Type
Book review
Title
Faut-il restituer la complexité du monde observé pour le comprendre ? Apports et limites d’une anthropologie de l’évaluation
In
SociologieS
Editor
FR
ISSN
19922655
Abstract
FR
L’anthropologie de l’évaluation à laquelle se livre Alain Cottereau dans son dernier ouvrage et qu’il perfectionne dans ses derniers articles (Cottereau, 2014), constitue un appel à renouveler la profondeur de champ, les niveaux de détails et la composition analytique des descriptions ethnographiques. Il plaide notamment pour prendre en compte ce que les gens prennent en compte dans le travail d’observation. En ce sens, il invite à distinguer l’auto-interprétation des actions en cours qui procède de valuations – c’est-à-dire d’actes de mesure et de comparaison sur une échelle donnée – de celle réalisée après-coup qui définit une évaluation a posteriori. Cette expérience de description d’une relation d’expérience à expérience retranscrite dans le Journal de terrain de son ouvrage nous amène à interroger la manière dont la démarche adoptée renégocie la notion même de contextualisation et renseigne sur les dispositifs institutionnels de la valuation (1). La dimension inépuisable de la description du monde réel pose une limite épistémologique à la possibilité d’expliquer les actions, sinon de suivre les opérations de comptage et de décomptage des opérations de valuation, ainsi que leur utilisation dans le cadre de recherches-actions (2). Enfin, cette posture originale de l’enquête ethnographique, mettant l’accent sur la dimension interprétative des agents, appelle à réfléchir à différentes entreprises instituées de saisie du monde perçu telles que l’écriture de l’histoire passée et les indicateurs de l’opinion (3) (...).

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