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De quoi le corps est-il le signal dans la domesticité ? Bien que la domesticité ne soit pas un travail qui repose essentiellement sur l’exhibition des corps, cet article défend que le corps y est un facteur central de sélection des candidat·e·s à l’emploi à temps plein chez les grandes fortunes. Sur ce marché du travail, le corps fait office de support privilégié de preuves des compétences professionnelles et des qualités morales. Pour les employeuses, apprendre à lire les corps de leurs employé·e·s est une pratique nécessaire pour légitimer leurs rôles de femmes fortunées dans les entre-soi où elles évoluent.

in Bulletin of Sociological Methodology/Bulletin de méthodologie sociologique Publié en 2021-07
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Cet article retrace le cheminement intellectuel qui a conduit, moins spontanément qu’on ne pourrait le croire, Christine Musselin à faire sa thèse puis à devenir chercheuse au Centre de Sociologie des Organisations, et à consacrer ses recherches à l’étude comparative des systèmes d’enseignement supérieur à travers la gouvernance des universités, les politiques universitaires et les marchés du travail universitaires, mêlant ainsi sociologie des organisations, analyse des politiques publiques et sociologie économique. Il montre comment l’étude de la coopération a été le fil rouge de ses travaux, et l’analyse sociologique des organisations, basée sur les entretiens organisationnels, une méthode heuristique pour la plupart des enquêtes qu’elle a menées.

in The Oxford Handbook of Administrative Justice Sous la direction de TOMLINSON Joe, THOMAS Robert, HERTOGH Marc, KIRKHAM Richard Publié en 2021-06
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This chapter explores the still largely uncharted territory of administrative justice in the private sector. The chapter presents a theoretical and empirical account of the extension of administrative justice norms and institutions into the private sphere. It does so by mapping and analysing the different paths by which administrative justice is diffused in privatized and contracted out services and in originally private services. It draws upon illustrative examples of such diffusion for each of these private realms. The chapter concludes with insights into the convergence of public and private models of decision-making and dispute resolution and the hybrid nature of this field.

in Patrimoines et patrimonialisation Sous la direction de AMBROISE-RENDU Anne-Claude, OLIVESI Stéphane Publié en 2021-06
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Ce chapitre donne à voir la mise en oeuvre des prescriptions d'archéologie préventive dans le cadre des projets de construction ou d'aménagement. Loin d'une vision lisse d'une application automatique des principes consacrés dans le code du patrimoine, la description des interactions entre services régionaux de l'archéologie et maîtres d'ouvrage permet de montrer comment la prescription de mesures de sauvegarde ou d'étude du patrimoine archéologique ne va pas de soit, mais suscite une tension entre intérêt historique des vestiges mis au jour et soutenabilité de leur prise en charge par les acteurs de l"aménagement.

in Nouvelle sociologie politique de la France Publié en 2021-05
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Dans quelle mesure la fonction publique française constitue-t-elle un modèle singulier d’emploi public ? Comment celui-ci s’est-il construit historiquement ? Que nous apprennent ses évolutions récentes sur les transformations de modes d’exercice du pouvoir politique et sur l’action publique ? Ce chapitre appréhende l’emploi public sous deux perspectives complémentaires. Il l’analyse d’abord comme un monde du travail, dont il discute la singularité sociologique par rapport au secteur privé, tout en soulignant sa forte hétérogénéité interne. Il l’étudie ensuite en tant que marché du travail doté de modes de régulation et de relations professionnelles spécifiques, aujourd’hui engagées dans de profondes transformations.

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This article uses a context of increasing institutional demand to be geographically mobile to examine how early-career researchers move across borders. I explore the case of Swiss academia, a particularly competitive and attractive environment with the highest levels of inbound and outbound mobility in Europe. In line with the aims of the European Research Area, an EU programme created in 2000 to foster a pan-European academic labour market, Switzerland funds scientific mobility and promotes extended research trips abroad as tools to boost collaboration and research excellence. Therefore, Swiss institutions have valued mobility for professional and personal development. In the meantime, they have raised concerns about female academics not being mobile and the potential consequences of their local family ties on career inequalities. In this study, I explore how early-career researchers experience mobility and how their personal accounts challenge institutional definitions of being mobile or immobile. I draw on a qualitative analysis of 65 semi-structured interviews conducted for two EU research projects on early-career academics from various backgrounds. I show how empirical data question the traditional—and often gendered—mobile/immobile dichotomy. I also highlight how mobility practices are normalised by the interviewees. Moreover, using the concept of stickiness, I describe a subtle range of sticky-to-stretchy mobility experiences influenced by both structural and individual factors. Finally, through the figure of the geoccasional worker, I question romanticised visions of mobility and stress the need to reconsider mobility as a (gendered) precarity issue rather than as a female problem.

