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Dans un monde de plus en plus multipolaire où la richesse et la puissance se trouvent distribuées entre un plus grand nombre d’acteurs, on serait en droit d’attendre que le multilatéralisme surgisse comme la modalité la plus pertinente pour réguler un jeu par définition plus ouvert. Mais c’est l’évolution inverse qui semble se dessiner. La multipolarité semble faire reculer le multilatéralisme. C’est ce paradoxe qu’il nous faut comprendre. (Premier paragraphe)

Publié en 2018 Collection RSCAS Policy Papers : RSCAS PP 2018/02
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Since Trump’s election, multipolarity seems to be inducing an abatement of multilateralism. Why? This paper intends to explain this paradox by applying Mancur Olson’s theory of collective action to Trump’s Trade Policy. Olson predicted that in a social game in which the number of actors increases significantly, dominant actors dispose of two main resources to limit the number of free riders: rewards and coercion. By applying this hypothesis to Trump’s trade policy, it becomes clear that Trump wants to reduce the rewards offered to his partners, as he deems them excessive. Furthermore, he considers that the rules and norms of the world trading system limit the United States’ ability to coerce its partners. For this reason, the aim of Trump’s trade policy is to unbind the United States from the constraints of the multilateral trade system.

Premier paragraphe : De Donald Trump à Theresa May, en passant par plusieurs candidats à l’élection présidentielle française, le discours anti-mondialisation est largement exprimé par de nombreuses personnalités politiques à travers le monde

Notre thèse s’intéresse à l’européanisation du système énergétique européen. Par système énergétique européen, nous comprenons un ensemble de 28 politiques nationales différentes, construites dans un cadre normatif européen régi par le principe de primauté du droit communautaire. Si le système énergétique européen présente un caractère intergouvernemental, il est encadré par la réglementation européenne, même dans sa partie restée de la compétence nationale. L'acquis européen s'impose sur le droit national au nom du principe de primauté du droit européen. Concrètement, les Etats membres sont contraints par des règles juridiques communes qu’ils ont acceptées au niveau européen. Dans ce système énergétique dominé par une logique intergouvernementale mais limité par la norme européenne, nous nous sommes focalisés sur la question de la sécurité énergétique en matière gazière, que nous considérons comme un test pour les possibilités d'approfondissement futures de l'intégration européenne. Notre intérêt s'est porté sur l'européanisation des relations énergétiques bilatérales avec la Russie dans le cadre du développement du gazoduc South Stream. Notre recherche a démontré que l’européanisation par la norme fonctionne. Les institutions supranationales ont les moyens d'exercer une pression d'adaptation sur les Etats membres en cas de non-respect de la norme européenne.

En s'appuyant sur le cas de l'asie centrale post-soviétique, le projet de thèse a pour ambition de comprendre les principes, les mécanismes et le fondement du processus actuel par lequel l'ue s'efforce de construire une politique étrangère de ‘grand voisinage'. il s'agit donc d'un cas d'étude sur le savoir-faire de l'europe dans le monde. l'objectif de la thèse est de savoir si l'ue est en mesure de construire des relations stables et cohérentes avec une espace de proximité, au-delà de sa politique européenne de voisinage (pev). contrairement à la pev, la stratégie de l'ue vis-à-vis de l'asie centrale a pour objet une région qui n'a ni des frontières directes ni des liens historiques avec les etats membres, mais qui revêt d'une grande importance stratégique (diversification de sources d'approvisionnement énergétique, stabilité politique dans les régions voisines, lutte contre le terrorisme). la nouvelle stratégie de l'ue pour l'asie centrale est-elle appropriée et efficace pour réaliser une politique de ‘grand voisinage' ? par ailleurs, un défi majeur pour l'approche européenne en asie centrale est constitué par l'affrontement de la vision normative européenne à des contraintes géopolitiques, dans une espace concurrencée par d'autres puissances et d'autres visons stratégiques. la thèse cherchera à fournir une analyse approfondie sur ce nouveau modèle de politique étrangère européenne – la politique du ‘grand voisinage' - dans des contextes géopolitiques difficiles.

