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in European Journal of Sociology / Archives Européennes de Sociologie Publié en 2021-03
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This paper aims to put contemporary political socialisation research in perspective. It offers a rapid overview of the crisis of the subfield after the 1970s and then shifts attention to post-crisis studies. Beginning with child political socialisation, it raises four issues: the use of theoretical frameworks derived from child psychology; the need to reconnect political socialisation to the sociology of family; the benefits of renewing methods for understanding the world of child politics; and a new account of social inequality in the process of political socialisation. It then explores lifelong political socialisation and how it has developed around four research dynamics: the study of civic and political socialisation of school-age adolescents and young adults; the generational renewal; the socialising effects of political mobilisation; and the processes and agents of the secondary political socialisation of adults. The final section raises the major question of what is political in political socialisation.

À la croisée de la sociologie du militantisme, de l’histoire sociale des idées politiques et des études de genre, cette thèse examine les appropriations des théories féministes dans les milieux libertaires berlinois et montréalais. La comparaison qu’elle propose repose sur deux enquêtes ethnographiques qui mêlent observations, entretiens biographiques et archives. Ce travail souligne le caractère intellectualisé du militantisme libertaire, mettant en évidence une imbrication entre monde universitaire et milieu libertaire. Il montre également que plus les libertaires sont isolés de la vie politique de leur pays, plus ils et elles développent des modes d’action préfiguratifs, centrés sur la création d’espaces autonomes du reste de la société. Se penchant ensuite sur la manière dont les féministes libertaires articulent théorie et pratique, cette thèse met en lumière trois appropriations possibles (hétéronormée, lesbienne, sexuelle-intersectionnelle) de la théorie queer. Elle soutient alors que les appropriations des théories féministes sont façonnées par des processus de différenciation de sous-milieux libertaires autant qu’elles y participent. Enfin, ce travail analyse les mobilisations féministes contre les violences sexuelles internes aux milieux libertaires, et la manière dont celles-ci font intervenir les théories féministes matérialistes, queer et/ou intersectionnelle. Dans ce cadre, il montre que les théories ne peuvent être considérées isolément : elles apparaissent surtout sous des formes cristallisées dans des modes d’organisation (mixité ou non) et d’action (offensive ou pédagogie).

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Cette thèse cherche à comprendre comment l’homosexualité contribue à la socialisation politique des individus. Elle considère à la fois la construction de l’appartenance homosexuelle et celle du rapport de l’individu à la politique, entendu comme rapport au monde social et à la politique institutionnelle. L’enquête se fonde sur un corpus de 90 entretiens approfondis alliant récit de vie et entretien compréhensif. Le recrutement repose sur un principe de diversification poussée du point de vue du genre, de la race, de la religiosité, de la classe sociale. Ce travail souligne d’abord l’importance du décalage produit par l’hétéronormativité du monde social à l’aide de la notion de « socialisation (primaire) ratée ». Il met en lumière quatre formes d’appartenance homosexuelle (affirmée, conformée, déconscientisée, ghettoïsée) qui mettent en jeu le rapport de l’individu au genre, à la visibilité homosexuelle, et le sentiment d’appartenance. Le rapport plus ou moins conflictualisé au monde social apparaît fondamental de ces formes de l’appartenance, et sont interprétées au travers d’une logique dite de compensation sociale. Enfin, la thèse contribue à expliquer l’orientation politique des homosexuel.le.s en montrant l’imbrication entre socialisations politiques primaire et secondaire, et souligne que le positionnement à gauche des gays et lesbiennes repose sur un mécanisme de cohérence, alors qu’il repose sur un mécanisme de hiérarchisation des appartenances sociales à droite. La thèse soutient alors que l’ancrage plus fort à gauche des gays et lesbiennes en tant que groupe - ou sexuality gap - repose sur les mécanismes de transformation politique par l’homosexualité.

