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Si la restauration des collections fait partie de missions des conservateurs de musées français, c'est aussi l'activité par laquelle se définissent les restaurateurs d’œuvres d'art. Les deux groupes professionnels sont liés par une division du travail et coopèrent à la réalisation de travaux de restauration. En France, ce système d'interdépendance a connu une perturbation née de la montée en qualification des restaurateurs qui commencent à se regrouper et à porter des revendications quant à la légitimité de leur expertise. Après avoir présenté la première vague de ces protestations, étude des différentes stratégies mise en œuvre par les conservateurs afin de contenir l'ascension de ce groupe de spécialistes.

Ce rapport propose une description et une analyse de l’activité d’aide à domicile. L’enquête a porté sur le réseau des proches, aidants et soignants, intervenant auprès de personnes atteintes de troubles psychiques et cognitifs. Les aides visent à assurer le bien‐être des personnes en apportant soins et assistance. Mais ce souci ne suffit pas à caractériser leur activité : à chaque instant, les aides doivent composer entre des aspirations contradictoires, comme la protection et l’autonomie, et assumer des prises de risque. Nous n’opposons pas leur activité réelle à des principes abstraits, nous faisons au contraire l’hypothèse que ce sont les pratiques des aides qui peu à peu, à partir des situations d’épreuve, donnent un sens concret à de telles notions. En trouvant des façons de les composer, elles montrent que leur mise en oeuvre est possible. Selon une méthode ethnographique, nous avons suivi treize cas, entre six et dix-huit mois, choisis dans trois services d’aide à domicile contrastés, en mettant l’accent sur les moments d’épreuve, qui montrent en permanence ces compromis obligés de l’action en situation : problèmes d’hygiène, de médicaments, de clés, risque de chute, décision de placement, relation à la famille, etc. Le principal rendu de notre recherche est la mise en récit de ces treize expériences collectives. Comment faire faire quelque chose à des personnes qui ne l’ont pas demandé ou n’en voient pas l’intérêt ? À condition d’en restituer aussi la valeur positive, deux notions ambiguës, la ruse et la fiction, aident à mieux comprendre l’expérience du domicile, et les compétences des personnels et des proches. L’aide est installation incertaine d’une relation, d’un espace commun. Instaurer cette fiction partagée fait en partie porter par l’aidant à la place de l’aidé son exigence d’autonomie : traiter en être autonome la personne fragilisée, c’est faire persister ce qui n’est plus tout à fait là. Curieuse autonomie, par procuration, qui doit être supposée et supportée par les autres pour exister. C’est tout l’enjeu éthique, politique et social de la relation d’aide : l’invention d’une autonomie élargie au collectif.

in Journal of Consumer Culture Publié en 2016-03
PLESSZ Marie
GOJARD Séverine
BARREY Sandrine
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Food consumption has become the subject of many prescriptions that aim to improve consumers’ health and protect the environment. This study examined recent changes in food practices that occurred in response to prescriptions. Based on practice theories, we assume that links that connect practices with prescriptions result from evolving social interactions. Consistent with the life-course perspective, we focus on distinctions between public prescriptions and standards that individuals consider relevant to their lives. We rely on quantitative data and the results of qualitative fieldwork conducted in France. Our results suggest that consumers may change food practices when they reach turning points in their lives. They may reconsider resources, skills and standards. Middle- and upper-class individuals are more likely to adopt standards consistent with public prescriptions. Possible explanations are that they trust expert knowledge sources, their social networks are less stable and smaller gaps exist between their standards and prescriptions.

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La distribution se trouve depuis quelques temps au centre de l’actualité sociale et scientifique, comme en témoignent les travaux récents conduits sur l’aménagement des magasins, la gestion des relations avec la clientèle, l’organisation de filières de qualité en réponse à la crise de la vache folle, l’évolution des pratiques tarifaires du secteur, l’ouverture croissante des distributeurs aux pratiques de commerce équitable, le développement du commerce électronique, l’invention de nouveaux modes de distribution, etc. Paradoxalement, ces enjeux très contemporains ne se comprennent bien qu’à la lumière des travaux sociologiques et historiques non moins nombreux qui ont été simultanément consacrés à l’histoire du même secteur d’activité. Ces travaux montrent en effet que le déploiement des techniques des formes de distribution n’a rien de purement fonctionnel ou culturel, mais repose depuis les origines sur l’énergie des distributeurs, l’engagement variable des consommateurs et surtout sur la mise au point d’un ensemble d’astuces technico-organisationnelles destinées à fluidifier la relation marchande dans le commerce de détail. (Premiers paragraphes de la présentation du numéro)

