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in Histoire@Politique Publié en 2015-07
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Depuis plusieurs années, à travers différents dispositifs scientifiques – séminaire, journée d'étude et maintenant dossier de revue – la catégorie de « barbarie » a servi de fil directeur à notre réflexion sur l'histoire européenne. Dans l’histoire de l’idée européenne, le barbare a d’abord été l’autre, l’étranger, celui qui ne maîtrisait ni la langue ni les usages, celui qui était d’autres mœurs et d’autre contrée. Puis, quand l’idéologie du progrès et de la raison devint dominante, le barbare fut, avec le sauvage, celui qui incarnait le passé de la civilisation, l’état d’une humanité restée proche de l’animalité dont le processus civilisateur avait peu à peu éloigné les peuples européens, pour le meilleur mais aussi pour le pire. Il fut aussi l’ennemi de l’intérieur appartenant aux « classes laborieuses et dangereuses » ou bien, au contraire, la promesse de régénération d’une civilisation exténuée, « décadente ». Avec les grandes conflagrations mondiales, les massacres industriels et le suicide de l’Europe, la barbarie put être considérée non comme l’envers mais comme le prolongement de la civilisation, le triomphe de la raison instrumentale, l’achèvement d’un cycle historique. Mais peut-être le barbare n'est-il que celui qui croit à la barbarie, comme l'écrivait Claude Lévi-Strauss dans Race et histoire.

in Histoire@Politique Sous la direction de KAHN Sylvain, MARTIN Laurent, Centre d'histoire de Sciences Po Publié en 2015-06
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"Depuis plusieurs années, à travers différents dispositifs scientifiques – séminaire, journée d'étude et maintenant dossier de revue – la catégorie de « barbarie » a servi de fil directeur à notre réflexion sur l'histoire européenne. Dans l’histoire de l’idée européenne, le barbare a d’abord été l’autre, l’étranger, celui qui ne maîtrisait ni la langue ni les usages, celui qui était d’autres mœurs et d’autre contrée. Puis, quand l’idéologie du progrès et de la raison devint dominante, le barbare fut, avec le sauvage, celui qui incarnait le passé de la civilisation, l’état d’une humanité restée proche de l’animalité dont le processus civilisateur avait peu à peu éloigné les peuples européens, pour le meilleur mais aussi pour le pire. Il fut aussi l’ennemi de l’intérieur appartenant aux « classes laborieuses et dangereuses » ou bien, au contraire, la promesse de régénération d’une civilisation exténuée, « décadente ». Avec les grandes conflagrations mondiales, les massacres industriels et le suicide de l’Europe, la barbarie put être considérée non comme l’envers mais comme le prolongement de la civilisation, le triomphe de la raison instrumentale, l’achèvement d’un cycle historique. Mais peut-être le barbare n'est-il que celui qui croit à la barbarie, comme l'écrivait Claude Lévi-Strauss dans Race et histoire."

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L'histoire globale et ses divers avatars – histoire connectée, comparée, internationale, transnationale, etc. – séduisent le monde académique et le grand public aujourd’hui sensibilisé au thème de la mondialisation. En invitant à la prise en compte des interactions entre individus et groupes humains relevant d’unités géoculturelles distinctes, elle permet un décentrement du regard et le détourne de l’ethnocentrisme scientifique et politique. Ce paradigme devenu quasi dominant de nos jours est l’héritier d’une longue tradition intellectuelle, qui trouve ses prémices dans l’antiquité gréco-latine : la tradition des histoires universelles et des philosophies de l’histoire que présentent dans cet ouvrage des philosophes, des historiens, des anthropologues, des géographes, ainsi que des spécialistes d’aires culturelles non occidentales, chinoises et arabes notamment. Par histoire universelle, on entend le projet de considérer l’humanité, à la fois unie et diverse, dans son ensemble et dans son devenir historique commun ; par philosophie de l’histoire, l’ambition de donner un sens à ce devenir, c’est-à-dire autant une orientation qu’une signification. Illustrées, pour la première, par les travaux de penseurs tels que Ibn Khaldûn, Spengler, Toynbee, pour la seconde, par ceux de Hegel, de Marx ou de Comte, ces deux traditions ont fait de l’histoire pensée par la philosophie la clef de compréhension ultime des sociétés humaines.

in Histoire@Politique Sous la direction de JEANPIERRE Laurent , MARTIN Laurent, Centre d'histoire de Sciences Po Publié en 2013-05
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Dossier spécial de la revue Histoire@Politique consacré aux colloques de Cerisy (1968-1986).

