Co-auteur
  • HORVAT Elisabetta (8)
  • MATARD BONUCCI Marie-Anne (4)
  • FABBRINI Sergio (4)
  • RIVA Gigi (2)
  • Voir plus
Type de Document
  • Partie ou chapitre de livre (46)
  • Article de presse ou magazine (43)
  • Article (22)
  • Livre (17)
  • Voir plus
6
vues

6
téléchargements
L’histoire et le politique entretiennent une relation compliquée, parfois houleuse. Dans leur travail, les historiens sont quasi continuellement interpellés par le débat politique et les événements de leur époque. Ainsi, leurs perspectives de recherche font souvent directement écho à des interrogations qui polarisent la sphère publique et ils cherchent dans l’analyse du passé des clés pour l’intelligence des phénomènes présents qu’ils restituent dans la durée. En même temps, les approches qu’ils mobilisent les amènent souvent à critiquer et à nuancer, voire à démentir, les affirmations d’un responsable politique qui tendent facilement vers le raccourci ou l’amalgame et qui, fréquemment, instrumentalisent l’Histoire et ses interprétations. L’élection présidentielle française en administre la preuve. Le 28 août 2016, François Fillon a plaidé pour le rétablissement de la continuité du récit national « en partant de la France et en axant ce récit sur celle-ci et non en le diluant, comme on le fait aujourd’hui dans l’étude des faits généraux "mondialisés" ». Emmanuel Macron n’a pas été en reste. Lors d’un déplacement à Alger, il a déclaré le 14 février 2017 à une télévision locale que la colonisation française fut « un crime. Un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie et ça fait partie de notre passé que nous devons regarder en face en présentant nos excuses à l’égard de celle et ceux avec lesquels nous avons commis ces gestes ». Deux déclarations emblématiques qui ont aussitôt nourri des controverses politiques et historiographiques, les historiens étant sollicités par les médias ou prenant d’eux-mêmes l’initiative de donner leur avis et leur évaluation de la pertinence des propos de ces deux candidats à la magistrature suprême.

in Le Parti Socialiste Unifié Sous la direction de LAZAR Marc, CASTAGNEZ Noelline, JALABERT Laurent, MORIN Gilles, SIRINELLI Jean-François, LAZAR Marc Publié en 2013-09
0
vues

0
téléchargements

in Libération Publié en 2014-07
DESTOUCHES Audrey
10
vues

0
téléchargements
Où en sont les réformes annoncées par Matteo Renzi en Italie? Il avait annoncé énormément de réformes et il continue de le faire aujourd’hui. Au début, il tablait sur une réforme par mois avant de finalement se laisser 1000 jours pour les réaliser. Parmi les réformes qui ont été mises en œuvre, je recense la hausse de 80 euros sur les plus bas salaires, le plafonnement du revenu de certains hauts dirigeants, la réduction des impôts pour certaines entreprises ainsi qu’un accord électoral avec Silvio Berlusconi, au sujet de la loi électorale, qui n’est pas totalement achevé. [Premier paragraphe]

in La Repubblica Publié en 2015-09
HORVAT Elisabetta
3
vues

0
téléchargements
L'arrivo di Corbyn alla testa del Labour, l'esito delle elezioni in Grecia, le speranze di Podemos per il voto di fine anno in Spagna e le iniziative degli oppositori a Renzi rilanciano il dibattito sulla sinistra della sinistra, detta anche radicale...

4
vues

0
téléchargements
L’an dernier, les populistes de droite et les souverainistes ont fortement progressé aux élections européennes. Dans une moindre mesure, les mouvements de « la gauche de la gauche » aussi. En ce début d’année, la dynamique est encore plus favorable ainsi qu’en attestent la victoire historique remportée par Syriza, en Grèce, et la montée en puissance continue de Podemos, en Espagne. Ces deux pays ont subi une thérapie de choc ...

in Le retour des populismes. L'état du monde 2019 Sous la direction de BADIE Bertrand, VIDAL Dominique Publié en 2018-09
69
vues

0
téléchargements

135
vues

0
téléchargements
Quels sont les enjeux de l'élection législative en Suède (dimanche 9 septembre) ? Quelle analyse peut-on faire de la crise de la sociale-démocratie dans une Europe déchirée sur la question des migrants dans un contexte de montée des populismes ? Où va le modèle suédois?

