Coauthor
  • FAVAREL-GARRIGUES Gilles (2)
  • Centre de recherches internationales (1)
Document Type
  • Article (2)
  • Working paper (1)
in Journal of Cultural Economy Publication date 2012-01
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While critical academic studies on financial surveillance blossom, they hardly pay attention to the critical capability of those who are involved in the implementation of anti-money-laundering/countering terrorist financing (AML/CTF) policy. In this paper the authors attempt precisely this analysis of existing mobilizations which contest the everyday implementation of AML/CTF standards. Which practices are at stake? Who are the actors involved in denunciation? Which argumentation is used? What are the normative positions from which actors raise criticism? Are denunciations shared by a wider public or do they remain sector-specific? This paper brings together empirical results from research conducted separately by the two authors on, respectively, the gradual institutionalization of the role of banks in anti-money-laundering efforts in France and Switzerland and European measures against terrorist financing.

Edited by Centre de recherches internationales Publication date 2011-05 Collection Questions de recherche : 36
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Ce texte a pour objectif d’examiner les dynamiques de surveillance à l’œuvre dans le domaine de la lutte contre le « terrorisme » et son financement. En proposant une analyse détaillée de l’« affaire SWIFT » et du Terrorist Finance Tracking Program américain, le présent texte met donc en lumière un programme spécifique qui va nous permettre de questionner les velléités contemporaines d’accès aux bases de données commerciales à des fins de renseignement. Cette étude explore ainsi un aspect sensible de la coopération antiterroriste à l’échelle transatlantique.

La surveillance des flux de capitaux s’apparente à une « gouvernementalité de la mobilité » qui érige les institutions bancaires en filtres protecteurs de l’architecture financière internationale. Ces filtres procèdent à l’évaluation différentielle des risques devant mener à l’exclusion des flux « illégitimes » sans obstruer la fluidité systémique des mouvements d’argent. De cette gestion sécuritaire des flux financiers, basée sur l’identification de catégories à risque et la mise au ban des opérateurs illégitimes, découle une série de mises en tension au regard des libertés fondamentales qui mérite d’être étudiée. Dans une perspective de « sociologie de la critique », l’article propose d’examiner la publicité accordée à certaines transgressions de normes, avérées ou supposées, et à l’inverse le peu de réactions suscitées par d’autres. Les pratiques de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ainsi que leur impact sur les droits fondamentaux se distinguent en effet par une visibilité variable qu’il s’agit de rendre intelligible. Pour ce faire, l’article s’articule autour de trois cas de figure, à savoir l’imposition de sanctions économiques ciblées (« listes noires »), la communication transnationale de données personnelles (« l’affaire SWIFT ») et la délégation à des acteurs privés de prérogatives policières.