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Depuis une vingtaine d’années, un champ de recherche prolifique a pris pour objet les interactions entre mondes militants et mondes économiques. Cette introduction du numéro thématique « Mondes militants, mondes économiques : contestations, frontières, coopérations » en présente les principaux axes, mais souligne également ses points aveugles. Alors que les travaux dominants du champ « social movements, firms, and markets » insistent généralement sur les dimensions de segmentation, de contraste et de confrontation, nous entendons mettre au jour la porosité des frontières entre mondes militants et mondes économiques. Nous proposons trois déplacements analytiques principaux pour saisir les continuités, imbrications et transferts entre ces deux mondes : placer le regard sur des collectifs et pratiques hybrides, situés à l’intersection des mondes militants et économiques ; penser en termes d’espaces de cause au sein desquels convergent des acteurs émanant d’univers hétérogènes ; déployer une perspective microsociologique, au plus près des militant·es et/ou professionnel·les. En écho avec ces orientations programmatiques, les articles de ce numéro présentent la grande diversité des interactions entre mondes militants et économiques, au-delà des logiques de confrontation.

Depuis moins d’une dizaine d’années, la cause végétarienne jouit en France d’une visibilité grandissante au sein de l’espace public, médiatique, ainsi que dans les débats politiques. Cette publicisation de la cause s’accompagne d’une croissance particulièrement rapide du secteur des produits végétariens et végans sur le marché de l’alimentation. Dans cet article, nous montrons que des organisations du mouvement végétarien contribuent à cette évolution du marché en construisant les conditions d’une collaboration stratégique avec le monde économique, prenant place au sein d’un espace transversal articulant les intérêts des associations militantes et ceux de leurs interlocuteurs marchands. La littérature traitant des liens entre marché et mouvements sociaux a souvent observé les affrontements entre ces deux milieux ou les formes de collaboration mises en œuvre lors de l’élaboration de certifications, valeurs marchandes ou offres alternatives. Cet article entend contribuer à ces recherches en étudiant les relations directes engagées par les collaborations observées, en soulignant les conditions sociales qui favorisent les interactions entre mondes militants et marchands, ainsi que la porosité des frontières qui délimitent ces espaces.

in 4th Conference on Product Lifetimes and the Environment (PLATE) Publié en 2021-05 Nom de la conférence 4th Conference on Product Lifetimes and the Environment (PLATE)
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Social science research suggests that in our current affluent society, most individuals are accustomed to replacing their objects rather than keeping them at all costs. However, in this society, some individuals still try to keep their objects for a long time. How do they come to be concerned about products’ lifespan? The literature has proposed a whole series of explanatory factors, mainly in terms of resources (psychological, economic, social), but has never used a diachronic approach that takes into account the evolution of individual practices in the life course. In this paper, analyzing interviews conducted with sixty individuals seeking to make their objects last, I adopt a biographical approach to understand two things. First, I study how the practice of extending the life span of objects takes root: I show that the tendency to keep objects for a long time can come from the familial milieu, just as it can happen later, in connection with significant experiences with objects, with the reception of messages disseminated by the media and/or with personal events. Then, I wonder how biographical events affects products’ career in the households. I focus no longer on the general relationship of the individual to objects' lifespan, but on the career of the objects themselves. I emphasize that professional, residential, family or more global events (such as the COVID-19 crisis), which punctuate the life course of individuals, determine the fate of objects in the home.

in Households and Financialization in Europe Publié en 2021-04
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This afterword reviews the key contributions of this collection to the understanding of financialization processes. First, the chapters show the need of analyzing financialization through the way households use the financial products available to them. It highlights their growing exposure to new financial risks over the last two decades. This leads to the second major lesson: that financialization has destabilized previous protection systems. The 2008 crisis proved that the systems offered as replacements did not fulfill their promise. Finally, the geographical and methodological shift of this book contributes to demonstrate that the process of financialization always takes place in accordance with the specificities of societies. Although finance finally transforms the spaces where it is established, it does not proceed like a steamroller but rather through processes of fine penetration into the intimacy of households. This calls for a new perspective on the processes that we think are already well known in the “core countries”.

