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Le troisième et dernier débat entre Barack Obama et Mitt Romney a eu lieu lundi soir en Foride. Il y a été question de politique étrangère, un domaine qui résume a lui seul le paradoxe incarné par Barack Obama, entre appel au changement et renoncement réaliste. Même si la politique étrangère préoccupe moins les électeurs américains que le chômage et l’état de l’économie, les deux candidats ont défendu leurs visions de la puissance américaine, qui fait face à la concurrence de plus en plus pressante de la Chine. Iran, Afghanistan, Israël, Syrie, Lybie et Chine donc, ont été passés à la moulinette électorale. Aux points, c’est Barack Obama qui en est sorti vainqueur, selon les derniers sondages. Ce débat est l’occasion pour nous de faire le bilan de la politique étrangère de Barack Obama. Comment celui qui promettait de changer le monde en 2009 est-il devenu un pragmatique résigné ? Pourquoi le « Yes we can » est-il devenu « Forward » (en avant) ? Que s’est-il passé entre la main tendue par Barack Obama à l’islam lors du discours du Caire et l’attentat contre l’ambassade américaine à Benghazi ? Obama est-il plus qu’un symbole ? Pour répondre à ces questions, nous recevons ce matin Zaki Laïdi politologue, spécialiste des relations internationales, et directeur de recherche au Centre d'études européennes de Sciences Po. Une nouvelle version de son ouvrage Le Monde selon Obama (2010), vient d’être publiée aux éditions Flammarion, et France 3 diffuse ce soir le film documentaire Obama, l'homme qui voulait changer le monde , écrit par Zaki Laidi et réalisé par Laurent Jaoui.

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L'homme fait aujourd'hui l'expérience d'une nouvelle condition temporelle : celle de l'homme-présent. Un homme qui aurait décidé d'immoler l'avenir au bénéfice du seul présent. Ce présent prétend désormais se suffire à lui-même pour affronter l'incertitude du monde dans lequel nous sommes entrés. En s'incarcérant volontairement dans un présent immédiat, l'homme-présent veut abolir le temps. Revenu de toutes les utopies sociales, il radicalise son besoin de sens par la recherche individuelle d'un présent sans cesse reconduit, le présent éternel. Successeur de l'homme perspectif né à la Renaissance et parvenu à maturité quand l'idée de perspective se maria à celle d'Histoire, il se trouve désormais sans point de vue. Pourtant, parce qu'il reste fondamentalement un être temporel, l'homme-présent se débat dans une inextricable contradiction : à force de nier le temps, il ne cesse de subir son déferlement. C'est pourquoi, au lieu de penser le temps sur le mode de l'espérance, il le vit sur le mode exclusif de l'urgence. Comment comprendre le basculement culturel de l'homme perspectif vers l'homme-présent ? C'est dans cette interrogation que je convie le lecteur à m'accompagner.

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« Pourquoi le professeur s'est-il tant trompé ? » demandent malicieusement les Chinois. Pourquoi le monde ressemble-t-il de moins en moins à celui que l’Europe espérait voir émerger? C’est à cette question que Zaki Laïdi tente de répondre en montrant comment la crise de l’euro a transformé l’Europe en risque pour le monde, et comment elle a perdu son leadership à l’OMC et sur la question climatique. Mais c’est aussi sous la poussée des pays émergents et des États-Unisquel’influence de l’Europe reflue et que la realpolitik revient en force, tandis que le multilatéralisme, qui se voulait sa marque de fabrique dans le monde multipolaire, s’estompe. Et pourtant, dans cette Europe sans consensus, les États membres s’affirment sur la scène internationale, que ce soit à travers des accords bilatéraux ou sur le plan militaire. Alors, des Européens sans Europe ? (Résumé éditeur)

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Premier paragraphe : L'Union européenne travaille à un traité bilatéral de libre-échange avec les Etats-Unis, alors que le multilatéralisme est la meilleure garantie de ses intérêts.

