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Cette thèse explore et explique la diversité idéologique intra-partisane (DIP), que nous définissons comme la variété des positions idéologiques prises par les députés par rapport à leur parti à différents niveaux d’organisation. En mobilisant la théorie du principal-agent ainsi que la littérature sur l’organisation territoriale des partis politiques, nous considérons les députés comme des agents de différents principaux, les électeurs et le parti aux niveaux local, régional et national, dont les attentes vis-à-vis de leur agent peuvent être contradictoires. Nous proposons deux mesures de la DIP. Au niveau agrégé, à partir du désaccord des experts vis-à-vis de la position des partis sur plusieurs dimensions idéologiques, à partir des données de l’enquête Chapel Hill Expert Survey, sur 24 pays européens entre 1999 et 2019. Au niveau individuel, en construisant une distance textuelle entre les députés et leur parti à différents niveaux d’organisation, à partir de données Twitter en France et en Espagne entre 2016 et 2019. Nous trouvons que la DIP dépend principalement des variations du système électoral et de l’autonomie régionale entre, et au sein, des pays, ainsi que de la force électorale relative des députés et des différents principaux issus de leur parti. Nous distinguons deux situations : la dissidence et la diversité. Dans la première situation, les députés s’éloignent de leur parti dans son ensemble lorsque leur environnement institutionnel, partisan et local leur donne les moyens d’assurer leur réelection indépendamment de leur étiquette partisane. Dans la seconde situation, lorsque leur environnement institutionnel, partisan et local ne favorise pas leur autonomie vis-à-vis de leur parti, les députés expriment une position les rapprochant du niveau de leur parti le plus à même de maximiser leurs chances de réélection.

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Cette thèse examine les sources procédurales et fonctionnelles de la confiance politique en Europe. Elle définit ces deux sources comme étant la qualité de la démocratie et la qualité des services publics et procède selon deux volets d'arguments distincts mais complémentaires. Premièrement, à travers le prisme de la théorie de l'espérance et de la disconfirmation, on démontre que la confiance politique dépend à la fois des attentes démocratiques, des évaluations démocratiques et de la disconfirmation démocratique - trois mesures de la qualité de la démocratie - mais que la disconfirmation joue un rôle de médiateur dans la relation entre les attentes, les évaluations et la confiance. On utilise les données de l'ESS-6 pour tester ces associations. Deuxièmement, en mobilisant la littérature sur la micro-performance, on construit des modèles à l'intersection de la justice distributive, de l'équité procédurale et de l'efficacité fonctionnelle - trois mesures de la qualité des services publics - et de la confiance politique. La qualité de la scolarité et la qualité du maintien de l'ordre sont les exemples de services publics que nous analysons, et leurs effets respectifs sont testés à l'aide des données de l'ESS-2 et de l'ESS-5. Les résultats, qui sont des estimations multiniveaux, confirment les effets directs des attentes démocratiques, des évaluations et des disconfirmations ; cependant, la disconfirmation ne peut que servir de médiateur entre les attentes et la confiance politique. De même, les effets de l'équité procédurale et de l'efficacité fonctionnelle sont confirmés dans le contexte des deux services, et l'effet de la justice distributive ne peut être observé que dans le cas de la qualité du maintien de l'ordre. En somme, en plus de soutenir les théories de l'attente et de la micro-performance, ces résultats montrent que la qualité de la démocratie importe plus que la qualité des services publics.

Début 2020, l’idée d’une pandémie mondiale était étrangère à la plupart d’entre nous. Et, évidemment, le principe du confinement nous était encore plus éloigné. Mais le bilan de cette année de la Covid-19 reste marqué par le fait que de nombreux gouvernements de par le monde ont édicté des interdictions de sortie du domicile et d’autres mesures de restriction. En France, les gens ont maintenant l’expérience de deux confinements nationaux. Celui du printemps, qui a duré deux mois, a été strict avec la fermeture des écoles, la limitation de l’accès aux espaces publics ouverts ainsi que la fermeture de la plupart des lieux de travail. Le confinement d’automne, le second de l’année, a été plus souple, les écoles et les entreprises restant ouvertes pour la plupart. Mais pour les deux confinements, tout le monde en France devait fournir une attestation sur l’honneur pour effectuer les sorties essentielles. Les réunions publiques, les bars et les restaurants restaient également fermés. Ce policy brief analyse comment la population française a traversé cette année, en comparant les expériences du premier et du second confinement, au prisme de la question des inégalités. Comme pour les autres Policy briefs de cette série, nous utilisons la capacité explicative de sondages répétés auprès des mêmes personnes qui font toutes partie du panel longitudinal français ELIPSS.