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Jeanne Lazarus détaille son analyse sociologique du PGE, instrument de politique économique de l’État face à la crise. Elle interroge ce prêt de trésorerie au cœur de l’enjeu de la définition des banques entre service public et service marchand. Avec le PGE, il a été demandé aux banques de suspendre temporairement leurs logiques et leurs mesures habituelles du risque et d’être civiques, dans les limites de ce que peuvent faire des entreprises marchandes.

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Ce rapport contribue à l’analyse de la contribution des professionnel·les du droit et des institutions juridictionnelles aux inégalités sociales qui structurent les sociétés contemporaines. Il appréhende cette question à partir d’une double enquête, statistique et ethnographique, portant les séparations conjugales, qui constituent un contentieux civil, de masse, touchant l’ensemble des catégories sociales et prononçant des décisions de nature diverse afin d’organiser la vie intime des individus (résidence des enfants, pension alimentaire, prestation compensatoire, etc.). Elles constituent un bon observatoire pour étudier l’effet des inégalités de ressources sociales entre les justiciables sur leurs recours au droit et aux procédures judiciaires, et pour analyser en retour la manière dont l’action des professionnel·les du droit et les décisions de justice sont susceptibles de réduire, de reproduire ou d’intensifier ces inégalités. Pour son volet statistique, l’étude s’appuie sur la construction et l’analyse d’un échantillon représentatif de 4 000 dossiers judiciaires de divorces et séparations conjugales dont la dernière décision a été rendue en 2013 dans 7 tribunaux de grande instance (devenus tribunaux judiciaires) et des 2 cours d’appel, situés dans des territoires aux caractéristiques sociodémographiques contrastées. L’enquête ethnographique s’inscrit dans une recherche au long cours : débutée au sein de tribunaux de grande instance, celle-ci s’est progressivement élargie aux avocat·es et des notaires, mais aussi à deux cours d’appel et finalement à des services publics et associatifs d’accès aux droits. Elle associe de nombreuses observations des situations d’interactions entre professionnel·les et client·es ou justiciables, et des entretiens menés auprès de ces professionnel·les. Cette analyse met en avant la prégnance des inégalités de classe et de genre à toutes les étapes du traitement juridique et judiciaire des séparations conjugales. Il montre que celle-ci s’articule aux inégalités liées au statut matrimonial et au territoire. Selon que les couples ont été mariés ou non, selon qu’ils résident dans l’Ouest de la France ou en région parisienne (et au sein de celle-ci, à Paris ou en banlieue), les expériences de la justice et son impact sur les conditions de vie post-rupture diffèrent notablement.

L’ouvrage de Fabian Waßer est issu de sa thèse de doctorat en histoire, réalisée dans le cadre du projet »Compétition entre universités aux XIXe et XXe siècles en Allemagne« de la Ludwig-Maximilians-Universität de Munich, financé par la Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG). Dans un premier chapitre introductif (chap. 1), l’auteur expose son ambition: il se propose, par le biais d’une »coupe longitudinale historique du XVIIIe siècle aux années 1980«, de »montrer que les universités allemandes ont entretenu entre elles des relations de concurrence variées depuis la fin des Lumières« (p. 8). Pour ce faire, il s’appuie tout au long de l’ouvrage sur le modèle de la concurrence triadique du sociologue Georg Simmel1, mobilisant les concepts de »primes« (Prämien, les ressources que se disputent les universités) et de »tiers« (Dritte, les arbitres de la compétition qui les voient s’affronter) pour identifier et caractériser ce qu’il nomme les constellations concurrentielles (Konkurrenzkonstellationen). [premier paragraphe]

Comment les médecins établissent-ils un diagnostic ? Consacré à la détection de l’autisme chez les enfants vivant en Suisse romande, l’article d’Audrey Linder et collègues pointe deux éléments de changement dans ce domaine : la plus grande précocité du diagnostic et l’introduction d’outils standardisés. Au-delà, et plus généralement, il présente un cas d’étude très intéressant pour comprendre les conditions dans lesquelles le travail diagnostique est réalisé aujourd’hui. Le plus frappant dans l’article est que les médecins interviennent dans un environnement « surpeuplé » d’acteurs, humains et non-humains, qui contribuent à la construction des décisions d’une manière ou d’une autre, qu’il s’agisse des patients, de leurs familles, d’autres professionnels, de représentants associatifs, de référentiels administratifs, d’outils de dépistage ou encore de recommandations de santé publique. À cet égard, le champ de l’autisme est similaire à beaucoup d’autres, par exemple ceux du cancer ou de la gérontologie. En m’appuyant sur l’article d’Audrey Linder et ses collègues (et coll. vaut pour collaborateurs) et sur d’autres travaux, je propose de réfléchir ici aux transformations contemporaines du travail diagnostique et à leurs conséquences sur l’autonomie du jugement professionnel.

