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Publié en 2020-10 Collection Doc'en Poche : 69
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La crise sanitaire de 2020 a mis au premier plan la question de l'avenir des maires, en même que celle des territoires et de la décentralisation. Alors que le modèle urbain est en crise et que les citoyens aspirent à plus de proximité dans les processus de prise de décisions, l'institution du maire se transforme. Les maires sont-ils désormais confrontés à la montée de défiance qui s'exprime depuis longtemps envers les autres élus ? Quelles fractures entre les maires des grandes villes et ceux des communes rurales ? Quelle évolution de la fonction face aux pouvoirs grandissants des intercommunalités ? Quelles conséquences de l'attitude de plus en plus consumériste de nombre de leurs administrés ? Quelle évolution politique avec les élections municipales de 2020 ? Des enquêtés récentes permettent de répondre à ces questions.

L'analyse de la crise sanitaire provoquée par la covid-19 montre que celle-ci n'est que la prolongation de la crise sociale et politique qui sévit en France depuis plusieurs années. La crise sanitaire a révélé des fractures sociales importantes durant la période de confinement dans les modes de vie mais aussi dans le rapport au travail. Ces fractures sont bien plus importantes en France qu'en Allemagne ou au Royaume-Uni ainsi que le montrent les résultats de l'enquête par panel menée en février puis en avril 2020 dans le cadre du Baromètre de la confiance politique du Cevipof. Par ailleurs, le populisme exerce une influence décisive en France dans l'évaluation des mesures gouvernementales prises pour lutter contre la crise sanitaire. Les effets sociopolitique de ce populisme, mettant en cause les institutions publiques comme la science, sont là encore plus importants en France qu'en Allemagne ou aux Royaume-Uni, deux pays où le débat sur les politiques gouvernementales s'est inséré dans le jeu normal de la vie politique et parlementaire.

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La question des discriminations ethniques posent de grandes difficultés méthodologiques aux sciences sociales. A la dimension objective des discriminations s'ajoute leur dimension subjective. Une enquête européenne comparative montre que le sentiment d'être discriminé est plus important en France que dans d'autres pays parmi ceux qui estiment appartenir à une minorité ethnique. Ce sentiment s'associe à une plus grande défiance envers la police mais pas envers la justice. Par ailleurs, il n'induit pas un rejet du pays de résidence. On peut faire l'hypothèse que la question des discriminations ethniques est perçue de manière d'autant plus sensible en France qu'elle met en cause un modèle républicain universaliste et qu'elle s'associe également à une crise générale de confiance dans les institutions politiques.

in European Socialists and the State in the Twentieth and Twenty-First Centuries Publié en 2020-08
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Determining the extent to which public-sector employees have moved away from socialist or social democratic parties is a major question in recent political history. This question is especially important in France, where civil servants, under the Fifth Republic at least, constitute the core of the socialist electorate. Electoral studies show that a divorce has occurred between France’s civil servants and the French Socialist Party since 2012. This does not mean, though, that civil servants have converted to market values. This divorce primarily reflects a weakening of cultural liberalism, affecting both public-sector and private-sector employees, and a strong demand for authority. The split between civil servants and the Socialist Party means that social democracy, in France and elsewhere, is losing its social base.

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La tenue du second tour des élections municipales le 28 juin 2020 va clore une séquence électorale atypique marquée par la crise sanitaire du Covid-19.Il s’agit de la première convocation des électeurs aux urnes après la crise sanitaire.Le résultat de ces élections municipales peut donc servir de test politique au moins sur trois terrains. Le premier est celui de la réaction des électeurs à la gestion jugée assez calamiteuse de la crise sanitaire par une majorité de Français. Le second est celui de la configuration du monde politique de l’après-crise. Le troisième est celui de la question institutionnelle et de la décentralisation.

L’une des grandes questions que pose l’épidémie de Covid-19 est celle du statut social de la science et de son rôle dans le monde d’après. Les éloges adressés au personnel médical et soignant, célébrant son dévouement et le montrant en exemple, offrent un contraste fort avec les critiques dénonçant la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. Cependant, le triomphe de la science sur le populisme est loin d’être acquis. Le populisme, reposant sur la défiance à l’égard des élites, peut se décliner à gauche (la science est prisonnière du capitalisme et des intérêts financiers) comme à droite (la science est un prétexte pour disqualifier le savoir naturel du peuple ou les traditions). Mais dans un cas comme dans l’autre, son filtre joue un rôle puissant dans la perception que les enquêtés ont de la science comme institution.

in The Conversation Publié en 2020-05
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Le macronisme reste toujours une formule managériale appliquée au politique où seul le résultat compte. C’est dans un contexte de fortes turbulences économiques et sociales qu’il va devoir se réinventer après la crise du Covid-19. Si l'intervention forte de l'Etat pour soutenir les entreprises a relancé le débat interne de La République en marche, les marges de manoeuvre pour la réinvention du macronisme sont faibles. Les Français critiquent la gestion gouvernementale de la crise sanitaire et Emmanuel Macron n'a pas pu capitaliser leur confiance car l'appareil d'Etat s'est montré inefficace. En termes électoraux, cette situation peut profiter autant à la droite parlementaire qu'à la gauche socialiste et rendre plus difficile la constitution d'un gouvernement d'union nationale.

La crise sanitaire a engendré des réactions très positives vis-à-vis du monde hospitalier et médical, laissant entendre qu’une nouvelle ère de rationalité scientifique s’ouvrait. Néanmoins, les activités scientifiques n’ont pas bénéficié d’une valorisation sociale particulière. Celle-ci dépend toujours étroitement du niveau de populisme des enquêtés. La comparaison avec l’Allemagne et le Royaume-Uni montre par ailleurs que les statistiques officielles fournies par le gouvernement en France ne suscitent qu’un faible niveau de confiance. Derrière la crise sanitaire, la crise démocratique est toujours active.

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En qui peut-on avoir confiance ? Les soignants, élevés au rang de héros ? Les choix du gouvernement, sous le feu des critiques pour les déclarations contradictoires de ses membres ? Le corps professoral et médical dont le discours rationnel est relayé par les médias en matière de confinement et de prophylaxie mais dont certains représentants s’embourbent dans des polémiques, comme celle qui s’est développée autour du professeur Raoult ? [Premier paragraphe]

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L’un des principaux effets de la crise sanitaire provoquée par l’épidémie de coronavirus est de voir se développer des représentations bien plus favorables à la fermeture des frontières et au contrôle de l’État sur son territoire. Entre février et avril 2020, on enregistre une hausse importante de la demande de protection à l’égard de la mondialisation et cela dans toutes les catégories sociales. Cette demande marque cependant davantage l’électorat de droite. Elle porte en priorité sur le protectionnisme économique et ne traduit pas une montée en puissance de la xénophobie. [Premier paragraphe]

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