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La lutte contre l'argent sale fait, depuis la fin des années 1980, l'objet d'une mobilisation internationale sans précédent. Faute de pouvoir s'en prendre directement aux auteurs des activités illégales (trafic de drogue, armes, corruption, terrorisme), la communauté internationale a entrepris de bloquer leurs flux financiers. Les banques se sont ainsi retrouvées à l'avant-poste de ce combat, contraintes d'adapter leur logique jusque-là exclusivement commerciale à une mission de police : détecter, et au besoin déclarer, les transactions jugées douteuses. Aujourd'hui, le dispositif bancaire de vigilance, équipé d'outils de filtrage, de profilage et de gestion des risques, concerne tous les clients et toutes les opérations. Tout au long d'une enquête sociologique originale, les auteurs de ce livre ont tenté de comprendre comment les banques avaient fini par accepter une mission contraire à leurs principes de protection du secret et de non-intrusion dans les affaires de leurs clients. Au fil de nombreux entretiens, ils ont cherché à cerner les profils de spécialistes (banquiers, mais aussi anciens policiers et magistrats), les outils et les pratiques privilégiés. Alors que ces acteurs privés apparaissent tiraillés entre leurs impératifs professionnels et la menace de sanctions de la part d'institutions aux attentes imprécises, se pose la question de la légitimité et de l'efficacité de cette nouvelle forme de policing financier inaugurant une forme de collaboration inédite entre les milieux bancaire et policier.

Au cours du siècle dernier, l’industrie chimique a synthétisé et commercialisé plus de 100 000 substances chimiques sans procédure d’autorisation de mise sur le marché. Les effets de ces substances sur la santé humaine sont donc particulièrement mal connus. L’article analyse tout d’abord l’évolution des stratégies politiques de contrôle de ces molécules depuis les années 1960. Il montre les différences d’approche entre les USA et l’Europe. Il s’attache ensuite à caractériser le processus qui a débouché sur l’adoption du Règlement REACH (décembre 2006) après de longues controverses et négociations. Cette régulation n’innove pas radicalement et elle reprend des processus déjà identifiés dans les politiques européennes. Mais REACH marque un certain nombre de changements significatifs liés à l’intégration du Principe de Précaution dans les politiques environnementales. En particulier il retient le renversement de la charge de la preuve (passant de l’acteur public à l’acteur industriel) pour la production de connaissances sur les substances potentiellement dangereuses. Le transfert d’une grande partie de l’action et de la responsabilité sur les industriels ne résout pas pour autant tous les problèmes de mise en œuvre et de réduction de l’incertitude.

in La fabrique de l’honneur et les décorations en France, XIX-XXe siècles Sous la direction de DUMONS Bruno, POLLET Gilles Publié en 2009-07
LASCOUMES Pierre
AUDREN Frédéric
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La figure de Daniel Wilson (1840-1919), gendre du président Jules Grévy, est un beau cas pour illustrer les ambivalences de la fonction politique en particulier dans ses rapports à la probité publique. Cet acteur politique est remarquable tant pour l'ampleur de ses pratiques clientélaires que pour la remarquable longévité de sa carrière de député de Loches malgré les nombreuses mises en cause auxquelles il a dû faire face. [Premières lignes]

Publié en 2014-04
BONNAUD Laure
LE BOURHIS Jean-Pierre
MARTINAIS Emmanuel
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Le développement durable est devenu un slogan aussi flou que prégnant qui conduit souvent à des décisions inattendues. C’est le cas pour la fusion de deux frères ennemis : les ministères de l’équipement et de l’écologie. Le livre montre le contexte politique particulier qui a inscrit cette vaste réforme à la fois comme une action symétrique au Grenelle de l’environnement et comme l’affirmation d’une écologie de droite. Au-delà de ce volontarisme, il souligne l’importance des facteurs historiques et des enjeux professionnels qui ont rendu possible cette fusion présentée comme un modèle réussi de modernisation de l’État. L’analyse est menée à trois niveaux : la réforme des structures centrales du ministère celle des services territoriaux (essentiellement régionaux) enfin, celle des principaux acteurs ayant concrétisé cette vaste série de changements.

in Cahiers du CEVIPOF Sous la direction de LASCOUMES Pierre, VARONE Frédéric Publié en 2006-06
PONS Xavier
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L’évaluation des actions publiques vient en France de connaître un nouvel échec. Il est d’autant plus important, qu’il n’a pas retenu l’attention de beaucoup de commentateurs, comme si une fatalité pesait sur cette activité qui est autant valorisée dans les discours officiels, que consciencieusement évitée dans les pratiques. En adaptant une formule d’un grand spécialiste des décisions publiques Graham Allison, on peut dire que « décider sans connaître, c’est choisir les yeux bandés ». Les gouvernants français, depuis plusieurs décennies et quelle que soit leur appartenance politique, semblent tous se conformer sans faille à cet adage alarmant. Qui peut citer UN exemple d’innovation ou de réforme de l’action publique qui ait été préparé ou véritablement accompagné par une démarche évaluative ? Le suivi de la mise en place du RMI entre 1988 et 1992 demeure la belle exception qui confirme la règle. [Premier paragraphe]

in Justice et argent : les crimes et les peines pécuniaires du XIIIe au XXe siècle Sous la direction de GARNOT Benoît Publié en 2005
GODEFROY Thierry
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Pour la sociologie de la déviance interactionniste, le processus de stigmatisation passe par des rituels de dégradation. En poursuivant cette perspective, l’auteur considère que les élites délinquantes bénéficient au contraire de rituels de restauration quand elles sont mises en cause. Ils se manifestent de façon parallèle à la procédure judiciaire pour lui enlever une grande partie de ses effets dépréciatifs. A propos du procès dans lequel J. Chirac a été condamné, trois processus sont montrés : une restauration par la procédure, une autre par la minimisation des faits illicites, une troisième par une négation de l’intention transgressive. Ces rituels produisent une situation originale d’un individu à la fois coupable et innocenté.

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Premier paragraphe : Le rapprochement du nom d’une entreprise prestigieuse et d’un qualificatif infamant choque. Les commentateurs parlent de « problème éthique », alors qu’il s’agit de la transgression d’une norme légale pénalement sanctionnée et faisant l’objet de poursuites aux Etats-Unis. Cependant, le patron du groupe, Martin Winterkorn, s’est empressé de présenter ses excuses et a hésité à démissionner, avant de s’y résoudre. Quant au ministre allemand de l’Economie, Sigmar Gabriel, il estime l’affaire « grave », sans plus.

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Premier paragraphe : Au-delà de l’organisation de la fraude fiscale, les affaires récentes concernant HSBC, le Crédit suisse ou l’Union des banques suisses (et d’autres) montrent les limites de la capacité des acteurs financiers à s’autoréguler. Scandale après scandale, ces acteurs sont parvenus à échapper à des contrôles publics exigeants et à persuader les gouvernants qu’ils étaient les seuls à pouvoir exercer une discipline en leur sein.

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