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in Critique internationale Sous la direction de LOUER Laurence, KIENLE Eberhard Publié en 2013-10
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Le « printemps arabe » serait prétendument le résultat de la dégradation des conditions de vie et, en particulier, de la crise économique de 2008. Or, pour comprendre les soulèvements de 2011, il faut se départir d’une approche économiciste et souligner au contraire les interactions entre économie et politique. De fait, ces mouvements relèvent d’une double crise : celle de l’État social autoritaire, d’une part, celle des régimes, d’autre part. Alors que les griefs socioéconomiques ont été au cœur de la contestation, la convergence des choix de politique économique et sociale entre les anciens et les nouveaux dirigeants témoigne de la relativement faible dynamique transformatrice de ces mobilisations.

Entretien avec Laurence Louër et Christophe Jaffrelot par Miriam Périer dans le cadre de la parution de l’ouvrage qu’ils ont dirigé, chez Hurst Publisher, intitulé Pan Islamic Connections. Transnational Networks between South Asia and the Gulf.

Dans la péninsule Arabique, les mobilisations de 2011 ont pris des formes variées et ont poursuivi des objectifs différents. Les mobilisations de masse au Yémen, à Oman et au Bahreïn, contrastent avec les timides mouvements au Qatar et aux Émirats arabes unis, où seuls de petits groupes d’intellectuels ont demandé des réformes. Les contestations n’ont pas débouché, non plus, sur les mêmes résultats. Le Yémen, où le président ‘Alī ‘Abdallāh Ṣāliḥ a été contraint à la démission, se distingue ainsi du Bahreïn où la répression a semble-t-il préservé la « stabilité » (istiqrār) du pays. Par conséquent, une analyse comparative au niveau régional tend à confirmer l’idée que les monarchies et les États riches en ressources étaient mieux armés que les républiques pour répondre aux protestations. Cependant, et au-delà des événements eux-mêmes, ces mobilisations ont partout généré des processus de changement au long court et à différents niveaux des ordres politiques et sociaux...

in Arabian Humanities Sous la direction de BONNEFOY Laurent, LOUER Laurence Publié en 2015-04
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Dans la péninsule Arabique, les mobilisations de 2011 ont pris des formes variées et ont poursuivi des objectifs différents. Les mobilisations de masse au Yémen, à Oman et au Bahreïn, contrastent avec les timides mouvements au Qatar et aux Émirats arabes unis, où seuls de petits groupes d’intellectuels ont demandé des réformes. Les contestations n’ont pas débouché, non plus, sur les mêmes résultats. Le Yémen, où le président ‘Alī ‘Abdallāh Ṣāliḥ a été contraint à la démission, se distingue ainsi du Bahreïn où la répression a semble-t-il préservé la « stabilité » (istiqrār) du pays. Par conséquent, une analyse comparative au niveau régional tend à confirmer l’idée que les monarchies et les États riches en ressources étaient mieux armés que les républiques pour répondre aux protestations. Cependant, et au-delà des événements eux-mêmes, ces mobilisations ont partout généré des processus de changement au long court et à différents niveaux des ordres politiques et sociaux.

in Monarchies du Golfe : les micro-Etats de la Péninsule arabique Sous la direction de LEVEAU Rémy, CHARILLON Frédéric Publié en 2005
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La concaténation1 de soulèvements qui frappe le monde arabe depuis décembre 2010 n’a pas épargné les Etats du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) : l’Arabie Saoudite, le Koweït, le Bahreïn, le Qatar, les Emirats Arabes Unis et l’Oman. Parmi les plus grands producteurs au monde de pétrole et de gaz, cet ensemble politique et économique, qui affiche une volonté d’émuler l’Union européenne, compte quelques-uns des pays les plus riches de la planète : le Qatar se place ainsi en tête pour le revenu per capita dans les listes établies respectivement par le FMI et la Banque Mondiale en 2010. Les Emirats Arabes Unis et le Koweït se retrouvent également très bien placés dans ces classements. Les pays du CCG se ressemblent par ailleurs par leur régime politique, des monarchies de facto ou de jure, qui voient dans tous les cas la domination pluriséculaire de dynasties aux pratiques autoritaires plus ou moins mâtinées de participation politique (...).

L’exigence de démocratisation a permis d’élargir des expériences anciennes de participation politique, par exemple au Bahreïn ou au Koweït. En Oman, en Arabie Saoudite même, un certain dialogue national semble se nouer. Plus que le succès de la démocratisation, ces mouvements paraissent davantage en marquer les limites : les régimes autoritaires aménagent la cohabitation avec leurs opposants. Cette cohabitation pourrait pourtant souffrir de la crise, déjà ouverte, des États providence du Golfe.

in Governance in the Middle East and North Africa: A Handbook Sous la direction de KADHIM Abbas Publié en 2013-01
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Résumé de l'ouvrage : Governance in the Middle East and North African will be essential reading for scholars, activists and policy makers. This new Handbook presents the first comprehensive framework of the question of governance in the Middle East in its various forms and manifestations: political, economic, and government performance. This book is structured into two parts: Part I provides some theoretical background and analyzes the patterns and challenges of governance in the Middle East, providing some global context; Part II will examine specific cases in selected countries and regions in the Middle East and North Africa. This book is aimed at a wide audience. Policy makers, policy analysts, as well as journalists will benefit from the history and analysis presented in the book. Also, academics will find important material for research and class work. Professors teaching courses on US Foreign policy, Middle East, International Relations, Comparative Politics and many related fields will find the book a very suitable choice for their students to read. Given the media and general public’s interest in the Middle East and North Africa, it will also appeal to a wide range of educated readers in the USA, the United Kingdom and many other countries world-wide.

in Journal of Strategic Studies Publié en 2013-04
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The Bahraini security forces fulfilled their task of defending the regime without any qualms during the uprising that occurred in February and March 2011. The regime's coup-proofing strategy has been efficient. It is notably based on the exclusion of the Shias from the security apparatus in a country where the ruling dynasty comes from the Sunni minority and where the opposition is dominated by Shia Islamic movements. However, the recruitment pattern of the Bahraini security forces also results from the general civil-military relations characteristic of all the Gulf states. The increasingly tense factionalism inside the regime is likely to have an impact on the security forces.

Laurence Louër, author of the critically acclaimed To Be an Arab in Israel, brings her extensive knowledge of the Middle East to an analysis of the historical origins and present situation of militant Shia transnational networks. She focuses on three key countries in the gulf: Kuwait, Bahrain, and Saudi Arabia, whose Shia Islamic groups are the offspring of various Iraqi movements that have surfaced over recent decades. Louër explains how these groups first penetrated local societies by espousing the networks of Shiite clergymen. She then describes the role of factional quarrels and the Iranian revolution of 1979 in defining the present landscape of Shiite Islamic activism in the Gulf monarchies. The reshaping of geopolitics after the Gulf War and the fall of Saddam Hussein in April 2003 had a profound impact on transnational Shiite networks. New political opportunities encouraged these groups to concentrate on national issues, such as becoming fierce opponents of the Saudi monarchy. Yet the question still remains: How deeply have these new beliefs taken root in Islamic society? Are Shiites Saudi or Bahraini patriots? Louër's book also considers the transformation of Shia movements in relation to central religious authority. While they strive to formulate independent political agendas, Shia networks remain linked to religious authorities (marja') who reside either in Iraq or Iran. This connection becomes all the more problematic should the marja' also be the head of a state, as with Iran's Ali Khamenei. In conclusion, Louër argues that the Shia will one day achieve political autonomy, especially as the marja', in order to retain transnational religious authority, begin to meddle less and less in the political affairs of other countries.

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