in Revue Projet Publié en 2007-05
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Exporter la démocratie ? La question est d’actualité mais elle ne se prête guère à une réponse simple. Répondre par l’affirmative au nom d’un universalisme de commande ne nous éclaire guère sur les modalités de sa mise en oeuvre et les obstacles parfois colossaux qu’un tel processus rencontre. Mais une réponse négative n’est pas plus satisfaisante car elle laisse en jachère à la fois le potentiel universel de la démocratie et néglige les demandes d’aide extérieure de ceux qui localement veulent faire avancer la cause démocratique. Au demeurant, il ne fait guère de doute que l’absence de démocratie institue aujourd’hui un obstacle indiscutable au développement de bon nombre de pays arabes ou africains (...).

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Les brics font désormais partie du paysage géopolitique mondial. Mais le groupe désigné par cet acronyme, groupe évolutif – puisque l’on a ajouté en 2011 l’Afrique du Sud au noyau initial composé du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine –, est-il en mesure d’exercer une influence structurante sur le système mondial ? Est-il capable de peser sur son identité ou sur sa configuration future, en proposant, par exemple, une narration du monde nouvelle ou concurrente à celle de l’Occident (« le monde est multipolaire et la souveraineté des États y est essentielle »), ou en modifiant l’agenda, les orientations, les conditions de représentativité et les décisions collectives de la communauté internationale dans des domaines sensibles (négociations commerciales multilatérales, réforme du Fonds monétaire international, réforme du Conseil de sécurité et des Nations unies, conclusion des négociations sur le climat) ? (...).

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Le débat porte sur le paradigme interprétatif de l’ordre international, et l’articulation entre le questionnement théorique et les débouchés empiriques. Zaki Laïdi introduit donc une distinction entre trois schémas d’analyse : 1. le modèle réaliste 2. celui de la gouvernance par les normes, défendu par les interdépendantistes / libéraux / institutionnalistes 3. celui de l’empire (que ce soit pour l’approuver ou le critiquer ; libéraux, postmarxistes comme Hardt et Negri) (...).

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No sooner did U.S. President Barack Obama welcome home American troops from Iraq and laud that country’s stability and democracy than an unprecedented wave of violence...

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Que veut-il ? Que peut-il ? Qu’est-ce que cela change ? Une fois l’euphorie de l’Obamania passée, il importait de poser ces questions cruciales. Homme de la rupture, BarackObama l’est évidemment.Mais jusqu’à quel point ? L’idéologie du 11 Septembre, qui avait conduit l’Amérique sur la voie du manichéisme et de la démesure, fait place à un discours et à une politique autrement pensés et conduits. Mais derrière Obama, son charisme et son enthousiasme, il y a la puissance américaine que le Président n’a nullement l’intention de reléguer au magasin des accessoires. Obama n’est pas là pour jouer les utilités, mais pour asseoir le leadership américain sur les bases du réalisme politique. Nous autres européens, qui l’avons si massivement plébiscité, devons savoir quelle vision du monde a réellement celui qui tient les rênes du pays le plus puissant de la planète.

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Parce qu'il repose sur une dynamique de forces qui ne sont pas cohérentes entre elles, le changement social mondial est désormais vécu comme un processus qui déracine sans orienter, qui déchire sans reconstruire, qui prescrit sans rassurer. L'incertitude radicale qu'il engendre explique pour une large part son caractère anxiogène : les pays riches s'inquiètent de plus en plus de la concurrence des pays à bas salaires tandis que les damnés de la terre peuvent y voir la programmation d'un nouveau déclassement. Au sein de chaque nation, l'écart qui ne cesse de se creuser entre gagnants et perdants du jeu social exacerbe ces peurs en miroir. La perturbation est à son comble. Ce livre se propose d'observer et d'interpréter ce vaste changement social que, faute de mieux, on appelle la mondialisation.

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