Co-auteur
  • POIRIER Marine (6)
  • BURGAT François (5)
  • CATUSSE Myriam (3)
  • LOUER Laurence (2)
  • Voir plus
Type de Document
  • Contribution à un site web (24)
  • Partie ou chapitre de livre (20)
  • Article (17)
  • Article de presse ou magazine (12)
  • Voir plus
Dans un village reculé du sud du Yémen, une voiture affiche fièrement sur son pare-brise le portrait du président Ali Abdallah Saleh – engagé aux côtés des Etats-Unis dans la « guerre contre le terrorisme » – et celui de M. Oussama Ben Laden. Dans cette double affiliation, il ne faut pas seulement voir une marque de duplicité que bien des analystes étrangers relèvent avec irritation. mais également la capacité du pouvoir à ne pas rompre avec une opposition islamiste perçue comme légitime par la société, et à maintenir ainsi une certaine stabilité. Avec un succès évident : le pays n’a pas connu d’attentat de grande ampleur depuis 2001 (...).

in Le Monde diplomatique Publié en 2016-03
13
vues

0
téléchargements
L’Arabie saoudite et ses alliés peinent à défaire le mouvement houthiste, qui contrôle toujours la capitale du Yémen, Sanaa. Alors que la diplomatie piétine, les dégâts occasionnés par ce conflit s’aggravent et le pays connaît d’ores et déjà un désastre humanitaire. Dans la nuit du 25 au 26 mars 2015, l’Arabie saoudite, avec l’aide d’une coalition de dix pays musulmans à majorité sunnite, lançait une opération militaire aérienne au Yémen contre les rebelles houthistes. Issus de la minorité zaydite, une branche d’obédience chiite, ces derniers exerçaient depuis plusieurs mois une forte pression sur le pouvoir yéménite, sans toutefois menacer directement le royaume des Saoud. Les partisans de M. Abdel Malek Al-Houthi, chef du mouvement de rébellion lancé par son père, avaient contribué à briser la mécanique née du prometteur « printemps yéménite » en poussant à la démission le président de la transition, M. Abd Rabbo Mansour Hadi. Pour ce faire, ils s’étaient alliés avec leur ancien ennemi, M. Ali Abdallah Saleh, président pendant plus de trois décennies. M. Saleh avait été forcé de quitter le pouvoir en février 2012, à la suite des mobilisations populaires amorcées un an plus tôt, mais il était resté actif politiquement. Bénéficiant de l’immunité, il avait trouvé dans le mouvement houthiste le moyen de se venger de sa chute. Au moment du déclenchement de l’opération « Tempête décisive », les houthistes occupaient militairement la capitale, Sanaa, depuis septembre 2014 ; surtout, ils venaient de prendre Aden, la principale ville du Sud. L’objectif affiché par les Saoudiens et leurs soutiens était de rétablir — officiellement à sa demande — le pouvoir de M. Hadi, revenu sur l’annonce de sa démission et exilé à Riyad. Il s’agissait de repousser les miliciens houthistes hors des villes, dans leur berceau septentrional de Saada. Ce projet avait reçu le blanc-seing de la « communauté internationale » à travers la résolution 2216 votée par le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU). Le Royaume-Uni, la France et les Etats-Unis fournissaient la coalition en armes et lui apportaient une aide en matière de renseignement militaire. Sur le plan régional, l’offensive visait à contrer l’influence de l’Iran, accusé d’avancer ses pions par l’intermédiaire des (...)

8
vues

0
téléchargements
Les attentats contre Charlie Hebdo et le supermarché Hyper Cacher à Paris en janvier 2015 avaient constitué une indéniable escalade dans l’horreur. Ceux du vendredi 13 novembre sont d’une autre nature encore, tant ils s’inscrivent plus que jamais dans une rationalité qui est au sens propre « terroriste ». En effet, contrairement aux assassinats du début de l’année, ils ne sont pas l’expression d’un ciblage explicite des victimes — caricaturistes, juifs et policiers alors — par les assaillants, mais bien d’une volonté de terroriser la société française dans son ensemble.

