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Czechoslovakia, a newborn state in 1918, immediately faced interethnic conflict, threatening its survival. In other multinational places of interwar Central Europe, democracy rapidly collapsed, and most ethnic minorities became entrenched into a systemic opposition to the dominant nationality of their state. How could the Czechoslovak leaders of all nationalities overcome this state of tension and mistrust? How would leaders shape their preferences and strategies be shaped? Would cooperation prove to be a better option than systematic rejection of a common polity? To what extent did the imperial experience of interethnic cooperation survive the war and remain a useful frame for at least some part of the political leadership? This paper studies how and why interethnic cooperation was successful. It pursues two directions. First, it considers how biographies and individual trajectories of leaders inform us about the strategies adopted vis-à-vis the minority issue. Then, it assesses how documents from the relevant ministries controlled by German-speaking ministers help decipher public policy choices and reassess the importance of the "national question" in the everyday routine of these institutions.

Between 1939 and 1945, tens of thousands of ‘Czechoslovaks’ fought against the Axis forces in France, Great Britain, the Soviet Union and the Middle East. In this latter theatre of operations, a battalion was formed in 1940 from the few men available to the Czechoslovak government-in-exile. Czechs, Jews and Slovaks made up the bulk of this unit, later expanded to regimental level. In 1941, they were part of the British-led invasion of Vichy Syria before defending the Tobruk perimeter under Polish command. Before transferring to Great Britain in 1943, the Czechoslovak fighters lived a truly transnational experience. However, Czechoslovak leaders had to make compromises with both their British patrons and the ethnic or religious groups in the unit. Although relations with the British Crown were far easier than with the French or Soviet allies, military exiles had to defend their – limited – autonomy. On the other hand, Palestinian Jews of Czechoslovak origin, German speakers or Slovaks often expressed their discontent with living under Czech rule, highlighting the weaknesses of the Czechoslovak exile.

in Matériaux pour l'histoire de notre temps Publication date 2019-02
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La base de données tchèque Mémoire des Nations regroupe plus de 4500 entretiens réalisés au cours des années 2000-2010. Au-delà du devoir de mémoire qui anime les enquêteurs, ce travail constitue une formidable ressource pour l’histoire orale de la région. Elle permet d’appréhender les trajectoires d’acteurs périphériques ou subalternes, comme les Tchèques engagés dans l’armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.

La place de l’armée slovaque dans l’historiographie est des plus furtives. Pourtant, cette armée fut une institution régalienne fondamentale du nouvel État slovaque de Tiso (15 mars 1939-mai 1945), un satellite de l’Allemagne nazi. Elle incarna pendant près de cinq ans l’existence d’une Slovaquie indépendante et officiellement souveraine malgré de nombreuses limites liées à la domination politique et économique du Reich. Pourtant, en préparant et en animant une insurrection antiallemande en août 1944 (appelée Insurrection nationale slovaque, Slovenské národné povstanie ou SNP), l’armée slovaque précipita la chute de l’État qui l’avait créée [...]

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Entre 1945 et 1948, les attachés militaires tentent de prolonger l’alliance militaire entre la France et la Grande-Bretagne d’une part, la Tchécoslovaquie restaurée d’autre part. Ce chapitre, s’appuyant sur des sources aussi bien françaises et britanniques que tchécoslovaques, redonne leur place aux acteurs de la « Grande Alliance » et questionne le « pont » tchécoslovaque au cours de la sortie de guerre et de l’entrée en Guerre froide. Malgré la concurrence soviétique et la dégradation du climat international, les représentants occidentaux tentèrent de faire renaître les liens coupés par les accords de Munich. Disposant de relais anciens et nouveaux, d’interlocuteurs notamment francophones, les attachés militaires et leurs maigres équipes purent maintenir une activité et une représentation en Tchécoslovaquie. Cependant, non considérés comme prioritaires par Paris et Londres, les attachés ne disposaient pas des moyens de contrebalancer l’influence croissante des communistes et de leur patron soviétique. La prise de pouvoir par les communistes en février 1948 modifia le rôle des attachés occidentaux, désormais chargés d’une mission de veille en territoire ennemi. Les tensions croissantes conduisirent à l’isolement ou à l’expulsion des attachés. La coopération interalliée se structura alors par bloc idéologique.

En Tchécoslovaquie, il y a bien continuité humaine dans de nombreuses professions ou vocations : fonctionnaires, médecins, juristes, ecclésiastiques, militaires, et cela jusqu’en 1948-1950 au moins, selon les secteurs et les sphères de la vie publique. Ce n’est donc pas tant une tabula rasa au sein de l’institution militaire, comme en Pologne et en Yougoslavie, qu’une métamorphose culturelle qui a accompagné le passage d’une armée professionnelle peu politisée à une armée fortement politisée. Cette affirmation doit inviter à repenser la sortie de guerre et l’entrée en guerre froide de la Tchécoslovaquie avec une grille de lecture qui ne se résume pas à l’emploi de la violence ou au rapt d’une nation. L’étude approfondie de nouvelles pratiques, de préférences différentes, donne à voir le consentement et la participation des Tchécoslovaques eux-mêmes – dans notre cas des militaires – à la transition vers le régime communiste. Le fait que ce régime n’a pas tenu ses promesses ou réussi à créer une armée véritablement nouvelle ne change rien à la réalité de l’engagement initial d’une partie des élites militaires et des civils en faveur d’une armée populaire démocratique.

in Personnes déplacées et guerre froide en Allemagne occupée Edited by DEFRANCE Corine, DENIS Juliette, MASPERO Julia Publication date 2015-04
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Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, des millions d’étrangers se trouvent sur le sol allemand : anciens travailleurs forcés, rescapés des camps nazis ou déracinés aux profils multiples. La plupart d’entre eux sont rapatriés après la capitulation allemande, mais presque un million de personnes déplacées (Displaced Persons - DPs), effrayés par l’antisémitisme à l’Est de l’Europe, ou redoutant la montée des régimes communistes, refusent de rentrer dans leur patrie. C’est donc dans les trois zones occidentales de l’Allemagne occupée, exsangue et traversée par des flux incessants, que les DPs vivent pendant plusieurs mois ou années. Leur histoire est multiple et ils en sont à la fois les objets et les acteurs...