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The search for a universally acceptable definition of corruption has been a central element of scholarship on corruption over the last decades, without it ever reaching a consensus in academic circles. Moreover, it is far from certain that citizens share the same understanding of what should be labelled as ‘corruption’ across time, space and social groups. This article traces the journey from the classical conception of corruption, centred around the notions of morals and decay, to the modern understanding of the term focussing on individual actions and practices. It provides an overview of the scholarly struggle over meaning-making and shows how the definition of corruption as the ‘abuse of public/entrusted power for private gain’ became dominant, as corruption was constructed as a global problem by international organizations. Lastly, it advocates for bringing back a more constructivist perspective on the study of corruption which takes the ambiguity and political dimensions of corruption seriously. The article suggests new avenues of research to understand corruption in the changing context of the twenty-first century.

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Cet article compare deux programmes de réforme de l’État promus par les institutions internationales (principalement Banque mondiale et OCDE) à l’orée du xxe siècle : la nouvelle gestion publique et la lutte contre la corruption, et interroge les rapports qui existent entre eux, à partir d’une analyse des archives de ces organisations et d’entretiens avec des fonctionnaires internationaux. Aborder ces programmes de réforme sous un angle cognitif, tout en tenant compte des instruments d’action publique qui cristallisent ces idées en actions, permet de comprendre où ces programmes de réformes développés et diffusés par des institutions internationales se recoupent et où ils s’éloignent. Cette double approche permet de montrer que, malgré un discours de différenciation, les programmes de prévention de la corruption (notamment par la promotion de l’éthique publique) sont souvent présentés comme une réponse aux dérives et omissions de la nouvelle gestion publique – la première est pourtant bien l’héritière de la seconde, reproduisant le même appareillage théorique du Public Choice et des outils néo-managériaux similaires en vue d’atteindre un objectif nouveau.

Publié en 2020-12 Collection LIEPP Working Paper : 117
MUGELLINI Giulia
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Since the 1990s, many international institutions have gotten involved in the “fight against cor- ruption” and sought to harmonise national legislations. While a number of international con- ventions against corruption have been adopted they rely on governments’ political will to com- ply, especially in the Global North. In the absence of coercive power, international institutions have used knowledge production and the rhetoric of evidence-based policy-making to influence domestic policy-making. This paper is interested in international institutions’ use of knowledge and evidence to set the anti-corruption agenda. It questions and deconstruct what they present as evidence, showing that the meaning of the term has evolved overtime. Based on document analysis and interviews with international civil servants and NGO employees, this paper firstly comes back on the value attributed to knowledge in this policy field. It then presents what in- ternational institutions meant by evidence since the emergence of the anti-corruption agenda in the 1990s. Lastly, it critically discusses the use of knowledge and evidence, the function it plays and its effects on anti-corruption policy-making.

Cette thèse part du constat que les politiques de prévention de la corruption ont suivi un processus de ‘convergence divergente’ en Europe, à partir de l’exemple de la régulation des conflits d’intérêts des parlementaires. Elle analyse les mécanismes, processus et configurations d’acteurs et d’organisations qui ont amené la France, la Suède et le Royaume-Uni à adopter des instruments de régulation similaires (registre de déclaration d’intérêts et code de conduite) et à les mettre en œuvre de manière différente, ce qui génère une divergence des pratiques de régulation. S’appuyant sur une enquête auprès des acteurs clés de ce processus, sur une analyse documentaire et l’observation directe de forums internationaux, elle suit ces deux instruments dans leur circulation du monde anglo-saxon où ils ont été imaginés, par-delà les frontières et les niveaux de gouvernance, jusqu’en France et en Suède où ils se sont traduits par une hybridation du modèle originel. Ses résultats soulignent que la convergence de ces politiques anti-corruption est le résultat, d’une part, de l’émulation des instruments élaborer par des États ‘pionniers’ (États-Unis et Royaume-Uni), qui ont fortement contribué à l’internationalisation de la lutte contre la corruption. D’autre part, elle est une conséquence de l’émergence d’une communauté transnationale de lutte contre la corruption ayant contribué à la légitimation de ces instruments en les inscrivant dans des conventions internationales et à leur diffusion par la production de rapports, de boîtes à outils et de benchmarks. Enfin, cette thèse s’appuie sur la notion de traduction des politiques publiques pour expliquer les dimensions divergentes de la régulation des conflits d’intérêts. Ces dernières sont en effet le résultat de la réinterprétation de ces instruments par les acteurs nationaux et les intermédiaires impliqués dans ce processus d’import/export. Le contexte de politisation et les agencements institutionnels façonnent également la manière dont les registres de déclaration d’intérêts et les codes de conduite ont été traduit dans les trois pays étudiés.