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In the beginning of 2020, the idea of a worldwide pandemic was not on most people’s minds, let alone the concept of a lockdown. But as this Covid-19 year comes to a close, governments around the globe have instituted stay-at-home orders and other restrictions. In France, people have now experienced two national lockdowns. The first spring lockdown, lasting two months, was severe with schools, outdoor public spaces, and most workplaces closed. The second fall lockdown was less drastic, as schools and many businesses stayed open. Yet for both lockdowns, everyone in France needed a self-written authorization to go outside only for essential outings. Public gatherings, bars, and restaurants remained shuttered. This policy brief analyzes how people in France navigated this past year, comparing the spring and fall lockdown experiences, with an eye toward tracking inequalities. As with previous Policy Briefs, we leverage the power of repeated surveys with the same pool of respondents who are all part of a longitudinal sample of the French population (ELIPSS).

in Le monde d'aujourd'hui Sous la direction de LAZAR Marc, PLANTIN Guillaume, RAGOT Xavier Publié en 2020-10
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Ce chapitre repose sur une contribution collective de l’équipe impliquée dans la conception et l’analyse de l’enquête Faire face au Covid-19 (CoCo) (OSC, CDSP). Il en expose les premiers résultats. Comment la société a-t-elle pu faire face à ce contexte brutal et inédit qu’est le confinement ? Quels ont été les déterminants les plus décisifs ayant modulé l’expérience quotidienne du confinement et quels furent les accélérateurs ou les amortisseurs de la pression sociale et économique qu’il a déclenchée? Faire face a-t-il induit des transformations profondes de notre système social ou plutôt donné lieu à des ajustements locaux, de faible ampleur et réversibles à moyen ou long terme ? Le dispositif empirique permet de décrire et parfois d'évaluer de manière quasi-expérimentale les transformations qui se sont produites avec le confinement et en particulier les changements dans les pratiques sociales concrètes (vie familiale, travail, relations sociales, éducation, loisirs, etc.), dans des indicateurs subjectifs de bien-être, dans des indicateurs de santé physique ainsi que dans les attitudes politiques et les valeurs.

Panel data covering the French population before and after the outbreak of the Covid-19 epidemic reveal that self-reported health and well-being have improved during the lockdown in comparison to previous years. We name this counterintuitive phenomenon the “eye of the hurricane” paradox: the large majority of individuals who are not infected by the virus may be seeing their current condition in a more positive light than they normally would. There are, however, divergences across social groups that reflect socioeconomic inequalities. In particular, blue-collar workers deviate from the prevailing trend as their level of self-reported health declines over the lockdown period, Parisian residents experience a sudden drop in their subjective well-being, and people working long hours at home exhibit higher levels of stress during the quarantine.

This working paper offers an overview of the first stage of the Coping with Covid (CoCo) project, which tracks the behaviors and attitudes of a representative panel of the French metropolitan population during the COVID-19 lockdown. We conducted five survey waves and administered daily journals of open-ended responses between April and June 2020 among a sample of 1,216 people from a pre-existing panel (ELIPSS). Earlier surveys of this sample allowed us to better contextualize changes that may have occurred during this unusual period. We outline four experiential dimensions during the lockdown period: relation to work, everyday activities and time use, self-assessed health and well-being, and the framing of the pandemic crisis. What we found follows traditional inequality patterns and also reveals some unexpected changes in social practices and attitudes.

Jusqu’à quel point le Covid-19 perturbe-t-il notre vie de tous les jours ? Comment la population française vit-elle le confinement ? Dans quelles mesures les inégalités sociales sont-elles exacerbées et la cohésion sociale menacée ? Le projet CoCo apporte des éléments de réponse à ces questions d’actualité en comparant les conditions de vie en France avant et après le confinement. Il s’agit du quatrième d’une série de rapports préliminaires couvrant maintenant l’ensemble de la période de confinement. La vie pendant le confinement a-t-elle été une parenthèse ou une forme de nouvelle normalité ? Au-delà du fait de savoir si les gens ont repris leurs activités traditionnelles après le 11 mai, ce rapport s’intéresse aux conséquences de l’expérience du confinement sur les attitudes et les opinions. Le confinement a-t-il accéléré des tendances sous-jacentes ou a-t-il permis l’émergence de nouvelles orientations sociales et politiques ?

How disruptive is Covid-19 to everyday life? How is the French population experiencing the lockdown? Is it magnifying inequalities and affecting social cohesion? The CoCo project sheds lights on these pressing questions by comparing living conditions in France before, during, and after the lockdown. This is the fourth of a series of research briefs, which now cover the entire lockdown period Has life under the lockdown been a parenthesis or is it the new normal? Beyond whether or not people began to resume their usual activities on 11 May, the consequences of the lockdown experience on people’s attitudes and opinions are the core of this policy brief. Did the lockdown trigger new sociopolitical orientations? Or did it instead accelerate ongoing trends?

Cette page décrit le projet de recherche Faire face au Covid-19. Distanciation sociale, cohésion et inégalités dans la France de 2020, mené depuis le 1er avril par des chercheurs et des personnels d'appui de l'OSC et du CDSP. Il sera aussi l'endroit où vous trouverez des liens et des ressources pour suivre l'évolution et les résultats du programme. Que peuvent chercher et apporter des chercheurs en sciences humaines et sociales, face à une crise sanitaire, une pandémie où le corps médical se retrouve naturellement en première ligne ? [Introduction]

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