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Si les « Trente Glorieuses » ont été remises en cause par les historiens pour ses dégâts environnementaux, elles n’en restent pas moins une période de croissance exceptionnelle et de forte réduction des inégalités de patrimoine et de revenu. Or les ressorts de ce phénomène d’expansion et son délitement dans les années 1970 restent un sujet d’interrogation pour les historiens comme pour les économistes. Au croisement des deux logiques, le livre récent d’Éric Monnet, mêlant l’approche qualitative d’étude du processus de décision sur la base d’archives chère aux historiens, et la démarche quantitative propre aux économistes, propose son interprétation à travers une étude portant sur la politique monétaire de la Banque de France. Il est ici discuté par trois historiens de l’économie, qui remettent en perspective ses apports, d’abord dans une vision politique d’histoire de l’État par Nicolas Delalande, ensuite avec un regard plus institutionnel et financier chez Laure Quennouëlle-Corre, et enfin avec une perspective franco-européenne chez Laurent Warlouzet. L’auteur, Éric Monnet, conclut ce tour d’horizon par son propre éclairage.

Sous la direction de BARREYRE Nicolas, DELALANDE Nicolas Publié en 2020-10 Collection Palgrave Studies in the History of Finance
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This book analyzes public debt from a political, historical, and global perspective. It demonstrates that public debt has been a defining feature in the construction of modern states, a main driver in the history of capitalism, and a potent geopolitical force. From revolutionary crisis to empire and the rise and fall of a post-war world order, the problem of debt has never been the sole purview of closed economic circles. This book offers a key to understanding the centrality of public debt today by revealing that political problems of public debt have and will continue to need a political response. Today’s tendency to consider public debt as a source of fragility or economic inefficiency misses the fact that, since the eighteenth century, public debts and capital markets have on many occasions been used by states to enforce their sovereignty and build their institutions, especially in times of war. It is nonetheless striking to observe that certain solutions that were used in the past to smooth out public debt crises (inflation, default, cancellation, or capital controls) were left out of the political framing of the recent crisis, therefore revealing how the balance of power between bondholders, taxpayers, pensioners, and wage-earners has evolved over the past 40 years. Today, as the Covid-19 pandemic opens up a dramatic new crisis, reconnecting the history of capitalism and that of democracy seems one of the most urgent intellectual and political tasks of our time. This global political history of public debt is a contribution to this debate and will be of interest to financial, economic, and political historians and researchers.

in A World of Public Debts Sous la direction de BARREYRE Nicolas, DELALANDE Nicolas Publié en 2020-10
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All the states involved in the First World War issued massive war loans. These operations, combined with taxes, money creation, and foreign credits, had both economic and political motives. They not only mattered for domestic ends but also had international implications. By focusing on British and French war loans and the way they were campaigned for in both the metropolis and the empire, this chapter stresses the role of transnational practices of observation for financial reforms. While they created new opportunities for mass participation in public finances, war loans also brought about new risks, given that so many people were now involved in the business of funding the state, a matter that would become explosive after 1918. The First World War therefore ushered in a much more unstable world of public debts, while dramatically increasing the power of the state to penetrate civil society and regulate markets.

Les revues en ligne et en libre accès connaissent depuis dix ans un réel dynamisme, qui se manifeste tant par la hausse du nombre de revues et d’articles consultés que par leur inventivité et leur attractivité – et ce, auprès des chercheurs comme du grand public. Pour mieux comprendre ce phénomène, qui implique une adaptation des écritures académiques, démultiplie l’audience potentielle des chercheurs et interroge les modèles économiques classiques de l’édition des revues scientifiques, trois publications pluridisciplinaires et en libre accès ont répondu à notre invitation : La Vie des idées, Métropolitiques et Mondes sociaux. Elles atteignent un lectorat sans commune mesure avec les tirages papier (par ailleurs en baisse) des revues classiques : plus de 450 000 visiteurs uniques par mois pour La Vie des idées et 20 000 à 30 000 pour Mondes sociaux ; 4 500 par jour en moyenne pour Métropolitiques. Quels sont leurs objectifs et leur modèle économique ? Quelle place y représente l’histoire, en particulier l’histoire sociale contemporaine ? Quel est leur lectorat – et celui-ci est-il en accord avec les visées initiales ? Quelles sont les clés d’un article à succès ? Est-ce valorisant pour un chercheur d’y publier ? Ont-elles recours à une écriture si différente des revues académiques classiques ? Comment élargir le public des sciences humaines et sociales tout en conservant ce qui fait leur spécificité en termes de démonstration, de rigueur et d’investigation empirique ? Autant de questions auxquelles cet entretien croisé vise à répondre.

How much are promises of democratic equality worth when the material situation of the middle and working classes is stagnating or regressing? Through an implacable analysis of global inequalities, Branko Milanovic brings to light the challenges faced by the struggle for social justice in the early twenty-first century. ... In January 2019, the NGO Oxfam, to raise consciousness, announced an instructive figure: the 26 richest people of the planet own as much as humanity’s poorest half. On the one hand, 26 multibillionaires, on the other, 3.8 billion people. How did we arrive at this situation? Herein lies the merit of economist Branko Milanovic’s book—published in English in 2016 and recently translated into French—which seeks to explain this dynamic and its political consequences. [...]

in Cogito Le Magazine de la Recherche Publié en 2019-11
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Un aperçu historique La finance est aujourd’hui considérée comme la grande responsable de la croissance des inégalités. Dans le même temps, les gouvernants sont accusés d’être incapables de lutter contre ses excès. Il en découle des conséquences politiques désastreuses : remise en cause de la démocratie et montée des extrémismes. Pour autant, le retour en arrière qu’offre ici Nicolas Delalande permet de voir que les tensions entre États, peuple et finances s’inscrivent dans une histoire longue.

