Co-auteur
  • FATTON Lionel (1)
  • LUCKEN Michael (1)
  • SELDEN Mark (1)
  • GODEMENT François (1)
  • Voir plus
Type de Document
  • Article (11)
  • Contribution à un site web (9)
  • Livre (5)
  • Partie ou chapitre de livre (4)
  • Voir plus
4
vues

0
téléchargements
Selon le site du gouvernement français, le 8 mai est un jour férié « en mémoire de la fin de la Seconde Guerre mondiale et de ses combattants ». Pourtant, le 8 mai 1945 n’est la clôture que d’un seul des deux grands théâtres militaires du conflit, celui de l’Europe. La fin des hostilités en Asie a eu lieu trois mois plus tard, avec la capitulation du Japon le 15 août. Il est probable que cette formulation officielle française relève non pas d’une méconnaissance factuelle, mais plutôt d’une volonté de donner à un moment marquant de l’histoire européenne une portée universelle. Or une telle volonté, tout en étant fortement légitime, n’est pas sans poser question.

66
vues

0
téléchargements
Les pandémies révèlent à la fois l’étendue et les limites de nos savoirs scientifiques. Dans un sens, la crise sanitaire actuelle est difficilement comparable aux pandémies des siècles précédents - celle du choléra ou celle de la « grippe espagnole » - tant ont été gigantesques les progrès de la médecine et donc l’écart entre l’expertise d’hier et celle d’aujourd’hui. Cependant hier comme aujourd’hui, la maladie se répand plus vite que ne se développe le savoir, quand bien même celui-ci est stimulé par une situation d’urgence. Face à la troisième pandémie de coronavirus en moins de vingt ans (celle du SRAS-CoV en 2003, du MERS-CoV en 2012, et à présent celle du SRAS-CoV-2 ou Covid-19) la recherche d’un vaccin est relancée mais reste hypothétique. En l’absence d’un moyen sûr d’éradiquer la maladie ou tout au moins de la freiner, comme le fait la trithérapie qui repousse le Sida, les incertitudes s’accumulent. Les questions fondamentales - comment prévenir et guérir au mieux ? - renvoient à d’autres interrogations sur la nature du virus, sur sa mobilité, sa résilience, son éventuelle évolution. Autant d’incertitudes qui ouvrent des zones de doutes mais aussi de controverses et de fantasmes qui constituent de vastes terrains vagues où peuvent proliférer, hier comme aujourd’hui, superstitions, rumeurs et "fake news".

in EspacesTemps.net Publié en 2020-03-05
LUCKEN Michael
19
vues

0
téléchargements
Nos sociétés apparaissent de plus en plus polarisées entre le camp des tenants de la « dé-mondialisation » et celui des inconditionnels du globalisme. Une telle polarisation occulte, en la caricaturant, la complexité du défi de la pluralité humaine et engendre un dilemme en partie illusoire entre quête de la généralité et prise en compte des particularités. Dans les sciences humaines et sociales, ce dilemme prend notamment la forme d’un débat récurrent sur la relation entre les disciplines dites « généralistes » et les « aires culturelles ». Dépasser ce dilemme, en considérant l’étude des aires comme méthode, voire comme pratique du savoir, offre un moyen pour reconcevoir la question de la diversité humaine dans ses multiples expressions, y compris dans sa relation avec la nature.

Représentée par une quarantaine d’établissements, réunis sous le nom d’U7, l’Université participe les 9 et 10 juillet 2019 aux travaux du « groupe des Sept », ou G7, présidés cette année par la France. [...] Impliquer l’Université dans le dialogue des démocraties, tel que le conçoit le G7, n’est donc pas anodin. Car au-delà de la question de la responsabilité sociale des universités, régulièrement évoquée dans des contextes nationaux, l’hypothèse posée ici est leur capacité d’être des acteurs politiques à part entière sur la scène internationale.

