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in Gouverner les conduites Sous la direction de DUBUISSON-QUELLIER Sophie Publié en 2016-05
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Contrairement à un pays comme les États-Unis, où la responsabilité des individus a été plus volontiers mise en avant, le cadrage de mise sur agenda des problèmes de surpoids et d’obésité en France a insisté sur les facteurs socio-structurels qui seraient à l’origine de ce problème. Pourtant, comme aux États-Unis, les instruments déployés pour lutter contre ce problème visent principalement à responsabiliser des individus conçus comme autonomes. Nous nous intéressons dans ce chapitre à la diffusion d’une forme particulière de savoir, le marketing social, qui est le produit, autant qu’il contribue à l’approfondir, d’un mouvement de focalisation de l’action publique sur les individus et se présente autant comme une science du comportement que comme une science de gouvernement de ces comportements. Nous nous intéressons à la structure d’opportunité discursive et institutionnelle favorable à sa diffusion, mais aussi aux mécanismes plus contingents qui expliquent sa pénétration sélective.

in European Drug Policies: The Ways of Reform Sous la direction de BERGERON Henri, BERGERON Henri Publié en 2017-02
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Si l’information produite par les agences est si cruciale au mouvement de convergence des politiques nationales, il paraît décisif de comprendre comment elle exerce son pouvoir de persuasion, c’est-à-dire comment elle en vient à être considérée comme vraie, objective ou légitime par les acteurs des réseaux et institutions européennes. Dans ce but, nombreuses sont les recherches qui se penchent sur les arènes et fora dans lesquels se socialisent experts, groupes d’intérêt ou décideurs publics et sur la manière dont s’y réalisent des phénomènes d’apprentissage social. Peu de recherches se sont, en revanche, intéressées au travail pratique d’élaboration de ces informations, connaissances et savoirs. Or, pareille étude peut contribuer à la compréhension de ces processus de socialisation et d’apprentissage social. Explorer les dynamiques de production de ces expertises permet, en effet, d’identifier la nature et les propriétés particulières que ces connaissances et informations acquièrent dans le cours de leur formation ; ce faisant, elle aide à saisir pourquoi ces productions sont considérées comme vraies, objectives ou légitimes, et pourquoi, en fin de compte, elles parviennent à se diffuser dans ces espaces sociaux. En bref, ce type d’étude autorise une compréhension complémentaire d’un des maillons de la chaîne causale qui fonde l’argument de l’européanisation (cognitive) : celui qui concerne l’efficacité politique de ces productions, efficacité entendue comme leur capacité à être mobilisées, à convaincre et à finalement affecter le comportement de ceux qui en sont les principaux destinataires.

in Drugs and Culture: Knowledge, Consumption and Policy Sous la direction de BERGERON Henri, HUNT Geoffrey, MILHET Maitena, BERGERON Henri Publié en 2011-05
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in International Journal of Drug Policy Sous la direction de PETER Reuter, BERGERON Henri Publié en 2009
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This issue contains selection of papers from the 2nd Annual Conference of the International Society for the Study of Drug Policy (ISSDP), which was held in Lisbon, Portugal in March 2008. The goal of the ISSDP, as the name suggests, is to promote research related to policies on how societies respond to illegal drugs and to create an international community of scholars interested in this topic. Whilst papers on alcohol and tobacco are not excluded, policies towards those substances are used mainly as a foil for understanding those directed at cannabis, cocaine, heroin and other controlled drugs. The second conference attracted 110 participants from about 20 countries, mostly from developed nations. A selection of papers from the first conference, in Oslo in March 2007, appeared as a special issue of Contemporary Drug Problems (2008, Vol. 35, November 2–3). [First lines]

in Médecine et addictions : peut-on intervenir de façon précoce et efficace ? Sous la direction de BAILLY Daniel, VENISSE Jean-Luc, REYNAUD Michel Publié en 2005
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Issu du VIe Congrès francophone d'addictologie, Paris, 29 et 30 avril 2004

Many of today’s public policies aimed directly or indirectly at regulating the behaviors of individuals and organizations provide for the implementation of a certain type of instrument which can be qualified as a label. They share some features with what the literature tends to identify as proper standards (e.g., they aim at defining the best practices, they may represent – at least – a symbolic resource for those who adopt them), but they also have some peculiarities, which we will present here. In this paper, we propose to analyze the characteristics and dynamics underpinning this mode of governance as part of a study of two particular public policy domains chosen for their complementarity as well as their contrasts: the fight against obesity, and sustainable consumption. In both of these fields, labels have become a preferred mode of governance – and even, we might say, a kind of standard. Based on Foucault (2004), we emphasize the fact that the logics of distinction, which regulate utilities and sanctions in a particular social field, are instrumentalized by public policy as an incentive to the actors to deliberately take action whose value is endorsed by a label. Hence, the aim and outcome of this mode of governance are not the uniformity of a field, but the ongoing creation of increasingly demanding labels that only some of the participants can hope to obtain.