« Gouverner les Italiens n’est pas difficile, c’est impossible. » Par son caractère apocryphe et récurrent, cette réflexion, dont l’origine fut attribuée, selon les circonstances à Giovanni Giolitti, à l’historien et homme politique antifasciste Gaetano Salvemini, à Benito Mussolini ou plus récemment encore à Silvio Berlusconi, invite à réfléchir sur ce qui a souvent été donné comme une évidence dans le débat public et dans de nombreux travaux d’histoire et de sciences sociales en Italie comme à l’étranger : la difficulté structurelle, ou supposée telle, pour ce pays, quel que soit le régime politique en vigueur, à trouver un mode de gouvernement efficace et stable. Une évidence que viendraient conforter les nombreux néologismes que recèle la langue italienne– « malgoverno », « sgoverno », « sottogoverno » – et les crises politiques successives qui affectèrent depuis la formation de l’État-nation, l’Italie libérale puis républicaine. Tout se passe comme si le passé glorieux d’un « bon gouvernement », figuré par les fameuses fresques de Lorenzetti du Palazzo Pubblico à Sienne, demeurait un idéal inaccessible à l’époque contemporaine. Bien sûr, on pourrait considérer que les critiques récurrentes des gouvernements et des institutions constituent la marque de fabrique des démocraties libérales et représentatives, voire un signe de leur bonne santé. Pourtant, à la différence d’autres démocraties, la question du gouvernement a souvent été présentée, pour l’Italie, comme l’expression d’une forme de pathologie relevant d’un rapport spécifique et atavique des Italiens à la politique qui participerait de la prétendue « anomalie italienne » par rapport aux autres nations modernes. Cette thèse présente une origine endogène que l’on pourrait faire remonter, entre autres, à l’écrivain Giacomo Leopardi (1798-1837) dont les écrits, notamment son Discorso sopra lo stato presente de’costumi degl’italiani (1834), font écho au roman Corinne ou l’Italie (1807) de Madame de Staël. Contrairement à leur passé de grandeur, les Italiens comme l’ensemble des Méridionaux seraient moins « civilisés » que les peuples septentrionaux : cette véritable vulgate s’est progressivement installée et largement diffusée en Italie comme à l’étranger.

Publié en 2017-01
JOUSSE Emmanuel
41
vues

0
téléchargements
Qu’est-ce que le réformisme ? Omniprésent dans le débat politique, le mot clive les gauches françaises en signifiant la trahison de l’idéal. L’opposition binaire entre réforme et révolution est cependant le fruit de controverses oubliées, qui pèsent lourdement sur les débats contemporains. Pour le comprendre, il faut remonter à Commune. Après 1871, le socialisme se définit comme un univers intellectuel autonome dans lequel émerge le réformisme. Pour celui-ci, la révolution ne se gagne ni sur une barricade, ni par un parti de classe. La réforme consiste à planter une graine de socialisme qui fera imploser le capitalisme. Trois décennies durant, cette tradition, souple et mouvante, traverse l’histoire du socialisme et de la République. Des figures sortent de l’ombre, de Brousse à Malon, de Jaurès à Millerand, jusqu’à Albert Thomas. Ce livre démontre la forte cohérence d'une tradition ancienne, originale, occultée depuis la Grande Guerre et la révolution d’Octobre. En revenant aux origines du socialisme français, Emmanuel Jousse donne des clés pour comprendre des enjeux contemporains essentiels pour la gauche française, en ces temps de profonds questionnements sur son identité et son rapport aux réformes. (Résumé éditeur)

in La fabrique interdisciplinaire. Histoire et science politique Sous la direction de OFFERLÉ Michel, ROUSSO Henry Publié en 2008
5
vues

0
téléchargements

Suivant