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We simulate the impact of the Covid-19 crisis on corporate solvency using a sample of around one million French nonfinancial companies, assuming they minimize their production costs in the context of a sharp drop in demand. We find that the lockdown triggers an unprecedented increase in the share of illiquid and insolvent firms, with the former more than doubling relative to a No-Covid scenario (growing from 3.8% to more than 10%) and insolvencies increasing by 80% (from 1.8% to 3.2%). The crisis has a heterogeneous effect across sectors, firm size, and region. Sectors such as hotels and restaurants, household services, and construction are the most vulnerable, while wholesale and retail trade, and manufacturing are more resilient. Micro-firms and large businesses are more likely to face solvency issues, whereas SMEs and medium-large firms display lower insolvency rates. The furlough scheme put forward by the government (activité partielle) has been very effective in limiting the number of insolvencies, reducing it by more than 1 percentage point (approximately 12,000 firms in our sample). This crisis will also have an impact on the overall efficiency of the French economic system, as market selection appears to be less efficient during crisis periods relative to “normal times”: in fact, the fraction of very productive firms that are insolvent significantly increases in the aftermath of the lockdown. This provides a rationale for policy interventions aimed at supporting efficient, viable, yet illiquid firms weathering the storm. We evaluate the cost of such a scheme aimed at strength-ening firms' financial health to around 8 billion euros.

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Nous simulons l'impact de la crise Covid-19 sur la solvabilité des entreprises à partir d'un échantillon d'un million d'entreprises françaises (Données FARE 2017). Par défaillance, nous entendons l'état de cessation de paiement de l'entreprise, c'est-à-dire quand les fonds propres de l'entreprise sont négatifs. [Premier paragraphe]

Publié en 2020-05-04 Collection OFCE working paper : 15/2020
GUERINI Mattia
MUSSO Patrick
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We develop a new method to estimate the parameters of threshold distributions for market participation based upon an agent-specific attribute and its decision outcome. This method requires few behavioral assumptions, is not data demanding, and can adapt to various parametric distributions. Monte Carlo simulations show that the algorithm successfully recovers three different parametric distributions and is resilient to assumption violations. An application to export decisions by French firms shows that threshold distributions are generally right-skewed. We then reveal the asymmetric effects of past policies over different quantiles of the threshold distributions.

in Economics Letters Publié en 2018-12
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This paper studies the high yet undocumented incidence of firms displaying markups lower than unity, i.e., prices lower than marginal costs, for protracted periods of time. Using a large sample of French manufacturing firms for the period 1990–2007, the paper estimates markups at the firm level and documents in a robust way the extent to which firms exhibit negative price-cost margins. The paper also investigates the relationship between the incidence and persistence of negative price-cost margins and candidate explanations, such as subsidies, strategic behaviour, uncertainty and irreversibility.

Nous analysons la convergence des systèmes industriels de l'Union européenne (UE) et la comparons à la synchronisation des cycles industriels. L'article présente d'abord plusieurs indicateurs de performance économique pour les sept économies majeures de l'UE : l'Allemagne, l'Autriche, l'Espagne, la France, l'Italie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Ces indicateurs mettent en exergue une hétérogénéité prononcée. D’un côté, l’Autriche, l’Allemagne et les Pays-Bas sont apparemment « guéris » de la Grande Récession. De l’autre, l’Espagne et l’Italie présentent toujours des symptômes inquiétants avec de faibles gains de productivité du travail et un PIB qui n’a pas encore recouvré son niveau d’avant-crise. L'économie française se situe entre ces deux groupes. En utilisant des méthodologies statistiques récentes permettant de quantifier la similarité des structures productives des pays, nous examinons ensuite la question de la convergence – ou de la divergence – des pays de l'UE. Conformément aux indicateurs de performance industrielles de base, nous trouvons une fracture Nord/Sud qui s'affirme au cours du temps. Ces résultats corroborent les prévisions de Krugman (1993), selon lesquelles l’un des effets de l’initiative européenne est d'accroître la spécialisation régionale et d'augmenter les divergences de croissance entre pays. En fait, tout se passe comme si la réduction des coûts de transaction dans l'UE accentuait la concentration de l'activité industrielle hautement spécialisée en Allemagne, au détriment de ses voisins européens. En outre, en raison de l’inclusion des économies d'Europe de l'Est et du groupe des pays de Višegrad, l’économie allemande a réussi à externaliser les activités industrielles peu qualifiées, accentuant ce faisant son rôle déjà central dans l’ensemble de la chaîne de valeur européenne. Certes, ceci a généré la fracture Nord/Sud européenne. Toutefois, les effets positifs sont observables en termes de plus grande intégration économique de l’ancien bloc de l’Est, qui est maintenant bien synchrone avec l’économie allemande. Nous affirmons que cette hétérogénéité des tendances économiques et des schémas de spécialisation, couplée avec l'absence de synchronisation entre les principaux pays de l’UE, représentent un défi majeur en termes de politiques macroéconomiques. Les réformes institutionnelles, fiscales et monétaires doivent être conçues de manière à atteindre des niveaux plus élevés de coordination et d’intégration, afin de recouvrer un processus de convergence nécessaire à la stabilité économique de l'UE