Ce travail étudie le processus social et politique qui a conduit les pouvoirs publics à considérer le problème que pose la consommation de produits psychotropes au volant comme une « crise » dont la dimension sanitaire justifierait des actions spécifiques de prévention et de répression. En particulier, nous nous interrogeons sur les raisons qui peuvent expliquer que les acteurs « traditionnels » de la santé publique – épidémiologistes, médecins de santé publique et agences – sont apparus marginalisés 1/ dans les opérations conduisant à la « sanitarisation » du problème et, plus précisément, 2/ dans son cadrage comme « crise sanitaire », qu’ils entendaient, justement, contester. Nous avançons que ce processus est notamment le résultat d’une lutte définitionnelle portée par deux réseaux d’acteurs qui structurent l’espace de prise en charge de ce problème : d’un côté, des acteurs issus principalement du monde académique et de l’expertise publique ; de l’autre, un réseau qui agrège des acteurs évoluant dans des espaces multiples. Nous tenterons de montrer que, au final, la réussite politique/publique d’une cause tient moins à la robustesse des savoirs qui l’étayent que, d’une part, à la cohésion des réseaux qui la portent, c'est-à-dire à la proximité et à l’importance des intérêts qui sont au principe de la formation du réseau et, d’autre part, aux conditions institutionnelles sans lesquelles il n’est pas sûr que la cause eut été entendue. Section Thématique 23 du Congrès de l'Association française des Sciences Politiques (AFSP - 2011) : "Les crises de santé publique : une question politique ?" cette communication s'inscrit dans l'axe 2 "Comment les crises de santé publique font jouer les frontières du politique".

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This essay is a critical synthesis of recent researches in the sociology of organizations. While inspired by neo-institutionalism, they have made some propositions to overcome some of its limits and flaws, in order to be able to apprehend simultaneously change and reproduction processes. On one hand, organizational fields tend to be considered as more ambiguous and heterogeneous than in the seminal texts of neo-institutionalism and, on the other hand, these works have tried to “bring actors back in” their analyses, and especially the role of change entrepreneurs. Some of their conclusions remind of “old” institutionalism’s ones; however, their conceptualizations of power and meso order are less robust than in the seminal texts of organizational sociology. As a conclusion, this essay calls for studies that would identify and specify the social mechanisms that may explain the sources of power and reflexivity, as well as their uneven distribution in the social spaces.

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Si sa stigmatisation est ancienne, le fait que l’obésité soit perçue comme un problème majeur de santé publique est d’occurrence récente. Pourtant, de nombreuses interrogations restent en suspens et toutes les controverses ne sont pas closes. Quelle est l’ampleur réelle du phénomène et la mesure-t-on avec les « bons » instruments ? Peut-on se mettre d’accord sur ses principaux déterminants ? L’augmentation du nombre d’individus en surpoids ou obèses suffit-elle à expliquer l’inscription de l’obésité sur l’agenda public et le déploiement de toutes ces politiques et mesures ? Quelles interventions sont possibles, et lesquelles sont en réalité privilégiées ? Quelles en sont les conséquences sur le phénomène, les individus et les relations qu’ils nouent entre eux ? Réalisé avec le soutien de la Chaire santé de Sciences Po, le présent ouvrage entend, si ce n’est apporter de réponses définitives à ces questions, contribuer à les éclairer par des analyses stimulantes. Il réunit, à cette fin, les regards particuliers que portent sur l’obésité, de manière croisée, la médecine, l’épidémiologie, la science politique, la sociologie, l’économie et l’anthropologie. Les différents spécialistes qui s’y expriment pointent la complexité du phénomène, la variété des processus et mécanismes générateurs tenus pour responsable de cette « épidémie mondiale » mais ils insistent aussi sur les inégalités sociales face à l’obésité. Ces différentes contributions mettent finalement en évidence que les politiques de prévention menées jusqu’ici misent en priorité sur la responsabilisation d’individus conçus comme autonomes et rationnels ; mais elles en soulignent également les limites. (Résumé éditeur)

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