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in Site du CERI Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2021-07-05
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Why did the British, French and German populations not behave in the same way when faced with foreign soldiers—allies or enemies—who burst into their private lives between 1939 and 1945? Why are there common patterns in the national territories and why are there differences between the three countries and the three populations? Without falling into essentialism and without promoting national stereotypes, in her latest book (soon to be published in English) Tombés du Ciel. Le sort des pilotes abattus en Europe 1939-1945, Claire Andrieu has endeavoured to draw up a comparative history of the actions of the populations in the face of these men who "fell from the sky" between 1939 and 1945. Interview with Claire Andrieu by Miriam Périer.

in Site du CERI Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2021-07-05
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Pourquoi les populations britannique, française et allemande n’ont-elles pas adopté les mêmes comportements face à des soldats étrangers - alliés ou ennemis - qui ont fait irruption dans leur vie quotidienne. Pourquoi existe-t-il une uniformité des comportements à l’échelle nationale et des différences, voire des oppositions, d’une nation à l’autre ? Sans tomber dans un essentialisme et sans faire la promotion de stéréotypes nationaux, Claire Andrieu s’est attachée à faire l’histoire comparée des actions spontanées des civils en réaction à ces hommes, « tombés du ciel », entre 1939 et 1945 dans son dernier livre Tombés du ciel. Le sort des pilotes abattus en Europe, 1939-1945
 (Taillandier, 2021). Entretien avec Claire Andrieu. Propos recueillis par Miriam Périer.

"Plus de cent mille aviateurs ont été précipités au sol par la chute de leur avion entre 1939 et 1945. Plus de la moitié ont perdu la vie, un tiers ont été faits prisonniers, et près de 10 % ont réussi à échapper à leurs poursuivants. Face à ces hommes « tombés du ciel », les civils ne réagirent pas tous de la même façon : les Français de mai-juin 1940 résistèrent à l’envahisseur ; les Anglais firent prisonniers les aviateurs de la Luftwaffe avec retenue ; les Français occupés cachèrent les Alliés et les aidèrent à rejoindre l’Angleterre ; les Allemands les lynchèrent à partir de 1943. Pourquoi les Dupont, les Smith et les Schmidt ont-ils adopté des comportements si différents ? En tombant de manière inopinée chez les civils, l’aviateur a pénétré comme par effraction au cœur des sociétés. Il en a révélé les composantes profondes. Les réactions qu’il a provoquées dessinent une géopolitique : la défaite de la France en 1940 a pu masquer une insurrection écrasée dans l’œuf ; le peuple britannique a tenu bon avec civilité ; la Résistance a constitué un mouvement national de première grandeur ; et en Allemagne, les violences populaires avaient un ressort nazi. Nous entraînant, grâce à des archives et des témoignages inédits, dans les campagnes et les villes françaises, anglaises et allemandes, Claire Andrieu montre l’ampleur de l’engagement des civils dans la guerre. Dans ce livre destiné à devenir une référence, elle renouvelle en profondeur l’histoire de la Résistance et rafraîchit la vision globale de la guerre européenne."

À travers l’étude du secteur juif du Parti communiste français (PCF) et de ses militant(e)s - des Juifs yiddishophones originaires d’Europe centrale et orientale - entre 1944 et la fin des années cinquante, cette thèse propose trois questionnements. Elle interroge d’une part le rôle de l’engagement politique et du PCF dans l’intégration des immigrés et des minorités en France et dans la réintégration des Juifs en France après la Shoah. Elle étudie d’autre part le rôle central des Juifs communistes yiddishophones dans la reconstruction de la vie juive française après le génocide. À cet égard, elle cherche à s’émanciper du débat qui tend à voir les Juifs communistes comme des calculateurs politiques dont le but serait avant tout de diffuser et d’appliquer la politique du PCF dans le monde juif ou, au contraire, comme des passionnés de culture yiddish dont l’engagement au PCF serait secondaire. Au moins jusqu’aux années cinquante, les Juifs communistes du secteur juif du PCF parviennent à concilier la propagande communiste avec la défense des intérêts des Juifs. Les premières années de guerre froide et la politique soviétique vis-à-vis des Juifs les mettent toutefois face à leurs contradictions. Ces années sont celles de leur marginalisation dans le monde juif français, qui ne peut accepter le silence des Juifs communistes sur « l’antisémitisme rouge ». Enfin, à travers le suivi des trajectoires d’un corpus de 26 militant(e)s, cette thèse questionne l’engagement, les carrières militantes et les identités sociales des Juifs communistes. L’approche par les trajectoires permet de questionner l’impact des variations des identités sur l’engagement politique et sa perpétuation.