Directeur de la thèse ANA FLAVIA Barros-Platiau, LAÏDI Zaki Publié en 2014-10-16
DE PAULA DOMINGOS Nicole
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L'émancipation économique et politique d'un groupe restreint de pays, notamment la Chine, l'Inde et le Brésil, a stimulé un nouveau programme de recherche en Relations internationales et inspiré la notion de «puissances émergentes». Avec un malaise multilatéral, évident par un nombre significatif des blocages dans certaines négociations internationales, et l'émergence d'influentes coalitions Sud-Sud, les analyses concernant les effets de ces nouvelles voix sont devenues incontournables. Pour explorer les continuités et les transformations de la coopération multilatérale dans un contexte d'absence de leadership et d'une autorité souvent contestée, cette recherche part du cas du Brésil et du partenariat stratégique Brésil-UE. L'objectif est de saisir les réalités de la construction des normes multilatérales à partir de la perspective d'une puissance émergente et ses relations avec une puissance établie qui est très intéressée à la promotion d'un ordre international fondé sur des règles. Pour accomplir cette tâche, la présente thèse analyse la raison d'être de ce partenariat stratégique, ainsi que le comportement diplomatique du Brésil pendant l'ère du président Lula (2003-2010) dans trois domaines spécifiques: le commerce, le développement durable et la sécurité. Cette analyse se développe en perspective avec le point de vue de l'UE sur chacun des thèmes choisis. D'un point de vu empirique, je défends qu'il existe un modèle de comportement diplomatique UE-Brésil dans lequel la promotion du multilatéralisme comme une norme est en effet une réalité. Cependant, après avoir examiné un certain nombre d'études de cas, il est évident que cette convergence et cette préférence sont confrontées à des défis importants. Dans ce sens, la thèse conduit à la conclusion que le Brésil et l'UE sont des partenaires stratégiques sans une stratégie. Une raison centrale en est qu’il est devenu plus difficile pour les puissances traditionnelles de convaincre le Brésil qu'il doit suivre les règles de forme, forgées notamment par l'Union européenne et les États-Unis. A travers l'exemple de la montée en puissance du Brésil, cette recherche a le mérite de favoriser la connaissance des forces motrices d'interactions et d'interdépendances mondiales, à une époque de transition du pouvoir sur la scène internationale.

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Les États-Unis et l’Europe sont engagés dans une négociation majeure en vue de conclure un partenariat sur le commerce et l’investissement (Ttip en anglais), négociation qui renvoie à des enjeux aussi bien géopolitiques, économiques que de souveraineté.Trop souvent, les affaires commerciales sont perçues comme éloignées des grandes questions stratégiques. Mais il n’en est rien. Les grands arrangements ont toujours à dire sur l’état des rapports de force planétaires. Quand le Gatt, l’ancêtre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), fut créé en 1947, il reflétait très clairement la suprématie euro-américaine sur la scène économique mondiale et cela jusqu’à la fin de la guerre froide. Le jeu commercial mondial était alors essentiellement occidental. Avec la création de l’OMC en 1995, on entre dans une configuration tout à fait nouvelle (...).

Cette thèse vise à explorer le rôle de l'Europe dans la crise nord-coréenne dans la période de 1995 à 2009. Nous postulons que le profil sous-évalué de l'Europe dans cette crise dans les recherches précédentes est principalement due à une approche traditionnelle qui adhère a une vision réaliste étato-centrique. Tandis que le terme «Europe» dans cette thèse est opérationnalisée de se référer à un ensemble de multiples acteurs européens, y compris non seulement l'UE et les États membres de l'UE mais aussi les Etats européens non membres de l'UE et les acteurs non étatiques européens, nous proposons un nouveau cadre d'analyse – la diplomatie à voies multiples européennes – de réexaminer le rôle de l'Europe dans cette crise. Dans ce cadre, nous étudions si la «multiplicité» des acteurs européens, comme un trait distinctif des autres acteurs internationaux dans cette crise, est un avantage comparatif pour l'Europe d'influencer cette crise. Pour ce faire, nous procéderons à une étude de cas qualitative, composée de deux sous-études de cas: l’un est l'Europe dans la crise nucléaire nord-coréenne, et l’autre l’Europe dans la crise humanitaire nord-coréenne. La conclusion tirée de ces deux sous-études de cas est que la diplomatie à voies multiples européennes sur la base de la multiplicité des acteurs européens a permis à l'Europe d'influencer la crise nord-coréenne. Les différentes façons d'interactions et de relations entre les multiples acteurs européens, notamment entre les acteurs officiels et officieux, dans les crises humanitaires et nucléaires nord-coréens sont en corrélation avec les différents résultats de l'influence européenne à ces deux crises.

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Multipolarity, understood as a global redistribution of power among an increasing number of actors, will not necessarily lead to a strengthening of a multilateral, cooperative order. In fact, the opposite is now occurring. If anything, multipolarity is placing multilateralism on an ever more precarious footing. Thus while emerging powers will increasingly contest Western hegemony, they will not want – nor be able – to replace it. This would constitute transition without hegemony – the very definition of multipolarity.

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Premier paragraphe : Les Etats-Unis ont pris la tête ces derniers jours de l’offensive menée par l’Occident contre la Russie après son annexion de la Crimée. Sous l’égide de Barack Obama, en tournée en Europe, les dirigeants du G7 (Etats-Unis, Japon, Canada, Allemagne, France, Royaume-Uni et Italie) ont suspendu la participation de Moscou au prochain sommet du G8 qui devait avoir lieu en juin à Sotchi. D’autres sanctions pourraient suivre. Zaki Laïdi, directeur de recherche à Sciences Po, analyse le « retour » américain sur la scène européenne.

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