27
vues

0
téléchargements

in Un monde fragmenté. Autour de la sociologie des Relations internationales de Bertrand Badie Publié en 2019-01
SEURAT Leïla
36
vues

0
téléchargements
[...] Le souci d’éclairer les évolutions de l’espace mondial contemporain, des « Printemps » arabes à la valorisation de la déviance comme arme politique, forme [...] le fil conducteur de ce volume. Les 26 auteurs ici rassemblés, qui ont accompagné d’une façon ou d’une autre l’évolution de la pensée de Bertrand Badie, rendent ainsi hommage à ses travaux et à sa sociologie de l’international. [...]

in The Muslim Word Sous la direction de BONNEFOY Laurent, BURGAT François, MÉNORET Pascal Publié en 2011-04
6
vues

0
téléchargements
This special issue of The Muslim World explores the idea that violence is not sui generis and that visible and exceptional violence, from militant activism to war crimes and terrorist attacks, can only be understood in the context of structural and everyday violence. In the words of Nancy Sheper-Hughes, “mass violence is part of a continuum”, and “the preparation for mass killing is found in social sentiments and in institutions ranging from the family to schools, churches, hospitals, and the military” (Sheper-Hughes 2004: 225). The contributions to this volume make a similar point on a region—the Persian Gulf—that is both a target and a source of violence. They show that violent activism is the response to more structural forms of violence, and that exceptional terror — terrorist attack, political murder and bombing — is often an answer to hidden and hideous mechanisms of state terror as usual. Following the powerful inspiration of Bourdieu’s and Bourgois’ works on structural violence (Bourdieu 1997; Bourgois 1995), the contributors show that terrorism and violent activism, which are presented (by states, the media and state and media experts) as a primary phenomenon, are in reality secondary and better understood as counter-violence. Yet the various case studies do not white-wash these social actors who resort to violent action. The contributors rather substantiate the fact that there is no immaculate conception of violence (Leca 1994).

3
vues

3
téléchargements
In the early 1990s, after unification of North and South, the Republic of Yemen embarked itself in an outstanding democratization process that no country in the region had yet experienced. The constitution, approved by referendum, appeared as particularly liberal, granting civil society and opposition parties a wide range of rights and a share of the exercise of power. Expectations were high, there were some tangible results (for example during the 1993 parliamentary elections or when a multi-party coalition ruled the country between 1990 and 1997) but unfortunately these have been short-lived due to multiple factors, either internal or international, political or economic (...).

2
vues

0
téléchargements
Le terme « salafisme » connaît depuis quelques années une formidable fortune médiatique. Sa diffusion, notamment à la suite du « printemps arabe » de 2011 et de la fameuse « affaire Mohammed Merah » à Toulouse, apparaît toutefois trop souvent comme inversement proportionnelle à la capacité collective à saisir la complexité de cette frange émergente de l’islam sunnite. L’utilisation de cette labellisation sert dès lors moins à décrire une réalité sociale qu’à légitimer la connaissance ou l’analyse de celui qui l’utilise, journaliste, expert ou chercheur. Dans l’imaginaire médiatique dominant, le vocable « salafisme » rime invariablement, en Tunisie comme dans les « banlieues françaises », avec radicalisme, violence, terrorisme et djihadisme...

4
vues

4
téléchargements
L’effet de contexte contre l’effet « domino ». Au Yémen, la montée en force des mouvements protestataires et des contestations internes s’agrègent au morcellement des formes de pouvoir pour expliquer la nouveauté relative que constitue le mouvement du début 2011. Des formes revendicatives émanant de populations jeunes, qui par bien des aspects rappellent les mouvements sociaux égyptiens et tunisiens, sont rattrapées par la fragmentation des sources d’expression plus ancienne du séparatisme ou de la contestation religieuse. Pour autant, dans une situation encore très instable, le chemin d’une conciliation pourrait être trouvé, sans doute dans un dépassement des formes claniques d’allégeance et des idéologies.

7
vues

0
téléchargements
Franck Mermier, anthropologue et directeur de recherche au CNRS, s’intéresse de longue date au fait urbain dans le monde arabe et à son articulation avec les traditions et cultures. Spécialiste des stratifications sociales dans la vieille ville de Sanaa ainsi que du milieu de l’édition libanaise, il publie Récits de villes : d’Aden à Beyrouth. Son approche comparative mêle histoire, géographie, politique, sociologie et anthropologie. Dans un Proche-Orient explosif, s’intéresser ainsi au Yémen et au Liban n’est pas anodin.

Suivant