Sous la direction de MARTIN Laurent, ORY Pascal, VENAYRE Sylvain, MERCIER Jean-Pierre Publié en 2012-09
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La bande dessinée fait son entrée dans la prestigieuse collection « L Art et les Grandes Civilisations ». Longtemps relégué au rang mineur d « illustré » pour la jeunesse, le genre qui, dès les années 1960, s'ouvrait largement au lectorat adulte (Pilote, Hara-Kiri...) a gagné sa légitimité bien au-délà des cercles bédéphiles pour désormais prétendre être cité dans les programmes scolaires et les tribunes universitaires. Des fondateurs (Töpffer, Outcault, McCay, Saint- Ogan) aux auteurs contemporains (Spiegelman, Ware, Mattotti, Bilal, De Crécy, Satrapi...), des séries cultes (Tintin, Astérix, Blueberry, Les Cités obscures, XIII...) au graphic novel en passant par le comics et le manga, cette approche socio-historique internationale permet de comprendre le phénomène culturel qu est la bande dessinée. À travers plus de 550 reproductions de planches. (Résumé de l'éditeur)

in Histoire@Politique Sous la direction de LOYER Emmanuelle, MARTIN Laurent, SCOT Marie, Centre d'histoire de Sciences Po Publié en 2011-09
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En 2010 a commencé à fonctionner au Centre d’histoire de Sciences Po un groupe de recherche sur l’histoire des circulations culturelles transnationales. Il a accueilli lors de séances de séminaire et de deux journées d’étude des chercheurs d’horizons et de disciplines divers mais s’inscrivant dans le renouvellement de la socio-histoire de la production des savoirs en science sociale par la prise en compte de la dimension inter- et transnationale. Prenant acte de la nécessité de réinscrire pleinement les œuvres dans leurs contextes sociaux, politiques et intellectuels de production et de réception, le groupe a également souhaité mettre au service de l’histoire culturelle les outils forgés dans des perspectives différentes par la discipline historique (histoire comparée, croisée, connectée, world-global-transnational history), par les science studies (réseaux, institutions, pratiques concrètes), par les études de transfert ou de réception. Ce sont quelques-unes de ces propositions que nous présentons dans le dossier de ce nouveau numéro de la revue Histoire@Politique. Politique, culture, société. Plusieurs d’entre elles s’inspirent explicitement du modèle d’analyse des « champs » de production culturelle élaboré par Pierre Bourdieu et se présentent comme des réflexions sur les conditions sociales de possibilité de la circulation internationale des idées. C’est le cas, à des degrés divers, des deux articles qui sont centrés sur l’étude de la réception d’œuvres et de références théoriques de la philosophie au XXe siècle en France et dans l’espace francophone. À travers l’analyse quantitative et qualitative des revues de philosophie et à l’aide de bases de données prenant en compte les articles, ouvrages, recensions, comptes rendus de colloques, Romain Pudal analyse ainsi les obstacles et les soutiens à la réception du pragmatisme américain dans la France des années 1890-1920, qui bénéficie à cette époque d’un « intérêt massif et européen ». Si des figures éminentes comme Bergson lui apportent leur caution au nom de la lutte contre l’intellectualisme positiviste ou rationaliste, d’autres, comme Durkheim, lui reprochent de heurter de front une tradition nationale identifiant fortement philosophie et raison. La discussion se déplace du terrain philosophique au terrain politique et la querelle du pragmatisme révèle des fractures ou des solidarités intellectuelles internes au champ national de réception bien plus qu’elle ne porte sur le fond proprement théorique. Ce qui confirme la proposition que Marx énonce dans Le Manifeste communiste et que développe Pierre Bourdieu dans Les conditions sociales de la circulation internationale des idées : les textes circulent sans leur contexte. Que des œuvres étrangères soient des ressources pour alimenter des conflits intellectuels nationaux, que le contexte de réception soit un filtre qui sélectionne les apports étrangers en fonction de ses enjeux propres, la contribution de Matthieu Hauchecorne sur la réception de l’œuvre de John Rawls et des théories de la justice dans l’espace francophone le montre clairement. Il s’agit moins, ici, d’analyser ce courant théorique en soi que les usages qui en ont été faits dans divers contextes nationaux. L’auteur distingue deux types de frontières auxquelles se heurte la circulation internationale des biens symboliques : linguistique et nationale, qui ne se superposent pas forcément. Il s’interroge d’abord sur les raisons de l’antériorité de la réception des théories de la justice en Belgique et au Québec, ce qu’il appelle le « polycentrisme des marges » puis sur la façon dont cette réception par les marges a pu accélérer et informer la réception française, enfin sur les marques laissées sur cette théorie par les traductions intervenues au sein de l’espace francophone, en particulier son usage dans le débat sur le multiculturalisme. À travers l’analyse des trajectoires personnelles et professionnelles de quelques figures de « passeurs » ainsi que par la cartographie des institutions où s’effectue le travail de réception et de transfert, il complexifie, voire contredit, le