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Cultures et empire, une société théâtrale en situation coloniale ? Algérie 1946-1962

 

Notice

Type:   Thèse de doctorat
 
Titre:   Cultures et empire, une société théâtrale en situation coloniale ? Algérie 1946-1962
Titre traduit:   Culture and Empire, a theatrical community in a colonial situation ? Algeria, thousand nine hundred and forty six - thousand nine hundred and sixty two.
 
Auteur(s):   Champrenault, Julie (PhD) - Centre d'histoire de Sciences Po (Auteur)
 
Directeur de la thèse:   Loyer, Emmanuelle - Centre d'histoire de Sciences Po (Directeur de thèse ou de mémoire)
 
Date de soutenance:   2015-12
 
Établissement de soutenance:   Sciences Po - Institut d'études politiques de Paris
 
Notes:   Programme doctoral en Histoire
 
Mots-clés:   [fr] Théâtre, Algérie, Décentralisation, Politique culturelle
 
Résumé:   [fr] Cette thèse porte sur la vie théâtrale en Algérie entre 1946 et 1962 et répond à la problématique suivante : Quelle société théâtrale s’est déployée en Algérie dans un contexte marqué par le délitement progressif de l’emprise coloniale française et dans quelle mesure a-t-elle été façonnée par les enjeux politiques et identitaires qui caractérisaient les circulations transméditerranéennes des lendemains de la Seconde Guerre mondiale à l’indépendance algérienne ? À la libération, la vie culturelle française entre dans une phase de renouveau. Le mouvement de décentralisation mené par Jeanne Laurent, sous-directrice des spectacles et de la musique au ministère de l'Éducation nationale, est lancé pour répondre à des objectifs de popularisation et de démocratisation du théâtre. L'outre-mer français et plus particulièrement l'Algérie sont cependant tenus à l'écart de ces réformes. Entre 1946 et 1962, l'Algérie passe brutalement du statut de colonie-refuge, hôte de la souveraineté française sous l'occupation, à celui de territoire impérial séditieux. La vie culturelle et les évènements politiques et militaires s'imbriquent sur ce territoire qui subit les contradictions de son statut hybride d'espace à la fois national et colonial. Cette thèse se situe donc au croisement de trois histoires, politique, coloniale et culturelle et s'organise autour de trois axes de recherche : une description du paysage théâtral de l’Algérie coloniale, une interrogation sur l’existence d’une politique culturelle pour le territoire algérien et enfin une analyse de la politisation du théâtre en Algérie dans les dernières années de la domination coloniale française.

[en] This Ph.D dissertation about the theatrical life in Algeria between 1946 and 1962 aims at answering the following questions: what sort of theatrical community managed to develop in Algeria in the context of the gradual disintegration of France’s colonial power? To what extent was it shaped by the political issues and national identity stakes which characterised cross-Mediterranean flows in the aftermath of World War II until Algeria’s independence? After the Liberation, France’s cultural life started renewing. A project of decentralisation was launched to democratise drama and bring it to the general public, led by deputy director of Performing Arts and Music at the Ministry of Education Jeanne Laurent. However France’s overseas territories, and more specifically Algeria, were kept aside of this set of reforms. Between 1946 and 1962, Algeria moved from the status of a colony of refuge – which hosted the French sovereignty during the Occupation – to that of an insurrectionary imperial territory. Cultural life and political and military events were interwoven in this territory which was subjected to the contradictions inherent to its hybrid position as both a national and a colonial space. Therefore this dissertation lies at the heart of three facets of history – political, colonial and cultural history. It is thus organised around three axes of research, aiming at depicting colonial Algeria’s theatrical scene, questioning the existence of a cultural policy dedicated to the Algerian territory, and analysing the politicisation of drama in Algeria in the final years of France’s colonial domination.