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Rarement un phénomène aura rassemblé en si peu de temps l’énergie de tant de chercheurs à travers le monde, toutes disciplines confondues. Il suffit pour s’en convaincre de consulter l’une des bases de données développées pour inventorier les projets de recherche relatifs à la maladie provoquée par le coronavirus SARS-CoV-2 (Covid-19) engagés dans le monde depuis le début de la pandémie. Par exemple, le World Pandemic Research Network (WPRN)1 recensait déjà en septembre 2020 six cent trente-trois projets de sciences sociales sur la Covid-19. Cet article s’inscrit dans cette importante masse d’écrits et met à profit, dans le contexte actuel marqué par la circulation du coronavirus, les savoirs et les cadres habituellement mobilisés par l’anthropologie des catastrophes pour penser cette situation particulière. Il propose de mettre l’épidémie actuelle en perspective à partir de travaux de recherche sur les catastrophes dites « naturelles », leur gestion, leur appréhension et leur compréhension en Amérique latine...

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À partir d’une enquête ethnographique menée en Colombie sur le cas du fleuve Atrato, déclaré sujet de droits en 2016 par la Cour constitutionnelle, l’auteure de cet article analyse ce que cette décision produit localement. La perspective adoptée la resitue dans le prolongement du processus historique de la construction des Indiens et des « communautés noires » comme protectrices de l’environnement. L’analyse du texte juridique montre comment les magistrats tissent ensemble les mots des habitants, ceux des diverses disciplines scientifiques – et notamment l’anthropologie –, avec les références juridiques. La description de la mise en oeuvre de la décision met ensuite en lumière que la production d’un tel agencement ne se fait pas uniquement sur la base d’accords et d’harmonies, mais aussi de dissonances et de frictions.

Publication date 2020-05 Collection The Sciences Po Series in International Relations and Political Economy
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This book analyses the making of the international world of ‘natural’ disasters by its professionals. Through a long-term ethnographic study of this arena, the author unveils the various elements that are necessary for the construction of an international world: a collective narrative, a shared language, and standardized practices. The book analyses the two main framings that these professionals use to situate themselves with regards to a disaster: preparedness and resilience, arguing that the making of the world of ‘natural’ disasters reveals how heterogeneous, conflicting, and sometimes competing elements are put together.

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In her book "Disasterland. An Ethnography of the International Disaster Community" (Palgrave Macmillan, June 2020), Sandrine Revet studies what occurs behind de scenes of “natural” disasters and more precisely behind the scenes of the social world of “natural” disasters. The anthropologist offers an ethnography of the world of professionals working on so-called “natural” disasters. Sandrine Revet presents her approach and her research background. Interview by Miriam Périer, CERI.

in Les Dossiers du CERI Publication date 2020-04-20
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Le monde traverse aujourd’hui une crise sanitaire d’une extrême gravité. La moitié de la population terrestre est confinée pour tenter d’endiguer la progression du Covid-19, maladie très contagieuse et mortelle à ce jour pour les plus âgés et les plus fragiles d’entre nous. Le CERI, lui aussi en plein confinement, vous propose un Dossier sur la crise sanitaire. Celui-ci comprend des articles de nos chercheurs sur des pays ou des régions du monde spécifiques (Chine, Italie, Amérique latine, Inde) mais également des textes plus transversaux qui portent sur les questions éthiques ou les enjeux internationaux que la situation actuelle soulève. Propos recueillis par Miriam Périer

À partir de l’ethnographie menée au cours des deux procès pénaux qui se sont déroulés en 2014 et 2015 suite à la catastrophe provoquée par la tempête Xynthia en France, l’article s’intéresse aux différents usages qui sont faits des témoignages des victimes dans le tribunal pénal. Il montre en premier lieu que la mobilisation de ces témoignages ne se fait pas sans une certaine appréhension de la part des acteurs judiciaires, qui conduit à des formes d’encadrement de la parole. Il montre ensuite que la parole des victimes sert deux dimensions principales du procès. La première est juridique et concerne la caractérisation de la faute. La seconde peut être qualifiée de morale et tend à mesurer l’écart entre le comportement des prévenus et un idéal moral constitué collectivement au cours du procès. On voit enfin que les victimes elles-mêmes élaborent des attentes vis-à-vis de ce que la justice doit faire de leur parole.

in Fondation Maison des sciences de l’homme Publication date 2018-11-26
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Sandrine Revet est l'auteure de l'ouvrage Les coulisses du monde des catastrophes "naturelles", paru aux Éditions de la MSH en septembre 2018. Elle nous parle de son livre.

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Sandrine Revet a publié l’ouvrage Les coulisses du monde des catastrophes « naturelles » en septembre 2018 aux éditions de la Maison des sciences de l’homme. L’anthropologue nous livre une ethnographie du monde des professionnels des catastrophes « naturelles » et nous présente sa démarche et son parcours.

Publication date 2018-09-25 Collection Le (bien) commun
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Du cyclone de Bhola en 1970 à la catastrophe de Tohoku et Fukushima en 2011, en passant par le séisme en Arménie de 1988, l'ouragan Mitch de 1998 ou le tsunami de 2004 en Asie du Sud-Est, un monde international des catastrophes dites « naturelles » a progressivement émergé. Pourquoi « naturelles » ? Depuis les années 1990, les phénomènes naturels – séisme, ouragan, tsunami, éruption volcanique – ne sont plus considérés comme seuls responsables des catastrophes : l’activité humaine accentue la vulnérabilité des territoires et des habitants face aux catastrophes, qu’il n’est donc plus acceptable d’imputer à la seule nature. Le monde social qui se construit autour de ces catastrophes est composé de nombreux acteurs issus d’horizons divers : secouristes, professionnels des ONG, diplomates, scientifiques... Pour former un « gouvernement international des catastrophes », ils ont dû élaborer des normes, des standards, des outils et un langage communs afin d’harmoniser des façons de faire divergentes voire concurrentes. Cet ouvrage, fruit d’une ethnographie de sept années auprès des acteurs de ce monde, rend compte de ce travail continu et fait émerger les principales tensions qui l’animent : entre préparation et résilience, prévention et urgence, technologie et pratiques traditionnelles, commandement hiérarchique et organisation horizontale, paradigme aléa-centré et paradigme de la vulnérabilité...

Les catastrophes dites “naturelles ” sont devenues l’objet d’une attention croissante de la part des acteurs internationaux depuis quelques décennies, tant au niveau de leur prise en charge que de leur prévention. Le monde international des catastrophes a élaboré un ensemble de dispositifs qui tentent de remettre de l’ordre dans le chaos anticipé de la catastrophe. Cette remise en ordre passe notamment par le fait d’essayer de faire coïncider des espaces, des rôles et des identités. Sur les territoires frappés par les catastrophes, les habitants deviennent des “sinistrés” quand ils passent par la tente dans laquelle ce statut leur est octroyé, puis des “déplacés” quand ils montent dans le camion qui les emmène vers de nouveaux lieux de vie. Ces dispositifs se construisent sur des représentations des identités en situation de crise fortement liées à un rapport à l’espace. Or, l’enquête ethnographique menée sur différents sites où des dispositifs de gestion des catastrophes sont mis en place en Amérique latine, montre que ces coïncidences sont loin de se produire systématiquement et que les personnes ont la possibilité de réintroduire de la critique, en sortant notamment de la géographie de l’ordre et en prenant une certaine distance avec les rôles qui leur sont conférés. L’article s’intéresse aux moments où cette critique est formulée, que ce soit lors d’exercices de préparation aux catastrophes, ou au cours de situations réelles.

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