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L’État d’injustice au Maghreb

 

Notice

Type:   Livre
 
Titre:   L’État d’injustice au Maghreb : Maroc et Tunisie
 
Auteur(s):   Hibou, Béatrice (1964-...) - Centre de recherches internationales (Auteur)
Bono, Irène - Università degli studi di Torino (Auteur)
Tozy, Mohamed - Laboratoire méditerranéen de sociologie (Auteur)
Meddeb, Hamza - Fondation Carnegie (Auteur)
 
Date de publication:   2015-10
 
Éditeur:   Paris  :  Éditions Karthala ; Centre de recherches internationales
 
Collection:   Recherches internationales
 
Pages:   444  p.
 
ISBN:   9782811115173
 
Mots-clés:   [fr] Printemps arabes, Mouvement contestataire, Maghreb
 
Contenu:   Introduction. Béatrice HIBOU, Irene BONO, Mohamed TOZY et Hamza MEDDEB. S’affranchir d’un événement qui fait date

1. Irene BONO. La démographie de l’injustice sociale au Maroc. Les aléas de l’appartenance nationale

2. Hamza MEDDEB. Rente frontalière et injustice sociale en Tunisie

3. Béatrice HIBOU. La formation asymétrique de l’État en Tunisie. Les territoires de l’injustice

4. Mohamed TOZY et Béatrice HIBOU. L’offre islamiste de justice sociale. Politique publique ou question morale ?

5. Mohamed TOZY. Les enchaînements paradoxaux de l’histoire du salafisme. Instrumentalisation politique et actions de sécularisation

6. Irene BONO. L’emploi comme « revendication sectorielle ». La naturalisation de la question sociale au Maroc

7. Béatrice HIBOU. Le bassin minier de Gafsa en déshérence. Gouverner le mécontentement social en Tunisie

8. Hamza MEDDEB. L’attente comme mode de gouvernement en Tunisie

9. Béatrice HIBOU et Mohamed TOZY. Gouvernement personnel et gouvernement institutionnalisé de la charité. L’INDH au Maroc

Contrepoint. Virginie DIAZ PEDREGAL (AFD). La crise d’un modèle de développement
 
Résumé:   [fr] Les « Printemps arabes » ont reposé avec force la question de l’injustice sociale dans cette partie du monde. Mais l’étude serrée des situations du Maroc et de la Tunisie relativise la pertinence de l’événement comme aune d’analyse. Les mouvements contestataires l’ont souvent précédé et n’en ont pas toujours procédé. Par ailleurs, les péripéties des années 2011-2014 ont redéfini la question de l’injustice sociale à travers le rapport des partis ou des organisations islamiques à l’État, à la nation, au néolibéralisme, à l’exercice du pouvoir. Il convient de remonter en amont des Printemps arabes pour comprendre les politiques publiques d’inclusion des pauvres, la mise à distance de territoires stigmatisés, la construction idéologique de vrais (ou faux) problèmes, tels que la « jeunesse », l’« employabilité » de la main-d’oeuvre ou les « rentes » économiques. En définitive, c’est le processus même de formation de l’État qui se voit requalifié comme une matrice d’inégalité légitime, en permanente mutation au gré des rapports de force et des luttes sociales. Fruit d’une réflexion collective et d’un travail de terrain au long cours, cet ouvrage permet de repenser le politique en dehors de la logorrhée exaltant (ou disqualifiant) les Printemps arabes. Il replace ces derniers dans leur profondeur historique. À la confluence de la sociologie politique et de l’anthropologie, il ouvre de nombreuses pistes comparatives au-delà du seul Maghreb.
 
 

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