À l'heure où la grogne monte, où les promesses de manifestation se multiplient, force est de constater qu'au-delà des solutions technologiques attendues et des politiques de soutien à l'innovation verte, la préservation de notre environnement passera forcément par une modification de nos habitudes les plus profondément ancrées. Ce Policy Brief présente les résultats d’une étude sur la connaissance des Français du changement climatique, sur leurs valeurs et les comportements adoptés comme réponses à celui-ci. Les résultats dressent le profil d’une nation inquiète au sujet du changement climatique, mais encore trop peu mobilisée. Le sentiment d’efficacité de nos actions est faible et l’idée est très répandue que la responsabilité d’agir face au changement climatique incombe aux autres (aux entreprises, aux gouvernements et à la communauté internationale) plutôt qu’aux individus eux-mêmes. Ces résultats laissent entrevoir des défis réels mais surmontables pour mobiliser les Français dans une révision durable de leurs comportements. Nous proposons trois recommandations qui devraient accompagner ce défi : ■ Premièrement, pour favoriser la prise de conscience de chacun, toute action de communication doit apparaître comme locale et concrète. Aussi, l’élaboration d’un plan d’action national pour une communication sur le changement climatique, toute campagne de publicité, aussi ambitieuse soit-elle, doit nécessairement se décliner aux spécificités locales. Une approche globale, uniforme et indifférenciée nous semble vouée à l’échec ; ■ Deuxièmement, il faut mettre en place un observatoire de la perception du changement climatique. Cet observatoire doit avoir pour objectif l’élaboration de plans de lutte contre les obstacles à l’innovation comportementale individuelle. Nous recommandons d’exploiter les événements climatiques extrêmes à des fins d’information, ceux-ci ayant un très fort impact sur la volonté des individus de réagir face à ce changement ; ■ Troisièmement, la réduction de l’écart entre la perception des risques et les comportements vertueux doit se baser sur l’action individuelle, et donc sur la responsabilisation de tout-un-chacun. Toutefois, la responsabilisation individuelle doit être appuyée par des propositions concrètes sur les comportements vertueux à suivre dont la publicité doit être assurée par la puissance publique.

Le Projet de loi de finance (PLF) pour 2019 confirme la réforme de l'impôt sur les sociétés (IS) annoncée durant la campagne de l'élection présidentielle de 2017. La réforme poursuit trois objectifs: accroître l'investissement des entreprises, améliorer leur compétitivité et répondre aux changements de l'environnement international relatifs à l'augmentation de la concurrence fiscale pour attirer les entreprises étrangères. Le taux statutaire d'imposition passera de 33,33% à 31% pour les exercices ouverts en 2019, puis diminuera par étapes successives pour atteindre 25% en 2022. En 2017, les recettes nettes de l'impôt sur les sociétés (IS) se sont établies à 35,5 milliards d'euros, soit 1,5% du PIB, selon les données de la comptabilité nationale. L'importance de l'IS dans le PIB est en baisse depuis l'an 2001, année où son poids s'établissait à 2,9 % du PIB. Au-delà de son poids dans le PIB, l'importance de l'IS a également reculé dans les recettes de l'État. La baisse de l'importance de l'IS dans l'économie et dans les recettes de l'État reflète une évolution commune aux économies avancées. Les entreprises exportatrices, qui représentent moins de 9% des entreprises, contribuent à l'IS pour plus de 55 %. Cela est essentiellement dû au fait que les entreprises exportatrices sont en moyenne plus grandes que les autres entreprises. Selon nos simulations, l'effet de la réforme de l'IS en 2018 devrait mener à une réduction des recettes fiscales pour l'État de 1,2 milliard d'euros, conformément aux chiffres avancés dans le Projet de loi de finances 2019. Le coût de la réforme en 2019 est évalué à 2,4 milliards d'euros dans le PLF. Ce montant est inférieur à la plupart de nos estimations, ce qui suggère l'existence d'un aléa à la hausse du coût de la réforme de 2019. Par ailleurs, la faiblesse du rendement de l'IS s'accompagne d'un poids finalement faible parmi les impôts qui pèsent sur les entreprises. La recette de l'IS représente moins de la moitié de l'ensemble des impôts et taxes prélevés sur les entreprises (INSEE, 2017). En effet, plus que le taux statutaire, l'impôt sur les sociétés françaises s'explique par l'ensemble des dispositifs donnant droit à des réductions de la base fiscale et à des crédits d'impôts. Une réforme de l'IS se devrait de dépasser la simple définition des taux statutaires. La France se distingue des autres pays européens par un niveau élevé des impôts sur la production, environ deux fois supérieur à la moyenne européenne, et sept fois plus élevé qu'en Allemagne. Ces impôts regroupent notamment des taxes sur le foncier bâti, sur la valeur ajoutée ou le chiffre d'affaires et sont indépendants des profits des entreprises, ce qui les rend insensibles à la situation financière des entreprises. De plus, ils affectent plus particulièrement les secteurs exposés à la concurrence internationale, comme l'industrie, qui concentrent relativement plus d'actifs soumis à ce type d'impôt. Ainsi, à coût budgétaire constant, une réduction des impôts sur la production semble plus à même d'atteindre les objectifs d'investissement et de compétitivité.

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With the striking exception of the USA, countries around the world are committed to the implementation of stringent targets on anthropogenic carbon emissions, as agreed in the Paris Climate Agreement. Indeed, for better or for worse, the transition towards decarbonisation is a collective endeavour, with the main challenge being a technological one. The path from a fossil-based to a sustainable and low-carbon economy needs to be paved through the development and deployment of low-carbon energy technologies which will allow to sustain economic growth while cutting carbon emissions. (First paragraph)

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