in Pleurons-les : Les Juifs de Paris et la commémoration de la Shoah (1944-1967) Sous la direction de PEREGO Simon Publié en 2020-10
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in Michel Rocard Premier ministre Sous la direction de BERGOUNIOUX Alain, FULLA Mathieu Publié en 2020-09
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Cette recherche porte sur l’histoire d’institutions juives fondées à Jérusalem entre 1910 et 1925 qui souhaitent s’exercer à l’archéologie dans le contexte de l’exploration scientifique de la Palestine. Nous combinons leur étude avec celle de leurs acteurs, de leurs divers projets archéologiques ainsi que des réseaux qui les soutiennent. Afin d’appréhender leurs perceptions et leurs pratiques de l’archéologie, nous les examinons également en lien avec les administrations et les lois sur les antiquités développées et promulguées par les autorités successives ottomanes et britanniques en Palestine. Cette enquête permet de mesurer la contribution de ces institutions au développement de l’archéologie pratiquée en Israël entre 1948 et 1967. Ce premier volet de notre recherche nous permet ensuite d’interroger les rôles socio-politiques et culturels de l’archéologie dont sa participation à la construction d’une identité et d’une culture nationales juives et au façonnement de la Palestine comme terre patrie dans le contexte du sionisme. Parce que ces institutions favorisent de diverses manières l’enchevêtrement de l’archéologie avec les idéaux et les réalisations du mouvement sioniste, elles facilitent les usages et consolident ses rôles socio-politiques et culturels entre 1948 et 1967 en Israël. Nous analysons à cet effet les moyens mis en oeuvre pour diffuser et sensibiliser le public plus large aux antiquités et aux sites archéologiques ainsi qu’à la discipline en elle-même. Ceci nous permet enfin de mesurer la manière dont l’archéologie s’est imposée comme « loisir national » israélien dans les années 1950-1960.

Les années d’entre-deux-guerres voient l’émergence des services sociaux et du travail social professionnalisés. Les acteurs des services sociaux estiment que la réponse à la « question sociale » doit passer par un accompagnement individuel visant à responsabiliser les familles populaires en difficulté. Ce travail entend expliquer quelles ont été les conditions de mise en œuvre d’une telle ambition, en interrogeant les formes de la relation d’assistance liant travailleuses sociales et personnes assistées. Pour ce faire, il se centre sur l’étude du Service Social de l’Enfance (SSE), un service privé d’assistantes sociales rattaché au tribunal pour enfants de la Seine, à partir d’un corpus de dossiers individuels d’enquêtes et de suivi. L’analyse de la formation professionnelle des assistantes, du fonctionnement des services sociaux à l’échelle parisienne et de l’intervention de l’État dans le processus de structuration du service social complètent ce tableau sur l’émergence d’un nouveau champ d’action. La thèse montre ainsi que même face à un organisme aussi coercitif que le SSE, le service social dans l’entre-deux-guerres ne peut se résumer à la mise en œuvre d’un contrôle social. Si la visée de moralisation des classes populaires est au cœur du projet des services sociaux, la pratique se caractérise avant tout par un hiatus entre les attentes des travailleuses sociales et les stratégies propres des assistés. La relation de care souhaitée par les assistantes est imbriquée à des rapports de pouvoir, dessinant une prise en charge balançant entre bienveillance et surveillance. Mais la relation d’assistance se déploie surtout par des négociations constantes entre des assistantes privées de moyens juridiques et financiers pour faire appliquer leurs décisions et la capacité d’agir de leurs « protégés ». A travers l’analyse du service social en action, ce travail expose ainsi les ambitions et les limites de l’État social en devenir.

in La guerra-mondo (1937-1947) Sous la direction de AGLAN Alya, FRANK Robert Publié en 2018-10
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Cinquanta storici, filosofi e scienziati della politica, di generazioni e nazionalità diverse, raccontano la seconda guerra mondiale animati da un triplice intento: mostrare che la guerra si estese al mondo intero, dedicando particolare attenzione all'Africa e all'Asia; sottolineare che tale processo di mondializzazione modificò categorie e rappresentazioni spaziali e temporali; rimarcare infine che essa costituì un universo del tutto a sé stante. L'opera è divisa in quattro parti: La guerra per partito preso, ossia le modalità politico-strategiche di concepire e condurre le operazioni; Fare e inventare la guerra, dedicata alle forme inedite di una guerra ideologico-militare, che implicò sia il genocidio degli ebrei sia le inaudite violenze perpetrate nei confronti della popolazione civile sul fronte orientale; Vivere la guerra, ovvero i modi secondo i quali si «abitava il mondo» mentre il conflitto armato sconvolgeva le più ordinarie esperienze della quotidianità; Le eredità della guerra, allorché il sistema internazionale si decolonizzò, dotandosi di nuove strutture finanziarie e monetarie, ma anche filosofiche e giuridiche (i diritti dell'uomo e la definizione dei crimini contro l'umanità).

in Les jours heureux Sous la direction de PIGENET Michel, Publié en 2018-03
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L'activité du CNR n'a pas pris fin à la Libération. On le savait, mais les volumineuses archives conservées par Louis Saillant, son dernier Président, déposées au Centre d'histoire sociale du XXe siècle (université Paris I Panthéon Sorbonne/CNRS) en apportent les preuves. Conçu en coopération avec d'autres lieux détenteurs de fonds Louis Saillant et le Codhos, l'ouvrage s'inscrit dans la continuité de précédentes publications destinées à favoriser la connaissance et la valorisation par l'exploitation de fonds privés intéressant l'histoire des luttes sociales et politiques. Au terme d'une première exploration, douze spécialistes, archivistes-documentalistes et historiens de la France des années 1940, du travail et du syndicalisme, des faits sociaux et culturels interrogent les pratiques d'archives, dégagent des pistes d'exploitations ultérieures et contribuent à une histoire renouvelée de la Résistance et de la Libération. La question classique des pouvoirs à la Libération est ainsi revisitée à travers I'observation du fonctionnement du CNR, marqué par la longévité d'une « culture de l'accord » et les modalités de construction de compromis et du consensus. Nombre d'acteurs sont tirés de l'ombre ou reconsidérés, à l'exemple des États généraux de la Renaissance française, moment et procédure originale d'expression d'attentes, d'espoirs et de valeurs dans les profondeurs d'un pays au seuil de réformes structurelles décisives.

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