Several authors have described contemporary purchasing and consumption behavior as part of a “throwaway society.” Broader movements around environmental and consumer issues try to offset this process. Among these movements, Repair Cafés—places where volunteers help people repair their household items for free—are an interesting vantage point to study how a different relationship to objects can be transmitted by practicing repair. By conducting qualitative field observations, semi-structured interviews and quantitative questionnaires in three French Repair Cafés, I show that these organizations, which are intended to be places of learning, aimed at empowering individuals to deal with their household goods by teaching them repair techniques, cannot help but drift toward a logic of service, where audiences play the role of consumers rather than learners. But I argue that this service relationship has the advantage of attracting many individuals who are not familiar with the issue of product durability, and of socializing them, through concrete practice, to a new reflex of repair.

in Les marchés de la santé en France et en Europe au XXe siècle Sous la direction de VALAT Bruno Publié en 2021-03
CAROF Solenne
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Cette étude entend analyser la dynamique de formation et d’institutionnalisation des marchés d'alicaments, aux frontières du médicament et de l’aliment, en France depuis le début des années 1990. En nous appuyant sur les importants apports de l’histoire et de la sociologie économiques , nous entendons montrer en quoi la qualification de ces produits comme des médicaments, des aliments ou des compléments alimentaires et l’évaluation de leurs bénéfices et de leurs risques pour la santé a d’importantes conséquences sur l’organisation de leurs marchés et sur les valeurs qui leurs sont prêtées. Les « alicaments » constituent des objets d’étude particulièrement intéressants pour interroger ces liens entre les processus de sanitarisation du marché , visant à faire du marché le support d’une promotion de la santé publique, et de marchandisation de la santé, visant à faire de la santé publique un vecteur d’organisation et de valorisation marchandes. En effet, ces produits ont remis en cause les frontières érigées tout au long du vingtième siècle entre le marché des médicaments, dont la fonction première serait de soigner des personnes malades et celui des aliments, dont la fonction première serait de répondre aux besoins nutritionnels de personnes en bonne santé. Cette contribution entend précisément interroger ces « jeux aux frontières » auxquels se sont livrés les industriels et les autorités de régulation pour « (re)qualifier » ces produits et ainsi « (re)-structurer » les marchés sur lesquels ils circulent.

Publié en 2021-03 Collection Débats et enjeux (Université de Laval, partenariat de recherche Séparation parentale, recomposition familiale) : 9
BOUCHARD Joanie
LAVOIE Kévin
CÔTÉ Isabel
GIROUX Michelle
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Cet article analyse les rapports au droit et à la justice des parents LGBTQ+ vivant au Québec, tels qu'ils se nouent au moment des séparations conjugales. Il souligne que la porté et les limites de la politique d'inclusion vis à vis de ces parents, engagés depuis le début des années 2000 dans cette province canadienne.

in Délibérée Publié en 2021-03
RAFIN Nicolas
STEINMETZ Hélène
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Cet article analyse la place de l'Etat dans l'institutionnalisation renouvelée de "la famille". Il souligne les contradictions et les limites de cette action publique, en termes de violences de genre, d'inégalités économiques et d'assignations statutaire.

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Yves Lequin, membre du comité éditorial du Mouvement Social, est décédé à Lyon le 23 décembre 2020. La revue publie un hommage, dont fait partie cet entretien avec l'historien Maurice Garden, collègue et ami d'Yves Lequin. Il y raconte la période de formation à Lyon d'Yves Lequin, autour de leur "maître" Pierre Léon.

