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Ce livre met empiriquement à l’épreuve l’hypothèse de John Rawls selon laquelle, dans nos sociétés modernes, chaque individu est doté d’un sens de la justice sociale, c’est-à-dire qu’il a « le désir efficace d’appliquer les principes de justice et d’agir selon eux ». Il démontre, en prenant appui sur de très nombreux cas étudiés grâce à des sondages représentatifs, que ce sens du juste est effectivement à l’œuvre dans des sociétés contemporaines, dont la France. Or, si l’on n’en tient pas compte, les pratiques ou les opinions des citoyens ne sont que très partiellement explicables. Qui plus est, en ignorant cette composante morale essentielle, nous sommes dans l’incapacité de comprendre ce qui fait réellement le ciment des sociétés libérales et démocratiques. [Résumé de l'éditeur]

in L’économie européenne 2020 Sous la direction de Observatoire français des conjonctures économiques Publié en 2020-03
JAYET Cyril
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Les attentes des citoyens à l’égard de l’Union européenne se sont profondément transformées au cours des dernières décennies. Celles-ci ont longtemps été décrites par la thèse du consensus permissif selon laquelle la grande majorité des Européens serait favorable à la construction européenne, mais sans que ce soutien soulève d’enthousiasme ou d’intérêt véritable [Lindberg et Scheingold, 1970 ; Percheron, 1991]. Depuis les années 1990, ce soutien a néanmoins largement diminué. Les politistes Hooghe et Marks considèrent ainsi que la ratification du traité de Maastricht a ouvert une nouvelle période caractérisée par des débats qui divisent les citoyens autour d’enjeux européens [Hooghe et Marks, 2009]. Ils proposent alors de substituer la thèse du dissensus contraignant à celle du consensus permissif : la polarisation des opinions et la montée de l’euroscepticisme obligeraient les élites à tenir compte des opinions populaires à l’égard de la construction européenne. Celles-ci peuvent en effet entraîner le blocage de la construction européenne et de l’action des gouvernants, comme l’ont montré les référendums perdus par les gouvernements en 2005 en France et aux Pays-Bas. Cette montée d’un dissensus à l’égard de l’intégration européenne s’est également accompagnée de l’approfondissement d’un clivage social que le sociologue Neil Fligstein a qualifié d’euroclash et qu’il décrit comme une divergence tendancielle des opinions entre les plus favorisés et les moins favorisés, les seconds étant, contrairement aux premiers, de plus en plus défavorables à l’UE. [Premier paragraphe]

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Le piège dans les débats sur l'Union européenne consiste à penser la démocratie au niveau de l'Union à partir de nos expériences démocratiques nationales. Or l'espace politique européen est tout à fait spécifique, composé d'une multitude de peuples très ouverts les uns aux autres, interagissant massivement ensemble et soumis de ce fait à des conflits d'intérêts transnationaux qui attendent des solutions pacifiques. La démocratie doit donc prendre une forme différente pour tenir compte de cette spécificité. C'est toute l'idée portée par le néologisme de démoicratie et il permet de reconsidérer d'un œil neuf les notions de déficit démocratique de l'UE et d'incomplétude de l'euro. Le cadre proposé est assez souple et autorise de nombreux arrangements institutionnels, tout en posant des limites. Par exemple, la France porte souvent des propositions centralisatrices et interventionnistes pour sauver ou « compléter » l'euro sans réussir toutefois à résoudre de manière convaincante les problèmes de légitimité démocratique que cela pose. De son côté, l'Allemagne s'oppose régulièrement aux interventions discrétionnaires en faveur de tel ou tel partenaire par crainte que cela n'alimente le risque de hasard moral. Mais, mené à son terme, ce raisonnement aboutit à refuser toute forme de solidarité entre les partenaires. Le soutien à un partenaire n'est envisagé que pour des raisons systémiques, lorsque la crainte d'être soi-même emporté vers le bas finit par s'imposer. Or la perspective démoicratique défend un principe de solidarité qui refuse de sacrifier une nation au nom de l'efficacité économique supposée d'une politique. La solidarité entre les citoyens de nations voisines ne doit pas être aussi forte qu'entre concitoyens, mais elle doit garantir que chaque nation partenaire a un avenir économique. Les exigences françaises et allemandes devraient pouvoir s'accorder sur le principe d'une telle solidarité : d'un côté, elle réduit le risque de hasard moral de gouvernements en étant suffisamment faible ; de l'autre, elle est indéfectible, de manière à non seulement limiter le risque systémique mais surtout à donner sens à l'idée même d'union, à l'idée que la coopération doit d'abord profiter à tous.