Political consumerism was developed during the 19th century and expanded at the turn of the century through social movements aimed at empowering civil society in the market. Many of these movements succeeded in building power on the consumption side. Today, we still witness several forms of political consumerism. This contribution explores the possibilities and limits of consumer involvement in sustainable consumption. The main finding of this study of the political organization of consumers is that the market may not be the only arena for changing consumer behavior. Instead, social constraint and political empowerment seem to be rather more efficient.

in Proximités et changements socio-économiques dans les mondes ruraux Publié en 2005
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Depuis quelques années une sociologie de l’échange rend compte du rôle des différents dispositifs et opérations qui construisent la relation d’échange. Dans cette contribution, nous abordons le cas plus spécifique des actions des consommateurs telles qu’elles peuvent être saisies en situation d’achat. A partir d’une méthode originale de suivi de parcours de courses, nous avons recueilli un corpus de situations d’arbitrage. Nous proposons de restituer l’hétérogénéité de ces arbitrages sous trois figures idéales-typiques : la routine, la sélection et la délibération. Ces opérations des consommateurs soulignent la dimension fortement cognitive de leur engagement dans l’échange, mais montrent également leur habilité à composer avec des dimensions morales.

in Rethinking consumer behaviour for the well-being of all. Reflections on individual consumer responsibility Publié en 2008-12
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in Histoire des mouvements sociaux en France Publié en 2012-11
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La figure du consommateur n’est pas une invention contemporaine et les historiens s’accordent en général pour en dater l’avènement dans l’Angleterre de la fin du XVIIe siècle. L’association de cette figure à la contestation sociale est elle aussi ancienne, et les premiers mouvements de consommateurs accompagnent inexorablement la naissance de la consumer society. Cependant, loin d’être restée constante dans le temps, l’identité militante des consommateurs n’a cessé d’évoluer entre deux objectifs : d’une part la construction de droits à défendre face à la progressive organisation des intérêts de l’État et des entreprises ; d’autre part la manifestation des responsabilités face aux injustices et inégalités produits par les ordres économiques. (premières lignes)

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L’article porte sur les conditions de construction de la qualité des fruits depuis le verger jusqu’à la première mise en marché. Il s’appuie sur un travail de recherche pluridisciplinaire, dans lequel ont été étudiées plusieurs Organisations de producteurs (OP) commercialisant de la pêche en Rhône-Alpes, et analyse leurs relations, tant avec les producteurs-apporteurs qu’avec leurs clients. Après avoir proposé une grille de lecture, les auteurs identifient trois idéaux-types d’OP suivant leur degré de coordination avec les producteurs et leur degré de valorisation de la diversité des qualités produites. La stratégie commerciale des OP vis-à-vis du secteur de la distribution Grandes et moyennes surfaces (GMS) apparaît ainsi comme un élément clé pour comprendre leurs modes de fonctionnement, tant au niveau du service commercial que du service approvisionnement.

in Sociologie Publié en 2013-12
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La théorie des pratiques est un courant d’analyse qui s’est développé en Grande‑Bretagne et dans les pays scandinaves dans les années 2000. L’analyse de pratiques de consommation est l’un de ses domaines de prédilection. Se réclamant de Bourdieu et de Giddens, elle s’oppose à la fois aux analyses de la consommation reposant sur un individu rationnel et sur des approches théoriques centrées sur la dimension symbolique de la consommation. Ses partisans proposent de partir des pratiques et non des individus, de considérer celles‑ci comme des blocs d’activités, de significations, de compétences et d’objets, et d’étudier comment elles se transforment et se diffusent en « recrutant des individus » qui ensuite les mettent en œuvre de façon routinière. Elle permet de saisir les conditions de changement dans des pratiques, en insistant sur la structure temporelle des activités sociales, sur la tension entre routine et réflexivité et sur le rôle des infrastructures matérielles. Cette note critique revient sur les origines de ce courant théorique et ses principales propositions tout en en proposant un bilan critique. Elle suggère que certains développements de la théorie des pratiques pourraient aujourd’hui nourrir une réflexion importante de l’action publique qui vise à encadrer des pratiques, qu’il s’agisse de pratiques en matière de santé, d’alimentation, de conduite automobile ou face à l’addiction, en dépassant les approches fondées sur l’incitation individuelle.