Publié en 2021-03
VATIN François
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On considère avec nostalgie les Trente Glorieuses comme si, dans les années 1945-1975, avait régné l'abondance économique, alors qu'il fallait d'abord reconstruire un pays en ruine, mais on dénigre son bilan idéologique et culturel, dominé par une croyance illusoire au progrès. Pollution, urbanisme sans âme, matières plastiques imputrescibles, tels seraient les seuls legs de ce temps d'inconscience. Aussi, l'architecture et l'art monumental des Trente Glorieuses, encore mal-aimés, ont subi beaucoup de destructions et commencent à peine à être patrimonialisés. Or, comme le montrent les études réunies ici, en dépit de l'urgence de la reconstruction, on a accordé à cette époque une grande importance aux questions esthétiques. On faisait confiance aux nouveaux moyens techniques pour faire du beau moins cher à destination du plus grand nombre. Esthétique fonctionnelle et démocratisation artistique sont étroitement liées. On comprend dès lors le rôle central de l'industrie dans les représentations de cette époque. Contre l'opposition romantique du beau et de l'utile, il fallait réinstaller le monde industriel dans les valeurs humaines. Les usines, aussi, devaient être belles comme fonctionnelles et constituer un objet d'intérêt pour l'art. La démocratisation du beau exigeait qu'il s'impose dans les lieux de travail. Inversement, l'expérience industrielle de la simplicité, de la cohérence, pouvait nourrir l'inspiration artistique. Réunissant vingt-quatre spécialistes qui croisent leurs multiples terrains, cet ouvrage vise, non à défendre l'esthétique des Trente Glorieuses, mais à la restituer dans sa complexité. Il invite le lecteur à regarder un peu différemment un passé trop proche pour qu'on puisse encore pleinement l'estimer.

Depuis le début des années 1990, l’Europe a vu se multiplier des produits-frontières se situant explicitement entre le médicament, dont ils revendiquent les « bienfaits pour la santé », et l’aliment auquel ils sont réglementairement rattachés. Faut-il alors voir dans le développement de ces produits un signe de pharmaceuticalisation de l’alimentation ? En analysant la mise en œuvre du règlement européen de 2006 sur les allégations nutritionnelles et de santé, nous montrons que les autorités européennes de régulation se sont livrées à un véritable travail de démarcation (boundary work) visant à séparer les denrées alimentaires des médicaments, en distinguant la prévention et l’entretien de la santé du traitement des maladies ; les bénéfices des risques sanitaires ; et la médecine des preuves du marketing des promesses. Bien que la référence au médicament demeure importante, cette régulation a surtout cherché à construire un cadre original pour penser la contribution de l’alimentation à la santé publique.

in Revue Projet Publié en 2021-02
SERVE Stéphanie
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Pendant la pandémie, l’usage du crédit et la création d’un dispositif exceptionnel ont permis de soutenir les entreprises. Mais, dès à présent, le retour à des pratiques bancaires classiques semble inéluctable… (chapo)

Publié en 2021-02
DE BLIC Damien
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L’argent est présent dans toutes les sphères de la vie moderne. Il conditionne l’accès aux biens matériels les plus essentiels et définit largement les hiérarchies sociales. Cette nouvelle édition de Sociologie de l’argent, largement remaniée, montre la place nouvelle qu’a pris l’argent dans les enjeux politiques et sociaux. La crise des subprimes de 2008 ainsi que la mise en exergue d’une accumulation massive d’argent par ceux que l’on nomme désormais les « ultra-riches » ont récemment changé notre regard sur l’argent. Sa centralité est plus que jamais l’objet d’interrogations collectives et de revendications, comme en témoignent les mobilisations massives en France pour le pouvoir d’achat, les inquiétudes face à la montée des dettes publiques et privées ou la recherche de pratiques monétaires alternatives. Comment l’argent en est-il venu à représenter tout à la fois une source d’aliénation comme de libération ? Pourquoi l’argent fait-il l’objet de condamnations morales récurrentes ? Les comportements face à l’argent diffèrent-ils selon les groupes sociaux ? Comment circule-t-il au sein de la famille ? Les rapports à l’argent sont-ils marqués par le genre ? Quelles sont les conséquences de la dématérialisation de l’argent ? Cet ouvrage propose une approche sociologique de l’argent : il rend compte aussi bien de la centralité des échanges monétaires dans les formes contemporaines du lien social que de l’extrême diversité des pratiques qui lui sont attachées.

