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This paper introduces a Regime-Switching Model-Based Sustainability test allowing for periodic (or local) violations of Bohn (1998, QJE)’s sustainability condition. We assume a Markov-switching fiscal policy rule whose parameters stochastically switch between sustainable and unsustainable regimes. We demonstrate that long-run fiscal sustainability not only depends on regime-specific feedback coefficients of the fiscal policy rule but also on the average durations of fiscal regimes. Evidence on French data suggests that the No-Ponzi game condition weakly holds in the long run, when accounting for regime switches. Accounting for a potential fiscal limit, we test whether estimated Markov-switching fiscal policy rule fulfills a debt-stabilizing condition depending on two measures of the interest rate on public debt. With the average apparent rate, fiscal data rejects the null hypothesis of an explosive public debt-to-GDP ratio. Still, we are unable to reject it using the average market rate, thus suggesting unstable dynamics of the public debt-to-GDP ratio.

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Historical data on US debt and primary surplus suggest the existence of different fiscal regimes which imply that, from time to time, US fiscal policy may have violated the government’s intertemporal budget constraint. But does evidence of locally unsustainable regimes eventually jeopardize the global sustainability of US public debt? We apply a Regime-Switching Model-Based Sustainability test which derives sufficient conditions on a regime-switching fiscal policy feeback rule such that fiscal policy can globally be sustainable while allowing for persistent unsustainable regimes. We find significant evidence of a globally Ricardian US fiscal policy, despite periodic and persistent unsustainable fiscal regimes. This conclusion remains valid after controlling for the reverse causality between the primary balance and the output gap.

in The Conversation Publié en 2017-04
ALDAMA ​pierre
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La campagne présidentielle française donne lieu à un débat inédit dans son intensité : la France devrait-elle ou pas sortir de la zone euro ? Ce débat présuppose que l’euro a nui à l’économie et à la société française et, effectivement, selon les tenants d’une sortie de la France de la zone euro, l’euro aurait de nombreux défauts, dont ceux d’avoir contribué à un ralentissement économique et à des pertes de pouvoir d’achat pour les ménages français. Est-ce effectivement le cas ? La période d’adoption de l’euro par la France révèle-t-elle des performances moindres, égales ou meilleures que celles obtenues au cours des périodes précédentes ? [Premier paragraphe]

Nous estimons des fonctions de réaction budgétaires afin de capturer deux objectifs de la politique budgétaire : la stabilisation du cycle macroéconomique et la stabilisation de la dette publique, selon la position de l'économie dans le cycle, avec une attention particulière aux années de crise (2009-2013) et en fonction de l'appartenance ou non à la zone euro. Nous utilisons des données révisées et en temps réel entre 1996 et 2018 pour les 15 premiers pays membres de l'UE plus 4 économies avancées de l'OCDE. Les données en temps réel aident à identifier les déterminants effectifs des États au moment de leurs décisions budgétaires. Nous ne trouvons aucune preuve empirique d'un comportement budgétaire « irresponsable », du point de vue de la soutenabilité budgétaire, des pays de la zone euro. Le solde primaire et le solde structurel primaire s'accroissent respectivement de 0,7 et 0,5 point de PIB à la suite d'une hausse de 10 points de PIB de la dette publique, toutes choses égales par ailleurs. Pendant la crise, les États extérieurs à la zone euro ne réagissent plus à la dette publique, contrairement à ceux de la zone euro. Nous trouvons ensuite que la politique budgétaire est contra-cyclique, en haut de cycle et en dehors des années de crise ; cependant, sa composante discrétionnaire est plutôt pro-cyclique, particulièrement en bas de cycle et pendant les années de crise. La principale différence entre les États de la zone euro et les autres tient au caractère procyclique de la consolidation budgétaire des premiers après la crise de 2008-2009. Les résultats pour la zone euro plaident pour une réforme des règles budgétaires, mais pas forcément dans le sens le plus généralement admis. En effet, la question de la discipline de marché ne semble pas primordiale : les États assurent, par leurs politiques budgétaires, la soutenabilité de leurs finances publiques. Cela concourt sans doute à des politiques pro-cycliques qui retardent la stabilisation macroéconomique parce qu'elles pèsent, via les effets multiplicateurs, sur l'activité et accélèrent, au lieu de la ralentir, l'accumulation des dettes publiques. Les politiques budgétaires européennes ont donc grand besoin d'être plus souples, moins normatives, centrées sur les propriétés de stabilisation. Cela passera par une attention moins grande portée à l'objectif de dette publique au bénéfice de politiques discrétionnaires de stabilisation.