Cette thèse porte sur le marché dit « volontaire » des services de compensation carbone. Sur ce marché, des entreprises, qui n’ont aucune obligation de souscrire à ces services, achètent à des opérateurs privés, ONG ou entreprises, des « crédits carbone » pour « compenser » leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). Pour obtenir ces crédits carbone, les opérateurs du marché mettent en œuvre des projets de réduction des émissions de GES dans les pays du Sud. Ces nouveaux échanges marchands du début des années 2000 ne sont pas sans susciter de critiques. Journalistes, ONG environnementales et scientifiques considèrent que ce marché, d’une part, ne permet pas de réduire efficacement les émissions de GES et, d’autre part, que les populations du Sud encourent de potentiels dangers avec la mise en œuvre de tels projets. La thèse interroge ainsi l’apparent paradoxe du choix des entreprises d’investir dans des services environnementaux contestés alors que ces derniers ne constituent pas une obligation réglementaire et peuvent mettre en danger leur réputation. En considérant le marché « volontaire » comme un « marché contesté », selon le sens donné à cette notion par Steiner et Trespeuch (2014), la thèse rend compte des conditions d’existence et de maintien de ce marché. A partir d’entretiens, d’observations et de l’analyse de sources écrites, elle examine le rôle de divers dispositifs, du travail marchand ainsi que de l’appropriation de l’offre par les acheteurs dans l’organisation de ce marché. La thèse interroge plus généralement le rapport entre économie et environnement et s’intéresse aux ressorts de l’engagement « volontaire » des entreprises pour le climat.

in Gouverner les conduites Sous la direction de DUBUISSON-QUELLIER Sophie Publié en 2016-05
BARREY Sandrine
GOJARD Séverine
PLESSZ Marie
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Ce chapitre étudie, à partir du cas des pratiques alimentaires, la manière dont les consommateurs intègrent dans leurs conduites les formes de gouvernement qui pèsent sur elles. Il montre que ce sont surtout lors des bifurcations dans les trajectoires de vie que les individus sont amenés à changer leurs pratiques en intégrant de nouvelles prescriptions. Cependant, le chapitre souligne que les inégales dispositions des individus à adopter de nouvelles normes selon leurs appartenances sociales traduit aussi les limites d'un gouvernement des conduites à corriger les inégalités sociales.

Parmi l’importante bibliographie que les historiens anglo-saxons ont consacrée aux mouvements de consommateurs, l’ouvrage de Lawrence Glickman frappe par son originalité. Bien qu’organisé de manière chronologique, le livre ne retrace pas l’histoire des révoltes des consommateurs aux États-Unis, mais propose une analyse de l’une des traditions politiques majeures de ce pays : le consumérisme militant (consumer activism) (...).

in Contemporary Sociology Publié en 2015-03
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L’économie circulaire vise à inscrire dans une même boucle des activités de conception, de production, d’usage et de recyclage. Elle tend par conséquent à donner une place renouvelée aux consommateurs, qui ne sont plus relégués en bout de chaîne, mais intégrés au cœur même des activités économiques. Quelles peuvent être, aujourd’hui, les attentes des consommateurs vis-à-vis de l’économie circulaire ? S’il paraît encore difficile de spécifier les aspirations de la société dans ce domaine, on peut toutefois envisager la contribution des formes alternatives de consommation au renouvellement des rôles des consommateurs dans les systèmes économiques. Dans cet article, nous traiterons tout d’abord des nouvelles formes contemporaines de consommation, puis nous mettrons au jour deux traits majeurs des aspirations des consommateurs qu’elles traduisent, à savoir des attentes fortes en matière de garantie des systèmes de production et des formes d’engagement plus collectives dans la gouvernance des systèmes économiques.

Publié en 2019-01
FLEURBAEY Marc
BOUIN Olivier
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Déréglementation, crise économique, tensions sociales, déstabilisation démocratique, guerre : la période 1980-2030 va-t-elle rejouer le drame de 1890-1940, avec en outre la forte probabilité d’être suivie de cataclysmes environnementaux balayant tout sur leur passage dans la seconde moitié du siècle ? La situation paraît chaque jour plus alarmante et il est intolérable de constater l’écart entre les possibilités considérables, inégalées dans le passé, dont jouissent la plupart des sociétés du monde entier, et la piètre performance des institutions et des gouvernements. Les échecs institutionnels et les problèmes de gouvernance sont partout, dans le secteur privé comme dans le secteur public. Or nous pouvons faire beaucoup mieux, nous pouvons construire une société meilleure. S’appuyant sur le travail d’un panel mondial de chercheurs en sciences sociales, ce manifeste propose une vision fondée sur une nouvelle manière de penser et de réformer nos principaux piliers institutionnels : marchés, entreprises, politiques de protection sociale et mécanismes de délibération démocratique. Il délivre un message d’espoir et un appel à l’action, à un moment où de nouvelles menaces pèsent sur l’avenir et où les idéologies du siècle passé ont été discréditées. Ni la perte des illusions ni l’essor du capitalisme ne devraient justifier la fin de la quête de justice sociale. (Résumé éditeur)

in Annual Review of Sociology Publié en 2018-07
QUACK Sigrid
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In the twenty-first century, global business regulation has come of age. In this article, we review the literature on globalization and business regulation from the angle of transnational governance, a recently evolving interdisciplinary field of research. Despite the multiplicity and plurality of regulatory platforms and products that have emerged over time, we identify common patterns of field structuration and parallel trajectories. We argue that a major trend, both in practice and in scholarly work, is a move away from an idealized convergence around a set of unified global rules; instead, our conceptualizations and our practices of transnational business regulation increasingly demonstrate a concern for the adaptability of transnational rules to resilient and resistant contextual specificities. Another important trend, both in practice and in scholarly fields, is a growing focus on the complex dynamics between rule making on the one hand and rule implementation and monitoring on the other.

