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This contribution aims at assessing to what extent does the fact of living in New Delhi influence the Kashmiri Muslims’ sense of a national belonging to India. Non-belongingness is appraised through the study of Kashmiri Muslims’ emotions and perceptions towards New Delhi, that is to say the territory and the inhabitants of the capital city of India. Living in New Delhi nurtures an othering process between Kashmiri Muslims and the non-Kashmiri Muslim Delhiite society. The contribution analyses this process as a two-way dynamic wherein both the groups are at stake. In the same vein, non-belongingness also appears to be an ambiguous process. But ultimately, the feeling of non-belonging prevails among Kashmiri Muslims. Eventually, Kashmiri Muslims’ feelings towards New Delhi coalesced with their feelings regarding the Indian state. Informed by the socialization to state-led violence that they experienced in Indian-Administrated Kashmir as well as their actual experience of New Delhi, Kashmiri Muslims convert their non-belongingness to the city into a perception of national disaffiliation towards what they name ‘India’. The study is based on fieldwork conducted in September and October 2016 in New Delhi among twenty Kashmiri Muslims who had lived in the capital city of India from six months to ten years prior to the interviews.

En août 2019, le gouvernement nationaliste hindou de Narendra Modi supprimait l’autonomie constitutionnelle de l’Etat du Jammu-et-Cachemire, seul territoire à majorité musulmane en Inde. Cette décision est analysée dans le contexte de la réélection triomphale de N. Modi au poste de Premier ministre survenue en mai 2019, après un premier mandat entamé en 2014. A travers le cas particulier du Jammu-et-Cachemire, cet article propose donc d’éclairer plus généralement les dynamiques socio-politiques à l’œuvre en Inde ayant permis la reconduite du gouvernement Modi en dépit de mauvais résultats économiques. Il s’agit de montrer, en ultime ressort, comment s’est installée une nouvelle hégémonie politique hindouiste qu’accompagne une pratique du pouvoir centralisé et autoritaire. Autant d’éléments en rupture avec le régime dont s’est dotée l’Union indienne lors de son accession à l’indépendance.

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La réélection de Narendra Modi en mai 2019 s’appuie sur la mise en valeur de l’« hindouisme politique », à l’encontre de la vision séculariste et pluraliste codifiée dans la Constitution indienne. Celui-ci a ainsi progressivement acquis une hégémonie en se diffusant du champ militant à l’ensemble de la société avant de s’inscrire dans la loi, au détriment des minorités musulmanes et chrétiennes. Son acceptation par la majorité de la population traduit une évolution profonde de la société indienne.

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Le statut d’autonomie relative dont bénéficiait le Jammu-et-Cachemire au sein de l’Union indienne a été brutalement révoqué le 5 août 2019. Ce tournant constitutionnel attise les tensions de la région et reflète une pratique hégémonique du gouvernement indien au nom du nationalisme hindou.

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L’escalade avec le Pakistan a permis à l’Inde de Modi de détourner le regard de la région réellement sous tension : le Cachemire.

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Depuis le printemps 2014, l’Inde, mosaïque de groupes religieux et troisième pays musulman du monde – soit environ 170 millions de personnes pour un total d’un peu plus de 1,2 milliard d’habitants juste après l’Indonésie et le Pakistan – est dirigée par Narendra Modi, nationaliste hindou « dur », ayant fait ses classes au sein du RSS, groupe nationaliste hindou de droite et paramilitaire. Cet homme politique était auparavant connu comme le ministre en chef à la tête du Gujarat. Cet état du nord-ouest du pays, où vivent environ 60 millions d’habitants, a été relativement épargné par les émeutes intercommunautaires au cours de la Partition (1947). Mais en 2002, le Gujarat connaît de sanglants pogroms anti-musulmans, c’est-à-dire des attaques dont les victimes ont été, à quelques exceptions près, exclusivement musulmanes.

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La situation au Gujarat est révélatrice de la stratégie pour l’instant victorieuse du Bharatiya Janata Party (BJP) de Narendra Modi. On constate pourtant une certaine érosion de son soutien populaire, en particulier auprès de l’électorat paysan comme des dalits. Pourtant, la référence à l’« hindouïté » reste incontournable, comme le montre l’évolution du parti du Congrès. On assiste ainsi à une droitisation générale de la vie politique indienne.

Publié en 2018-10 Collection Terres et Gens d'Islam
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En 2002 se sont déroulées dans l’État du Gujarat les plus graves attaques contre des musulmans qu’a connues la République indienne depuis 1947. 2 000 d’entre eux ont péri au cours des violences qui ont duré près de six mois tandis que 150 000 autres ont été contraints de fuir définitivement leur logement, attaqués par des nationalistes hindous agissant avec la complicité des autorités locales. Charlotte Thomas propose la première exploration du ghetto musulman de Juhapura, qui s’est formé à la suite de ces pogroms. Elle analyse les stratégies de domination mises en oeuvre par les pouvoirs publics à l’encontre de cette minorité. Elle révèle la discrimination, la ségrégation économique et spatiale, le manque d’accès aux services publics de base que subissent les musulmans de Juhapura. Mais l’auteur dévoile aussi les tactiques de résistance qui répondent à ces stratégies de domination, ainsi que le développement socio-économique à l’oeuvre au sein du ghetto grâce aux initiatives de self-help élaborées par les résidents. Explorer le ghetto de Juhapura et la vie quotidienne de ses habitants, c’est découvrir « de l’intérieur » et en actes le projet politique nationaliste hindou porté par l’actuel Premier ministre, Narendra Modi, dont la responsabilité dans les pogroms de 2002 est directement mise en cause.

in Observatoire international du fait religieux (bulletin n°19 - mai 2018) Publié en 2018-05
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Depuis l’accession au pouvoir du parti nationaliste hindou, le Bharatiya Janata Party (BJP, Parti du peuple indien) en la personne de Narendra Modi au printemps 2014, les citoyens indiens de confession non-hindoue se sentent de plus en plus en insécurité dans leur propre Etat. En effet, ils sont victimes de nombreuses agressions, qui, si elles ne sont pas directement édictées par le gouvernement en place bénéficient, pour autant, d’un laissez-faire bienveillant. Dans ce contexte, l’appel à « prier pour la Nation » récemment édicté par l’archevêque de Delhi n’est pas passé inaperçu, du côté du pouvoir, comme de l’opposition. Charlotte Thomas, chercheure postdoc au sein de l’Observatoire et directrice du programme Asie du sud (SAProg) du collectif de chercheurs Noria, décrypte les enjeux de ce texte, à un an des élections générales prévues en mai 2019.

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Lors de sa visite d’état, Emmanuel Macron devrait accorder du temps à la jeunesse indienne. Parmi elle se trouvent des jeunes Cachemiris osant rêver le futur.

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