Cette thèse contribue aux travaux sur la politisation de la sexualité en France en étudiant les mobilisations opposées et favorables au projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe et à la proposition de loi visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel de 2012 et 2016. Elle s’intéresse particulièrement aux circulations complexes d’acteurs et d’idées entre les camps opposés, entre les deux enjeux et entre l’espace des mouvements sociaux et le champ politique. A l’aide d’une méthodologie qualitative plurielle, cette recherche montre comment les oppositions entre mouvements affectent les dynamiques et les stratégies de mobilisation. Elles ont des conséquences sur le choix des répertoires d’action et ont contribué à mettre la manifestation au cœur de la séquence de mobilisation. Elles influent aussi sur les cadrages des mobilisations et la construction des enjeux sexuels : les conflits ont en effet renforcé la multidimensionnalité de ces enjeux qui participent à questionner un ordre social, économique et national. Enfin, les mobilisations opposées affectent les systèmes d’acteurs mobilisés. Les dynamiques unitaires laissent place à une polarisation et une fragmentation des espaces de mobilisation. Outre la structuration d’un mouvement conservateur opposé au mariage pour tous, la séquence est caractérisée par la structuration d’un pôle militant radical, inclusif et intersectionnel, transversal aux mobilisations sur les deux enjeux ainsi qu’aux mouvements féministe et LGBT.

Cette thèse analyse la façon dont les expériences de racisation, et plus largement les enjeux de race, structurent le rapport au politique de diplômé.e.s du supérieur d’origine subsaharienne résidant à Paris et à Londres. Elle repose sur trois hypothèses : la racisation impacte les diplômé.e.s de façon spécifique, malgré la protection que leur apportent leurs qualifications, et influe sur leurs identifications collectives ; elle constitue un enjeu susceptible d’être plus ou moins politisé selon les ressources dont disposent les individus ; enfin, pour ces raisons, la racisation vient peser sur l'orientation politique et le vote. Ce travail s'appuie sur des méthodes mixtes avec un volet qualitatif prédominant. Celui-ci est composé de 78 entretiens individuels (38 Français.es et 40 Britanniques) et de 9 entretiens collectifs (de 2 à 5 personnes). Le volet quantitatif présente quant à lui des analyses multivariées à partir des enquêtes Ethnic Minority British Electoral Survey (2010) et Trajectoires et Origines (2008). La thèse présente trois résultats principaux. Premièrement, parce qu'elle implique des dynamiques d'infériorisation et d’altérisation, la racisation inhibe les identifications nationales et le sentiment d'appartenance aux classes privilégiées en France comme au Royaume-Uni. Deuxièmement, la politisation de la racisation s’avère plus aisée dans le contexte race-conscious britannique que dans le contexte colourblind français. Elle est également plus présente chez des personnes dotées de ressources universitaires ou militantes. Enfin, dans les deux pays étudiés, le fort tropisme de gauche de ces diplômé.e.s s’explique par une imbrication de la race dans des enjeux de classe.

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Partant du constat que la notion de politisation est de plus en plus utilisée dans la science politique française et que ce succès va de pair avec une forte élasticité conceptuelle, cet article se donne pour objectif d’en clarifier les usages afin d’établir une cartographie raisonnée des problématiques de sciences sociales associées au mot « politisation ». Il aborde d’abord la controverse très fournie, en histoire politique, sur la politisation des campagnes françaises. Puis, il porte l’attention sur les multiples emplois de la notion en science politique, dégageant les principales controverses qui structurent les débats sur la politisation individuelle ou celle des enjeux et activités sociaux. Les auteurs proposent une combinatoire afin d’aider à identifier et préciser les manières dont on utilise cette notion.

Cet article questionne les ressorts et les freins à la participation des personnes précaires. Il s’appuie sur une enquête de terrain menée dans une association de solidarité et se centre sur la construction des identifications collectives des personnes accompagnées. Il souligne le rôle de l’association dans le façonnage de ces identifications ainsi que leur fragmentation. Ensemble, ces deux mécanismes rendent difficile une prise de parole collective. Il insiste enfin sur la manière dont émerge rarement une parole collective en posant la question des responsables de la pauvreté.

Pour la professeure de sciences politiques, « Les Républicains défendent des positions plébiscitées par ses adhérents, or ceux-ci sont un public peu représentatif »

La droite était donnée troisième force politique du pays aux élections européennes de 2019, elle oscillait entre 13 et 15% dans les sondages et elle réalise finalement un score de 8,49% derrière les verts. Quel avenir pour la droite française ? Nous recevons Florence Haegel spécialiste des droites.

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