Type
Article
Titre
La théorie budgétaire du niveau des prix, un bilan critique
Dans
Revue d’économie politique
Éditeur
FR : Dalloz
Volume
111
Numéro
6
Pages
909 - 939 p.
ISSN
03732630
Résumé
FR | EN
Cet article présente une synthèse de la Théorie Budgétaire du Niveau des Prix (Fiscal Theory of the Price Level, ou FTPL). Selon celle-ci, il existe deux organisations stables pour les politiques économiques : l’une, traditionnelle, où les autorités monétaires contrôlent l’inflation et où les autorités budgétaires doivent se soucier de leur équilibre intertemporel ; l’autre où la politique monétaire est passive (quand l’inflation augmente, la banque centrale laisse baisser le taux d’intérêt réel) et où l’État peut être non-ricardien, c’est-à-dire fixer ses dépenses et ses recettes sans s’inquiéter de sa contrainte budgétaire intertemporelle. Dans cette situation, c’est la variation du niveau des prix qui assure le respect de la contrainte budgétaire intertemporelle de l’Etat, i.e. l’égalité entre la dette réelle et les excédents primaires futurs actualisés. Ce mécanisme suppose, soit que les ménages sont non-ricardiens, soit que les prix suivent une trajectoire en point-selle. La FTPL détermine le niveau des prix, mais l’inflation reste déterminée par la politique monétaire. La FTPL est présentée selon son développement historique : de ses précurseurs (Sargent, Begg,...) à ses promoteurs récents (Leeper, Woodford) ; de ses critiques théoriques (Buiter) à ses critiques empiriques. Il apparaît que la FTPL n’est pas compatible avec le comportement effectivement observé des autorités monétaires, ni avec la rigidité empiriquement constatée de l’inflation, ce dernier point constituant un apport original de l’article. Par contre, la FTPL, parce qu’elle remet en cause l’affectation optimale des instruments aux objectifs de politique économique, incite à approfondir l’analyse des interactions entre politiques budgétaire et monétaire.

CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT