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in Commentaire Publication date 2011-12
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Vingt ans après l’effondrement de l’URSS, la politique étrangère de la Russie, tout comme la politique intérieure, reste profondément marquée par la chute de 1991. Les hommes qui dirigent le pays aujourd’hui ont une vision négative de leur histoire nationale. Ils continuent à voir dans l’extraordinaire bouleversement des réformes gorbatchéviennes et de l’éclatement de l’empire une perte considérable. 1991 a été une « catastrophe géopolitique », répète Vladimir Poutine. Cette rupture brutale avec le passé laisse de profondes traces, tant dans les mentalités que dans le comportement des élites dirigeantes.

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Les Ukrainiens ont confirmé dans les urnes leur préférence pour la démocratie, mais doivent faire face aux provocations de Vladimir Poutine, visant à saper la souveraineté de leur État.

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Le défaut de construction d'un Etat de droit et la fragilisation des institutions publiques constituent la principale cause de la dérive autoritaire et clientéliste du régime politique en Russie depuis 1991. Quand l'URSS éclate en quinze républiques, la république fédérative de Russie se trouve confrontée à un défi sans précédent : comment exister en Etat et en nation après s'être fondue dans l'empire tsariste, puis soviétique ? Dans un contexte d'effondrement économique, elle subit une triple perte, la perte de l'Etat, de la puissance et de l'identité nationale. Dans les années 1990, les gouvernants autour de Boris Eltsine ont échoué à renforcer les nouvelles institutions et mettre en place des pratiques démocratiques. Dans les années 2000, Vladimir Poutine et ses proches ont organisé l'affaiblissement des institutions publiques. Ils ont mené une politique de contournement de la constitution de 1993 et du droit, et ont systématiquement vidé de sens et de pouvoir les grandes institutions : le suffrage universel direct, libre et secret, les assemblées parlementaires, la cour constitutionnelle, les tribunaux, les médias. Ils gèrent le pays hors du cadre institutionnel et en adaptant la loi à leurs besoins. Le pouvoir se mesure à la capacité de transgresser les règles. La thèse de la défaite des institutions publiques et de l'emprise d'un régime autoritaire résulte d'une recherche nourrie par de nombreuses missions de terrain et axée sur quatre domaines principaux : les processus électoraux, les diversités régionales en Russie, l'évolution des mentalités et le rapport des Russes au pouvoir, le comportement des élites dirigeantes à Moscou. Les travaux présentés proposent une analyse approfondie de la transformation en Russie de 1991 à 2011 et une démonstration de la nature du régime politique.

in Cultures et conflits Publication date 1996
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L'histoire de la fin de l'U.R.S.S. montre qu'il est plus difficile de sortir d'une longue histoire impériale que de s'affranchir de l'idéologie communiste ou de l'économie centralisée. Voir se désagréger un régime prédateur et l'appareil du Parti communiste n'a pas été le plus traumatisant. Dans les années quatre-vingt, peu de Soviétiques s'identifiaient encore au régime communiste, un système de gouvernement dont ils cherchaient à se protéger ou à en profiter. La désaffection des Soviétiques à l'égard de l'idéologie et du régime dirigeant n'avait cessé de croître depuis les années 1960. Les valeurs communistes et les grands dogmes de l'organisation de la société étaient profondément fissurés bien avant la glasnost, le parler-vrai de Mikhaïl Gorbatchev. Le gouverné comme le gouvernant contournaient le système. Les privilégiés du régime avaient déjà « humanisé » l'économie, par la corruption et les lois des réseaux. La société, loin d'être une société civile, était devenue beaucoup moins malléable. Une forme de « résistance » par le moindre effort et l'évanouissement de l'intérêt public, du bien commun, minaient de l'intérieur un État productiviste (...).

in Pouvoirs Publication date 1990
MENDRAS-ROSDAHL Marie
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L'année 1989 a été en Union soviétique l'année du parlementarisme. Les dirigeants de l'Etat-parti ont cherché dans le nouveau Congrès des députés du peuple et l'activité législative du Soviet suprême une source de légitimité démocratique. Aussitôt en place, les nouveUes institutions parlementaires se sont heurtées à un système de gouvernement toujours centralisé, marqué d'arbitraire, et à un Etat fédéral menacé d'éclatement. De fait, l'année 1990 s'affirme comme l'année de la remise en question de l'Etat soviétique dans son intégrité territoriale, son identité juridicopohtique et ses institutions de gouvernement (...).

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L’Observatoire de la Russie a organisé une conférence le 9 mai pour analyser les raisons du soutien de la Russie au régime de Bachar Al-Assad. Jean-Pierre Filiu, Marie Mendras et Natalie Nougayrède ont souligné les ressorts internes de la politique extérieure russe. Vladimir Poutine a été réélu en mars dans des conditions très contestables et tente de consolider un pouvoir autoritaire, contesté par une partie non négligeable de la société russe. Il ne veut pas céder à ce qu’il appelle « les pressions américaines et occidentales » et refuse toute conception de « droit d’ingérence » ou de « devoir humanitaire ». Il cherche à faire durer la situation, pourtant explosive, et à négocier le pouvoir de blocage de la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU. Moscou ne semble pas se préparer à l’après-Assad.

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Les gouvernants russes ont été désagréablement surpris par les révoltes dans les pays arabes et ont réagi dans la confusion. Comme d’autres capitales, Moscou n’imaginait pas que des régimes autoritaires, vus comme solidement établis autour d’une personnalité et d’un clan, tomberaient en quelques jours ou quelques mois. Cependant, la position russe est particulièrement délicate. Le régime poutinien voit dans l’ébranlement d’un arc de cercle autoritaire l’esquisse de sa propre vulnérabilité. La révolution orange en Ukraine en 2004 a laissé un fort traumatisme.

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Mikhaïl Khodorkovski avait raison, et depuis longtemps. Il a fallu le scandale d’une fraude électorale à grande échelle le 4 décembre 2011 et les manifestations de protestation qui ont suivi pour qu’enfin l’évidence s’impose : le régime Poutine est illégitime et corrompu et se sert de la justice pour s’assurer l’impunité. Quand son livre est sorti à Paris en octobre, il a intéressé les spécialistes et les défenseurs des droits de l’homme. Quatre mois plus tard, ce recueil de textes et de correspondances s’impose comme l’un des meilleurs essais sur l’impasse politique, économique et sociale dans laquelle se trouve la société russe. En Russie, les textes de Khodorkovski ont désormais un large public (...).

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Le 7 mai 2012, Vladimir Poutine prête une nouvelle fois serment. Il est au pouvoir depuis l’été 1999, quand il prend la direction du gouvernement à la demande de Boris Eltsine, malade et impotent. Il marche donc vers sa quatorzième année de règne. Le 4 mars 2012, il s’est octroyé un quatrième mandat à la tête de la Russie, cette fois-ci pour six années, et non plus quatre ; la doublure Medvedev a de facto assuré son troisième mandat de mai 2008 à mai 2012 (...).

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L’occupation de l’Est de l’Ukraine enferme le pouvoir poutinien dans une logique de conflit dont la Russie, autant que l’Ukraine, ne sortira pas indemne. Pour Moscou, les coûts de l’occupation et de la confrontation avec les pays occidentaux ne cessent de s’alourdir, en termes économiques, politiques et sécuritaires. Il est probable que la fermeté occidentale dans l’imposition de sanctions graduelles porte ses fruits et freine une nouvelle expansion de l’emprise militaire russe sur l’Ukraine...

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