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in Annual Review of Sociology Publié en 2021-07
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This review explores the two sides of university governance. From a meso perspective, it deals with universities as organized structures where priorities have to be set, decisions made, budgets allocated, teaching programs developed, and research achieved. This perspective relates to the sociology of organizations, and this review first explores the four founding models that aimed to qualify university governance and how they have helped understanding the evolution of universities in recent years. But at a macro level, university governance deals with universities as a sector and focuses on how they interact with one another, their relationships to the state, and how they are affected by national as well as transnational and global transformations. University governance is studied as a state-steered national system, as a field, or as a competitive arena.

in Bulletin of Sociological Methodology/Bulletin de méthodologie sociologique Publié en 2021-07
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Cet article retrace le cheminement intellectuel qui a conduit, moins spontanément qu’on ne pourrait le croire, Christine Musselin à faire sa thèse puis à devenir chercheuse au Centre de Sociologie des Organisations, et à consacrer ses recherches à l’étude comparative des systèmes d’enseignement supérieur à travers la gouvernance des universités, les politiques universitaires et les marchés du travail universitaires, mêlant ainsi sociologie des organisations, analyse des politiques publiques et sociologie économique. Il montre comment l’étude de la coopération a été le fil rouge de ses travaux, et l’analyse sociologique des organisations, basée sur les entretiens organisationnels, une méthode heuristique pour la plupart des enquêtes qu’elle a menées.

This paper retraces the evolution of the relationships between higher education institutions, the state and the academic profession in France since the French Revolution on the one hand and the parallel evolution of the societal expectations for their roles and missions, on the other. It in particular highlights the divide between the universities and the grandes écoles, in charge of training the French economic, political, and administrative elites. Five phases are distinguished: the suppression of French universities during the French Revolution; the Republic of the Facultés from the end of the third Republic to 1968: the 1968 act and the rebirth of universities; the empowerment of universities and their extended missions during the last decade of the twentieth century; the recent reforms aimed at differentiating the French higher education system and bringing universities at its centre.

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En moins de quinze ans, 39 établissements se sont engagées dans des fusions qui ont abouti à la création de douze nouvelles universités. Cette vague de regroupements entre institutions d’enseignement supérieur n’est pas propre à la France et a été observé dans de nombreux autres pays, mais aussi dans d’autres secteurs ayant des missions publiques, comme les hôpitaux par exemple (Kitchener et Gask, 2003). Elle est fréquemment interprétée comme une conséquence des réformes liées au nouveau management public (NPM) et à la volonté de contrer les effets d’éparpillement et de spécialisation que la promotion d’organisations centrées sur un objectif très précis dans un premier temps du NPM avait favorisés (Christensen et Laegreid, 2011). Si la montée en puissance de cette doctrine dans la France des années 2000 (Jeannot et Bezes, 2016), et en particulier dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche, n’est pas totalement sans lien avec cette vague de fusions, ces dernières se distinguent cependant de celles menées dans d’autres pays ou d’autres secteurs par plusieurs traits que je rappellerai dans un premier point. Puis présenterai les trois points saillants que les recherches présentées dans cet ouvrage permettent de mettre en lumière quant aux modalités de mise en oeuvre et aux effets de ces fusions. [premier paragraphe]

Comment orienter la recherche en France ? Faut-il encourager l’excellence de certaines équipes et les projets très ciblés, ou plutôt mettre l’accent sur la coopération et sur la recherche fondamentale de longue portée ? Plutôt que d’opposer terme à terme deux positions antagonistes, il est préférable de s’interroger sur les conditions d’une compétition fructueuse qui favorise la coopération.

Cet article s’interroge sur les raisons expliquant les résistances à une loi qui prévoit pourtant l’octroi pluriannuel de moyens supplémentaires. Pour l’auteure, les origines de ce paradoxe sont à trouver dans les transformations qui ont affecté le système français d’enseignement supérieur et de recherche : le projet de loi n’apporte pas de solution aux problèmes qu’elles ont suscités, qu’il s’agisse du fonctionnement des universités, du manque de postes, de la place prise par le financement sur projet ou du pilotage plus centralisé de la recherche. Elle conclut sur l’occasion manquée qu’est finalement cette loi qui, parce qu’elle est centrée sur le financement de la recherche, risque d’alimenter une stratification verticale de l’enseignement supérieur plutôt que de reconnaître et de valoriser une plus large diversification des profils entre les établissements.

in International Higher Education Publié en 2019-09
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France has experienced two major waves of reforms in the past fifteen years. The first one enhanced cooperation at the local level and the second increased the level of competition. This paper describes these reforms and analyses how they interfered one with another.

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L'enseignement supérieur saoudien connaît des évolutions importantes depuis les années 2000. Elles ont notamment conduit à la création d'une nouvelle institution publique : la Commission nationale d'évaluation et d'accréditation de l'enseignement supérieur . Cette réforme est intervenue après que l'enseignement supérieur saoudien a été défini comme un problème public, à la suite des attentats du 11 septembre 2001. L'action publique élaborée par cette institution s'est construite à partir de l'appropr iation de notions et d'outils empruntés < l'extérieur de l'Arabie saoudite, notamment les « acquis de l'apprentissage ». Ce recours à l'international a induit un renforceme nt de la proximité de l'enseignement supérieur saoudien avec le monde hégémonique (Etats-Unis et Europe). L'analyse de l'introduction de cette réformE dans une université - Alpha Uni - montre l'impact de cette politique publique sur cette organisation : les tensions et les opportunités qui sont créées, la redistribution du pouvoir entre certains acteurs, la recomposition de certaines relations professionnelles. Cette analyse donne un aperçu de l'intrication entre réforme instrumentale, processus de bureaucratisation et modalités de gouvernement. La réforme de l'enseigne ment supérieur saoudien par l'évaluation et l'accréditation apporte un éclairage sur la mise en œuvre du New Public management (NPM) dans un pays où cette doctrine n'a pas été élaborée. Dans un gouvernement où sont mises en œuvre des formes de contrôle politique et moral, la diffusion du NPM, en développant un contrôle formel sur les enseignants par la prolifération des écrits et des procédures, a contribué à desserrer le contrôle politique.

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This essay responds to an invitation by the editors of Sociologica to write about publication strategy.

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