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L’année 2018 a été placée sous le signe de crises migratoires au Venezuela et en Amérique centrale. Alimenté par l’effondrement de l’économie vénézuélienne, le drame humanitaire qui en découle et le désarroi suscité par la réélection de Nicolás Maduro, l’exode vénézuélien a été qualifié de plus grand déplacement de population de l’histoire de l’Amérique latine. Le Nicaragua a lui aussi connu une année noire, avec des manifestations contre son président Daniel Ortega réprimées dans le sang. Comme si souvent dans l’histoire de la région, les convulsions au Nicaragua se traduisent par des migrations vers le Costa Rica voisin. Parallèlement, des « caravanes » de migrants centraméricains ont tenté de se frayer un chemin jusqu’aux Etats-Unis, provoquant la colère du président Donald Trump...

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Depuis l'élection d'Hugo Chávez au Venezuela en 1998, l'Amérique latine a massivement basculé à gauche. Pendant les années 2000, des figures emblématiques telles que Lula au Brésil y volent de succès en succès. Le continent atteint des taux de croissance qui font rêver en Europe et connaît un net recul de la pauvreté et des inégalités. La gauche latino-américaine aurait-elle trouvé la recette du développement équitable ? Panorama des réformes introduites par la gauche depuis une décennie, cet ouvrage révèle leur diversité et leur ampleur au regard d'une histoire politique et sociale marquée par l'exclusion. Il met aussi met en lumière l'originalité d'une expérience qui allie pragmatisme et rigueur, avec des gouvernements qui, sans totalement remettre en question les politiques néolibérales des années 1990, ont su réhabiliter le rôle politique de l'État dans la promotion du développement et introduire ainsi un changement durable. Un bilan de l’évolution politique, sociale et éocnomique de l’Amérique latine. (Résumé éditeur)

in Observatoire Politique de l'Amérique latine et des Caraïbes Publication date 2015-01
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En annonçant le 17 décembre 2014 le rétablissement des relations diplomatiques avec Cuba, le président Obama a mis un terme à l'isolement du régime castriste qui durait depuis 1961. La guerre froide est bel et bien terminée dans ce continent. Comment expliquer une telle décision et quelles en seront les conséquences ?

in Les enjeux du développement en Amérique latine. Dynamiques socioéconomiques et politiques publiques Publication date 2014-01
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Depuis un demi-siècle, le panorama du régionalisme en Amérique latine est en constante évolution. À la différence de l’Europe, où le processus d’intégration avance par vagues successives d’élargissement, l’Amérique latine connaît régulièrement des vagues de création de regroupements régionaux. Les processus se superposent et s’enchevêtrent, tissant un patchwork complexe. Aux accords sous-régionaux historiques, signés en Amérique centrale et dans les zones andine et caraïbe dans les années 1960-1970, se sont ajoutés en 1991 le Marché commun du Sud (MERCOSUR) et, plus récemment, l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA), l’Union des nations sud-américaines (UNASUR), la CELAC et l'AP. Si l’on prend en compte l’ensemble des organisations d’intégration régionale, ce sont près d’une trentaine d’initiatives qui ont été lancées ou relancées depuis 60 ans. Pourquoi une telle prolifération de processus d’intégration? Comment caractériser cette évolution historique ? Les accords signés dans les années 2000-2010 engagent-ils l’Amérique latine dans une voie différente ? Telles sont les questions soulevées ici. Une description succinte des quatre vagues de régionalisme qu’a connues le continent est proposée, suivie d'un bilan des principaux processus d’intégration, avant de se pencher plus longuement sur le cas de l’UNASUR.

Sous la direction de GEISSER Vincent, MASSARDIER Gilles, DABÈNE Olivier Publication date 2008
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Relégué au « musée des horreurs politiques », l’autoritarisme semblait devoir être emporté par la vague de démocratisation qui a touché aussi bien l’Amérique latine, l’Afrique noire et le monde arabo-musulman que, plus récemment, les anciennes « démocraties populaires » est-européennes. Pourtant, la défaite de l’autoritarisme sur le terrain de la légitimité internationale n’a pas toujours produit de mutations décisives des relations de pouvoir au sein des États. La libéralisation des économies, loin d’entraîner celle des scènes politiques internes, a renforcé le pouvoir personnel des autocrates, la mainmise des « clans » sur les richesses nationales et la manipulation des urnes. Pire, montrent les auteurs de ce livre stimulant, l’autoritarisme surgit là où on ne l’attendait plus, au cœur même des systèmes « pluralistes » d’Europe et d’Amérique du Nord. Les hymnes à la « bonne gouvernance » de la Banque mondiale, du FMI et de l’Union européenne sonnent en réalité le glas des principes fondateurs de la démocratie représentative. Car la fétichisation des modes contractuels et négociés entre les groupes de pressions, les lobbies économiques et les pouvoirs transnationaux contribuent davantage à affaiblir les mécanismes de représentation démocratique. Dans le contexte post-11 septembre, où la question sécuritaire est devenue un enjeu majeur pour les démocraties occidentales comme pour les régimes autoritaires du Sud, la prédiction du philosophe Ralf Dahrendorf pourrait bien se révéler exacte : le XXIe siècle sera le siècle de l’autoritarisme.