Publié en 2015-06
FRASZ Dana
MORRIS Hanna
ABBE Ruth
REHBERGER Emily
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California's Silicon Valley is one of the wealthiest places in the United States where job growth, income, and venture capital flourish at or near record highs. Despite these positive trends, many people in the region are struggling just to get enough food. In Santa Clara and San Mateo Counties 1 in 4 people and 1 in 3 children are at risk of hunger and food stamp participation in the region hit a 10-year high in 2012. Meanwhile, 40% of all food produced in the US is wasted. The reality of hunger and wasted food is costly to the environment, the economy, and the health of our communities. The costs of uneaten food and empty bellies are often hidden but are significant. Each year hunger costs our nation $130.5 billion in health care for hunger-linked medical issues, $19.2 billion in reduced educational and workplace productivity, and $17.8 billion of charitable contributions to address hunger, totaling to $167.5 billion per year. In California, the cost of hunger was $19.6 billion in 2010. Meanwhile, the US spends $165 billion each year on food that just gets thrown away and then pays $750 million each year for its disposal. Wasted food is a disaster for the environment too as it wastes valuable resources like water and energy and is the third largest greenhouse gas emitter globally behind China and the US.

in The Conversation.fr Publié en 2016-03
CLOTEAU Armèle
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Des montagnes de fruits et de légumes comestibles mis en décharge aux invendus remplissant les bennes des supermarchés, le « gaspillage alimentaire » fait parler de lui. En France, une loi a même été votée en février 2016 pour lutter contre ce phénomène. C’est à travers des chiffres, des kilos voire des tonnes jetés régulièrement, que ce problème ancien est devenu aujourd’hui un véritable enjeu politique.

in Discovery society Publié en 2016-09
BARNARD Alex
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The series of practices for acquiring, preparing, and cooking with “waste” – as well as, occasionally, re-wasting it – reveals how the ethical commitment of turning waste into food creates challenges for adopting other ethical practices.

in The Practice of the Meal Publié en 2016-04
BARNARD Alex
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On a Wednesday night in May 2012, Janet, a 45-year-old high school Spanish teacher, and Jonathan, a 25-year-old self-described anarchist and full-time activist, are washing and cutting courgettes in the kitchen of a cosy apartment in Queens, New York. As they work, they chat amicably about how best to prepare the vegetable stir fry and debate over whether the meal should be vegan. Around them, ten othen people are helping with the preparation. This scene is reminiscent of the classic American potluck, where each participant brings a dish to share or ingredients to prepare with the others, except for one key difference: the night before, all of the food being prepared has been at the bottom of 50-litre dark plastic trash bags, placed on the pavement and destined for the landfill. This meal started where other meals usually end: disposal. (first paragraph)

This paper explores how the same tactic - serving free, surplus food in a public space - can have various meanings and draw on distinct "repertoires" of collective action (Tilly, 2000) for different activist groups. The study is based on the movements Food Not Bombs in the US and Disco Soupe in France.

in Envisioning a future without food waste and food poverty Publié en 2015-11
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How have recent public policies, corporate initiatives, and mobilizations around ‘food waste’ impacted? How excess food is valued and subsequently managed in France and the USA? This research draws on more than 150 qualitative interviews, observations and document analysis of an emerging ‘food waste movement’ in Europe and the USA in 2013-2015, bringing together actors involved in a wide range of organizations in the food and waste system. I find that different actors and organizations view ‘waste’ in different ways depending on their divergent interests in the production, (re)distribution, consumption and disposal of food. Despite endorsing a hierarchy of preferable solutions – prevention, recovery, and then recycling – in practice these actors establish three hierarchies based on environmental, social and economic values. These hierarchies create competition both within and between distinct solutions that are not necessarily compatible. I show that recycling and recovery are dominant solutions because they offer clear equivalences with economic goals, often overlooking long-term environmental and social impacts. Although current initiatives engage in only ‘weak’ prevention, and thus only create marginal changes in how food is valued and managed, I argue that these mobilizations nonetheless have the opportunity to create more structural changes in food and waste systems.

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