Co-auteur
  • WASMER Etienne (4)
  • SCHLEICH Juliette (3)
  • AURAY Stéphane (2)
Type de Document
  • Article (4)
  • Rapport (1)
  • Working paper (1)
in Sciences Po LIEPP Policy Brief Publié en 2014-09
AURAY Stéphane
14
vues

14
téléchargements
Les chiffres publiés le 24 septembre 2014 par la DARES semblent encourageants car ils présentent une baisse de 0.3% du taux de chômage des demandeurs d’emploi de catégorie A. Qu’en estil exactement ? Il ne s’agit en définitive que d’un changement d’un mois à un autre et si l’on observe les changements sur un trimestre, on doute que la tendance pourrait s’inverser. Au contraire, les développements substantiels des derniers mois et ce malgré les débats techniques concernant les chiffres de l’Insee de l’enquête emploi et ceux de Pôle emploi nous conduisent en définitive à une conclusion limpide. La situation de l’emploi en France a continué de se détériorer en 2014 et est des plus inquiétantes.

in Sciences Po LIEPP Policy Brief Publié en 2014-01
AURAY Stéphane
7
vues

0
téléchargements
Les chiffres publiés par la Dares le 27 janvier 2014 confirment que 2013 ne s’est pas terminée avec l’inversion espérée de la courbe de chômage. Au contraire, les indicateurs étudiés ne s’améliorent pas. Le chômage est toujours en hausse et il affecte tous les groupes d’âge et les sexes, à l'exception du taux de chômage des hommes de 1524 ans pour lesquels on observe une réduction au cours des deux premiers trimestres de 2013. La croissance constante du chômage de longue durée est particulièrement inquiétante. Le taux mensuel de sortie du chômage est demeuré très bas et stable autour de 10% en 2013. Ainsi, on peut espérer une stabilisation du chômage pour le début de 2014, mais une inversion significative de la courbe semble improbable à court terme. Les offres d’emploi collectées et satisfaites de Pôle emploi ont constamment diminué depuis janvier 2012, sauf au cours des six derniers mois où la situation s’est légèrement améliorée en termes d’offres collectées ce qui laisse entrevoir une reprise possible si la tendance se confirme. Enfin en 2013, le taux de croissance de l’emploi était en baisse ou stable dans presque tous les secteurs d’activité.

in Sciences Po LIEPP Policy Brief Publié en 2013-06
13
vues

13
téléchargements
Bien que peu prisé des syndicats de salariés et des représentants patronaux, le contrat unique reste paradoxalement au coeur du débat public. Si le contrat unique semble à première vue être une réponse séduisante pour réduire le dualisme, il ne règle pas pour autant les problèmes liés à la précarité et à l’impact de la protection de l’emploi ; ceuxci peuvent être traités par des politiques alternatives ciblées plus efficaces. De plus, bien que réels, les coûts du dualisme sont moins évidents et moins bien démontrés que ceux engendrés par la protection de l’emploi. Enfin, la suppression des CDD entrainerait, à protection inchangée, une perte d’emploi importante car tous ces emplois ne seraient pas remplacés par des CDI compte tenu de la prudence à l’embauche des entreprises. Un assouplissement fort de la protection de l’emploi prévue dans ce nouveau contrat unique serait alors nécessaire, mais il peut d’ores et déjà intervenir dans les cadres légaux actuels et n’a pas à être lié à un nouveau contrat : des contreparties en termes d’assurance chômage ou de formation professionnelle sont possibles.

Ce texte discute des avantages et des inconvénients du “contrat de travail unique”. Après une discussion du dualisme et des réformes récentes du marché du travail en Europe, nous décrivons les différentes propositions visant à éliminer le dualisme. Nous soulignons ensuite les coûts du dualisme et tentons de comprendre si la création d’un contrat unique les supprimerait. Nous introduisons notamment une distinction entre les réformes basées sur un contrat unique à droits progressifs (CUDP, ou CPSR pour l’acronyme anglais), ou sur un contrat avec une période d’essai allongée (CPEA ou CLPP pour l’acronyme en anglais). Les gains et les coûts sont très différents selon l’hypothèse retenue, en particulier par rapport aux effets de stigmatisation des travailleurs et par rapport à la persistence du dualisme. Nous envisageons aussi d’autres réformes: outre celle de l’introduction d’un contrat unique, nous discutons de différentes réformes indépendantes du contrat de travail mais modifiant les conséquences du dualisme du marché du travail (accès à la formation, au marché du crédit, au logement) et en comparons les coûts et avantages. Nous élaborons ensuite un simple modèle où les contrats permanents et temporaires sont tous deux à disposition des entreprises et coexistent en leur sein. Nous utilisons cette structure théorique pour décrire la demande de contrats temporaires et les conséquences potentielles d’en supprimer l’usage. Nous en concluons : premièrement, que la protection de l’emploi a un impact négatif mais modéré sur l’emploi total, qui est précisément atténué par l’existence de contrats temporaires; deuxièmement, que l’élimination des contrats temporaires diminue l’emploi total (de 7 points de pourcentage selon notre modèle); pour anihiler cet effet négatif, il faudrait une réforme radicale des contrats permanents (qui dans le cas d’espèce diminuerait des deux tiers les coûts des licenciements associés aux contrats permanents); enfin, la coexistence de contrats temporaires et permanents peut aussi avoir des conséquences négatives au niveau des normes sociales au sein de l’entreprise et sur la motivation des salariés; éliminer les contrats temporaires serait alors une amélioration de la productivité des entreprises. Nous concluons sur le fait que si les coûts du dualisme sont réels, ils sont moins évidents et moins bien démontrés que ceux engendrés par la protection de l’emploi elle-même. De plus, le contrat unique pourrait être en partie un quiproquo. Il serait au contraire utile de clarifier les objectifs fondamentaux des réformes du marché du travail.

in Sciences Po LIEPP Policy Brief Publié en 2013-04
15
vues

0
téléchargements
Although the single employment contract is not popular among both representatives of workers and company leaders, the proposal for a single labor contract, created with the goal of reducing dualism, has paradoxically remained at the forefront of debates on the need for reform of the labor market. At first glance, the single employment contract seems to be an attractive response to the issue of dualism. However, upon looking more closely, it appears that a single contract would not resolve problems linked to precariousness and the consequences of employment protection. Most of the time, alternative policies could be more efficient. Moreover, while there are costs to dualism, these are not as obvious and well established as the ones triggered by employment protection itself. Finally, suppressing temporary contracts would lead, at a constant level of employment protection, to important employment losses, given that not all temporary jobs would become permanent jobs. A drastic reform of employment protection would be needed. Such a reform does not need to be linked to the creation of a new employment contract: counterparts in terms of unemployment insurance or firmsponsored training are possible.