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How much are promises of democratic equality worth when the material situation of the middle and working classes is stagnating or regressing? Through an implacable analysis of global inequalities, Branko Milanovic brings to light the challenges faced by the struggle for social justice in the early twenty-first century. ... In January 2019, the NGO Oxfam, to raise consciousness, announced an instructive figure: the 26 richest people of the planet own as much as humanity’s poorest half. On the one hand, 26 multibillionaires, on the other, 3.8 billion people. How did we arrive at this situation? Herein lies the merit of economist Branko Milanovic’s book—published in English in 2016 and recently translated into French—which seeks to explain this dynamic and its political consequences. [...]

in Cogito Le Magazine de la Recherche Publié en 2019-11
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Un aperçu historique La finance est aujourd’hui considérée comme la grande responsable de la croissance des inégalités. Dans le même temps, les gouvernants sont accusés d’être incapables de lutter contre ses excès. Il en découle des conséquences politiques désastreuses : remise en cause de la démocratie et montée des extrémismes. Pour autant, le retour en arrière qu’offre ici Nicolas Delalande permet de voir que les tensions entre États, peuple et finances s’inscrivent dans une histoire longue.

Que vaut la promesse d’égalité démocratique lorsque la situation matérielle des classes moyennes et populaires stagne ou régresse ? À travers une analyse implacable des inégalités mondiales, Branko Milanovic met en évidence la difficulté du combat pour la justice sociale au début du XXIe siècle. ... En janvier 2019, l’ONG Oxfam rendait public un chiffre édifiant, pour alerter les consciences. Les 26 personnes les plus riches de la planète posséderaient autant de patrimoine que la moitié la plus pauvre de l’humanité. 26 multimilliardaires d’un côté, face à 3,8 milliards de personnes dans le besoin de l’autre : comment a-t-on pu en arriver là ? C’est tout le mérite du livre de l’économiste Branko Milanovic, publié en anglais en 2016 et récemment traduit en français par les éditions La Découverte, que de chercher à expliquer cet engrenage et ses conséquences politiques. [...]

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Les ouvriers peuvent-ils s'organiser à une échelle internationale pour lutter contre la mondialisation du capital et la concurrence sociale généralisée ? Poser la question pourrait paraître incongru en ce début de XXIe siècle, où les mots d'ouvriers, de solidarité et d'internationalisme s'apparentent, dans le meilleur des cas, aux vestiges d'un passé lointain. L'oubli de cette histoire alimente un débat piégé, dont le schématisme sature et appauvrit l'espace public. Mais ni notre passé, ni notre présent politique ne se résument à une opposition stérile entre libéralisme inégalitaire et repli nationaliste. D'autres voies ont existé, qu'il importe de retrouver pour sortir d'un face-à-face aussi pauvre sur le plan intellectuel que dangereux pour notre avenir collectif. Pendant un siècle, des années 1860 aux années 1970, les mouvements ouvriers, socialistes, anarchistes, communistes, syndicalistes, avec leurs sensibilités propres, furent porteurs d'un projet internationaliste puissant, dont l'objectif n'était pas de fermer les frontières ou de restreindre les échanges, mais de bâtir une mondialisation des solidarités ouvrières, par-delà les différences nationales et linguistiques qui pouvaient les séparer. La défense des classes populaires ne passait pas par le repli, l'autarcie ou le rejet de l'autre, plutôt par la coordination internationale des combats et des revendications. Ce projet ambitieux, auquel bien peu croyaient à ses débuts, fut souvent chaotique, conflictuel et contradictoire. L'empreinte qu'il a laissée sur la fin du XIXe siècle et tout au long du XXe siècle est néanmoins considérable.

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Peut-on encore écrire une histoire nationale à l’heure de la mondialisation ? À l’évidence oui, et c’est sans doute devenu une urgente obligation politique. Mais la manière de raconter cette histoire ne peut plus être identique à ce que nous faisions auparavant. Les historiennes et les historiens ne sont pas là pour reproduire les récits du passé, comme si aucune recherche ni réflexion méthodologique n’avait eu lieu depuis un siècle. Leur métier est d’écrire l’histoire, donc de la réécrire, et non de la réciter. L’Histoire mondiale de la France (dirigée par Patrick Boucheron et coordonnée par Florian Mazel, Yann Potin, Pierre Singaravélou et Nicolas Delalande) qui vient d’être publiée aux éditions du Seuil et réunit 122 auteurs est une première tentative de réponse — dans le contexte français — à cette interrogation. Une façon pour ce collectif d’historiennes et d’historiens de se ressaisir de ce débat à travers la recherche d’une mise en récit plurivoque, diverse et dépaysante, de l’histoire de France. Car si le genre « Histoire de France » a pu être investi récemment par quelques publicistes sans scrupule, c’est aussi parce qu’il avait été relativement délaissé par l’histoire savante, ou à tout le moins délégitimé comme enjeu épistémologique de l’écriture de l’histoire. Ce geste éditorial est à la fois un mode d’intervention des historiens dans l’espace public, une modeste contribution aux débats sur l’écriture de l’histoire mondiale ou transnationale des nations, et une tentative d’illustration de l’apport de l’histoire à la vie intellectuelle. Il s’agit donc à la fois de faire œuvre publique, scientifique, et de réfléchir aux liens entre les historiens et leur public. En ce sens, elle est une défense et illustration d’une histoire considérée comme discours engagé et savant. La forme collective même du livre, rassemblant différents textes de spécialistes organisés par dates, peut être considérée à la fois comme un gage de scientificité (parce qu’il est savant, ce discours se doit d’être porté par des historiennes et des historiens légitimes dans l’administration de la preuve) et d’accessibilité (parce qu’il est engagé, ce discours défend l’intelligence collective comme valeur). [Premier paragraphe]

in Histoire mondiale de la France Sous la direction de BOUCHERON Patrick Publié en 2017-01
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in Histoire mondiale de la France Sous la direction de BOUCHERON Patrick Publié en 2017-01
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in Histoire mondiale de la France Sous la direction de BOUCHERON Patrick Publié en 2017-01
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in Histoire mondiale de la France Sous la direction de BOUCHERON Patrick Publié en 2017-01
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in Liberation.fr Publié en 2013-11-20
ALBERTINI Dominique
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