in A Research Agenda for Studies of Corruption Sous la direction de HEYWOOD Paul, MUNGIU-PIPPIDI Alina Publié en 2020-05
BRATU Roxana
BERTI Carlo
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This chapter provides a comprehensive overview of existing research on the impact of the media on corruption, on the role of media framing in constructing public representations of corruption as well as on corruption within the media itself

1ères lignes : Le pays scandinave est régulièrement cité comme pionner de l’exemplarité imposée à ses députés et ministres. Ce qui est vrai, même si ce n’est pas aussi radical. C'est une petite musique que l'on entend beaucoup ces jours-ci, en pleine affaire Rugy : en Suède, un élu démissionne « pour une barre chocolatée ». C'est ce qu'aurait soupiré mardi matin le Premier ministre Édouard Philippe durant la réunion de la majorité, quelques heures avant la démission de l'ex ministre de la Transition écologique. « En France, le modèle n'est pas la barre chocolatée de la ministre suédoise… », a aussi argué François de Rugy lui-même, dans le JDD dimanche dernier. La référence à Mona Sahlin, cette ex-ministre suédoise qui avait été contrainte à la démission en 1995, est pourtant très réductrice. Car les deux barres de Toblerone en question n'étaient qu'une (très) petite partie des 50 000 couronnes (environ 5 000 euros) de frais personnels dépensés avec sa carte professionnelle, et qui avaient été révélés par la presse. « Cette affaire a beaucoup marqué les esprits, certaines personnes estimaient que les citoyens avaient un regard un peu naïf », souligne Sofia Wickberg, chercheuse à Sciences Po et auteure d'une thèse sur les modèles de transparence en France et en Suède.

in Political Corruption in a World in Transition Sous la direction de MENDILOW Jonathan, PHÉLIPPEAU Eric Publié en 2019-07
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This item has no abstract

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First lines:Since corruption became established as a global public problem, the attention of academics as well as NGO experts and officials from international organisations has moved from exploring “why it is a problem” to debating “what works and what does not” in combating it. Faced with the seeming failure of anti-corruption policies and consistently high levels of public distrust, many players in the field have reassessed their approach. In the mid-2010s, the OECD considered it “timely” to update its approach to preventing corruption, leading to its new 2017 Recommendation on Public Integrity, replacing the 1998 OECD Recommendation on Improving Ethical Conduct in the Public Service. The OECD’s move from ethics to integrity is not radical, as many elements of the new recommendation were implicit in its existing work on ethics. It does, however, reflect a shift, introducing the individual into the equation, and marks the organisation’s ambition to move outside its comfort zone and engage new audiences in its “whole-of-society” approach. This blog presents the main dimensions of this transition to integrity and suggests some elements to elucidate the shift.

in Dictionnaire d'économie politique Sous la direction de HAY Colin, SMITH Andy Publié en 2018-09
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1ères lignes : La corruption est aujourd’hui largement reconnue comme un « mal collectif ». Elle désigne généralement des pratiques déviantes, voire transgressives, ayant pour but d’obtenir des avantages pécuniaires, politiques, personnels ou autre, en abusant de sa position. Depuis la fin du xxe siècle, le terme fait en effet référence à une catégorie construite à laquelle correspond un certain nombre de pratiques sociales constituant un « abus [de] charge publique en vue d’obtenir un avantage privé » (Banque mondiale) ou un « [abus] des responsabilités conférées à des fins privées » (Transparency International). Les efforts de criminalisation et de prévention se sont intensifiés depuis les années 1990. Les affaires de corruption touchant des géants de l’industrie (Enron et Siemens) et de la finance (HSBC) se sont multipliées durant les dernières décennies éclairant ce problème comme pratique liée à l’économie capitaliste (sur Enron, voir Eichenwald, 2005 ; sur Siemens, voir Schubert et Miller, 2008 ; sur HSBC, voir Falciani, 2015).

in Dictionnaire d'économie politique Sous la direction de HAY Colin, SMITH Andy Publié en 2018-09
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1ères lignes : Les biens publics sont les fondations de la civilisation » (Wolf, 2012). La défense et la sécurité nationale, un air respirable, des services publics et des infrastructures de qualité sont des exemples typiques de biens publics. Il s’agit de ces « choses [...] que tout le monde veut mais pour lesquelles personne n’est prêt à payer » (Astill, 2010). La distinction entre biens privés et biens publics est au cœur de la réflexion sur la raison d’être de l’intervention des pouvoirs publics dans l’économie, les rapports entre intérêt public et intérêt privé, et les changements de l’action publique. Selon le paradigme de l’économie du bien-être (welfare economics) (Pigou, 1920), qui a popularisé cette distinction au début du xx e siècle, l’existence de « défaillances du marché » (market failure) et l’incapacité à produire des biens publics justifient le rôle régulateur de l’État pour aboutir à une situation de « bien-être social » satisfaisante (Samuelson, 1954).

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