Que vaut la promesse d’égalité démocratique lorsque la situation matérielle des classes moyennes et populaires stagne ou régresse ? À travers une analyse implacable des inégalités mondiales, Branko Milanovic met en évidence la difficulté du combat pour la justice sociale au début du XXIe siècle. ... En janvier 2019, l’ONG Oxfam rendait public un chiffre édifiant, pour alerter les consciences. Les 26 personnes les plus riches de la planète posséderaient autant de patrimoine que la moitié la plus pauvre de l’humanité. 26 multimilliardaires d’un côté, face à 3,8 milliards de personnes dans le besoin de l’autre : comment a-t-on pu en arriver là ? C’est tout le mérite du livre de l’économiste Branko Milanovic, publié en anglais en 2016 et récemment traduit en français par les éditions La Découverte, que de chercher à expliquer cet engrenage et ses conséquences politiques. [...]

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Les ouvriers peuvent-ils s'organiser à une échelle internationale pour lutter contre la mondialisation du capital et la concurrence sociale généralisée ? Poser la question pourrait paraître incongru en ce début de XXIe siècle, où les mots d'ouvriers, de solidarité et d'internationalisme s'apparentent, dans le meilleur des cas, aux vestiges d'un passé lointain. L'oubli de cette histoire alimente un débat piégé, dont le schématisme sature et appauvrit l'espace public. Mais ni notre passé, ni notre présent politique ne se résument à une opposition stérile entre libéralisme inégalitaire et repli nationaliste. D'autres voies ont existé, qu'il importe de retrouver pour sortir d'un face-à-face aussi pauvre sur le plan intellectuel que dangereux pour notre avenir collectif. Pendant un siècle, des années 1860 aux années 1970, les mouvements ouvriers, socialistes, anarchistes, communistes, syndicalistes, avec leurs sensibilités propres, furent porteurs d'un projet internationaliste puissant, dont l'objectif n'était pas de fermer les frontières ou de restreindre les échanges, mais de bâtir une mondialisation des solidarités ouvrières, par-delà les différences nationales et linguistiques qui pouvaient les séparer. La défense des classes populaires ne passait pas par le repli, l'autarcie ou le rejet de l'autre, plutôt par la coordination internationale des combats et des revendications. Ce projet ambitieux, auquel bien peu croyaient à ses débuts, fut souvent chaotique, conflictuel et contradictoire. L'empreinte qu'il a laissée sur la fin du XIXe siècle et tout au long du XXe siècle est néanmoins considérable.

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Peut-on encore écrire une histoire nationale à l’heure de la mondialisation ? À l’évidence oui, et c’est sans doute devenu une urgente obligation politique. Mais la manière de raconter cette histoire ne peut plus être identique à ce que nous faisions auparavant. Les historiennes et les historiens ne sont pas là pour reproduire les récits du passé, comme si aucune recherche ni réflexion méthodologique n’avait eu lieu depuis un siècle. Leur métier est d’écrire l’histoire, donc de la réécrire, et non de la réciter. L’Histoire mondiale de la France (dirigée par Patrick Boucheron et coordonnée par Florian Mazel, Yann Potin, Pierre Singaravélou et Nicolas Delalande) qui vient d’être publiée aux éditions du Seuil et réunit 122 auteurs est une première tentative de réponse — dans le contexte français — à cette interrogation. Une façon pour ce collectif d’historiennes et d’historiens de se ressaisir de ce débat à travers la recherche d’une mise en récit plurivoque, diverse et dépaysante, de l’histoire de France. Car si le genre « Histoire de France » a pu être investi récemment par quelques publicistes sans scrupule, c’est aussi parce qu’il avait été relativement délaissé par l’histoire savante, ou à tout le moins délégitimé comme enjeu épistémologique de l’écriture de l’histoire. Ce geste éditorial est à la fois un mode d’intervention des historiens dans l’espace public, une modeste contribution aux débats sur l’écriture de l’histoire mondiale ou transnationale des nations, et une tentative d’illustration de l’apport de l’histoire à la vie intellectuelle. Il s’agit donc à la fois de faire œuvre publique, scientifique, et de réfléchir aux liens entre les historiens et leur public. En ce sens, elle est une défense et illustration d’une histoire considérée comme discours engagé et savant. La forme collective même du livre, rassemblant différents textes de spécialistes organisés par dates, peut être considérée à la fois comme un gage de scientificité (parce qu’il est savant, ce discours se doit d’être porté par des historiennes et des historiens légitimes dans l’administration de la preuve) et d’accessibilité (parce qu’il est engagé, ce discours défend l’intelligence collective comme valeur). [Premier paragraphe]

in Histoire mondiale de la France Sous la direction de BOUCHERON Patrick Publié en 2017-01
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