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in La Vie des Idées Publié en 2010-04-26
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En explorant les identités des membres des groupes dominants et dominés, Fabio Lorenzi-Cioldi démonte les mécanismes psychologiques qui participent à la production et à la reproduction des inégalités entre groupes. L’ouvrage convainc du grand intérêt que représente l’apport de la psychologie sociale à des interrogations éminemment politiques.

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L’article présente une synthèse de ce que dévoile la recherche en éducation sur le fonctionnement des classes mixtes, et sur ce que ce mode de fonctionnement doit à la mixité en tant que telle. Il mobilise les travaux centrés sur les interactions entre enseignants et élèves, entre élèves, ainsi que ceux, plus rares, qui comparent le fonctionnement des classes mixtes et non mixtes. Il en interroge ensuite les incidences sur les attitudes et les comportements des garçons et des filles, en mobilisant les interprétations de la psychologie sociale : de fait, la confrontation à l’autre durcit les stéréotypes du masculin et du féminin, avec des conséquences concernant notamment la confiance en soi. Dans une dernière partie, le texte engage un débat plus normatif sur les politiques éducatives en matière de mixité scolaire, dès lors que, malgré son évidence, cette mixité apparaît porteuse d’effets ambivalents et semble nourrir une discrimination performative. Le débat, qui conduit à poser la question de l’opportunité d’un retour, même partiel et temporaire à la non-mixité, reste très ouvert car il engage in fine des conceptions du masculin et du féminin et de la notion même d’égalité qui sont loin d’être consensuelles.

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The text focuses on the measurement problems both equity and excellence does imply, and on the “technical” choices that are to be made. It aims at showing that those choices are not neutral and have plenty of political consequences. Starting with the problems of definition of both excellence and equity, which should be considered jointly, the paper examines i) how the indicators and methods implemented do have some impact on the amount of inequalities, and ii) on the necessity of a time dimension to figure out how inequalities are generated, along with a system-wide perspective.

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Selon le sociologue américain Frank Dobbin, l’Affirmative Action qui a conduit les États-Unis à renforcer l’égalité des chances devant l’emploi, a moins été imposée par les pouvoirs publics que mise en oeuvre dans les entreprises par les ressources humaines. Est-ce à dire qu’un État faible est plus efficace qu’un État fort ?

On pourrait penser que tout a déjà été dit, en sociologie, sur les mécanismes de l’échec et de la réussite scolaire, notamment en France, où ont été développées de grandes constructions théoriques qui jouissent aujourd’hui d’une audience internationale (on pense évidemment à celles de Bourdieu et Passeron d’une part, et de Boudon de l’autre), constructions théoriques qui ont-elles-mêmes stimulé de nombreux travaux empiriques. L’ouvrage de Benjamin Castets-Fontaine vient démentir cette impression rapide, en apportant un éclairage stimulant sur les inévitables zones d’ombre de cette vaste problématique. (...)

in Dictionnaire de la sociologie Publié en 2007
DURU-BELLAT Marie
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Les pauvres ? Ils le méritent bien. De même, les riches seraient récompensés de leur talent… Imposture idéologique, quand le niveau de revenus dépend avant tout du pays et du milieu où l’on naît ! Quel rôle l’école peut-elle jouer pour délégitimer la méritocratie, qui fait le lit des inégalités ? (Premières lignes)

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Dans un pays démocratique, qui a rejeté aussi bien l’aristocratie que la notion d’inégalités naturelles entre les hommes, la répartition des places est censée se faire sur une base méritocratique, ce qui donne à l’institution scolaire, chargée de détecter et de sanctionner les mérites, un rôle essentiel. Dès lors que l’égalité des chances est proclamée, on s’attendrait à ce que les cartes soient rebattues à chaque génération et qu’en particulier le milieu social d’origine des enfants n’affecte en aucun cas leur devenir scolaire. La sociologie montre avec constance que tel n’est pas le cas, même si les inégalités sociales de parcours scolaire évoluent et se recomposent en permanence. Avec autant de constance, des politiques éducatives sont mises en œuvre, dont les plus emblématiques sont sans doute celles qui relèvent de l’éducation prioritaire. Mais face aux évaluations, mitigées, de leurs effets, on se demande aujourd’hui s’il ne serait pas plus efficace de passer d’un ciblage sur des zones à un ciblage sur les personnes, et de cibler aussi plus nettement des niveaux bien précis d’intervention. Il reste que ces politiques ne sauraient à elles seules contrecarrer les processus de reproduction sociale.

in L’intelligence de l’enfant. L’empreinte du social Sous la direction de DURU-BELLAT Marie Publié en 2007
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