in Démocraties et autoritarismes. Fragmentation et hybridation des régimes Sous la direction de CAMAU Michel, MASSARDIER Gilles Publication date 2009
GARIBAY David
COMBES Hélène
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in Crisis and Institutional Change in Regional Integration Publication date 2016-04
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UNASUR was born in 2008 out of a series of crises, but none of them had much to do with the financial crisis evoked in this volume. Hence, at first sight, UNASUR does not easily fit in the framework sketched in the introduction. There is, prior to 2008, a dynamics of summits, with a dominant player, Brazil, who takes the lead when the region has to cope with a crisis situation. In a way, hypothesis 1 presented in the introduction can be considered validated by UNASUR. The second and third ones are much more difficult to test, considering that UNASUR is a nascent integration process when the financial crisis erupted in 2008...

in Site du CERI Publication date 2016-01-20
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La victoire en 2015 de Mauricio Macri à l’élection présidentielle en Argentine et, plus encore, la défaite du camp chaviste au scrutin législatif au Venezuela conduisent de nombreux analystes à évoquer la fin d’un cycle politique qui a vu la gauche devenir quasiment hégémonique en Amérique latine dans les années 2000...

in Etudes du CERI Publication date 1998-09
DABÈNE Olivier
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« Il est impossible de trouver dans le passé un moment où les conditions d'une coopération constructive et soutenue entre les nations américaines — et ses bénéfices potentiels — aient été plus favorables. La guerre froide est finie et la politique latinoaméricaine des États-Unis n'est plus façonnée par des préoccupations sécuritaires. Les inquiétudes latino-américaines au sujet d'une domination politique et économique des États-Unis dans la région ont disparu, et avec elles la crainte d'une intervention directe de ces derniers. Aujourd'hui, dans l'ensemble des Amériques, on perçoit une convergence d'intérêts et de valeurs, autour de la démocratie politique, de la compétitivité mondiale et du progrès économique et social » (...).

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Comme en 2015, la Colombie a apporté en 2016 le rayon de soleil dont la région avait bien besoin. En signant le 26 septembre un accord de paix historique, après des décennies d’errements, le gouvernement et la guérilla ont fait preuve de maturité et de sagesse. L’éclaircie a pourtant été de courte durée. Le 2 octobre, une courte majorité de Colombiens (50,2 %) a rejeté par référendum l’« Accord final pour la fin du conflit et la construction d’une paix stable et durable ». Deux mois de négociations supplémentaires ont toutefois permis d’aboutir à un nouvel accord qui a été signé le 12 novembre. Bien moins médiatisée, la lutte engagée par le Guatemala contre la corruption est prometteuse. L’ancien président Otto Pérez Molina, son vice-président et quelque deux cent personnalités en prison, le pays relève la tête. Soutenu par la Commission internationale de lutte contre l’impunité au Guatemala des Nations unies, le combat contre le crime organisé a valeur de test pour toute l’Amérique latine. La conclusion des négociations de paix en Colombie et les succès encore fragiles et réversibles du Guatemala contrastent singulièrement avec l’accumulation de nuages sombres au-dessus de la région. La difficulté à renouer avec la croissance économique se double d’une fin de cycle politique qui s’avère chaotique et qui met à mal la démocratie. La régression démocratique génère à son tour des inquiétudes qui retardent la relance économique. L’Amérique latine semble rattrapée par ses vieux démons, mais les modalités des atteintes à la démocratie ont évolué. A des degrés et titres divers, la démocratie a reculé en 2016 au Venezuela, au Brésil et en Amérique centrale. Même en Colombie, la très faible participation au référendum (37,4 %), sur un sujet aussi grave engageant l’avenir du pays, ne témoigne pas de la bonne santé de la démocratie. La participation a également été très faible aux élections municipales au Chili. En Haïti, les élections présidentielles de 2015, annulées en janvier 2016, ont été maintes fois repoussées.

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