modèle diffusionniste centre/périphérie souvent utilisé pour rendre compte des relations culturelles asymétriques qu’entretiennent les États-Unis avec le reste du monde et avec la France en particulier. La dissymétrie des relations culturelles est au cœur des articles de Marie Scot et de Chloé Maurel. La première s’intéresse aux anciens étudiants de la London School of Economics originaires du sous-continent indien dans la première moitié du XXe siècle, le premier groupe étranger par le nombre, formés pour la plupart à l’économie et dont beaucoup ont eu une carrière académique. À partir d’un traitement statistique des données conservées par l’institution, d’une étude prosopographique des carrières et des positions des anciens étudiants, de l’analyse du contenu de certaines de leurs publications, elle dresse un portrait de groupe de ces alumni en s’interrogeant sur l’influence que la LSE a pu avoir sur leur production intellectuelle. À cet égard, cette étude veut rendre justice à ces intellectuels souvent critiqués pour leur dépendance à l’égard d’une formation marquée par les idées libérales et impérialistes. L’auteure montre que cette formation n’a pas empêché certains économistes indiens de développer une vision critique de l’économie coloniale et de défendre des modèles de développement faisant une place à la planification et au protectionnisme. Autre institution, à vocation mondiale cette fois mais dont l'organisation reste internationale, l’Unesco que Chloé Maurel présente comme une plateforme pour les circulations de savoirs et d’idées entre 1945 et 1980 avec des outils comme les commissions nationales, des revues, des projets culturels et scientifiques transnationaux. Elle s’attache en particulier à trois d’entre eux : le projet Orient / Occident dans les années 1950 et 1960, le projet scientifique d’une Histoire mondiale de l’humanité à la même époque (à l’occasion duquel se constitue un vaste réseau transnational de spécialistes), les politiques éducatives mises en place en Afrique après les indépendances. L’une de ses principales conclusions est que l’Unesco a connu un basculement dans les années 1960, passant d’une conception universaliste de la convergence des civilisations à une conception orientée vers la défense de la diversité culturelle. Elle souligne également la prégnance des clivages Nord / Sud et Est / Ouest et la difficulté à mettre en place les conditions d’une véritable coopération internationale entre des partenaires situés de part et d’autre de frontières économiques, culturelles et politiques. Le thème de la frontière et de son franchissement est au cœur de la dernière contribution à ce dossier, signée par Ioana Popa. Centrée sur la circulation transnationale du livre comme instrument de la guerre froide culturelle, cet article considère la confrontation géopolitique entre le bloc soviétique et les démocraties occidentales non plus comme un affrontement entre deux ensembles hermétiquement fermés l’un à l’autre mais comme deux espaces entre lesquels ont existé des connexions, des circulations, qu’elles soient clandestines, tolérées ou officiellement reconnues. L’étude porte plus particulièrement sur les envois de livres de l’Occident vers l’Europe de l’Est au moyen de diverses filières et techniques d’acheminement, des colis envoyés à des inconnus dans des emballages anonymes aux revues d’exilés en passant par les voyages effectués à l’Ouest ou à l’Est. Elle montre que l’ « Europe de l’Est » n’est pas un ensemble homogène et que l’intensité des relations dépend étroitement non seulement de la conjoncture historique (dégel post-stalinien, détente) mais aussi du degré de liberté accordé à tel ou tel pays dans l’ensemble et des réseaux d’interconnaissance qui ont pu se tisser de part et d’autre du rideau de fer. On le voit, ces cinq articles forment un ensemble à la fois cohérent et pluriel de propositions à vocation tant méthodologique qu’empirique sur un thème – les circulations inter- et transnationales de savoirs – qu’ils explorent à diverses échelles et sous plusieurs angles, chacun apportant sa contribution à une problématique en plein renouveau depuis quelques années. Laurent Martin

Sous la direction de COHEN Evelyne, GOETSCHEL Pascale, ORY Pascal, MARTIN Laurent Publié en 2011-09 Nom de la conférence Congrès annuel de l'Association pour le développement de l'histoire culturelle
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Faut-il redéfinir ce qu’est l’histoire culturelle ? de nombreux textes ont abordé la question. Cet ouvrage reprend les conférences et les interventions des tables rondes qui se sont tenues lors des congrès de l’association pour le développement de l’histoire culturelle (ADHC) depuis 10 ans.

Cette synthèse comparatiste de l'histoire culturelle du XXe siècle aborde trois points : les échanges culturels, la politique et la diplomatie culturelles, les nouveaux enjeux des relations culturelles (Electre)

in Pour une histoire des politiques culturelles dans le monde, 1945-2011 Sous la direction de POIRRIER Philippe Publié en 2011
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in Dictionnaire d'histoire culturelle de la France contemporaine Sous la direction de DELPORTE Christian, MOLLIER Jean-Yves, SIRINELLI Jean-François Publié en 2010
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