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in A Research Agenda for Studies of Corruption Edited by HEYWOOD Paul, MUNGIU-PIPPIDI Alina Publication date 2020-05
BRATU Roxana
BERTI Carlo
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This chapter provides a comprehensive overview of existing research on the impact of the media on corruption, on the role of media framing in constructing public representations of corruption as well as on corruption within the media itself

1ères lignes : Le pays scandinave est régulièrement cité comme pionner de l’exemplarité imposée à ses députés et ministres. Ce qui est vrai, même si ce n’est pas aussi radical. C'est une petite musique que l'on entend beaucoup ces jours-ci, en pleine affaire Rugy : en Suède, un élu démissionne « pour une barre chocolatée ». C'est ce qu'aurait soupiré mardi matin le Premier ministre Édouard Philippe durant la réunion de la majorité, quelques heures avant la démission de l'ex ministre de la Transition écologique. « En France, le modèle n'est pas la barre chocolatée de la ministre suédoise… », a aussi argué François de Rugy lui-même, dans le JDD dimanche dernier. La référence à Mona Sahlin, cette ex-ministre suédoise qui avait été contrainte à la démission en 1995, est pourtant très réductrice. Car les deux barres de Toblerone en question n'étaient qu'une (très) petite partie des 50 000 couronnes (environ 5 000 euros) de frais personnels dépensés avec sa carte professionnelle, et qui avaient été révélés par la presse. « Cette affaire a beaucoup marqué les esprits, certaines personnes estimaient que les citoyens avaient un regard un peu naïf », souligne Sofia Wickberg, chercheuse à Sciences Po et auteure d'une thèse sur les modèles de transparence en France et en Suède.

in Political Corruption in a World in Transition Edited by MENDILOW Jonathan, PHÉLIPPEAU Eric Publication date 2019-07
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First lines:Since corruption became established as a global public problem, the attention of academics as well as NGO experts and officials from international organisations has moved from exploring “why it is a problem” to debating “what works and what does not” in combating it. Faced with the seeming failure of anti-corruption policies and consistently high levels of public distrust, many players in the field have reassessed their approach. In the mid-2010s, the OECD considered it “timely” to update its approach to preventing corruption, leading to its new 2017 Recommendation on Public Integrity, replacing the 1998 OECD Recommendation on Improving Ethical Conduct in the Public Service. The OECD’s move from ethics to integrity is not radical, as many elements of the new recommendation were implicit in its existing work on ethics. It does, however, reflect a shift, introducing the individual into the equation, and marks the organisation’s ambition to move outside its comfort zone and engage new audiences in its “whole-of-society” approach. This blog presents the main dimensions of this transition to integrity and suggests some elements to elucidate the shift.

in Dictionnaire d'économie politique Edited by HAY Colin, SMITH Andy Publication date 2018-09
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1ères lignes : Les biens publics sont les fondations de la civilisation » (Wolf, 2012). La défense et la sécurité nationale, un air respirable, des services publics et des infrastructures de qualité sont des exemples typiques de biens publics. Il s’agit de ces « choses [...] que tout le monde veut mais pour lesquelles personne n’est prêt à payer » (Astill, 2010). La distinction entre biens privés et biens publics est au cœur de la réflexion sur la raison d’être de l’intervention des pouvoirs publics dans l’économie, les rapports entre intérêt public et intérêt privé, et les changements de l’action publique. Selon le paradigme de l’économie du bien-être (welfare economics) (Pigou, 1920), qui a popularisé cette distinction au début du xx e siècle, l’existence de « défaillances du marché » (market failure) et l’incapacité à produire des biens publics justifient le rôle régulateur de l’État pour aboutir à une situation de « bien-être social » satisfaisante (Samuelson, 1954).

in Dictionnaire d'économie politique Edited by HAY Colin, SMITH Andy Publication date 2018-09
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1ères lignes : La corruption est aujourd’hui largement reconnue comme un « mal collectif ». Elle désigne généralement des pratiques déviantes, voire transgressives, ayant pour but d’obtenir des avantages pécuniaires, politiques, personnels ou autre, en abusant de sa position. Depuis la fin du xxe siècle, le terme fait en effet référence à une catégorie construite à laquelle correspond un certain nombre de pratiques sociales constituant un « abus [de] charge publique en vue d’obtenir un avantage privé » (Banque mondiale) ou un « [abus] des responsabilités conférées à des fins privées » (Transparency International). Les efforts de criminalisation et de prévention se sont intensifiés depuis les années 1990. Les affaires de corruption touchant des géants de l’industrie (Enron et Siemens) et de la finance (HSBC) se sont multipliées durant les dernières décennies éclairant ce problème comme pratique liée à l’économie capitaliste (sur Enron, voir Eichenwald, 2005 ; sur Siemens, voir Schubert et Miller, 2008 ; sur HSBC, voir Falciani, 2015).

in Corruption and Norms Edited by KUBBE Ina, ENGELBERT Annika Publication date 2018-01
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This chapter is interested in the politics of anti-corruption and more specifically at the role of scandals in the evolution of norms, here understood in their most formal sense. Scandals, as governance failures made visible, represent critical conjunctures where policymakers are pushed to regulate themselves. The external shock of the corruption scandal and the public demands that it generates create an opportunity to introduce new mechanisms to control the behavior of political representatives that would have been unlikely outside of these circumstances. Combining Kingdon’s multiple streams with an institutionalist approach, this chapter looks at the evolution of French elected officials’ financial disclosure obligations to interrogate the impact of specific events on anti-corruption norms.

in L'analyse textuelle des idées, du discours et des pratiques politiques Publication date 2017-07
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Ce chapitre n'a pas de résumé

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First lines : Dabei holt die Konservativen nun ein, was das französische System grundsätzlich befördert: Geschäfte unter Freunden auszumachen und öffentliche Projekte unter der Hand zu vergeben. Politiker und Wirtschaftsmächtige leben zusammen in einer relativ kleinen Blase in Paris: Das zentralistische Land hat nicht wie im föderalen Deutschland beispielsweise eine Bundesbank in Frankfurt und das Bundesverfassungsgericht in Karlsruhe, sondern alle Institutionen sind auf die Hauptstadt konzentriert. Man kennt sich untereinander – häufig schon von den wenigen Eliteuniversitäten.

Cet article s’intéresse à la construction sociale des scandales de corruption par la presse écrite française, du point de vue de la définition de la corruption comme problème public. Sur la base d’un corpus de 307 articles publiés entre 2005 et 2015, nous utilisons la théorie du cadrage médiatique pour identifier les principaux cadres interprétatifs de la corruption. Le traitement de la corruption présente généralement la corruption comme le résultat de dérives individuelles et les figures rhétoriques utilisées pour insister sur l’intérêt médiatique du sujet contribuent à (re)présenter la corruption sous l’angle du scandale et généralise fréquemment le problème à l’ensemble d’un groupe social. Bien que la médiatisation de la corruption soit souvent essentielle à la mise sur agenda du problème, la (re)présentation de la corruption dans les médias français, en concentrant notre attention sur les comportements individuels, n’en fait pas nécessairement un problème relevant de la responsabilité politique des pouvoirs publics.

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