de 1998, et renforcer la reprise de la croissance de la demande des ménages. En allégeant les coûts de production, la baisse des prix du pétrole contribuerait aussi à limiter la hausse des prix sur l'ensemble de l'année 1998. Celle-ci serait en moyenne inférieure à 1%. Tous les ingrédients nécessaires à l'enclenchement d'une spirale de croissance vertueuse paraissent réunis. Avec un taux d'inflation très faible, un excédent extérieur important et des entreprises dont les ressources financières continuent excéder leurs besoins de financement, la France est dans une situation idéale pour engager dans la voie d'une croissance rapide. La reprise des investissements maintenant inscrite dans les prévisions des entreprises, devrait rapidement confirmer cette évolution. Toutes les composantes de la demande intérieure devraient donc aller dans le sens de la croissance au cours du premier semestre de 1998. L'ampleur de la reprise devrait être telle que la réduction de la demande extérieure serait largement compensée par le dynamisme de la demande interne. En moyenne annuelle, la croissance serait de 3% en 1998 et de 2,7 en 1999. Ceci permet d'envisager la poursuite du fort mouvement de créations emplois engagé depuis la fin de année 1997. Sur l'ensemble de la période 1998-1999, elles pourraient atteindre 600 000 (370 000 en 1998 et 230 000 en 1999).

La hausse récente des prix immobiliers est préoccupante. Depuis le creux du marché immobilier en 1997, la hausse en termes réels a été supérieure à 70 %. Le spectre de la récession de 1993 et du retournement des prix surgit dans les commentaires. La crainte d’une bulle spéculative, d’un emballement du marché immobilier laisse présager un retournement brutal qui laisseraient ménages, banques et investisseurs institutionnels désemparés face à leurs engagements. Il faudrait alors de nombreuses années pour apurer ce marché et la situation financière des agents. L’inflation des prix d’actifs serait le prélude à une inflation incontrôlable, qui des prix des logements se transmet aux loyers. La responsabilité des autorités publiques françaises et européennes serait alors d’éteindre ce foyer d’incendie avant que tout ne brûle, par une hausse graduelle mais ferme des taux d’intérêt. Nous allons montrer que le motif d’inquiétude n’est pas là.

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Après une phase de croissance soutenue depuis 10 ans qui a vu les prix des logements anciens doubler, le marché immobilier français montre des signes de tassement depuis 2005. Ce mouvement s’est accentué depuis le début de l’année 2006, alimentant les craintes d’un retournement de grande ampleur, à la mesure de la hausse précédente (...).

in Revue de l'OFCE Publié en 2005-04
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L’année 2004 a été une année de reprise. Alors que l’économie française a connu en 2003 sa plus faible croissance depuis la récession de 1993 (0,5 % en moyenne annuelle), elle a retrouvé en 2004, une croissance de 2,4 %. Bien qu’accompagné au deuxième trimestre par les dépenses d’investissement, ce redémarrage résulte pour l’essentiel de la croissance de la consommation des ménages. Cette dernière s’étant réalisée dans un climat peu porteur — pouvoir d’achat en berne dû à un marché du travail peu dynamique et à une accélération de l’inflation en raison des effets directs de la hausse des prix du pétrole — les ménages ont réduit leur épargne et ont eu recours à l’emprunt. Cette évolution a été favorisée par le bas niveau des taux d’intérêt. La première condition pour que la croissance dure en 2005 est donc le maintien des taux d’intérêt à un niveau faible. Mais il faut aussi que s’enclenche une spirale vertueuse d’augmentation des investissements productifs, des créations d’emplois et des salaires. La bonne situation financière des entreprises le permettrait. La croissance devrait atteindre 2,2 % en 2005 et 2,4 % en 2006. Elle devrait permettre, à terme, la baisse du chômage et la reprise de la hausse des salaires. Bien entendu des risques existent qui pourraient conduire à une rechute en 2005. Pour l’essentiel, ils sont relatifs à l’environnement international : crise pétrolière majeure, ralentissement marqué de la croissance dans le monde, etc. Les aléas internes paraissent plus limités, même si le gouvernement prend le risque d’un retour trop rapide à l’équilibre des finances publiques ce qui pèserait sur la croissance de 2005 et 2006 (de respectivement – 0,2 % et – 0,4 %).

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En ce début d’année 2008, le sentiment sur la situation économique de la France est ambigu. Certaines menaces, identifiées il y a neuf mois, se sont matérialisées et ont eu des conséquences plus importantes que prévues sur l’économie française (crise financière internationale initiée par l’éclatement de la bulle immobilière aux États-Unis, hausse du prix du Brent, appréciation de l’euro). D’autres en revanche ne se sont pas concrétisées (absence de « credit crunch ») ou seulement de façon transitoire (regain d’inflation ne dégénérant pas en spirale inflationniste). Certaines enfin ont fait leur apparition, comme l’éventualité de la mise en place d’un « plan de rigueur ». Plus précisément, la prise en compte d’un euro flirtant avec la barre des 1,60 dollar, d’un prix du pétrole qui s’installe au-dessus des 100 dollars le baril et d’un environnement international plus dégradé, nous a conduits à revoir significativement notre scénario de croissance pour l’économie française en 2008. En moyenne annuelle, elle devrait croître de 1,9 % en 2008 et de 2,3 % en 2009, après 1,9 % en 2007. Malgré un environnement international moins porteur, l’économie française semble résister comme l’illustrent les enquêtes auprès des chefs d’entreprises. Certaines contraintes qui bridaient la croissance ces dernières années se desserrent, notamment celles liées aux effets de la politique de désinflation compétitive menée en Allemagne. Le taux d’épargne des ménages, particulièrement élevé, laisse des marges de progression pour la consommation, d’autant que le pouvoir d’achat devrait être soutenu par la baisse du chômage et l’entrée en vigueur du « paquet fiscal ». Favorisé par une situation financière des entreprises en nette amélioration, ce qu’illustrent les bénéfices records des sociétés du CAC 40, et par des conditions de financement toujours intéressantes, l’investissement productif des sociétés non financières devrait suivre la demande. Cette résistance de l’économie française serait également due au soutien, délibéré, de la politique budgétaire et fiscale qui a pour contrepartie une augmentation des déficits publics au-delà des 3 points de PIB. Ce non respect des engagements français au niveau européen, au moment même où la France sera à la tête de l’Union européenne, renforce la menace de la mise en place d’un plan de rigueur. Ce changement de cap radical dans l’orientation budgétaire du gouvernement, après la mise en place du « paquet fiscal », fragiliserait davantage la croissance, au détriment de la baisse du chômage, cible jusqu’alors prioritaire de l’action gouvernementale.

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