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Par moment démocratique, il faut entendre la structure d’opportunités ouverte par le système international pour favoriser l’implantation et la légitimation de « régimes démocratiques » à travers des logiques de diffusion, de contagion ou d’importation impulsées de l’extérieur, mais trouvant localement des repreneurs susceptibles de se les réapproprier par contrainte, crainte, calcul ou conviction. Le « moment démocratique » pourrait ainsi se définir comme celui où la démocratie apparaît comme la problématique légitime du temps mondial et propice par là même aux transactions entre exportateurs et importateurs démocratiques. Le concept de structures d’opportunité, forgé par Sydney Tarrow, renvoie à l’existence de ressources externes pouvant être mises à profit par des acteurs sociaux au sens large pour diminuer le coût de l’action collective, faire apparaître des alliés potentiels et révéler les points faibles des élites [en place] et des autorités contre lesquelles elles luttent (...).

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Le débat porte sur le paradigme interprétatif de l’ordre international, et l’articulation entre le questionnement théorique et les débouchés empiriques. Zaki Laïdi introduit donc une distinction entre trois schémas d’analyse : 1. le modèle réaliste 2. celui de la gouvernance par les normes, défendu par les interdépendantistes / libéraux / institutionnalistes 3. celui de l’empire (que ce soit pour l’approuver ou le critiquer ; libéraux, postmarxistes comme Hardt et Negri) (...).

Le troisième et dernier débat entre Barack Obama et Mitt Romney a eu lieu lundi soir en Foride. Il y a été question de politique étrangère, un domaine qui résume a lui seul le paradoxe incarné par Barack Obama, entre appel au changement et renoncement réaliste. Même si la politique étrangère préoccupe moins les électeurs américains que le chômage et l’état de l’économie, les deux candidats ont défendu leurs visions de la puissance américaine, qui fait face à la concurrence de plus en plus pressante de la Chine. Iran, Afghanistan, Israël, Syrie, Lybie et Chine donc, ont été passés à la moulinette électorale. Aux points, c’est Barack Obama qui en est sorti vainqueur, selon les derniers sondages. Ce débat est l’occasion pour nous de faire le bilan de la politique étrangère de Barack Obama. Comment celui qui promettait de changer le monde en 2009 est-il devenu un pragmatique résigné ? Pourquoi le « Yes we can » est-il devenu « Forward » (en avant) ? Que s’est-il passé entre la main tendue par Barack Obama à l’islam lors du discours du Caire et l’attentat contre l’ambassade américaine à Benghazi ? Obama est-il plus qu’un symbole ? Pour répondre à ces questions, nous recevons ce matin Zaki Laïdi politologue, spécialiste des relations internationales, et directeur de recherche au Centre d'études européennes de Sciences Po. Une nouvelle version de son ouvrage Le Monde selon Obama (2010), vient d’être publiée aux éditions Flammarion, et France 3 diffuse ce soir le film documentaire Obama, l'homme qui voulait changer le monde , écrit par Zaki Laidi et réalisé par Laurent Jaoui.

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L’élection de Barack Obama a profondément modifié l’image de l’Amérique dans le monde légué par George W. Bush. Mais est-ce que le changement d’homme entraînera forcément un changement de politique ? Est-ce que la superpuissance américaine dont George W. Bush a démontré combien elle pouvait être agressive peut se révéler aujourd’hui plus douce ? C’est à cette question essentielle que ce livre, pour la première fois, tente de répondre en s’appuyant sur une étude minutieuse de la personnalité de Barack Obama, de son discours, de l’équipe qui l’entoure, et des choix de politique internationale qu’il a été amené à prendre depuis son entrée en fonction en janvier 2009. Dans cet ouvrage, Zaki Laïdi montre que l’objectif d’Obama est double : sortir l’Amérique de l’emprise du 11 Septembre qui l’a conduite à voir le monde de manière manichéenne, et réhabiliter le leadership américain dans le monde sur la base du principe suivant : admettre que l’Amérique ne peut plus, à elle seule, régler les problèmes mondiaux mais refuser que ces mêmes problèmes se règlent sans elle. Obama n’a certainement pas renoncé à ce que les États-Unis demeurent la première puissance du monde. Mais il sait aussi que, pour maintenir cette position, ils doivent davantage composer avec le monde, au risque de s’en isoler. Ceci étant, il ne faut sous-estimer ni la continuité de la politique américaine, qui comme toute politique d’un grand État ne peut pas changer du jour au lendemain, ni les innombrables contraintes politiques qui attendent l’administration américaine de l’Afghanistan au Moyen-Orient, en passant par l’Iran et l’Irak.

