Co-auteur
  • MIGNOT GERARD Stephanie (17)
  • FRIEDBERG Erhard (13)
  • CHATELAIN-PONROY Stéphanie (12)
  • SPONEM Samuel (12)
  • Voir plus
Type de Document
  • Communication non publiée (96)
  • Article (56)
  • Partie ou chapitre de livre (55)
  • Livre (15)
  • Voir plus
in Bulletin of Sociological Methodology/Bulletin de méthodologie sociologique Publié en 2021-07
14
vues

0
téléchargements
Cet article retrace le cheminement intellectuel qui a conduit, moins spontanément qu’on ne pourrait le croire, Christine Musselin à faire sa thèse puis à devenir chercheuse au Centre de Sociologie des Organisations, et à consacrer ses recherches à l’étude comparative des systèmes d’enseignement supérieur à travers la gouvernance des universités, les politiques universitaires et les marchés du travail universitaires, mêlant ainsi sociologie des organisations, analyse des politiques publiques et sociologie économique. Il montre comment l’étude de la coopération a été le fil rouge de ses travaux, et l’analyse sociologique des organisations, basée sur les entretiens organisationnels, une méthode heuristique pour la plupart des enquêtes qu’elle a menées.

68
vues

0
téléchargements
En moins de quinze ans, 39 établissements se sont engagées dans des fusions qui ont abouti à la création de douze nouvelles universités. Cette vague de regroupements entre institutions d’enseignement supérieur n’est pas propre à la France et a été observé dans de nombreux autres pays, mais aussi dans d’autres secteurs ayant des missions publiques, comme les hôpitaux par exemple (Kitchener et Gask, 2003). Elle est fréquemment interprétée comme une conséquence des réformes liées au nouveau management public (NPM) et à la volonté de contrer les effets d’éparpillement et de spécialisation que la promotion d’organisations centrées sur un objectif très précis dans un premier temps du NPM avait favorisés (Christensen et Laegreid, 2011). Si la montée en puissance de cette doctrine dans la France des années 2000 (Jeannot et Bezes, 2016), et en particulier dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche, n’est pas totalement sans lien avec cette vague de fusions, ces dernières se distinguent cependant de celles menées dans d’autres pays ou d’autres secteurs par plusieurs traits que je rappellerai dans un premier point. Puis présenterai les trois points saillants que les recherches présentées dans cet ouvrage permettent de mettre en lumière quant aux modalités de mise en oeuvre et aux effets de ces fusions. [premier paragraphe]

Comment orienter la recherche en France ? Faut-il encourager l’excellence de certaines équipes et les projets très ciblés, ou plutôt mettre l’accent sur la coopération et sur la recherche fondamentale de longue portée ? Plutôt que d’opposer terme à terme deux positions antagonistes, il est préférable de s’interroger sur les conditions d’une compétition fructueuse qui favorise la coopération.

Cet article s’interroge sur les raisons expliquant les résistances à une loi qui prévoit pourtant l’octroi pluriannuel de moyens supplémentaires. Pour l’auteure, les origines de ce paradoxe sont à trouver dans les transformations qui ont affecté le système français d’enseignement supérieur et de recherche : le projet de loi n’apporte pas de solution aux problèmes qu’elles ont suscités, qu’il s’agisse du fonctionnement des universités, du manque de postes, de la place prise par le financement sur projet ou du pilotage plus centralisé de la recherche. Elle conclut sur l’occasion manquée qu’est finalement cette loi qui, parce qu’elle est centrée sur le financement de la recherche, risque d’alimenter une stratification verticale de l’enseignement supérieur plutôt que de reconnaître et de valoriser une plus large diversification des profils entre les établissements.

in International Higher Education Publié en 2019-09
24
vues

0
téléchargements
France has experienced two major waves of reforms in the past fifteen years. The first one enhanced cooperation at the local level and the second increased the level of competition. This paper describes these reforms and analyses how they interfered one with another.

122
vues

0
téléchargements
L'enseignement supérieur saoudien connaît des évolutions importantes depuis les années 2000. Elles ont notamment conduit à la création d'une nouvelle institution publique : la Commission nationale d'évaluation et d'accréditation de l'enseignement supérieur . Cette réforme est intervenue après que l'enseignement supérieur saoudien a été défini comme un problème public, à la suite des attentats du 11 septembre 2001. L'action publique élaborée par cette institution s'est construite à partir de l'appropr iation de notions et d'outils empruntés < l'extérieur de l'Arabie saoudite, notamment les « acquis de l'apprentissage ». Ce recours à l'international a induit un renforceme nt de la proximité de l'enseignement supérieur saoudien avec le monde hégémonique (Etats-Unis et Europe). L'analyse de l'introduction de cette réformE dans une université - Alpha Uni - montre l'impact de cette politique publique sur cette organisation : les tensions et les opportunités qui sont créées, la redistribution du pouvoir entre certains acteurs, la recomposition de certaines relations professionnelles. Cette analyse donne un aperçu de l'intrication entre réforme instrumentale, processus de bureaucratisation et modalités de gouvernement. La réforme de l'enseigne ment supérieur saoudien par l'évaluation et l'accréditation apporte un éclairage sur la mise en œuvre du New Public management (NPM) dans un pays où cette doctrine n'a pas été élaborée. Dans un gouvernement où sont mises en œuvre des formes de contrôle politique et moral, la diffusion du NPM, en développant un contrôle formel sur les enseignants par la prolifération des écrits et des procédures, a contribué à desserrer le contrôle politique.

Dans sa course pour rester à la pointe de la recherche scientifique et des classements mondiaux, l’université française n’en finit pas de se recomposer, enchaînant depuis trois décennies fusions, regroupements, créations, diversifications et mises en compétition. Fine connaisseuse des systèmes universitaires français et étrangers, Christine Musselin s’appuie sur les résultats de ses recherches menées depuis les années 1980 pour porter un diagnostic sur l’état actuel de l’enseignement supérieur et de la recherche en France. Pour accompagner la révolution en cours, des changements lui paraissent indispensables dans trois domaines : le pilotage de la recherche et l’enseignement supérieur par les pouvoirs publics, le mode de gouvernance des universités, la gestion des carrières des enseignants et chercheurs. Ses propositions ne manqueront pas de faire débat, et c’est exactement ce qu’elle souhaite.

13
vues

0
téléchargements
This essay responds to an invitation by the editors of Sociologica to write about publication strategy.

in Professional Pathways. Academic careers in a global perspective Publié en 2019
23
vues

0
téléchargements
In 2009, the French minister for Higher Education, Valérie Pécresse, issued a new decree regarding faculty at universities. After six months of demonstrations and negotiations, this decree was signed in April 2009 and it somewhat modified the 1984 decree. The French academic profession, however, has rarely been at the center of the many reforms in higher education within the last decade. These recent reforms addressed the governance of French universities (the LRU Act of 2007: Loi Responsabilites et Libertés des Universités [Responsibilities and Freedom of Universities Act]) and the institutional organization of research funding and evaluation of higher education and research (the LOPRI Act of 2006: Loi d’Orientation pour la Recherche et l’Innovation [Research and Innovation Act]), which led to the creation of a national research council, the Agence Nationale pour la Recherche (ANR) and a national agency for evaluation, the Agence d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES), today called Haut Conseil pour l’Evaluation de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche [HCERES]). [first paragraph]

Suivant