in New Genetics and Society Publié en 2021-02
BOURRET Pascale
CAMBROSIO Alberto
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This Special Issue (SI) on “Organizing precision oncology” features a number of articles initially presented at an International Workshop on “Organizational and epistemic innovation in precision cancer medicine” that took place in November 2018 in Paris. The Workshop was convened to mark the conclusion of a project supported by the French National Cancer Institute (INCa), entitled “Targets and trials: A sociological investigation of personalized cancer medicine in action (PERSONA).” The papers included in the SI investigate the implementation of precision oncology by focusing on the nexus between organizing and experimenting. The SI thus includes contributions that interface Science & Technology Studies (STS) and Organization Studies to analyze how clinicians and researchers deploy genomic platforms and the socio-technical and organizational arrangements that act as a condition of possibility for the performance of this new kind of clinical medicine.

in New Genetics and Society Publié en 2021-02
BOURRET Pascale
CAMBROSIO Alberto
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This Special Issue (SI) on “Organizing precision oncology” features a number of articles initially presented at an International Workshop on “Organizational and epistemic innovation in precision cancer medicine” that took place in November 2018 in Paris. The Workshop was convened to mark the conclusion of a project supported by the French National Cancer Institute (INCa), entitled “Targets and trials: A sociological investigation of personalized cancer medicine in action (PERSONA).” The papers included in the SI investigate the implementation of precision oncology by focusing on the nexus between organizing and experimenting. The SI thus includes contributions that interface Science & Technology Studies (STS) and Organization Studies to analyze how clinicians and researchers deploy genomic platforms and the socio-technical and organizational arrangements that act as a condition of possibility for the performance of this new kind of clinical medicine.

Cet article porte sur les formes de résistance à l’œuvre dans une industrie pourtant régulièrement analysée comme propice à des modes d’engagement dans le travail marqués par une subordination totalisante, le développement de jeux vidéo. Pour saisir les ressorts de la parole critique, et ses modalités singulières d’expression, on montre l’intérêt de partir de l’expérience de travail et des différents processus qui la dévalorisent aux yeux de salariés qualifiés du numérique. Leurs pratiques, qu’elles passent par de nouvelles exigences prescriptives ou par la modulation de leur engagement, s’inscrivent dans une dynamique de réévaluation de l’activité. Contrairement aux approches principales des résistances au travail, qui leur prêtent un ressort générique (inhérent à la condition humaine ou à la subordination salariale), on fait ici du motif contestataire l’objet de l’enquête. Il s’agit de comprendre, en contexte, les épreuves auxquelles répondent les pratiques subversives, et ce que ces dernières proposent et défendent.

The picture chosen for the cover of Connections, produced by Julien Brailly et al. (2016) and David Schoch (2020), visualizes multilevel networks of individuals and organizations as superposed levels of collective agency. This short paper specifies the characteristics of this format of network data, provides and example, summarizes the usefulness of this format in the study of the organizational society and provides a go-to list of network analytical routines, as well as network statistics models that can be used to analyze such data.

The contentiousness of markets has recently been assessed by the social movements literature. Activists can use a broad range of tactics to compel corporations to change their practices. This paper examines the outcomes of this contentiousness. It draws on an empirical study of a disruptive tactic used by anti-corporate activists: the shame-on-you prize. I propose to adopt an economic sociological perspective to understand the mechanisms by which social movement organizations seek to undermine the values that underpin the economic order. Activists provide new categories for valuating economic activities that challenge the existing ones. Social movement organizations legitimate these valuations as coming from civil society and reflecting public expectations about what should count in valuations of economic activities. As such, they may encourage public decision-makers to undertake regulatory action.

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La loi de 1841 occupe un statut ambivalent dans l’histoire du droit social : reconnue comme pionnière, elle est souvent aussi décrite comme inapplicable. Cependant, un principe a été posé, selon lequel il n’est pas normal, voire il est intolérable, que des enfants travaillent dans des usines. Sur quelles bases cette idée qu’il est légitime de faire une loi sur certaines situations de travail s’est-elle imposée ? Tout d’abord, il faut souligner que ce basculement n’intervient qu’après de longs débats. Ensuite, l’intervention du comte Charles de Montalembert permet de comprendre deux éléments qui l’expliquent. D’une part, il s’agit d’une loi qui ne s’applique qu’à la grande industrie – dont Montalembert fait le procès – et pas au travail en général. D’autre part, les partisans de la loi ont été convaincus par un mélange d’arguments statistiques et émotionnels, qui reste caractéristique jusqu’au début du XXe siècle des discussions autour de la « question sociale ».

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Majoritairement féminin, le travail domestique reste mal reconnu, mal payé et dévalorisé. Les inégalités s’y cristallisent.

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