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in The Conversation Publié en 2020-05
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Le macronisme reste toujours une formule managériale appliquée au politique où seul le résultat compte. C’est dans un contexte de fortes turbulences économiques et sociales qu’il va devoir se réinventer après la crise du Covid-19. Si l'intervention forte de l'Etat pour soutenir les entreprises a relancé le débat interne de La République en marche, les marges de manoeuvre pour la réinvention du macronisme sont faibles. Les Français critiquent la gestion gouvernementale de la crise sanitaire et Emmanuel Macron n'a pas pu capitaliser leur confiance car l'appareil d'Etat s'est montré inefficace. En termes électoraux, cette situation peut profiter autant à la droite parlementaire qu'à la gauche socialiste et rendre plus difficile la constitution d'un gouvernement d'union nationale.

La crise sanitaire a engendré des réactions très positives vis-à-vis du monde hospitalier et médical, laissant entendre qu’une nouvelle ère de rationalité scientifique s’ouvrait. Néanmoins, les activités scientifiques n’ont pas bénéficié d’une valorisation sociale particulière. Celle-ci dépend toujours étroitement du niveau de populisme des enquêtés. La comparaison avec l’Allemagne et le Royaume-Uni montre par ailleurs que les statistiques officielles fournies par le gouvernement en France ne suscitent qu’un faible niveau de confiance. Derrière la crise sanitaire, la crise démocratique est toujours active.

L’un des principaux effets de la crise sanitaire provoquée par l’épidémie de coronavirus est de voir se développer des représentations bien plus favorables à la fermeture des frontières et au contrôle de l’État sur son territoire. Entre février et avril 2020, on enregistre une hausse importante de la demande de protection à l’égard de la mondialisation et cela dans toutes les catégories sociales. Cette demande marque cependant davantage l’électorat de droite. Elle porte en priorité sur le protectionnisme économique et ne traduit pas une montée en puissance de la xénophobie.

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L’épidémie de coronavirus va poser des questions politiques de fond sur l’après-crise. Ces questions se posent sur plusieurs plans. Le premier est celui du jeu politique ordinaire, mais aussi celui de la philosophie politique de la Ve République : va-t-on poursuivre la lecture libérale et pro-européenne de son régime politique ou bien revenir à la centralité de l’État gaullien ? Le second pousse à s’interroger sur les relations que les Français vont désormais entretenir avec l’autorité et le dilemme qui se pose déjà entre l’efficacité de l’action publique et la vie démocratique. L’analyse du Baromètre de la confiance politique du Cevipof montre que ce sont les électeurs les plus libéraux qui défendent le plus l’efficacité contre la démocratie. On voit réapparaître le clivage gauche-droite.

Les indemnités touchées par les maires font l’objet de nombreuses polémiques, qu’il s’agisse de dénoncer leur montant excessif, les abus commis par les élus ou bien le cumul des mandats. L’enquête menée sur les maires des villes de 20 000 habitants et plus montre que le niveau des indemnités ne varie pas de manière mécanique en fonction de l’importance démographique des communes. Ce niveau varie beaucoup d’une région à l’autre et dépend en grande partie du poids politique des maires, ce qui est un effet de la professionnalisation de la politique locale. Méthodologie : Enquête portant sur tous les maires des communes de 20 000 habitants et plus de métropole et d’outre-mer. Les données ont été récolées sur la base des données disponibles sur le site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, des déclarations des intéressés à la presse locale ou bien des délibérations des conseils municipaux comme des organismes de coopération intercommunale.

in Revue politique et parlementaire Publié en 2020-02
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L'intercommunalité est apparue depuis les années 1990 comme la solution idéale pour concilier l'efficacité de l'action publique et l'existence de plus de 35 000 communes en France dont la moitié avaient encore en 2020 moins de 500 habitants. Au tournant de 2018, les maires des communes rurales ont commencé à vivement critiquer les intercommunalités qui leur retiraient tout réel pouvoir de décision et dont le rôle a été considérablement renforcé par la loi NOTRe de 2015. Cette révolte des maires ruraux signifie que la lecture macro-économique de la décentralisation est désormais contestée au nom d'un plus grand besoin de démocratie de proximité.

Si la loi du 6 août 2019 portant réforme de la fonction publique s’inscrit dans une perspective managériale et rapproche les fonctionnaires des salariés de droit privé, elle ne remet pas en cause le statut général des fonctionnaires. Il semble d’ailleurs difficile de développer en France un modèle néolibéral de fonction publique qui n’est soutenu ni par les citoyens ni par les hauts fonctionnaires ni par les élus locaux.

in Revue politique et parlementaire Publié en 2019-11
BOY Daniel
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Analyse sur l'histoire du long terme des relations entre l'opinion publique et la science et de l'émergence d'une critique sociale autant de la notion de progrès technologique que des risques environnementaux générés par l'alliance du politique, de la science et de l'industrie. L'analyse comparée met au jour le fait que ces risques sont perçus très différemment d'un pays à l'autre en fonction du contexte économique national. Elle montre aussi que la science suscite davantage de doutes aujourd'hui et que ses représentations, comme celles des chercheurs eux-mêmes, sont fortement clivées en fonction des positions sociales. C'est en France que les inquiétudes sur le niveau de la culture scientifique et la capacité du système scolaire à la diffuser sont les plus importantes.

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La soudaine popularité post mortem de Jacques Chirac peut s'expliquer par les structures sociales de la confiance politique en France. Jacques Chirac représentait le Président de la proximité. Or la proximité constitue la clé de la confiance politique pour les classes populaires et la classes moyennes alors que les classes supérieures préfèrent la compétence professionnelle ou sociale. Cette grille de lecture permet de comprendre pourquoi il faut dépasser l'analyse faite en termes de populisme pour expliquer la situation politique des années 2010.

in L'Hémicycle Publié en 2019-10
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L'enquête menée par le Cevipof pour l'Association des maires de France (AMF) met en lumière un fait étonnant : le choix de vivre dans une métropole est souvent pour les Français un choix contraint, par la nécessité soit de faire des études soit de trouver un travail. Dans leur grande majorité, ils préfèrent les petites communes et c'est bien dans ce milieu rural que la relation de confiance au maire paraît la plus sensible, même si ces derniers sont "usés" par leur fonction.

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