La guerre qui s’acheva à l’automne 1918 portait le nom de « grande guerre » en France et de « great war » en Angleterre. En Allemagne, elle n’était pas « grande » mais planétaire, et s’appelait « Weltkrieg » ou « guerre mondiale ». De même aux États-Unis où, depuis le printemps 1917, on la nommait « world war ». (Premier paragraphe)

L’ouverture de l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) offre, chaque année, l’occasion de photographier le paysage diplomatique mondial. C’est également un moment propice pour apprécier les talents théâtraux des chefs d’Etat et de gouvernement : Nikita Khrouchtchev brandissant sa chaussure en 1960, Fidel Castro et son discours-fleuve la même année, Mouammar Kadhafi déchirant la charte de l’ONU en 2009… L’enceinte des Nations unies devient alors, littéralement, une « scène » internationale où une multitude de visions du monde se rencontrent, se confrontent et s’affrontent. (Premier paragraphe)

in The Asia-Pacific Journal: Japan Focus Publié en 2017-05-15
54
vues

54
téléchargements
This article looks at contemporary Japanese nationalism in the context of growing far-right movements within democratic societies around the world, notably in Europe and North America, and the general rejection of the “happy globalization” narrative that has shaped the international order since the end of the Cold War. Japan, which witnessed the birth of the “borderless world” metaphor in the 1990s, is now contributing in its own way to the early twenty-first century worldwide longing for strong borders and an aggressive military posture. The rise of ultra-conservatism in democratic societies cannot be reduced to a “Western problem”; by taking into account the political transformation of a country such as Japan it is possible to consider a truly global phenomenon with far-reaching consequences.

36
vues

0
téléchargements
Il aura fallu le Brexit et l’élection de Donald Trump pour que soit évoquée de manière vraiment audible la montée globale d’un nouveau nationalisme. Pourtant, cela fait plus de dix ans qu’on assiste, à travers toute la planète, à une forte hausse des crispations souverainistes, des irruptions d’anxiété identitaire et de xénophobie. En Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord, les « commentateurs » au sens large – journalistes, intellectuels, universitaires – prennent enfin la mesure de cette évolution. Ou presque : car rarement s’attardent-ils au-delà de leur périmètre géographique. [Premier paragraphe]

13
vues

0
téléchargements
Comment se faire entendre dans un monde d’une complexité inouïe, où le nombre d’acteurs autour des tables de négociation va croissant et où la diversité d’intérêts semble infinie ? Comment se rendre audible dans cette nouvelle cacophonie internationale qu’on appelle aussi "gouvernance globale" et dont on attend un minimum de régulation à l’échelle planétaire ?

Cette thèse analyse les raisons qui ont poussé le Japon à se retirer en 1936 du système de contrôle des armements navals établis en 1922. La littérature sur le sujet est particulièrement pauvre pour ce qui est de la science politique et ne parvient pas à systématiser les différentes variables afin de mieux comprendre l’extrême complexité du processus de décision japonais. Appréhender ce processus permet d'aborder une problématique plus générale, qui est de comprendre pourquoi les états mettent fin à des relations de nature coopérative, préférant poursuivre une politique de sécurité unilatérale malgré les coûts que cela peut engendrer. Le modèle théorique de cette thèse propose l’hypothèse suivante: certains changements dans le système international affectent l'influence relative des différentes institutions domestiques prenant part à la formulation des politiques étrangères. En cas de tensions internationales, l'expertise des forces armées prend de l’importance pour la formulation des politiques étrangères. Dans un tel scénario, il est probable que le pays se retire de l'accord de contrôle des armements si ses forces armées s’opposent au maintien de cet accord. Les forces armées désavouent l'accord si ce dernier est intrusif dans des domaines relevant de l'expertise de l’institution militaire au point de menacer sa capacité à répondre à une nouvelle menace extérieure. Le degré d'influence des forces armées et l'intensité du conflit entre militaires et civils pour ce qui concerne la politique de défense nationale constituent les deux variables qui déterminent la propension d'un état à privilégier une approche unilatérale de sa politique étrangère en matière de sécurité.

Suivant