in telos Publié en 2013-03-22
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Premier paragraphe : Tout le monde ou presque semble se réjouir de la perspective d'un accord de libre-échange entre les États-Unis et l’Europe. En revanche, personne ne semble se soucier des risques de voir s’éroder de plus en plus le multilatéralisme à mesure que se renforce la structure multipolaire du système international.

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Le storytelling européen construit autour de la norme plutôt que sur la force est-il encore crédible face à la montée en puissance des grands pays émergents comme la Russie, la Chine, l'Inde et le Brésil ? Zaki Laïdi répond à cette question en exposant les raisons de la préférence européenne pour la norme, et la nature de ses relations avec le reste du monde. À rebours des thèses dominantes en France, il conteste l'idée selon laquelle l'Europe serait l'« idiot utile » du village global s'appliquant à elle-même des règles que les autres ne respecteraient pas. Il nous invite au contraire à prendre au sérieux la puissance normative de l'Europe, tout en soulignant ses limites. Au-delà du cas européen, c'est à une véritable réflexion sur le système international que la deuxième édition de cet ouvrage, entièrement refondue, nous convie.

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Cette thèse vise à explorer le rôle de l'Europe dans la crise nord-coréenne dans la période de 1995 à 2009. Nous postulons que le profil sous-évalué de l'Europe dans cette crise dans les recherches précédentes est principalement due à une approche traditionnelle qui adhère a une vision réaliste étato-centrique. Tandis que le terme «Europe» dans cette thèse est opérationnalisée de se référer à un ensemble de multiples acteurs européens, y compris non seulement l'UE et les États membres de l'UE mais aussi les Etats européens non membres de l'UE et les acteurs non étatiques européens, nous proposons un nouveau cadre d'analyse – la diplomatie à voies multiples européennes – de réexaminer le rôle de l'Europe dans cette crise. Dans ce cadre, nous étudions si la «multiplicité» des acteurs européens, comme un trait distinctif des autres acteurs internationaux dans cette crise, est un avantage comparatif pour l'Europe d'influencer cette crise. Pour ce faire, nous procéderons à une étude de cas qualitative, composée de deux sous-études de cas: l’un est l'Europe dans la crise nucléaire nord-coréenne, et l’autre l’Europe dans la crise humanitaire nord-coréenne. La conclusion tirée de ces deux sous-études de cas est que la diplomatie à voies multiples européennes sur la base de la multiplicité des acteurs européens a permis à l'Europe d'influencer la crise nord-coréenne. Les différentes façons d'interactions et de relations entre les multiples acteurs européens, notamment entre les acteurs officiels et officieux, dans les crises humanitaires et nucléaires nord-coréens sont en corrélation avec les différents résultats de l'influence européenne à ces deux crises.

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Premier paragraphe : Pour la quatrième année consécutive, les Brics se sont réunis au niveau de leurs chefs d’État à Delhi pour réaffirmer leurs positions communes et consolider leur autonomie politique face à l’Occident. Mais comment faire la part des choses entre des déclarations de solidarité et leur effectivité ? Les Brics sont-ils une coalition destinée à faire contrepoids à l’Occident ? Et dans l’affirmative en ont-ils réellement les moyens ?

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Premier paragraphe : TRIBUNE - Directeur de recherche à l’Institut d’études politiques de Paris et surtout proche de Manuel Valls, Zaki Laïdi explique au JDD les enjeux entourant l'intégration des Roms. Si l’on veut bien laisser de côté les propos outranciers des professionnels de l’injure politique (Xavier Cantat ou Jean-Luc Mélenchon), force est de constater que les déclarations de Manuel Valls, plébiscité par l’opinion, visent en réalité à revivifier le pacte républicain.

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