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On considère souvent que l’individualisme conduit à négliger et à dévaloriser le rôle de l’héritage et de la transmission sous tous ses aspects dans nos sociétés modernes – comme si l’individu ne pouvait affirmer son individualité qu’en rejetant ce qu’il doit à ses aïeuls. Pourtant, aujourd’hui encore, la socialisation familiale exerce une influence notable sur les goûts et les croyances des enfants et des adultes – même si la démultiplication des sources d’influences peut en réduire l’importance. Quel est aujourd’hui le poids de ces transmissions familiales sur les convictions et les engagements des individus ? [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publié en 2018-06
FRÉNOD Alexandra
GUIBET LAFAYE Caroline
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Les sondages, et notamment celui qui est étudié dans cet article, se succèdent pour montrer que les Français sont plus tolérants à l'égard des inégalités de patrimoine que vis-à-vis d'autres types d'inégalités, même lorsqu'elles sont aussi à caractère économique. Une enquête par entretiens semi-directifs auprès de trois générations de 35 lignées familiales (n = 105) a permis de mettre à jour trois logiques propres venant structurer les opinions sur la transmission patrimoniale : celle du libre agent, celle de l'égalité citoyenne et celle que l'on peut qualifier de familialiste. Quelle que soit cette logique, beaucoup d'interviewés soulignent aussi l'importance de la transmission culturelle et/ou affective. Il faut d'ailleurs noter que les membres d'une même lignée ont tendance à partager des opinions assez proches. Pour les niveaux plutôt faibles de patrimoine auxquels ils songent spontanément, ils manifestent une très forte aversion face à l'idée de taxer l'héritage, surtout s'il s'agit de la maison familiale. Pour des niveaux beaucoup plus élevés, une taxation importante n'est cette fois guère contestée.

Dans nos sociétés modernes, on considère souvent que l’individualisme conduit à négliger et à dévaloriser le rôle de l’héritage et de la transmission sous tous ses aspects – comme si l’individu ne pouvait affirmer son individualité qu’en rejetant ce qu’il doit à ses aïeuls. Pourtant, aujourd’hui encore, la socialisation familiale exerce une influence notable sur les goûts et les croyances des enfants et des adultes – même si la démultiplication des sources d’influences peut en réduire l’importance. Quel est aujourd’hui le poids de ces transmissions familiales sur les convictions et les engagements des individus ? (Premier paragraphe)

in L'Economie européenne 2018 Publié en 2018-02
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in Report on the State of the European Union Publié en 2018-02
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in Alternatives économiques. Hors-série Publié en 2018-02
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En France comme ailleurs, les citoyens ont une nette préférence pour un système social plus redistributif. Mais ce sentiment s'est effrité depuis la crise de 2008. Une plus grande redistribution des revenus et une bonne protection sociale pour tous : cette demande est partagée par la majorité des citoyens dans la plupart des pays. Toutefois, l’ampleur de cette redistribution et le niveau de protection sociale souhaités varient nettement d’un pays à l’autre. Les Français jugent très sévèrement le niveau des inégalités chez eux, alors que celles-ci sont plus faibles que dans de nombreux pays où l’on se montre moins critique. Ils sont également particulièrement fiers de leur système social puisque huit Français sur dix estiment qu’il pourrait servir de modèle aux autres pays.

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A l’heure où l’on entend beaucoup parler d’un « ascenseur social » qui serait en panne ou d’un sentiment de déclassement, ce numéro de la Revue de l’OFCE se propose de revenir sur les questions classiques en sociologie de la mobilité sociale et de la frustration. Comment évoluent aujourd’hui les perspectives de mobilité sociale ? Quel est le ressenti des individus sur la mobilité sociale en général et sur la leur en particulier ? Quel lien peut-on faire entre la mobilité sociale et le sentiment de frustration ? Depuis la célèbre thèse d’Alexis de Tocqueville sur la frustration relative, il est devenu habituel de lier ensemble les deux notions. Est-ce toujours pertinent ? Quelles sont les limites de cette perspective ? (Premières lignes)

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